La psychologue : au-delà des fantasmes
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La psychologue : au-delà des fantasmes — Chapitre 1 · Écouter

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John_X
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Le jeu de miroirs entre la narratrice et Hélène est redoutablement bien construit : chaque détail que Nathan dévoile résonne comme un coup de sonde dans la vie intérieure de la thérapeute. On adore la façon dont le désir s'infiltre dans la sécheresse du cadre professionnel, et ces cinq mots échangés au petit-déjeuner — « Bien dormi ? / Oui. Toi ? / Oui. » — qui disent tout d'un mariage à bout de souffle.

La psychologue : au-delà des fantasmes

Chapitre 1 · Écouter

Il me fixe tout en racontant son histoire.
— Elle écartait lentement les jambes. Soulevait sa jupe jusqu'à mi-cuisse d'abord, puis plus haut encore. Je voyais sa culotte noire en dentelle. Elle remontait sa main le long de sa cuisse. Glissait ses doigts sous le tissu. Me regardait droit dans les yeux pendant qu'elle se masturbait. Sans baisser le regard une seule seconde.
Le stylo glisse de mes doigts.
— Vous allez bien, docteur ?
Non, je ne vais pas bien du tout. Nathan me regarde. Entre mes cuisses, une chaleur s'est installée. Mes tétons durcissent sous mon soutien-gorge.
Comment en suis-je arrivée là ? Dans mon cabinet, à quatorze heures un jeudi après-midi, écoutant un patient de vingt-sept ans me décrire comment une femme se masturbait devant lui ? Une femme qui me ressemble selon lui. Qui pourrait être moi.
Ce matin encore, tout était normal.
*****
Clément et moi au petit-déjeuner.
— Bien dormi ?
— Oui. Toi ?
— Oui.
Cinq mots. Quinze ans de mariage. Lui sur son smartphone, moi avec ma tasse de café, mes lunettes déjà sur le nez. Le baiser machinal sur mon front.
— Bonne journée.
La porte qui se referme sur lui, tout à sa place, tout parfait. Puis le métro bondé, les visages que l'on croise tous les jours sans jamais les voir et le cabinet à neuf heures pile. À onze heures, Madame Lefebvre a pleuré :
— Je devrais être heureuse mais je me sens morte à l'intérieur.
Je lui ai tendu des mouchoirs en pensant la même chose, sans jamais m'autoriser à le formuler. Puis à quatorze heures, on a sonné. Nathan est entré, un mètre quatre-vingt-cinq, jean sombre et chemise blanche. Il s'est assis dans le fauteuil comme s'il en avait l'habitude depuis des années. Il m'a regardée longuement. Trop longuement. C'est la troisième séance. Il était venu pour ce qu'il appelait une incapacité à s'engager. Je rencontre des femmes, mais rien ne tient. Ça dure quelques semaines, puis je pars.
— J'ai pensé à vous cette semaine.
Mon stylo s'est figé sur mon bloc-notes. J'ai pensé à un transfert. Un phénomène classique qu'il faut gérer avant que la situation ne devienne inconfortable.
— Nathan, je dois vous arrêter. Ce genre de...
— Parce que vous ressemblez tellement à Hélène.
Silence. Mon cœur a battu plus fort.
— Hélène ?
— La femme dont je voulais vous parler. Celle que j'ai connue il y a six ans. Vous lui ressemblez de manière troublante, physiquement. Votre façon de vous tenir, de parler, de croiser les jambes.
Il a commencé à la décrire. Quarante-cinq ans quand ils s'étaient rencontrés, lui vingt et un. Professeure de littérature, mariée, et physiquement : comme moi. Grande, mince, cheveux châtains en chignon strict, tailleurs classiques, chemisiers boutonnés jusqu'au col. Ma main est montée machinalement vers mon chignon. Nathan a souri.
— Elle faisait ça. Se touchait les cheveux quand elle était troublée.
Il observait trop. Une pensée m'a traversé l'esprit, bizarre, déplacée : était-ce lui qui était en thérapie, ou moi ? Je l'ai chassée immédiatement.
— Parlez-moi de votre relation avec elle.
J'ai pris ma voix professionnelle pour tenter de ramener la conversation vers un cadre approprié. Nathan s'est enfoncé dans son fauteuil et a commencé son récit. J'ai posé les questions qu'il fallait poser. La durée de la relation, le contexte, leur rencontre. Il répondait calmement, avec cette aisance tranquille qui m'avait déjà mise mal à l'aise lors des séances précédentes. Les lieux d'abord : le parking souterrain dans la voiture aux vitres embuées. Puis, le dernier rang d'un cinéma presque vide. Enfin, son bureau à l'université, porte jamais fermée à clé. Cette adrénaline de pouvoir être découverts. Pendant trente minutes environ, ma main a continué à prendre des notes, ma voix est restée stable.
— Dans son bureau, elle aimait que je la regarde.
Puis il a marqué une pause. Il m'a fixée. Et c'est là qu'il a dit ces mots qui m'ont fait lâcher mon stylo.
*****
— Continuez, s'il vous plaît.
Ma voix sort un peu trop rapidement, pas naturelle. Ce n'est plus celle de la thérapeute neutre. L'image qu'il vient de planter dans ma tête refuse de partir. Cette femme, jambes écartées, doigts disparus sous sa culotte, qui jouit sous les yeux d'un jeune homme sans lui permettre de la toucher. Je ramasse mon stylo avec des gestes qui tremblent. Nathan le remarque.
— Moi je n'avais pas le droit de bouger. Tu regardes, mais tu ne touches pas. C'était sa règle. Je devais rester debout devant elle, bander pour elle sans pouvoir rien faire.
Je sens ma culotte qui commence à coller à ma peau. Mes seins frottent contre le tissu de mon chemisier à chaque respiration. Je décroise mes jambes, les recroise dans l'autre sens. Nathan le remarque et ses yeux descendent brièvement vers mes jambes avant de remonter.
— Elle faisait ça. Croisait les jambes comme ça, délibérément. Elle savait que je regardais. Elle aimait me voir souffrir de ne pas pouvoir la toucher.
Mes joues s'embrasent. Il regarde mes jambes, ouvertement. Mon regard descend malgré moi vers son entrejambe. Le tissu de son jean est tendu. Son érection évidente, impossible à ne pas remarquer. Nos yeux se croisent. Il sait que je regarde. Je détourne les yeux rapidement.
— Elle donnait des ordres. Courts. Précis. Touche-toi. Arrête. Plus lentement. Maintenant. Et j'obéissais, toujours.
Clément et moi, c'est mécanique depuis combien de temps ? Deux ans ? Trois ? Des rapports rares et prévisibles, toujours de la même manière dans le noir, toujours silencieux. Quand ai-je osé demander quelque chose, exprimer un réel désir ? Jamais. Ma respiration s'accélère. Ma main descend, se pose sur ma cuisse.
— Elle voyait d'autres hommes ?
La question sort toute seule, beaucoup trop directe. Je ne prends même plus de notes. Nathan sourit.
— Oui. Elle me racontait tout après. Le moindre détail. Un collègue de l'université avec qui elle a baisé dans son bureau pendant la pause déjeuner. Elle m'a raconté comment il l'avait prise sur son bureau : papiers qui tombaient par terre, comment elle avait dû mordre sa veste pour ne pas crier quand elle a joui. Ou le voisin du dessous, qu'elle faisait monter chez elle quand son mari était en déplacement. Elle me décrivait la taille de son sexe, les positions qu'ils prenaient. Ou encore un inconnu croisé dans un bar, qu'elle avait suivi jusqu'à sa voiture. Elle s'était mise à genoux sur le siège passager et l'avait sucé pendant qu'il conduisait.
L'image s'impose dans ma tête. Hélène assise face à Nathan, jambes croisées avec élégance, parfaitement composée, racontant comment un autre homme l'a pénétrée, comment elle a crié son nom. Et lui qui écoute, dur dans son pantalon, souffrant, attendant qu'elle lui permette enfin de la toucher.
Mon Dieu, pourquoi est-ce que ça m'excite autant ? Entre mes jambes, mon corps a déjà décidé sans moi. Ma culotte est humide, je le sens. Mes tétons sont presque douloureux, le tissu devenu insupportable.
— Vous semblez... troublée.
Le mot plane entre nous, chargé de tout ce qu'il ne dit pas.
— Ça va. Continuez.
Ma voix tremble, impossible de le cacher. Nathan l'entend, et quelque chose change dans son regard, une satisfaction presque prédatrice.
— Elle enlevait ses lunettes quand elle était très excitée, les posait lentement sur la table. C'était son signal. Je savais alors que les choses allaient devenir plus intenses.
Mes lunettes sont dans ma main. Je ne me souviens même pas de les avoir enlevées. Je les remets précipitamment sur mon nez. Le silence qui suit est insoutenable. Je bois une gorgée d'eau, ma main tremble en reposant le verre et je sens cette excitation qui monte. Cette frontière professionnelle, que j'ai l'habitude de mettre, se dissout complètement.
— Parlez-moi plus d'elle. Qui était-elle vraiment ?
Ma dernière tentative pour ramener cette séance vers quelque chose de professionnel. Il se penche légèrement en avant.
— Intelligente, cultivée, directe. Elle savait ce qu'elle voulait et comment l'obtenir sans s'excuser. Pas de jeux inutiles, pas de fausse pudeur, pas de culpabilité. Elle assumait ses désirs complètement. Elle se masturbait devant moi, baisait avec d'autres hommes et me racontait tout, prenait son plaisir sans jamais se demander si c'était raisonnable.
Elle savait ce qu'elle voulait. Moi je ne sais plus depuis des années. Mais là, maintenant, je sais que je veux qu'il continue.
— Elle avait un corps magnifique pour son âge. Elle prenait soin d'elle. Ses seins étaient encore fermes, sa peau douce. Quand elle me laissait enfin la toucher, c'était toujours trop bref, juste assez pour me rendre fou.
Pour son âge. Quarante-cinq ans alors. Quarante-sept maintenant pour moi. Est-ce que mon corps est encore désirable sous ce tailleur strict ? Quand est-ce qu'un homme m'a regardée vraiment, a eu envie de me toucher ? Je ne m'en souviens même plus.
— Comment s'est terminée votre relation avec elle ?
— Elle a déménagé il y a quatre ans. Son mari a eu une mutation. Elle est partie du jour au lendemain. Je ne l'ai jamais revue après.
— Vous avez souffert ?
— Énormément. Pendant des mois. Mais elle m'a appris quelque chose d'essentiel.
— Quoi ?
— Qu'on peut prendre ce que l'on veut dans la vie.
Ces mots résonnent en moi. Je regarde l'horloge. Il reste encore dix minutes mais je ne peux plus. Il faut qu'il parte maintenant. J'ai besoin d'être seule.
— Nathan, je suis désolée mais nous devons nous arrêter là. J'ai un imprévu.
Il regarde l'horloge. Hausse un sourcil.
— Il reste dix minutes.
— Nous reprendrons la semaine prochaine.
Il se lève lentement, en prenant tout son temps. Il ne fait rien pour cacher son érection, toujours visible sur son jean. Il me regarde une dernière fois.
— À la semaine prochaine alors. On continuera à parler d'elle. Si vous voulez toujours.
Si je veux ? Mon Dieu, oui je veux.
— Oui. À la semaine prochaine.
Je le raccompagne à la porte en évitant son regard. Mes jambes tremblent sous mon pantalon. Il sort. La porte se referme. Je reste debout dans le couloir pendant plusieurs secondes, immobile, le cœur battant à tout rompre. Je retourne à mon bureau, m'assois dans mon fauteuil. Essaye de relire mes notes. Quelques lignes griffonnées au début de la séance, avant que tout bascule.
Entre mes cuisses, la chaleur n'a pas diminué. Au contraire. Mon sexe bat, humide, réclamant une attention que je ne peux plus ignorer. Je me lève brusquement. Vérifie que la porte d'entrée est bien fermée à clé. Monsieur Laurent a annulé ce matin. Personne ne m'attend. Je suis seule.
Je me tourne, mais au lieu de m'asseoir à ma place habituelle, je me retrouve devant le fauteuil patient, celui où Nathan était assis il y a quelques minutes à peine. Je m'assois dans le but de me soulager, rapidement. Personne ne le saura jamais.
Le tissu est encore tiède de sa présence. Ma main glisse sous mon pantalon, hésite un instant à la frontière de ma culotte, puis plonge. Je suis trempée. Mes doigts glissent dans cette moiteur chaude immédiatement. Un gémissement m'échappe que je retiens en mordant ma lèvre.
Mon index trouve mon clitoris gonflé. Je commence avec des caresses lentes. Trop lentes, la frustration monte. J'accélère. Mon autre main remonte sous mon chemisier, arrache presque les boutons. Glisse sous mon soutien-gorge. Mon téton dur glisse sous mes doigts. Je le pince, tire dessus.
Je ferme les yeux et l'image s'impose immédiatement, très clairement. Je suis dans mon cabinet, mais dans ma tête je porte la jupe noire que j'ai laissée au fond de l'armoire. Et je suis assise dans mon fauteuil, jambes croisées. Nathan est devant moi. Nu. À genoux sur le tapis. Sa queue dressée, dure, gonflée. Il attend mes ordres sans oser bouger.
— Tu veux me lécher ?
Ma voix calme, autoritaire, qui ne tremble pas.
— Oui.
— Supplie-moi.
— S'il vous plaît.
Sa voix brisée par le désir.
— S'il vous plaît, laissez-moi vous goûter.
L'image est irrésistible. Je glisse deux doigts en moi. Mon sexe se resserre autour d'eux immédiatement. Je les enfonce profondément, les retire, recommence. Mes hanches bougent toutes seules maintenant, cherchent plus de friction contre ma main.
Dans mon fantasme, j'écarte les jambes lentement. Soulève ma jupe. Retire ma culotte. Mon sexe exposé devant lui, mouillé, ouvert.
— Viens.
Il s'avance à quatre pattes. Sa bouche se pose sur mon sexe. Sa langue trouve mon clitoris, lèche, suce.
Mes doigts s'activent frénétiquement maintenant. Mon pouce frotte mon clitoris rapidement, deux doigts enfoncés profondément en moi, va-et-vient brutal. Dans ma tête, je guide sa tête entre mes cuisses, mes doigts dans ses cheveux.
— Plus fort. Ne t'arrête pas.
Il obéit. Sa langue s'active, lèche, pénètre, revient sur mon clitoris. Je sens son souffle chaud contre mon sexe.
— Tu veux me baiser ?
— Oui. Mon Dieu oui.
Ça monte. Ça monte trop vite. Ça explose. Tout mon corps se cambre violemment dans le fauteuil. Je dois mordre ma main pour étouffer le cri qui monte. Mon sexe, toujours autour de mes doigts, se contracte encore et encore en vagues violentes. Je continue de bouger ma main pendant que ça me traverse.
Puis le silence revient brutalement. Je reste assise, ma main encore entre mes cuisses, poisseuse de mon propre plaisir. Je me suis masturbée. Dans mon cabinet. Sur le fauteuil où mes patients s'assoient. En fantasmant sur Nathan.
Je me lève sur des jambes tremblantes. Me rhabille. Essuie ma main avec un mouchoir. Range mon bureau méticuleusement, remets chaque objet à sa place exacte. Mais je ne peux pas effacer ce que je sais maintenant. Que quelque chose en moi s'est réveillé. Que la semaine prochaine, Nathan reviendra. Et que je serai là.
En fin de journée, le métro me ramène chez moi au milieu des mêmes visages que ce matin, fatigués maintenant après leur journée de boulot. J'arrive à l'appartement à dix-neuf heures trente. Clément est déjà dans la cuisine, dos tourné, penché sur la casserole où bouillonnent ses pâtes. Même voix neutre qui ne monte ni ne descend.
— Bonne journée ?
Je pense à mes doigts enfoncés en moi. À mon sexe qui était trempé sur le fauteuil patient. À mon fantasme de Nathan à genoux devant moi.
— Oui. Très bonne.
Le mensonge sort facilement, naturellement. Clément ne se retourne même pas, il verse les pâtes dans la passoire, un nuage de vapeur monte.
— Tes parents ont appelé. Ils veulent qu'on vienne dimanche.
J'acquiesce et vais dans la chambre, enlève mon tailleur, retire ma culotte humide que je cache au fond du panier à linge, enfile un jean et un pull. Dans le miroir, mon visage me semble le même qu'hier. Mais quelque chose a changé aujourd'hui.
Au dîner, il parle de son travail, de ce collègue incompétent qui a encore fait une erreur, de ce chef de projet insupportable. J'acquiesce aux bons moments, fais les bruits appropriés, mais ma tête est ailleurs, très loin... Elle écartait lentement les jambes. Je voyais sa culotte noire en dentelle.
— Tu m'écoutes ?
Il me regarde, irrité, sa fourchette suspendue.
— Pardon. Fatiguée. Tu disais ?
— Tes parents, dimanche, le déjeuner. On ramène quelque chose ?
— D'accord.
— Tu es sûre que ça va ?
— Oui. Juste une journée chargée.
Il n'insiste pas, retourne à son assiette. Nous finissons le dîner en silence. Le soir, nous regardons un film à la télévision : Swimming Pool. Clément suit avec attention. Moi je suis assise à côté de lui sur le canapé. Physiquement présente. Mentalement à des kilomètres.
Hélène assise, jambes écartées. Un jeune homme nu à genoux devant elle. Sa langue entre ses cuisses. Ne t'arrête pas.
Entre mes jambes, la chaleur revient. Ma culotte fraîche du soir devient humide à nouveau.
— Tu viens te coucher ?
Il est debout. Le film terminé sans que je m'en rende compte.
— Oui. J'arrive.
Dans la chambre, Clément se brosse les dents, enfile son pyjama, se couche de son côté du lit, éteint sa lampe.
— Bonne nuit.
— Bonne nuit.
Il se tourne, me présente son dos. Sa main cherche machinalement la mienne une seconde, plus un réflexe qu'une intention, puis il lâche et s'endort. Trois minutes plus tard, sa respiration change, devient régulière. Il dort déjà, paisible, ignorant totalement ce qui se passe dans la tête de sa femme allongée à quelques centimètres de lui.
Moi je reste éveillée dans le noir, les yeux grands ouverts, fixant le plafond que je connais par cœur. J'écoute sa respiration tranquille. Je pense à Nathan, à son regard intense, à sa voix quand il racontait Hélène. À cette femme qui me ressemble et qui a osé vivre ce que moi je n'ai jamais osé. Qui se masturbait devant lui. Qui baisait d'autres hommes et racontait tout. Qui prenait son plaisir sans s'excuser. La semaine prochaine, il reviendra. Il continuera son récit. Et moi je serai là, assise dans mon fauteuil, à écouter.
Je devrais culpabiliser. Je devrais avoir honte de ce qui s'est passé aujourd'hui. Mais je ne culpabilise pas. Pas assez en tout cas. Quelque chose a commencé aujourd'hui. Quelque chose que je ne veux pas arrêter.
Je glisse ma main sous ma culotte. Trouve mon clitoris encore sensible. Clément dort à côté de moi, sa respiration habituelle, tranquille. Je ferme les yeux. Je pense à Hélène. Je commence.
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mozart
12 octobre 2026 à 21:50
Elle était morte dans sa routine familiale et arrive le déclic qui va tout bouleverser.
Nouvelle vies 2.0. Excellent récit. Merci pour le partage.
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hinéros
12 octobre 2026 à 19:51
La route conduisant à Hélène a débuté....
Beau récit troublant.
Soyez respectueux
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