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✦ Pantaï L'amant de St Jean XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'amant de St Jean — Chapitre 3

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Pantaï
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L'amant de St Jean

Chapitre 3

L'amant de St Jean
Chapitre 3
Ce mardi après-midi était un jour très venteux. Le mistral soufflait fort et jetait un manteau glacial sur la Provence. Sylvie, à la pause-café a appelé l'hôtel pour réserver une chambre. Ensuite, elle a décidé d'envoyer un SMS à Pierre. Hésitante, elle a fini par envoyer :
— Pierre, demain je vous attendrai au même endroit que la semaine dernière, chambre 115, à 12h30. Je vous embrasse.
Elle a ensuite essayé de se détendre un peu avant sa réunion de 14h. Elle repensait à ce qu'elle lui avait dit avant qu'ils ne se séparent. Parfois, c'était un sentiment de honte qui la prenait, parfois une forme d'angoisse, parfois une envie de pleurer tout simplement. Heureusement, ses occupations professionnelles et personnelles l'accaparaient suffisamment pour ne pas trop penser à Pierre et à leur dernière rencontre.
Le lendemain matin, réveillée avant les vibrations de son portable, elle est allée dans la salle de bain pour se préparer. Fébrile, elle tremblait légèrement. Sa tenue soigneusement choisie n'avait pas la saveur de celle qu'elle avait mise pour leur premier rendez-vous. C'était pourtant une élégante composition de sous-vêtements noirs, récemment achetés, sous un ensemble dépareillé composé d'un blazer en tweed anglais sur un pantalon de flanelle sombre. Ses bottines noires et son manteau camel compléteraient facilement le tout. Elle n'a pas eu le cœur de mettre une tenue sexy en prenant pour prétexte le froid qu'il faisait.
Sa matinée de travail a été tendue. Elle ne tenait pas en place. La moquette feutrait la nervosité de ses pas. Elle consultait fréquemment l'arrivée des SMS. Et s'il ne venait pas ?
Arrivée en avance dans la chambre 115, elle a hésité sur la façon d'accueillir Pierre. Tantôt elle optait pour se glisser sous les draps, tantôt pour l'accueillir nue et offerte, tantôt cachée dans la salle de bain en sous-vêtements ...
Les minutes s'allongeaient et son indécision l'agaçait. Elle a fini par entendre toquer doucement contre la porte. L'huis s'est ouvert sur l'instant espéré. Il était là, dans l'encadrement de la porte. Il avait un bouquet de roses rouges à la main.
— Bonjour Sylvie.
Elle l'a pris dans ses bras. Le menton au-dessus de son épaule, ils sont restés blottis quelques instants. Puis, relevant la tête, son visage à quelques centimètres du sien, elle a murmuré :
— Je suis désolée Pierre pour la dernière fois. Je regrette ce que je vous ai dit, j'ai un peu honte. On est pas obligés de faire l'amour, vous savez ...
— Ne soyez pas désolée Sylvie, c'était très excitant. En plus de ne pas être un ange, je suis heureux de ne pas être sourd.
Un long baiser est venu conclure ces propos. Pierre a posé discrètement le bouquet inutile sur la table à l'entrée. Sylvie a fait glisser ses mains sous le caban du jeune homme. Elle sentait la froidure qui stagnait encore sur les parties exposées tandis qu'elle allait à la rencontre de la chaleur corporelle enfouie derrière la laine épaisse.
Puis, le manteau de la vie extérieure a glissé. Les couches intermédiaires sont allées s'affaler sur une chaise. Celle-ci a basculé sous le poids des vêtements qui s'accumulaient sur son dossier. Les manches étaient parfois retournées comme des chaussettes. Les doigts défaisaient tous les boutons qui passaient à leur portée, comme s'il fallait enlever rapidement tout ce qui se trouvait entre la vie normale et la folie de l'instant. Les bottines ont volé d'un coup de pied mal maîtrisé provoquant la chute de la lampe de chevet. Ensemble, ils se sont précipités pour la relever.
Accroupis sur la descente de lit, presque nus, ils se sont embrassés. Ils se sont emmêlés, l'un à l'autre, pour former une sorte pieuvre lascive. Bien que pas encore très chaudes, les mains ont parcouru les parties d'épiderme disponibles. Les caresses ont produit l'effet d'une allumette que l'on frotte sur la surface de soufre. Le feu a pris sur le petit bois des baisers chauds. La flamme vacillante s'est accrochée sur la précision des attouchements, a gagné peu à peu en force. Elle a fait craquer les dernières retenues, avant de devenir une flambée qui portait en elle la promesse d'un embrasement général.
Sylvie bouillonnait, le souffle court et le geste désordonné. Les caresses de Pierre la rendaient folle. Sa boulimie d'amour et de sexe prenait un virage qu'elle contrôlait de moins en moins. Elle se sentait partir dans un autre monde, en une parenthèse qui restera secrète à jamais. Pierre a perçu l'étincelle d'une exaltation qui n'allait pas pouvoir rester contenue. Vouée à tout ce qui pouvait se passer, elle savait qu'elle allait tout accepter. Elle voulait tout, tout de suite.
Le jeune homme, plongeant son regard bleu dans des pupilles déjà dilatées, l'a assise sur le bord du lit. Se redressant, il a placé son barreau de chair devant un visage étonné et l'a enfoncé dans une bouche qui n'était pas encore tout à fait prête. Profitant de l'effet de surprise, il a cramponné ses deux mains dans les cheveux blonds pour maintenir l'ensemble et pousser lentement. Le priape s'est introduit profondément avant de revenir en arrière jusqu'à ce que le gland sorte complètement de la bouche baveuse. Il se délectait de la vision dominatrice de son sexe humide, collé sur les lèvres entrouvertes, avant de s'enfoncer à nouveau entre le palais et la langue. La profondeur de l'intromission a fait toussoter Sylvie plusieurs fois provoquant un afflux de salive. La hampe ressortait étincelante, avant que n'apparaisse le bourrelet charnu. Sylvie, docile, comprenait le plaisir que prenait Pierre.
Derrière ses lèvres mi-closes, elle formait l'intérieur de sa bouche en un fourreau serré pour que la pression sur la verge soit maximale. Pierre forçait presque chaque centimètre, évoluant posément pour s'imprégner des sensations sublimes qu'il ressentait. Sylvie le regardait les yeux embués. Il lui semblait que sa tête tout entière était pénétrée. Un incube prenait possession de son âme. Toutes les déviances libidinales devenaient possibles.
Respirant de plus en plus fort au fil des pénétrations, narines dilatées, hors d'haleine, Sylvie s'est finalement laissée basculer en arrière pour reprendre son souffle. Alors, s'agenouillant entre ses jambes, Pierre a pris le creux des genoux de la championne en phase de récupération, pour les placer sur ses épaules. Le visage devant sa douce intimité, il a retrouvé le parfum des prés fraîchement tondus des soirées d'été. Son souffle chaud faisait frémir les chairs délicates. Ecartant les lèvres humides et découvrant le petit bouton encapuchonné, il a savouré cet instant. Le plaisir qu'il allait lui rendre sera à la limite du soutenable.
Une bouche d'ogre grande ouverte s'est collée sur l'orchidée sauvage. Lèvres contre lèvres, Pierre pouvait aspirer le cœur de la fleur. Le bourgeon s'est gonflé comme aux premiers jours du printemps et Sylvie a crié. Simultanément, sa langue d'abeille a tout butiné sur son passage. La chambre s'est emplie de vocalises qui ont peut-être franchi les cloisons. Electrisé par l'effet produit, Pierre a longuement insisté dans son œuvre butineuse. Le tumulte sonore s'est arrêté lorsque deux doigts se sont présentés à l'entrée de la grotte grande ouverte.
— Ouiiii ...
Les intrus se sont enhardis et sont entrés sans frapper pour visiter les lieux. En ressortant, ils se sont adjoint un annulaire qui était dans les parages. Les trois doigts entraient si facilement, qu'il n'y avait aucune raison pour que le petit doigt ne se joigne pas au groupe. Les quatre troglodytes, blottis l'un contre l'autre, sont entrés lentement jusqu'aux métacarpes. L'expérience que Pierre avait eue dans la Chrysler, l'a autorisé à pousser plus loin l'exploration. Sylvie, tête renversée en arrière, se tenait les genoux pour maintenir ses jambes grandes ouvertes. C'est lorsque le pouce est venu rejoindre le groupe que les événements ont pris une tournure différente. Sylvie a relevé soudainement la tête, bouche ouverte :
— Ah !!! ... attention ! ... dou ... doucement ...
Doucement, la main de Pierre s'est enfoncée dans son ventre. Le passage des articulations a été lent et bruyant, mais la poigne a été aspirée. Le petit mouvement de va-et-vient du poing dans le vagin a déclenché une clameur du fond des âges.
— Aaaahhh ... je me fais défoncer !!! hurla-t-elle.
Presque inquiet, le défonceur s'est approché pour interpréter le visage qu'il avait sous les yeux. Rouge, haletante, les yeux plissés, la bouche ouverte, les tempes marquées, le menton relevé, les expressions de Sylvie pouvaient évoquer la douleur. Interrompant son mouvement, le buste penché sur elle, il a posé sa main sur son épaule.
— Ca va Sylvie ?
— Oui !!! souffla-t-elle.
Biceps tendus, il a remis l'avant-bras mécanique en marche. Les mouvements étaient de faible amplitude, mais l'intensité était puissante. Sylvie sentait le poing au fond de son ventre, ramonant le moindre centimètre carré. Elle rugissait, à la limite de la ligne de flottaison. Pierre était attentif. Au bout de quelques minutes, elle a fait un signe et le piston s'est interrompu. Le mouvement de recul a été lent, le poing s'est ouvert pour s'allonger. L'écartement des chairs était impressionnant.
Doucement, mais fermement, Pierre l'a saisie par les fesses pour la faire pivoter sur elle-même. Il a ensuite attrapé son bassin pour la relever. Elle s'est retrouvée à quatre pattes, son postérieur impertinent tourné vers un avenir convoité. D'une main, elle s'est frappée sur la fesse plusieurs fois pour finalement la maintenir écartée, offrant la vision la plus impudique qui soit. Les claquements ont électrisé l'ambiance.
— Encore, j'en veux encore...
Certaines danses tribales miment des combats. Pierre est entré dans la peau d'un Maori qui va exécuter son haka. Expirant brutalement, ses mains se sont abattues sur les fesses rebondies devant lui, provoquant de petits cris stridents. Avec rythme et force, il tapait sur la douce chair blanche qui rougissait peu à peu. La fessée devait durer tant que la victime ne supplierait pas. C'est pourtant un léger retrait du postérieur, qui a mis à terme à ce traitement. Pierre a alors empoigné les fesses écarlates, l'appui de ses pouces laissant des marques blanches. Ecartant les globes pour ouvrir le sillon fessier, il y a lâché sa langue dans la profonde vallée. Elle a fini par s'arrêter sur l'entrée entrouverte d'un petit abîme.
Comme une huître au contact de l'acidité du citron, l'opercule s'est rétracté. Une nouvelle approche linguale a été mieux accueillie. Les suivantes semblaient détendre l'atmosphère. Apprivoisé, le gouffre s'entrouvrait peu à peu. En définitive, la langue a pu franchir le pas de la porte déposant son liquide lubrifiant. De forme pointue, elle est entrée par petits a-coups dans le tunnel de plus en plus accommodant, jusqu'à la garde. L'ambiance sonore ressemblait maintenant à une mélopée de musiques sacrées.
Les représentations psychiques de Pierre étaient bousculées. Il sentait sa verge comme un outil entièrement conçu pour saillir. Il aurait pu jouir tant la tension érotique était forte. Abandonnant son entremet, il s'est relevé pour mettre en orbite la fusée qui rêvait d'entrer dans l'espace ouvert devant lui. Une main sur la croupe, une autre à la base de sa rampe de lancement, il a présenté l'ogive entre les chairs qu'ouvraient à présent deux doigts aux ongles longs et parfaitement entretenus. Un triangle de chair rose est apparu, ressemblant au bec démesurément large des oisillons qui supplient leur pitance. Le décollage a été immédiat. La facile intromission s'est traduite par des gémissements qui sonnaient comme des applaudissements. La fusée est entrée dans la profondeur du ciel charnel.
Agrippé aux hanches, il a ondulé des reins pour assister au spectacle de son pénis qui allait et revenait comme pour jauger de la profondeur. Sylvie miaulait chaque fois que le gland chaud cognait contre son col. Progressivement pris par la scène pornographique qu'il jouait, Pierre a accéléré le rythme. Ses cuisses claquaient contre les jambes écartées, son bassin rebondissait sur les fesses tendues.
Hypnotisé par l'opercule entrouvert qui s'animait devant lui, il a porté son pouce droit dans sa bouche avant de le poser dessus. Le doigt est entré tout seul faisant râler la créature accroupie. Pierre a entièrement enfoncé son pouce dans la suavité du conduit. Tout en pilonnant la fleur apprivoisée, il a plié le pouce introduit pour crocheter l'arrière-train. Sa prise assurée il a pu l'amener vers lui, le faisant coulisser le long de sa bielle. Ce mouvement répété a galvanisé Pierre. Les trous investis, la double pénétrée, a montré des signes de décollage. Pierre surexcité est soudainement sorti du calice qu'il taraudait pour retenir son éjaculation, appuyant fortement avec deux doigts sur son muscle périnéal. Les spasmes éjaculatoires se sont peu à peu calmés.
Retrouvant un niveau d'excitation contrôlable, Pierre a alors enfoncé son pieu directement dans l'anus béant. Un long vagissement s'est fait entendre. Reprenant ses va-et-vient, il se sentait dans la peau d'un conquérant. Il n'était plus dans un fourreau, mais dans un anneau. Les sensations sont différentes et ces nuances sont divines pour une âme sensible. Réceptif aux ondes bienfaisantes qu'offrait cet univers, il surfait à l'orée de la bague culière, ivre de plaisir.
Le haut de la vague s'est immobilisé soudainement. Sylvie, les ongles plantés dans le dessus-de-lit, bouche ouverte, a vidé ses poumons. Le rouleau orgasmique s'est abattu, projetant son écume sur le dessus-de-lit. Pierre a senti qu'il arrivait également au point culminant et qu'il n'avait plus que quelques mouvements d'équilibre avant de disparaître dans le bouillon blanc. Dans ce qui ressemblait à un dernier baroud d'honneur, il a concentré ses dernières forces sur son membre, s'engloutissant dans l'orifice, brassé par une force supérieure.
Pierre s'est fait mal à la gorge lorsqu'il a laissé fuser un râle qui venait de ses tripes tandis qu'il envoyait ses salves au fond de celles qui l'accueillaient. Anéantis ils se sont effondrés sur le lit, soulageant leurs corps en tension. La source séminale s'est peu à peu tarie, comme les vagues deviennent vaguelettes avant d'arriver assagies sur le rivage doux d'un monde apaisé.
— Restez ! dit-elle alors qu'il esquissait un mouvement de retrait.
Ils sont restés ainsi allongés l'un sur l'autre, de longues minutes, emboîtés comme des insectes. Une sensation d'achèvement était palpable. Ils se sont relevés.
Epuisée, Sylvie avait le regard repu, la mine défaite, les cheveux en bataille. Elle était anéantie. Son corps allait se remettre facilement de ses courbatures et la bétadine allait apaiser ses muqueuses irritées, mais il faudra un peu plus de temps pour effacer son amertume. Plus tard, cette aventure ira sans doute se loger dans son jardin secret des souvenirs. Peut-être même qu'une stèle en l'honneur des folies inavouables sera construite au-dessus de sa vie de femme.
Lorsque Pierre a refermé la porte derrière lui, assise sur le bord du lit, les larmes aux yeux, elle a entonné d'une voix cassée :
« J'étais folle de croire au bonheur.
Et de vouloir garder son cœur.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux,
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour,
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de St Jean,
Il ne m'aime plus, c'est du passé n'en parlons plus. »
C'est du passé n'en parlons plus...
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Wedreca
4 décembre 2024 à 08:58
Beaucoup de poésie dans ce chapitre, Pantaï... et ce n'est pas la fin qui me contredira ;).

Un délicieux mélange de corps et de pratiques que j'ai beaucoup apprécié.

Bravo à toi, et merci pour ce moment sensuel de lecture.
Soyez respectueux
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