Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Urbsex — Chapitre 1 · La demeure abandonnée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Autrice
Urbsex
Chapitre 1 · La demeure abandonnée
Un soir d'octobre, une petite route de campagne vient se faire voler son silence par une voiture qui roule dans la nuit sombre. Les phares sont en feux de route, et leur luminosité rencontre un léger mur de brouillard. Mathéo, un jeune homme sportif, dont la légère barbichette, ne parvient pas à masquer le visage alcoolisé, et fatigué, est assis derrière le volant de sa voiture. A ses côtés, sa ravissante petite amie Claire, qui passe le temps en regardant par la fenêtre, tout en triturant ses cheveux bruns et bouclés. Tous les deux reviennent d'une soirée arrosée, où ils fêtaient la pendaison de crémaillère d'un couple d'amis, et, à présent sur le trajet du retour, il discute de l'événement.
Mais alors que la conversation va bon train, Claire demande à son compagnon d'arrêter la voiture sur le bas-côté. Mathéo, étonné, s'arrête immédiatement, et se tourne vers sa petite-amie pour lui demander ce qui lui arrive. Claire, le regard rivé vers l'extérieur, au point même d'en prendre une allure inquiétante, pointe du doigt l'obscurité, en demandant à Mathéo de regarder dans cette direction. Le jeune homme plisse les yeux et se concentre, pour apercevoir une vielle demeure, prise dans la végétation. Dans un élan de courage, ou d'inconscience, Claire laisse suggérer à sa moitié qu'ils pourraient peut-être faire un détour de plus, afin de vivre quelques frissons. A cela sourit Mathéo, avant de s'engager dans un petit chemin de terre avec sa voiture, pour se rapprocher de la bâtisse.
Les pleins phares illuminent l'habitation, en proie à de sévères dégâts. Mais bien qu'elle soit rongée par la flore, elle n'en reste pas moins en état de visite, du moins, en apparence. Mathéo éteint le contact de la voiture, avant que les deux amoureux n'en sortent. Claire ressent un courant d'air frais qui lui parcourt l'échine, ce qui ne fais que rajouter de l'excitation à sa trépignation. C'est d'ailleurs elle qui s'avance en première, Mathéo restant légèrement en retrait pour vérifier qu'il n'y a personne autour d'eux.
Alors que Claire, se tenant maintenant sur le porche de la maison, interpelle son conjoint pour qu'il la rejoigne, celui-ci se presse de la rattraper. La porte d'entrée en bois est fracturée, et la moitié haute est manquante. De toute façon grande ouverte, Claire saisis son téléphone portable, pour l'utiliser comme lampe torche, puis s'aventure à l'intérieur, suivit de très près par Mathéo.
Ils arrivent dans une petite entrée, dont le papier peint est quasi inexistant, laissant apparaître la brique abîmée des murs de la propriété. Bien que cette entrée soit assez vide, majoritairement encombrée par l'escalier d'angle qui permet de monter à l'étage, le jeune couple éclaire de part et d'autre les pièces communicantes avec la lampe torche de leurs portables, pour découvrir qu'elles sont dans un bazar ahurissant.
Mathéo part alors sur sa gauche, et Claire le suit. Ils arrivent dans la cuisine, dont le sol est jonché de débris, d'ustensiles de cuisine, et même d'un lourd vaisselier, qui a du tomber avec le temps. La fenêtre de la cuisine est cassée, et une plante grimpante s'est infiltrée à l'intérieur, atteignant le plafond, et recouvrant un pan de mur. A présent proche d'une vieille gazinière, Claire interpelle Mathéo, et fait mine de cuisiner avec une casserole usée, qui était restée posée sur cette dernière. Ça permet de détendre l'atmosphère avant de poursuivre la visite.
Le couple se retrouve finalement à faire le tour du rez-de-chaussée, puisque la pièce qui était sur leur droite, est en fait un immense salon, salle à manger, qui fait le tour du bercail. La pièce est remplie de cartons, et de meubles usés par le temps. Les tourtereaux s'imaginent ce que devait être la vie ici, avant qu'elle ne soit abandonnée, et détruite par le temps. Mathéo se demande même combien de fesses ont été posées sur le canapé éventré, dont les ressorts jaillissent à travers la mousse et le tissu. C'est avec légèreté, que Claire précise qu'elle ne sait pas, mais qu'en tout cas, avec les siennes qui viennent s'y reposer, ça en fait deux de plus.
Elle fait signe du doigt à son partenaire de venir la rejoindre, ce qu'il fait non sans une once d'hésitation. Les lèvres de Mathéo viennent se fondre sur celles de Claire, et partent dans un échange intense. La jeune femme enroule ses bras autour de la nuque du jeune homme, puis se laisse tomber en arrière sur le canapé. Lorsque sa tête heurte l'accoudoir rembourré du divan, un épais nuage de poussière s'élève dans les airs, avant de retomber sur le jeune couple qui s'embrasse langoureusement. Après le baiser, Claire commence à taquiner Mathéo avec des phrases toute aussi coquines que son expression faciale, ne laissant aucun doute quant à ses intentions. Alors que Mathéo commence à se laisser embarquer dans les délires de sa petite-amie, celle-ci le repousse avec amusement, puis se met à courir habilement dans la maison, défiant alors son homme de la rattraper. Mathéo, bien qu'un peu plus long à la détente, poursuit Claire dans le dédale d'insalubrités.
Claire, de retour dans l'entrée, monte insoucieusement l'escalier d'angle, pour se retrouver à l'étage, ou elle se fige net. Mathéo, prit dans le jeu, ne s'arrête qu'au dernier moment, manquant de peu de bousculer sa petite amie. Il ne comprend pas pourquoi elle s'est arrêtée, mais c'est en portant son regard droit devant lui, qu'il se rend compte qu'ils se retrouvent tous deux face à un trou béant dans le mur. La façade, de ce côté-ci, est complètement écroulée, et si Claire n'avait pas fait attention, elle se serait retrouvé plusieurs mètres plus bas, le corps dans les gravats.
L'excitation de Mathéo redescend bien plus vite qu'elle n'est montée, étant prêt à rebrousser chemin pour partir d'ici avant qu'un malheur ne se produise. Mais c'est sans compter sur la fougue de Claire, qui se retourne face à son amoureux, pour l'embrasser ardemment. Le seul moment où leurs lèvres s'éloignent, c'est pour que Claire enlève son haut, le laissant tomber sur le sol poussiéreux. L'ardeur de Claire est contagieuse, et Mathéo commence à embrasser la poitrine de sa petite amie, encore couverte par son soutien-gorge. Celle-ci recule, attirant son conjoint à elle, afin que son dos soit plaqué contre le mur en briques. Elle déboutonne la chemise de Mathéo, avant de la lui enlever de force par impatience.
Alors qu'ils s'embrassent avec une passion indéfectible, la main de Claire, qui tâtait le mur, trouve sur sa droite une porte en bois, qui continue de faire son travail depuis tout ce temps. Toutefois, après deux tentatives, elle n'arrive qu'à l'entrouvrir légèrement. Un bruit sourd, et la passion qui l'anime, la pousse vite à renoncer, pour se concentrer sur l'instant présent. Elle saute alors dans les bras de Mathéo, enroulant ses jambes autour de ses hanches avec une aisance prodigieuse, démontrant de longues heures d'entraînement. Avec ses mouvements brusques, elle restreint ceux de Mathéo, qui finit par tomber à la renverse. Fort heureusement pour lui, il tombe dans un vieux fauteuil vétuste.
L'appétit de Claire se fait toujours plus fort, et elle se redresse pour enlever le jean de Mathéo. Ce dernier, plus romantique, déboutonne le jean de sa compagne, tout en embrassant son nombril, avant de descendre vers son pubis, au fur et à mesure que le pantalon s'abaisse. Claire ne perd pas plus de temps, et pendant que son partenaire s'attelle à quelques prémices de préliminaires, elle dégrafe son soutien-gorge, et le jette dans une direction aléatoire. Elle chevauche Mathéo, lui collant ses petits seins fermes dans le visage, pendant qu'elle se charge de sortir son sexe turgescent. Elle décale sa culotte sur le côté, puis enfonce la virilité de son copain dans sa féminité.
Mathéo connaît bien sa conjointe, et il peut affirmer qu'il ne l'a que très rarement vu mouiller autant que ce soir. Toute cette exploration a grandement excité Claire, qui se déhanche sur son inséparable, avec une énergie retrouvée, laissant choir toute trace de fatigue, précédemment ressentie. Les mains de Claire parcourent le visage est le corps de Mathéo, tandis que celui-ci agrippe fermement sa compagne au niveau de ses hanches ondulantes. La respiration de la jeune femme fougueuse se fait haletante, se mêlant à de petits gémissements de plaisir. Ils le savent tous les deux, c'est bientôt la fin de leurs ébats, ce qui ne freine pas les envies de Claire, qui trouve le moyen d'accélérer encore la cadence, la menant à un rythme endiablé.
Après les dernières secondes d'un sprint final à couper le souffle, les bras de Claire, enroulés autour du cou de Mathéo, se resserrent, étouffant ce dernier contre la poitrine de la belle, et tout son corps se contracte, tel un serpent constricteur autour de sa proie, libérant ainsi un orgasme salvateur, ainsi qu'un dernier soupir de plaisir, lorsqu'elle sent la semence de son homme la remplir.
Claire se prélasse quelques instants dans les bras de son homme, mais ce repos n'est que de courte durée. Alors qu'ils sont encore dans l'extase du moment, faisant fi de leur environnement, le gyrophare d'une voiture de la gendarmerie les surprend. Claire se redresse sur ses deux jambes, et les deux amoureux se rhabillent le plus vite possible. Dans la précipitation, Claire, ne retrouvant pas son soutien-gorge, décide de l'abandonner sur place.
Alors que la patrouille s'avance vers la maison, éclairant les façades opposées avec leurs lampes torche, le couple est bien obligé de couper ses lumières. Accroupis dans l'obscurité, les deux amants se font extrêmement silencieux, analysant les déplacements de la maréchaussée. Remarquant que ceux-ci se trouvent à leur opposé, le couple descend l'escalier, cette fois-ci plus alerte quant au bois qui craque. Fort heureusement pour eux, les patrouilleurs semblent focalisés sur autre chose, leur permettant ainsi de regagner leur voiture, et de partir précipitamment.
Alors que Mathéo s'éloigne le plus rapidement possible des lieux, Claire jette un œil à l'arrière, pour vérifier que personne ne les suit. Après plusieurs minutes de route sous haute tension, ils sont rassurés d'être loin de tout ça, se prenant même à sourire, et à rigoler, de ce qu'ils viennent de réaliser dans cette demeure abandonnée. Claire est plus que satisfaite, jamais elle n'a ressenti une excitation aussi grande. On dirait bien que sa lubricité vient de trouver une nouvelle voie.
Cette sensation se confirme lorsque, quelques jours plus tard, elle tombe par hasard sur un article de journal parlant de la maison. Cette nuit-là, la gendarmerie a trouvé un cadavre dans la chambre de la maison. Et soudain, son corps se met à frissonner d'une nouvelle forme d'excitation, lorsqu'elle se souvient du bruit sourd qui l'empêcha d'ouvrir la porte à l'étage.
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Commentaires ()
Y faire l'amour ou plus encore y être dominé par ma Maîtresse qui m'y ferait gémir à coups de fouet serait carrément le nirvana
Que veux-tu, je joue vraiment sur tous les bords en ce moment, et le mois prochain sera le mois de la légèreté, et de l'érotisme ^^
Merci beaucoup pour ton commentaire, j'espère pouvoir sortir la suite pour le mois de janvier :)
Ah bien vu ! Même en relisant, je n'avais pas vu cette petite coquille !
Cela annonce de belles choses ;)
Une ambiance bien mystérieuse et une fin qui nous tient en haleine... Tous les ingrédients sont là :P.
Hâte d'en savoir plus sur ce fameux cadavre ;).
PS : une "vielle" est un instrument de musique. Je te dis ça parce que je me suis déjà fait avoir. Le correcteur orthographique ne le corrige pas, alors qu'on voulait écrire "vieille", car c'est un mot qui existe ;).
Merci à toi.