Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Christelle, ma femme — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Christelle, ma femme
Chapitre 1
Christelle, ma femme
Ce texte a été écrit à la demande de Vincent
C'était en fin d'après-midi, à l'heure où les températures s'adoucissent. Christelle, ma femme, était partie courir avec son club. D'un petit gabarit, elle est sportive et maintient son joli corps de femme de 43 ans. Nous sommes en couple depuis 2 ans et nous vivons dans une petite maison en Normandie.
J'ai de la chance, Christelle aime les plaisirs charnels et n'a quasiment pas de tabou. Au fil de nos chevauchées fantastiques, des extravagances prennent naissance. Son appétence va au-delà de mon endurance et j'ai parfois le sentiment qu'elle pourrait poursuivre ses œuvres de bienfaisance avec d'autres hommes. La voir avec quelqu'un d'autre est une idée qui m'excite. J'aime croire que c'est une « salope », idée qu'elle récuse, mais ... sans conviction, me semble-t-il. Parfois je convoque dans mon imaginaire des scènes de pluralité masculine au sein desquelles elle serait la maîtresse du jeu, à la conquête de sa propre jouissance, instrumentalisant ces mâles avides, les réduisant en objets sexuels dédiés à son plaisir. Cette idée me bouscule, me galvanise, me trouble et de toute évidence, me stimule. C'est sans doute ce qu'on appelle un fantasme. Mais ce fantasme doit-il être réalisé ? Quelle est la limite au-delà de laquelle nous risquons de nous brûler les ailes ?
Je lui en ai parlé bien sûr, mais elle m'a dit se sentir mal à l'aise vis-à-vis de moi. Cette idée me laisse supposer que dans le principe elle n'aurait rien contre. Cette petite barrière psychologique pourrait-elle se lever ?
Toujours est-il que ce jour-là, j'étais dans le bien-être domestique, occupé à je ne sais quelle tâche sans importance. J'ai entendu Christelle rentrer de son footing et sur le moment, je n'ai pas réalisé qu'elle rentrait plus tôt que d'habitude. Les bruits qui me parvenaient m'ont indiqué qu'elle n'était pas seule. De courts échanges se faisaient entendre.
— Vincent, tu es là ? l'ai-je entendu dire.
Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas répondu. Elle semblait tellement occupée par quelque chose, que ma curiosité a pris le dessus. La situation était amusante d'une certaine façon. Un parfum de mystère flottait dans l'atmosphère et l'intrigue s'est épaissie lorsque j'ai réalisé que des voix d'hommes me parvenaient. Je me suis discrètement approché de l'entrée pour m'apercevoir que ses bras étaient passés sur les épaules de deux hommes qui l'encadraient attentivement. Leurs prévenances, leurs postures m'ont immédiatement fait observer qu'elle avait du mal à poser un pied par terre. Elle s'était fait une entorse, chose finalement pas si rare en course à pied.
La voir, les bras crochetés autour des nuques bronzées de ses chevaliers servants, m'a ému. Elle me faisait penser à une danseuse emplumée du Crazy-Horse, exécutant des gestes arrondis pour donner de l'allure à leur prestation érotique. Elle rayonnait dans les bras fermes de ces hommes, que j'ai fini par reconnaître. L'un d'eux, Bertrand est un vieil ami de Christelle, fidèle en amitié. Sa vie sentimentale est en revanche un peu chaotique. L'autre, c'est Olivier, un petit nouveau au club, souriant dans la beauté de sa jeunesse. Je l'ai très peu croisé.
En dépit de la mésaventure, Christelle riait. Elle rayonnait devant les attentions de ses compagnons d'infortune. Elle leur offrit à boire. Compte tenu du fait que la sortie avait avorté, il n'était pas nécessaire de leur offrir un shaker de poudre reconstituante. La blessure n'était visiblement pas grave et ce petit trio était de fort belle humeur. J'aime voir ma princesse, radieuse, abandonnée aux doux instants improvisés. Pendant un certain temps, ce bel ensemble a évolué harmonieusement, les places s'interchangeaient, les verres se remplissaient puis tintaient, les sourires complices s'allumaient, les mains se baladaient ...
Sous prétexte de masser une cheville douloureuse, des mains remontaient bien au-delà du raisonnable. La douceur des jambes de Christelle était admirée. Les vêtements de sport ont ceci d'appréciable qu'ils sont légers, peu contraignants pour permettre la liberté des mouvements. Ces derniers se firent plus amples, plus remontants, plus cajoleurs, plus sensuels. Christelle montrait des signes d'excitation évidents. Comment ne pas remarquer ses légers basculements de bassin, l'espace grandissant de son entrejambe, le soulèvement de sa belle et opulente poitrine, le mouvement de sa nuque qui vient reposer sur le dossier du canapé, ses yeux qui se ferment en signe d'abandon ?
Les paroles se sont raréfiées. J'entendais la respiration profonde de Christelle. Elle haletait, un peu comme lorsqu'elle interrompait sa course pour récupérer. L'air doit circuler profondément, amener de l'oxygène à un cœur qui s'emballe. Il y a sans doute une mystique particulière dans ces moments-là. Le discernement s'amenuise tandis que les hormones du plaisir affluent. Un délicieux lâcher-prise s'empare de vous. Christelle était consacrée à l'instant qu'elle vivait. Je voyais nettement les convulsions de sa main. De petites secousses les animaient de manière désordonnée. Parfois, cette main se levait, allait quelque part puis revenait dans mon champ de vision.
Le dossier de ce canapé masquait ce qui maintenant me captivait. Il était nécessaire que je me déplace, que je change de poste d'observation. A la lenteur d'un chat qui s'approche de sa proie, j'ai fait mouvement vers l'embrasure de la porte qui nous séparait. Le cœur battant la chamade, en apnée, chaque geste était mesuré et s'interrompait dans l'immobilité la plus parfaite. Il ne fallait surtout pas me faire repérer. Les conséquences pourraient être très négatives pour tout le monde. Avec mille précautions, j'ai réussi à me glisser dans l'espace étroit formé par la porte entrouverte pour coller mon œil dans la meurtrière. L'angle de vue était parfait. J'ai croisé les yeux de Christelle, hagards, presque fiévreux.
A genoux, ses obligés accomplissaient une chorégraphie magistrale. Bertrand, le visage enfoui entre les cuisses de ma dulcinée, aspirait méthodiquement son joli petit bouton rose qui devait être gonflé de plaisir. Les mouvements réguliers de l'épaule du gentil tortionnaire me laissaient supposer que ses doigts allaient et venaient dans ses chairs intimes. Les tressautements du ventre de la belle suppliciée me firent imaginer une profonde pénétration. Olivier lui, plus timide, mordillait avec application ses seins, qui s'érigeaient audacieusement vers les hauteurs du plaisir. D'une main, Olivier massait son entrejambe. En effet, les shorts, légers et fluides, qui se portent sans sous-vêtement parce qu'il y a une sorte de slip intégré, ne peuvent pas cacher un sexe d'homme en érection. Les deux amis bandaient bel et bien. La déformation que je voyais entre les jambes de Bertrand semblait irréelle, mais mon angle de vue devait modifier un peu ma vision.
Le spectacle qui se déroulait sous mes yeux était beau et excitant. Sur ce point, il n'y avait aucun doute. Mon érection avait pris des proportions telles que la contrainte de mes vêtements devenait insoutenable.
Le besoin impérieux de libérer mon membre turgescent s'est fait sentir au moment où les arbalètes des chevaliers sont sorties, presque à l'unisson. J'ai cru être victime d'une hallucination quand j'ai vu la taille du menhir exhibé par Bertrand. Epais, veineux, il était courbé vers le haut en une attitude présomptueuse. Olivier arborait plutôt une lance Massai sortie de son fourreau dont la rectitude était étonnante. Christelle a redressé son buste et, assise sur le canapé, s'est laissé glisser en avant pour se mettre à genoux devant cette double offrande. Lentement, sa main droite est venue prendre la mesure de la virilité dominante de Bertrand, tandis qu'à tâtons, elle s'est emparée du glaive guerrier d'Olivier. Son regard allait de l'une à l'autre, presque hésitant, tandis que ses mains entamaient un lent va-et-vient, faisant coulisser les fines peaux et découvrir les glands, têtes vivantes qui dardaient leurs méats vers celle qui leur donnait une raison d'être.
Les reins masculins se cambraient, les fesses musculeuses se contractaient, les genoux se pliaient donnant à leurs propriétaires des silhouettes en S. Ma main fonctionnait au même rythme. Je m'associais aux acteurs de cette scène. La nuque courte et brune de Christelle m'est apparue lorsqu'elle a entrepris de prendre dans sa bouche, l'indécente colonne de chair de Bertrand. La vision des plis de la peau sous le gland de ce Priape qui disparaissaient entre ses lèvres goulues, tant de fois embrassées, a fait monter d'une traite le plaisir que je m'administrais, presque à me faire jouir. Visiblement Christelle se régalait. Elle allait d'une queue à l'autre, sa bouche faisait de plus en plus de bruit, des cordons de bave courbes liaient parfois sa lèvre inférieure au gland congestionné qu'elle venait de gratifier. Lorsqu'elle sirotait l'une, elle branlait l'autre. Il a fallu que j'interrompe par moments mon auto-stimulation pour ne pas exploser. Mon sexe était tendu comme un arc.
Parfois deux, trois mouvements suffisaient à faire monter mon plaisir à la limite du point de non-retour. Ma petite salope se délectait. Tout son corps chaloupait tandis qu'elle était prise d'une sorte de frénésie qui la faisait aller d'un côté, de l'autre, puis prenait une sorte de respiration, interrompant ses fellations magistrales pour admirer fièrement le spectacle de ces hommes offerts, dont les corps semblaient intégralement dédiés au rythme soutenu de ses mains. Son fin collier doré orné d'un cœur se balançait au-dessus de ses mamelles qui ondoyaient délicieusement comme si elles étaient heureuses de vivre.
Cette saynète a pris fin lorsque Christelle s'est relevée. Ses mains sont alors venues s'arrondir autour des cous cuivrés de ses compagnons pour les rapprocher et dévorer leurs bouches. Debout, ils étaient parfaitement visibles de ma position. Ils ne formèrent bientôt qu'une seule entité qui ondulait comme une algue dans l'eau calme. La sensualité de ce tableau m'enchantait. Je conservais un niveau de plaisir élevé et cet état de grâce, toujours éphémère, durait plus que je ne l'aurais imaginé, moi qui ai tendance à éjaculer rapidement lorsque je me masturbe. Christelle roulait des gamelles expansives, avec de grands mouvements de langues qui déformaient les joues. Impatiente, elle s'est alors mise à quatre pattes sur le canapé accompagnant ce mouvement d'un regard sans équivoque. Le désir lubrique transpirait de tout son être.
Olivier, nettement enhardi, s'est approché d'elle, son javelot à la main, et l'a immédiatement transpercée, tandis que le phallus démesuré de Bertrand est venu submerger sa bouche. Ma petite salope était prise de chaque côté, une paire de mains sur les hanches et une autre autour de sa tête brune, l'ensemble formant une sorte de mot composé dont les traits d'union apparaissaient par intermittence. Elle se faisait enfiler, docile, offerte aux affres du plaisir sauvage. Ses gémissements étouffés me faisaient presque peur, tant ils étaient puissants. Les bassins se déchaînaient, Christelle s'agrippait à l'assise du canapé pour rester à peu près stable, tandis que le reste de son corps vacillait comme un canot dans les vagues, au gré des profondes intrusions dont il était l'objet.
C'est Bertrand qui s'est relevé le premier, dégageant sa sonde de ma gloutonne. Son comparse l'a imité, à regret, me semble-t-il.
— A moi dit-il.
— Oui, allez-y les gars, baisez-moi à fond !!!
— Oui, allez-y les gars, baisez-moi à fond !!!
Christelle avait prononcé cette phrase comme si elle était ivre. Elle s'est placée sur le dos, jambes écartées, indécente, pour recevoir l'hommage de Bertrand qui se positionnait soigneusement. Avec ses deux mains, il a placé son gland à l'entrée attendrie de sa vulve et inexorablement, a fait entrer l'entièreté de son périscope de sous-marin nucléaire. J'ai vu la bouche de Christelle s'ouvrir sans qu'aucun son ne sorte, puis ce fut un feulement, comme celui d'un chat en colère, dont l'intensité s'est amplifiée jusqu'à devenir un :
— Putaaain Bertrand tu me défonces !!!
Je ne l'avais jamais entendu dire ce genre de chose, et surtout de cette façon. Mon trouble a un peu tempéré mon excitation. Après avoir totalement investi le ventre offert, Bertrand a mis en place un rythme lent, mais implacable, méthodique, ravageur, sans concession, qui faisait naître des chapelets d'onomatopées qui filtraient de la gorge nouée de Christelle. Ses yeux étaient plissés et de temps en temps s'écarquillaient, comme si elle voyait Eros en personne.
Fin du premier acte
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Commentaires ()
Alors j'en suis très heureuse 😊. Ça promet de beaux moments de lecture 😌.
"Ma petite salope était prise de chaque côté, une paire de mains sur les hanches et une autre autour de sa tête brune, l’ensemble formant une sorte de mot composé dont les traits d’union apparaissaient par intermittence. Elle se faisait enfiler, docile, offerte aux affres du plaisir sauvage. "
C'est juste beau ! Beau et excitant, bien sûr ^^'
Bravo Pantaï, pour ce premier texte !
Du coup, j'ai hâte de découvrir le deuxième acte :P.
Allez, hop... Je m'abonne ! ^^'
Oui j'avais remarqué et j'avoue avoir votre goût pour la comparaison littéraire. Concernant ce texte, le thème m'a été demandé par Vincent lui-même, c'est à dire le mari ou le compagnon. Du coup, j'ai essayé de me mettre dans sa peau. Un autre texte est en préparation, sur un thème totalement différent. Merci de cet échange en tous cas ;)
La suite est dans les tuyaux :)
Il est intéressant de lire les différentes approches que chacun des auteurs a utilisé pour le même thème..... et là même "héroïne" .
Pour ma part, j'adore comparer les différents styles.
Une histoire qui donne envie de découvrir la suite.