Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Christelle, ma femme — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Christelle, ma femme
Chapitre 2
Christelle, ma femme
Chapitre 2
Contre toute attente, Olivier s'est approché doucement, dans une reptation proche de celle d'un lézard, rampant sur le corps de mon Ishtar pour venir approcher prudemment sa tête de la vulve pilonnée. Les coups de marteau-piqueur rendaient l'approche difficile, mais peu à peu, la nuque en extension, il a pu pointer sa langue sur le bourgeon tumescent de ma belle, qui poussa un cri de surprise. Le visage de Christelle, renversé, s'est alors animé de mouvements proches de ceux que pourrait provoquer la douleur. Les carnations étaient assez similaires, me donnant l'impression d'être en présence d'une bête de chair mouvante. La base de cette chose était représentée par la verticalité du torse de Bertrand qui fonctionnait comme un métronome. Au point de convergence se trouvait la nuque brune d'Olivier qui tressautait au rythme des coups de boutoir.
Soudainement, Christelle s'est envolée dans un maelstrom orgasmique. Son corps s'est arqué comme le bois d'une planche qui travaille, soulevant la couche supérieure représentée par le corps d'Olivier. Le menton tendu vers le ciel, elle laissait voir son cou gonflé, presque rouge, avec une carotide saillante. Une résonance, comme issue de la cornemuse du Diable, s'est amplifiée progressivement emportant sur son passage un tsunami éjaculatoire. Bertrand a joui dans un râle barbare tandis que mes premiers frissons annonciateurs sont apparus. L'énergie séminale submerge le théâtre de chair que nous sommes. L'orgasme nous rapproche du Divin un court instant. Ouvrant les yeux, j'ai vu des salves laiteuses, projetées devant moi. Reprendre pied dans la réalité n'est pas immédiat. De ma lèvre inférieure, trop avancée, suintait un filet de bave. La jambe molle, j'ai tenté de conserver mon équilibre. La porte ouverte s'est dérobée lorsque je me suis appuyé dessus.
Les gonds ont grincé, la porte s'est presque refermée ...
Il est des moments qui laissent un vide, une confusion de sentiments et d'injonctions intérieures souvent contradictoires. Les tempes bourdonnantes, j'ai entrepris de remettre mes attributs et ma mise, en conformité avec les règles communément admises de la bienséance. J'avais le sentiment d'être un collégien pris sur le fait d'une quelconque bêtise. Il a fallu rouvrir la porte et apparaître dans l'encadrement.
Devant moi, la bête informe s'était transformée en trois lémuriens immobiles, yeux écarquillés, dans une attitude de stupeur sans équivoque. Cette vision tragi-comique ajoutée à une certaine tension nerveuse a fait monter en moi un fou rire que je n'ai pas voulu contenir. Parce que le rire libère, je me suis laissé emporté par une hilarité qui devait ressembler à un enchaînement de petites expirations saccadées. Les lémuriens se sont regardés. Leur attitude piteuse s'est muée peu à peu en un échange de sourires. C'est Christelle qui, la première, est redevenue humaine :
— Bon ben ... tu es là ! dit-elle.
Oui de toute évidence, j'étais là, aucun doute à ce sujet. Eux aussi étaient là d'ailleurs, nus comme des vers avec nettement moins de superbes que tout à l'heure.
— Je m'en doutais, ajouta-t-elle.
Ainsi, Christelle avait franchi un pas. Elle regarda ses comparses avec un sourire qui se voulait rassurant. Elle s'est alors levée et en boitillant est venue vers moi déposer un baiser tout chaud sur mes lèvres, avant d'aller finir le fond d'un verre qui restait sur la table. Son aisance me déconcertait. Sur l'intérieur de ses cuisses suintaient à présent des coulures visqueuses dont on devinait facilement l'origine. Mutine, elle proposa également une libation à ses compagnons de jeu. Celle-ci fut déclinée par Bertrand qui, s'inquiétant subitement de l'heure, entreprit de rassembler ses affaires et de quitter les lieux. Par mimétisme, Olivier esquissa la même manœuvre avant d'être retenu par la main de Christelle.
— Reste encore un peu Olivier, souffla-t-elle.
Il est venu chercher mon approbation d'un regard hésitant. Ne m'estimant pas légitime à décider de la suite des événements, je me suis contenté de sourire. Tandis que la porte se refermait sur notre ami Bertrand, je suis allé nonchalamment me chercher dans le buffet, un bon whisky des Highlands. La première gorgée emplissait délicieusement mon larynx, lorsque j'ai constaté que je me sentais bien, étonnamment calme et serein. Revenant de quelques pas sur les lieux du huis clos, j'ai constaté que mon Aphrodite était à genoux entre les jambes écartées du jeune homme, lui-même assis dans le canapé. Elle pompait un dard, érigé comme un mégalithe, autour duquel coulissaient les lèvres qui venaient de m'embrasser. L'impressionnante longueur s'enfournait dans la bouche-ventouse de Christelle. Sa cavité buccale absorbait un double décimètre de chair avec gourmandise. L'heureux homme se délectait, volontairement sacrifié aux affres du plaisir qui se diffusait visiblement dans tout son être.
J'aurais pu désirer être à sa place si mon bas-ventre n'avait pas montré des signes de résurrection. Le spectacle du plaisir que prenait également Christelle m'excitait indubitablement.
Lorsqu'elle s'est relevée pour se mettre à quatre pattes sur le tapis, j'ai ouvert mon pantalon et offert la liberté à mon membre revigoré. Olivier la suivait de près.
— Prends-moi le cul maintenant ...
Je n'en croyais pas mes oreilles. Olivier, qui avait nettement gagné en aisance, s'est positionné, jambes semi-pliées, derrière l'offrande sacrée. Son estoc pointait directement entre les globes écartés de ses fesses tendues. Mon égérie, le dos creusé, révélant le sillon de sa colonne vertébrale qui revenait sur la concavité sublime de son cul, me donnait à voir un tableau d'une esthétique émouvante.
— Attends ! dis-je subitement.
Abandonnant ma rêverie contemplative, d'une main délicate, je suis venu prendre les excrétions séminales qui sourdaient de sa vulve encore tourmentée pour venir enduire sa tendre rosette. Le jeune homme, patient, regardait mes doigts oindre ce beau fondement qui s'ouvrait déjà sous mes pressions digitales. J'aime sentir la délicate souplesse de son anus lorsqu'il est doucement sollicité. Par moments, mes doigts s'y enfonçaient généreusement. L'acceptation de cette caresse se traduisait par un cul qui ondoyait, ainsi que par des feulements de plus en plus audibles. Un doigt encore introduit, j'ai alors laissé s'approcher le gland oblong qui s'est enfiché avec aisance. L'intromission était lente et d'une beauté solennelle, sublimée par les vocalises de ma belle. Cette fois, j'étais au premier rang, catégorie VIP, pour assister au spectacle de ma sodomisée. Lorsque nous faisions l'amour, j'ai souvent rêvé d'assister à la scène que je jouais.
Les acteurs, que nous envions souvent, n'ont pas la vision globale de l'ensemble. L'érotisme est éminemment cérébral et ce sont les sens qui nourrissent cet imaginaire sans limite. Voir à vingt centimètres le cul de sa femme se faire enfoncer par un godemiché vivant, procure une forme d'ivresse. J'ai laissé s'accomplir l'ouvrage, suffisamment proche pour humer les fragrances musquées, ouïr le glissement subtil des chairs en conjonction. Il me manquait le toucher. J'ai alors posé ma main droite sur le postérieur frémissant tandis que, pour parachever l'œuvre, ma main gauche est descendue sous le ventre pour venir malmener un clitoris en manque.
Ce n'était pas Olivier qui baisait le cul de ma femme, c'était ma femme qui se prenait une bite dans le cul. Ce n'est pas la même chose. La première vision peut engendrer un réflexe d'opposition, tandis que la seconde génère des transports enthousiasmants. Avant même le terme inexorable de cet instant, j'ai formé le vœu de rejouer cette symphonie.
La queue a eu des soubresauts caractéristiques et Christelle a voulu un final spectaculaire. Le gland à peine sorti de la chaude douceur de son antre, des traits blanchâtres ont giclé sur le dos de ma petite salope jusqu'à son épaule, maculant également sa joue droite. Christelle est restée longtemps immobile, les fesses en l'air, la tête de côté. Cette vision était enchanteresse.
— C'était bon ma chérie ? lui ai-je demandé en m'approchant doucement de sa seule oreille disponible, épargnée de justesse par le sperme odorant.
— Ouiiii ..., souffla-t-elle à demi consciente.
— Ouiiii ..., souffla-t-elle à demi consciente.
L'enserrant dans mes bras, dans un univers olfactif qui devait être celui des anciennes bacchanales, nous nous sommes affaissés sur le tapis, en position fœtale, fermant les paupières pour faire le plein d'ocytocine. Je pense que nous avons dormi, puisque notre jeune invité n'était plus là lorsque nous nous sommes réveillés.
J'ai eu l'impression d'avoir hiberné.
— Tu es une sacrée salope, dis-je gentiment.
— Tu sais que j'aime pas que tu me traites de salope, répondit-elle.
— Menteuse.
— Tu sais que j'aime pas que tu me traites de salope, répondit-elle.
— Menteuse.
Pour toute réponse, Christelle se retourna et illumina son visage d'un sourire frivole.
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Commentaires ()
Et tu as raison, ce n'est pas la même chose de se faire baiser par une queue et de se prendre une queue. La différence peut paraître subtile pour certains, mais elle est pourtant fondamentale.
En tout cas, bravo pour cette suite qui complète merveilleusement ton histoire.
Vraiment du bon boulot :).
Encore bravo et merci pour ce moment de lecture.