Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Télétravail — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Télétravail
Chapitre 3
Je referme les yeux, la tête dans le creux de l’épaule de mon homme. Cela fait très longtemps que je ne me suis pas sentie aussi détendue. Le sommeil revient, je m’abandonne. Ma respiration devient plus profonde, juste les conséquences de notre union matinale coulent le long de ma cuisse. Je me sens partir.
Je ne peux dire combien de temps s’est passé, lorsque je rouvre les yeux, mon mari n’est plus là, je regarde pour la première fois l’heure sur le radio réveil, il indique 8h17. La chambre est inondée de soleil, je me dresse sur l’oreiller et jette un coup d’œil circulaire dans la chambre. La bouteille de champagne et les deux coupes ont disparu, par contre ma culotte et mon soutien-gorge sont délicatement posés sur la petite chaise à côté de notre lit, mon peignoir est accroché au dossier. Où sont mes bas ? Et au détour d’un mouvement, je me rends compte que j’ai dormi avec.
Je sors du lit et enlève la dernière preuve de ma nuit de folie, j’enfile le peignoir, et me rends pieds nus jusqu’à je cuisine.
J’y retrouve Steph (mon mari), tout est rangé, le lave-vaisselle tourne et une magnifique odeur de café remplit la pièce. Je lui dépose un baiser digne d’une étudiante enamourée. Il me sert mon café et me tend un sac plein de viennoiseries. Il se sert aussi, et vient s’asseoir à côté de moi, c’est un amour, il m’a attendue pour déjeuner avec moi.
Doucement la conversation s’installe sur mon nouveau job, j’ai du mal à lui répondre, ne sachant presque rien de ce qui va se passer. Je ne sais même pas si je vais garder l’avantage du télétravail. Tout ce que je peux lui dire, c’est le salaire de ce nouveau poste et il est plutôt confortable.
Les ados se lèvent à leur tour, et la vie de la maison reprend son cours, ils déjeunent rapidement à tour de rôle et se sauvent à leurs activités sportives, et enfin Steph prend notre petit dernier pour son entraînement de foot. Comme tous les samedis matin, ce moment de grand bazar m’amuse. Je me retrouve seule à 10h et ce jusqu’à 18h, on dirait presque un samedi ordinaire.
Le calme revenu, j’en profite pour passer un coup de fil à ma copine Léa qui est esthéticienne.
— Salut ma puce, tu vas bien ?
— Salut Justine, si tu m’appelles c’est que tu as un service à me demander !
— Salut Justine, si tu m’appelles c’est que tu as un service à me demander !
Je lui explique que je change de travail dès lundi, mais que je me suis un peu négligée ces derniers temps, le télétravail a ses avantages, mais pas pour la féminité. Elle éclate de rire, et me propose un rendez-vous en début d’après-midi.
— Merci, tu es un amour.
— Viens à 14h, on pourra papoter ma chérie.
— Viens à 14h, on pourra papoter ma chérie.
Bon voilà, mon emploi du temps de l’après-midi est rempli, je m’assois devant mon PC, et l’allume. Comme tous les samedis matin, je vérifie mes mails alors que mon mari me l’a toujours interdit, le week-end c’est le week-end.
Je suis encore en peignoir, nue dessous, j’entre le mot de passe et mon espace de travail s’affiche. J’écarquille les yeux, plus d’une centaine de mails non lus. Moi qui croyais avoir une matinée paisible. Je m’affaire à traiter les plus simples, je regrette m’être assoupie hier. Enfin, je tombe sur un courriel de mon futur Boss :
Envoyé vendredi à 19h45
Objet : prise de poste
Bonsoir Justine,
Relaxez-vous ce week-end, je vous veux en pleine forme lundi au bureau, donc, si vous êtes en train de lire ce mail, c’est que vous travaillez en dehors de vos heures normales de travail, je vous veux à cent pour cent au travail pendant les heures normales, mais je ne supporte pas une collaboratrice avec les traits tirés par la fatigue.
Lundi, je vous veux radieuse et reposée, c’est votre seul objectif pour votre prise de poste.
Éteignez ce PC de suite.
Bon week-end Justine.
Jean Cardin P. D. G.
Objet : prise de poste
Bonsoir Justine,
Relaxez-vous ce week-end, je vous veux en pleine forme lundi au bureau, donc, si vous êtes en train de lire ce mail, c’est que vous travaillez en dehors de vos heures normales de travail, je vous veux à cent pour cent au travail pendant les heures normales, mais je ne supporte pas une collaboratrice avec les traits tirés par la fatigue.
Lundi, je vous veux radieuse et reposée, c’est votre seul objectif pour votre prise de poste.
Éteignez ce PC de suite.
Bon week-end Justine.
Jean Cardin P. D. G.
Je suis sous le choc, j’ai toujours cru que mes heures supplémentaires bénévoles du samedi matin étaient bien vues par ma direction, j’éteins le PC sans autres procédures, ce samedi est définitivement à moi.
Il est 11h passé, je suis encore nue sous mon peignoir dont la ceinture s’est relâchée laissant s’ouvrir les deux pans de tissu entre mes jambes. Ma main, la coquine, se pose sur la peau blanche de mes cuisses, je commence une douce caresse et replonge dans des rêveries inavouables. J’ai un peu peur de perdre cette liberté, j’adore ces moments où seule, ne compte plus que mon plaisir solitaire. La ceinture vient définitivement de lâcher, mes jambes écartées finissent d’ouvrir mon vêtement, mon corps est offert. Mes caresses deviennent de plus en plus ciblées et je sens mon corps s’abandonner.
Le plaisir monte en moi crescendo, mes doigts s’agitent sur le triangle de mes délices. Je suis trempée et les images de la nuit avec mon homme viennent apporter le piment qui me fait partir. Ce n’est pas une jouissance explosive, plutôt une douce exaltation qui s’installe dans mon ventre, une torpeur lancinante et puissante. Mes doigts se calment, je reprends ma respiration et je reste un long moment inerte sur mon fauteuil de bureau.
S'il pouvait parler celui-là, le seul témoin de mes plaisirs solitaires, le télétravail a été pour moi une façon de découvrir mon corps autrement, je commence à regretter mon changement de travail, enfin, je verrai bien !
Xxx
Une fois de plus, je sors de ma torpeur, je me lève chancelante et me dirige vers la salle de bain. Le peignoir tombe au sol et je me glisse sous les jets rafraîchissants de la douche. Je me savonne et l’eau presque froide me remet en forme. Mes muscles se détendent, les séquelles de mes dépravations matinales s’estompent. Je ressors cette douche réparatrice en pleine forme. Maintenant mon seul objectif c’est mon rendez-vous avec mon esthéticienne préférée.
Léa est une amie d’enfance, chaque fois que je prends rendez-vous avec elle, ce n’est pas pour ses talents de déplumeuse, mais pour son écoute et ses conseils pleins de sagesse. Elle sait presque tout de moi, c’est vers elle que je me suis tournée avant mon mariage et son avis a été plus que constructif, je file le parfait amour depuis).
Je mange un bout, et commence à me préparer, je brosse mes cheveux et me fais un maquillage très léger. Puis je m’habille, une culotte chaste, un soutien-gorge confortable, un jeans slim qui met en valeur mes fesses et enfin une blouse bleue très confortable avec un décolleté légèrement prononcé.
Je saute dans ma voiture, direction le centre-ville, je trouve une place près de l’institut de Léa. Je suis presque à l’heure, ma bichette m’attend sur le pas de la porte, elle me saute au cou dès mon arrivée.
— Salut ma chérie, entre vite, je vais refermer derrière toi, tu sais bien que je ne travaille pas le samedi après-midi.
Nous nous engouffrons dans son antre et elle met un tour de clé puis referme les rideaux, nous nous retrouvons seules dans le cocon de son institut. Elle commence par nous servir un thé et nous le savourons dans sa salle d’attente qui ressemble plus à un salon, deux canapés douillets, une table basse et des plantes vertes partout, le tout dans un univers mi girly mi zen.
Léa entame la conversation :
— Alors quoi de neuf ma Juju ?
C’est la seule personne à qui j’autorise ce sobriquet, mais son charme et son autorité naturelle lui permette tout, je reste muette et elle continue son monologue :
— Si j’ai bien compris, tu changes de travail et tu veux être présentable, ça fait longtemps que je ne t’ai pas vue dans mon institut. Ça fait des années que tu te négliges. Tes heures passées en télétravail t-on fait perdre beaucoup de ta féminité, je vais remédier à ça !
Nous finissons notre thé, et Léa entre vite dans le sujet :
— Bon déshabille-toi que je vois l’ampleur des dégâts.
— J’étais juste venue pour les mi-jambes et les aisselles c’est tout.
— J’étais juste venue pour les mi-jambes et les aisselles c’est tout.
Elle me regarde fixement dans les yeux et intime :
— Je n’ai pas gardé ma boutique ouverte rien que pour toi pour faire une prestation au rabais (puis plus douce) bien entendu je t’offre cette séance, ce sera ma contribution à ta nouvelle vie !
Son sourire finit de me faire fondre, elle me déshabille du regard et j’entame mon effeuillage. Malgré ma pudeur, je me retrouve nue devant ma meilleure amie, dans un sentiment mitigé de honte et de laisser-aller. Elle se lève et comme la professionnelle qu’elle est, commence à m’examiner. C’est terrible pour moi, ses yeux inquisiteurs se baladent sur moi, son silence lors de son analyse est très pesant.
Enfin son verdict tombe, comme un médecin, elle m’expose la procédure qu’elle me propose. Cela commence par une demi-heure de sauna, et me prenant par la main, elle me guide dans un couloir, ouvre une porte vitrée et je ressens une bouffée de chaleur humide. Elle me fait m’allonger sur une sorte de paillasse carrelée m'ordonne de me détendre puis referme la porte.
Une musique douce se répand dans la pièce, la chaleur me détend, je ferme les yeux. Pour une fois, je me laisse aller, je commence à somnoler. Ma respiration devient très calme, la vapeur purifiante me fait transpirer toutes les toxines de ma peau. Je suis hors du temps.
Dans ma torpeur, à moitié endormie, je sens une main me caresser le bras, tout doucement, je sors de ma léthargie et je vois Léa devant moi. Elle me sourit et me glisse dans l’oreille :
— Tu as aimé ma petite chatte ?
Je sens tous mes muscles détendus, je lui balbutie :
— J’aurais pu passer l’après-midi dans ton sauna !
— Suis-moi, on passe à la suite.
— Suis-moi, on passe à la suite.
Elle me prend la main et m’aide à me mettre debout, elle m’enfile un peignoir, nous sortons de l’étuve. Très vite, je me retrouve allongée sur la table douillette d’épilation, ses cires sont déjà prêtes, elle commence par mes jambes. La séance de sauna facilite son travail, en quelques minutes il ne reste plus que ma partie intime à déplumer.
— La totale ?
Tout tourne très vite dans ma tête, jamais je n’avais touché à la toison entre mes cuisses, à peine un coup de rasoir l’été pour pas que ça dépasse du maillot.
— Pourquoi pas !
Je ferme une nouvelle fois les yeux, j’écarte les jambes laissant à ses mains expertes le soin de s’occuper de ma féminité. Elle m’applique sa cire puis l’arrache avec une fermeté contenue, je ressens un mélange de douleur et de plaisir, mon sexe retrouve lisse, Léa s’enduit les doigts d’une lotion et commence à caresser l’endroit de mes souffrances. Son massage fait estomper rapidement le feu de l’épilation et mon sexe ne devient qu’un endroit de plaisir. Pour la première fois de ma vie, je m’abandonne aux bonheurs saphiques.
Mon mont de Vénus se remplit d’une humidité lubrique, Léa en est consciente et intensifie la pression de ses doigts, ses mouvements se font de plus en plus précis et se concentrent autour de mon clitoris. Je suis au bord de l’extase, mais je me refuse à jouir entre ses caresses, je me retiens, tout est délicieux.
J’explose, mon vagin se contracte comme jamais, mes bras tombent le long du lit, je suis irradiée de tremblements. Léa se penche sur moi et me pose un baiser sur les lèvres, j’adore la douceur de sa bouche. Ses lèvres charnues titillent les miennes, je me découvre lesbienne. Moi, la mère de famille modèle, fidèle depuis toujours, je viens de jouir entre les mains de ma meilleure amie et ma bouche est collée à la sienne. Elle se redresse, nos yeux se croisent, elle me sourit encore.
— Ça va Juju ?
— Ho que oui, je n’avais jamais ressenti ça avant.
— Ho que oui, je n’avais jamais ressenti ça avant.
Sans un mot de plus, Léa se lave les mains, et revient vers moi accompagnée d’un petit chariot à roulettes, elle me fait mettre sur le ventre. Je sens couler une huile sur mon dos et elle commence un massage vigoureux sur mes omoplates, une fois de plus, je ferme les yeux et m’abandonne. Je suis dans un état second.
Fatiguée, je m’endors sous les palpages délicieux de mon amante. Il se passe une éternité avant que je me réveille.
Fatiguée, je m’endors sous les palpages délicieux de mon amante. Il se passe une éternité avant que je me réveille.
Léa est en train de me pétrir les fesses, type massage lymphatique, ses doigts glissent entre mes lobes et titillent l’entrée interdite. Je me retourne, mettant fin à ce moment irréel. Elle comprend. Nous nous serrons dans les bras. Le charme est rompu, mais elle a fait tomber pas mal de mes inhibitions. Nos bouches se rejoignent et dans un ultime baiser fougueux. Puis nos corps se séparent, Léa me propose de boire un rafraîchissement que j’accepte avec plaisir, elle tourne les talons me laissant seule dans le box.
Je me rhabille, la sensation de ma culotte sur mon sexe lisse est toute nouvelle, elle me plaît. J’espère que je vais m’y habituer, car pour l’instant cela me met dans un état d’excitation avancé. Me revoilà vêtue et je rejoins mon hôte dans son salon-salle d’attente, elle m’attend avec deux verres posés sur la table basse.
— Maintenant il faut entretenir ta nouvelle épilation, je te propose de nous revoir dans trois semaines, ça te va Juju ?
— Bien sûr, comme ça je pourrais te raconter les anecdotes de mon nouveau job.
— Bien sûr, comme ça je pourrais te raconter les anecdotes de mon nouveau job.
C’est ainsi que nous nous quittons. Je retrouve ma voiture, le chemin du retour est compliqué pour moi, entre le frottement de mon sous-vêtement sur mon sexe imberbe et le souvenir de ma première expérience homosexuelle, tout s’entrechoque dans ma tête.
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Justine.