Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma femme, le psy et moi — Chapitre 1 · RDV d'approche
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma femme, le psy et moi
Chapitre 1 · RDV d'approche
Chapitre 1 : rendez-vous d'approche
J'ai rencontré ma femme depuis 15 ans déjà lors d'un repas entre amis communs. Tout de suite ce fut le coup de foudre que nous avons scellé par un mariage 2 ans plus tard. Nous menons une vie harmonieuse sans que notre différence d'âge (elle a 43 et moi 36) n'ait jamais posé de problèmes. Seule petite ombre au tableau la venue d'un premier enfant qui se fait attendre. Nathalie et moi n'utilisons plus de moyens de contraception depuis plusieurs années et malgré des tests positifs de fertilité pour nous deux, nous n'arrivons pas à concevoir un enfant. A notre dernier rendez-vous avec le gynécologue, celui-ci a émis l'hypothèse d'un blocage psychologique venant de l'un de nous et qui pourrait être la cause de notre difficulté.
Il est vrai que sur le plan sexuel, nos attentes divergent quelque peu. Pour ma femme, le sexe sert en priorité à procréer, pour moi il est d'abord source de plaisirs. Enfant des années 80, j'ai suivi l'explosion du porno et je suis ouvert à la sexualité sous toutes ses formes. Ma femme en revanche est plus réservée et il est rare que l'on fasse l'amour à la lumière ou que l'on s'adonne à des pratiques comme le sexe oral. La fantaisie et ma femme, ça fait 2 ! Il en résulte une certaine frustration pour ma part que je comble en cachette par le visionnage de vidéos pornos.
Comme nous ne faisons pas l'amour aussi souvent que je le souhaiterais, il m'arrive même la nuit de me masturber pendant que ma femme dort à mes côtés. J'imagine mon épouse beaucoup plus libérée, limite nymphomane avec laquelle je pourrais avoir une sexualité plus débridée ! Quand mon éjaculation arrive, je me tourne pour attraper un vieux caleçon mis de côté et relâche ma tension sur le tissu. Et vous pouvez me croire si je vous dis que celui-ci est déjà bien imprégné des giclées de mes nuits précédentes. Il dégage même cette odeur très particulière de sperme séché qu'il m'est arrivé de renifler quelques secondes avant de jouir dedans. Étrangement, ce contact sur mes narines et mes lèvres ne me dégoûte pas plus que ça, mais a plutôt tendance à décupler mon excitation !
Je ne sais pas si Nathalie se rend compte de mon manège. Nous avons bien du mal à évoquer notre sexualité ensemble. Mais l'annonce du médecin a fait comme un déclic chez elle: son horloge biologique tourne et elle est prête à tout envisager pour pouvoir enfin combler son désir de grossesse. Nous avons donc décidé de chercher un psychologue. Après en avoir sélectionné un et lui avoir rapidement décrit de notre situation par téléphone, il nous fixa un rendez-vous la semaine suivante à son cabinet.
...
Le mardi arrivé, nous voilà dans la salle d'attente du thérapeute. Ayant tous deux une appréhension sur l'objectif de cet entretien, nous demeurons silencieux. On dit que les psys arrivent à sonder leurs patients en libérant leur parole : que va-t-il découvrir ? Est-ce qu'on va parler de tout ? Des films de culs ? De mes branlettes secrètes ? Je me rassure un peu en me disant qu'il va rapidement déduire que le souci vient de Nath ! Après tout c'est elle la coincée, pas moi ! J'en suis là dans mes pensées lorsque la porte du cabinet s'ouvre.
— Monsieur et Madame LECOQ ? Enchanté, David GRANDEASINO, psychologue clinicien, vous allez bien ? Oui ? Bien dans ce cas, si vous voulez bien me suivre, nous allons commencer.
L'homme qui nous fait entrer nous donne bonne impression : dans mes âges, châtain, un visage harmonieux, une silhouette sportive sans être athlétique, il dégage de cet homme au regard sûr, une aura sympathique qui nous met de suite en confiance. Nous pénétrons son vaste cabinet en forme de L. Il est meublé d'un bureau qui fait face à la porte, d'un groupe de 3 fauteuils style Louis XV dans le recoin et à l'opposé d'eux, se trouve un divan auquel est accolé un autre fauteuil. Un paravent aux motifs chinois est adossé contre un des murs sur lesquels sont accrochés des tableaux abstraits, quelques nus gentillets et des masques comme on en voit lors des carnavals... Sans être chaleureux, le lieu est apaisant et confortable bien que je trouve le divan un peu trop cliché !
Après nous avoir servi thé et café pour nous détendre, il nous explique le déroulement de la consultation. Cette première approche va lui permettre d'évaluer au mieux notre situation. Il nous pose donc un bon nombre de questions banales auxquelles nous répondons volontiers. Après lui avoir expliqué conjointement nos parcours et notre rencontre, il aborde le sujet du désir d'enfant puis oriente doucement ces questions sur le sujet plus délicat de notre sexualité.
L'ambiance se refroidit au fur et à mesure, ma femme est de moins en moins prolixe et une gêne s'installe peu à peu entre nous. Cela n'échappe pas au thérapeute qui nous propose de s'entretenir seul à seul avec chacun d'entre nous.
— Adrien, on peut se tutoyer ? Adrien, tu vas passer en salle d'attente pour le prochain quart d'heure puis Nathalie te remplacera et nous ferons le débriefing sur la dernière demi-heure... Vous en pensez quoi ? OK, bon, on fait comme ça !
Me voilà de retour en salle d'attente. Je souhaite mentalement bon courage au psy qui va devoir batailler pour arriver à dénouer les complexes de ma femme ! En même temps je balise quand même un peu à l'idée de ce qu'elle va lui confier... Peut-être qu'elle va lui dire que c'est moi le fautif, que je ne sais pas la mettre en confiance, que je suis mauvais... Je commence à avoir chaud et le fait de la savoir seule à discuter de notre intimité avec cet inconnu n'arrange pas mon état. La porte s'ouvre enfin et ma femme, le visage empourpré, vient s'asseoir à mes côtés.
— Ça va ma Chérie ?
— Oui, oui, ça va, me répond-elle un peu bouleversée.
— C'est à nous Adrien ! Nathalie a besoin de faire le point un petit peu. Vous savez, c'est normal, ça chamboule toujours un peu une première fois chez un psy ! T'es prêt, Adrien ? Suis-moi alors !
— Oui, oui, ça va, me répond-elle un peu bouleversée.
— C'est à nous Adrien ! Nathalie a besoin de faire le point un petit peu. Vous savez, c'est normal, ça chamboule toujours un peu une première fois chez un psy ! T'es prêt, Adrien ? Suis-moi alors !
Nous prenons place face à face sur les fauteuils. Il me dit à mon grand étonnement que l'entrevue avec Nathalie a été riche en informations et qu'il espère qu'il en sera de même avec moi. Avant d'avoir pu lui en demander davantage, il m'assène un :
— Alors Adrien, pourquoi tu te masturbes pendant que ta femme dort ?
J'ai le souffle coupé, comment sait-il ? Est-il possible que Nathalie... Non ce n'est pas possible...
— Excuse-moi de te brusquer un peu ! Mais c'est le but d'une thérapie ! Provoquer la réaction ! Je te l'ai dit tout à l'heure, ça chamboule ! Alors dis-moi, qu'est-ce que ça te fait ? Nathalie m'en a fait part, elle ne sait pas quoi penser ! Nous sommes là pour en parler, dénouer les nœuds de votre relation...
Devant son franc-parler et son sourire bienveillant, je décide de lui faire confiance et de sortir ce que je garde en moi. Mon plaisir souvent frustré par le peu de désir de ma femme, mon refuge dans le porno, mon imagination déviante... Je parle, je parle. Je m'étonne de me livrer aussi facilement à cet homme qui m'écoute avec attention, prenant quelques notes de temps à autre. Je ne vois pas le temps passer lorsque celui-ci regarde sa montre et me propose de faire de nouveau entrer Nathalie afin de nous apporter ses conclusions sur notre entrevue et les suites à y donner.
— Bien, premièrement, permettez-moi de vous dire que vous êtes un très joli couple qui allez très bien ensemble. C'est vrai, vous vivez en harmonie. Mais cette belle harmonie n'est pas complète. Vous vous complétez sur de nombreux points, mais s'il y en a un sur lequel vous ne vous retrouvez pas, c'est bien celui des relations intimes. De l'acte sexuel pour ainsi dire. Vous me l'avez dit, vous avez eu deux éducations bien différentes : religieuse d'un côté et plus ouverte de l'autre ! Et vous en avez conscience depuis le début de votre relation !
Il marque un temps avant de reprendre :
— Cela vous a bloquée dès le début ! Pour faire bref, Nathalie, votre éducation vous a maintenue dans l'idéologie que les relations sexuelles servent uniquement à concevoir et toute curiosité que vous avez pu éprouver par rapport au sexe a été brimée dès votre plus jeune âge. Depuis vous manquez de confiance en vous et vous êtes mal dans votre peau, car vous êtes tiraillée entre votre curiosité et vos principes. Adrien, quant à toi, tu n'as pas voulu brusquer ta femme au début de votre relation et donc, de peur de la choquer, tu as préféré te réfugier dans une sexualité virtuelle fantasmant ainsi ta vie de couple, mais te frustrant par la même occasion.
Nous l'écoutons attentivement, acquiesçant silencieusement sur sa déduction.
— Vous Nathalie, voyant votre homme chercher ailleurs son plaisir, vous vous êtes encore plus remise en question vous persuadant n'être pas attirante. Vous vous êtes dévalorisée, ne vous pensant pas désirable puisque votre mari regarde des actrices pornos !
Nouveau silence le temps d'intégrer ses paroles...
— Votre souci, c'est le manque de dialogue dès le début de votre relation. Adrien vous désire puisqu'il vous intègre à ses fantasmes, mais ça, vous ne le savez pas ! Et Nathalie veut être plus audacieuse, mais à peur de ne pas être à la hauteur de ce que tu peux voir dans les films ! Ça toi non plus tu ne le savais pas, Adrien !
Nathalie et moi nous dévisageons à l'écoute de ses déclarations.
— Bien, vous comprendrez qu'il ne suffit pas de le dire pour que tous vos « problèmes » s'envolent et vous retrouvez direct sur la même longueur d'onde ! Une chose est sûre, vous vous aimez ! Vous souhaitez tous les deux le bonheur de l'autre et son épanouissement complet ! Nous allons travailler à cela ! Vous êtes d'accord avec ce que je viens de dire ? Oui, bien... Je vous propose avant la fin de la séance de faire un petit exercice pour que Nathalie commence à changer le regard qu'elle se porte ! Vous voulez bien essayer ?
Après avoir obtenu nos acquiescements, ce qu'il nous annonce nous fait presque tomber de nos chaises:
— Bien, Nathalie, on va procéder comme je le fais avec mes patients arachnophobes ou agoraphobes... Je vais vous accompagner en vous confrontant progressivement à vos peurs, vos appréhensions. A termes, vous trouverez un épanouissement complet et Adrien également puisqu'il sera le témoin et le soutien de votre transformation. Bien vous êtes d'accord avec cela ? Alors, pour commencer, Nathalie, je vais vous demander de vous mettre toute nue, ici, devant moi ! Oui ça peut paraître bizarre en effet, mais le but de cet exercice est que je vous fasse un compliment ! Vous devez vous rendre compte que vous êtes désirable ! Quand votre mari vous le dit, ce n'est pas parce qu'il y est obligé par le mariage, c'est parce que c'est vrai ! Vous me faites confiance ? Adrien, aussi ?
— Euh, ben, euh... murmurai-je.
— Euh, ben, euh... murmurai-je.
Ma femme est plutôt gênée par la tournure de la situation, mais l'explication du psy nous semble cohérente et acceptable, après tout, c'est lui le spécialiste !
— Nathalie, faites comme si j'étais un médecin si cela peut vous aider ! Attendez, attendez, je vais installer le paravent !
Il revient quelques instants après et installe l'objet non pas autour de Nathalie, mais entre moi et elle, occultant ainsi complètement pour moi la vue de mon épouse. Le thérapeute retourne s'asseoir dans l'axe de la paroi mobile. Il peut ainsi nous voir tous les deux séparés par la fine cloison.
— Comme cela vous ne serez pas gêné par le regard de celui que vous aimez et je pourrais observer vos réactions à tous les deux.
J'allais exprimer mon désaccord lorsqu'il me moucha d'un chut le doigt sur les lèvres. A mes côtés le son de vêtements tombant au sol se fait entendre. A mon grand étonnement, ma femme se déshabille ! Les mouvements semblent nerveux et saccadés. Je n'entends plus de bruit.
— Oui... Oui, bien sûr, le soutien-gorge... Et le slip aussi !
Il s'écoule un petit temps qui me semble durer une éternité. Puis, je l'entends reprendre son effeuillage... Je n’y crois pas, ma femme qui ne se montre que très rarement nue devant moi est en train de se déshabiller complètement devant un homme qu'elle ne connaissait pas il y a une heure avant ! J'ai envie que cela cesse immédiatement, mais en même temps, une part au fond de moi est curieuse de la suite. Un homme est en train de mater ma femme nue et je m'en trouve flatté! Le psy lui nous observe tout en prenant ses notes.
— Non, laissez vos bras tranquilles, ils sont très bien le long de votre corps ! Nathalie, permettez-moi de vous dire que vous êtes une très jolie femme !
Puis s'adressant à moi :
— Adrien, tu as une très jolie femme !
— Merci...
— Merci...
Je ne sais pas quoi répondre d'autre. La manière dont il s'adresse à nous, le vouvoiement de respect pour ma femme et le tutoiement familier pour moi, me trouble. Avec moi, il s'exprime comme si nous étions potes depuis longtemps, mais avec ma femme il est courtois et bienveillant. J'ai l'impression d'être son complice... Comme si c'était moi qui avais décidé de lui faire profiter de la vue des charmes de ma femme !
— Vous avez une poitrine magnifique ! 90 C ?
— 85 D... répond ma femme timidement.
— 85 D ! Mais c'est superbe, Adrien tu sais que t'en as de la chance ! Nathalie, les hommes doivent être à vos pieds avec des seins pareils ! Ah ! Vous rougissez ! Vous voyez que cela vous plaît les compliments ! C'est cela que nous chercherons à atteindre : que vous sachiez apprécier le regard de l'autre à sa juste valeur ! Et toi, Adrien, ça te plaît, non ?
— Euh, oui, oui... Si elle est heureuse !
— Vous voyez, Nathalie, votre époux est content lui aussi ! Bien, bien nous avançons, nous avançons !
— 85 D... répond ma femme timidement.
— 85 D ! Mais c'est superbe, Adrien tu sais que t'en as de la chance ! Nathalie, les hommes doivent être à vos pieds avec des seins pareils ! Ah ! Vous rougissez ! Vous voyez que cela vous plaît les compliments ! C'est cela que nous chercherons à atteindre : que vous sachiez apprécier le regard de l'autre à sa juste valeur ! Et toi, Adrien, ça te plaît, non ?
— Euh, oui, oui... Si elle est heureuse !
— Vous voyez, Nathalie, votre époux est content lui aussi ! Bien, bien nous avançons, nous avançons !
...
— Ah ! Permettez-moi une réflexion, mais c'est étonnant, ça ! Vous avez gardé le pubis naturel ! Les poils, c'est un peu démodé ça Nathalie ! Vous êtes jeune, si, si, vous êtes encore jeune, ne rougissez pas ! La mode maintenant, c'est plus lisse ! Nathalie, il y aura un petit effort à faire là-dessus quand même ! Hein, qu'est-ce que t'en penses Adrien ?
N'attendant pas ma réponse, il poursuit :
— J'en étais sûr ! Nathalie, on vous fait confiance là-dessus, faudra éclaircir tout ça ! Bien, allez, on arrive à la fin de la séance, j'arrête de vous taquiner, je suis très fier de vous, vous pouvez vous rhabiller maintenant.
Disant cela il se lève et je le vois disparaître de l'autre côté du paravent. Je l'entends à peine lui chuchoter quelques mots que le voilà déjà de retour à son fauteuil.
— J'ai appris beaucoup de vous aujourd'hui et je peux vous affirmer que nous avançons dans la bonne direction ! Pour les prochaines séances, il est nécessaire que je vous vois individuellement : je commencerai par Nathalie dans un premier temps. Toi Adrien, on se verra en fonction des progrès de Nathalie, il n'est pas nécessaire de te prendre en consultation aussi souvent que ta femme. Nathalie, on se voit dans 2 jours, même heure ?
— Oui, docteur, lui répond ma femme en sortant de sa cache.
— Appelez-moi David ! Donc Nathalie on se dit à jeudi ! Si vous voulez bien me suivre !
— Oui, docteur, lui répond ma femme en sortant de sa cache.
— Appelez-moi David ! Donc Nathalie on se dit à jeudi ! Si vous voulez bien me suivre !
Il nous raccompagne jusqu'à sa porte et après un dernier échange de banalités nous laisse retourner à notre véhicule. Sur le trajet du retour, nous échangeons nos impressions sur la méthode employée par le thérapeute. A mon étonnement, Nathalie semble convaincue qu'il peut l'aider à surmonter ses blocages intérieurs qui font obstacle à sa grossesse. Ne souhaitant que son bonheur, je mets de côté mes réticences et j'abonde dans son sens. Par curiosité, je lui demande quand même la teneur des messes basses qu'ils ont eues avant qu'elle ne se rhabille.
— Euh, tu ne le croiras pas, ... mais il a gardé ma culotte !
— Euh, tu ne le croiras pas, ... mais il a gardé ma culotte !
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Commentaires ()
Je vais lire vite la suite.
Merci
Mumu
Vivement la suite
;-)
Décidément, les hommes peuvent être crédules et naïfs.