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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Trans & QIA+ Orientation principale dans ce chapitre

La Lune est Belle — Chapitre 1 · Emmanuelle : les premiers moments ensemble

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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BlueTrans
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La Lune est Belle

Chapitre 1 · Emmanuelle : les premiers moments ensemble

Note de l'auteur

Cette histoire est une histoire de fiction, mais qui s'inspire largement de la réalité, il y a un peu de moi dans chacune des deux héroïnes dans leurs qualités comme dans leurs défauts, dans leurs passés comme dans leurs présents. Cette histoire essaye notamment de rester réaliste dans son traitement du BDSM et de la transidentité (la transition, les coming outs, la dysphorie, mais aussi la vie en général).
Je m'appelle Emmanuelle, j'ai 29 ans et je suis une femme trans. J'ai commencé mes hormones il y a 6 ans et si vous me croisez dans la rue, vous ne me verrez pas autrement que comme une femme, j'ai un bon passing féminin comme on dit. Je suis à l'aise avec mon corps et je n'ai plus rien à apprendre sur la transidentité : si je suis là aujourd'hui au centre LGBTIQ, c'est pour gérer le groupe de parole pour les personnes transgenres et répondre aux questions que se pose tout un tas de personnes trans. Aujourd'hui il y a surtout des femmes trans, mais aussi quelques mecs trans et des personnes non binaires. Les discussions se passent bien, permettant à chacun.e de s'exprimer si je dois modérer parfois certains propos, c'est mon rôle. D'habitude je le partage avec quelqu'un d'autre, mais en ce moment tous. te. s les membres de l'association sont sur les rotules, du coup exceptionnellement je dois assurer seule la gestion de cette activité.
Sur la table au milieu des gens, le gâteau au chocolat que j'ai amené a un certain succès, tout comme le thé.
Juste devant moi il y a une très jeune femme, les jambes croisées, assise dans un des canapés de l'association, tenant un verre d'eau dans l'une de ses mains. Elle a un look androgyne et envoie des signaux contradictoires sur son genre, avec ses cheveux mi-longs, mais mal démêlés et son style : un jean qui moule ses fines jambes et les met en valeur, contrastant avec ses baskets informes et usées et son t-shirt trop large vu sa finesse. Elle est une femme trans, qui a passé des années à chercher des réponses, à essayer de comprendre qui elle est dans une société qui ne lui a jamais expliqué qu'être trans est non seulement possible, mais aussi normal. Et aujourd'hui, à 21 ans, elle a franchi la porte du centre LGBTIQ pour trouver des réponses et elle a pu voir qu'elle n'est pas seule à se sentir d'un genre différent que celui assigné à sa naissance. Je sais par quoi elle est passée parce que je suis passée par là aussi auparavant.
Et finalement, repoussant sa peur de parler en public, elle lève sa main pour demander la parole :
— Vas-y tu peux parler, rappelle juste ton prénom et tes pronoms et accords pour les autres.
— Euh Léa, elle, féminin. C'est la première fois que je viens à ce groupe de parole, je sais que je suis une femme trans même si je ne l'ai pas dit en dehors de cette association et de toute façon j'ai pas d'ami. e. s à qui le dire. Mais je voulais vous demander comment vous faites pour trouver, je sais pas trop comment dire...
— Prends ton temps, lui dis-je pour la rassurer et lui permettre d'aller au bout de ses questions, ne t'inquiète pas même si tu as du mal à le formuler.
— Comment vous faites pour trouver votre style ? Je veux dire... euh... je sais que je suis une femme, mais tout d'un coup j'ai perdu le peu de repères que j'avais dans ma vie. J'ai l'impression de devoir me reconstruire de zéro, je veux dire par exemple je sais pas du tout ce que je vais choisir comme style, j'ai l'impression que j'ai besoin d'aide pour me guider, je sais pas ce que vous en pensez.
Plusieurs personnes trans lui donnent des conseils assez intéressants: prendre son temps, essayer différents styles vestimentaires ou looks, tenter de se dessiner elle-même... Mais même si ces conseils sont bons, c'est négliger qu'elle est perdue dans sa vie bien au-delà de sa transidentité. Comme d'habitude il y a aussi son lot de conseils nuls : celle que je surnomme intérieurement mamie trans en raison de son âge et parce qu'elle est pleine de clichés très hétéronormés lui balance qu'être une femme c'est mettre des talons hauts, une robe et du rouge à lèvres pour plaire aux hommes et qu'une femme trans devait absolument faire “l'opération” pour être une vraie femme. Heureusement, j'interviens pour rappeler que c'est son point de vue, mais que les choses sont plus nuancées et qu'être trans n'oblige pas à faire telle ou telle opération pour être validée, pareil pour les hormones.
Une vérité que je suis triste de devoir encore rappeler aussi régulièrement dans un lieu comme celui-ci. Si j'ai assez de temps à la fin du groupe de parole j'irais lui en toucher deux mots.
La suite des échanges se poursuit sans souci. En contenant d'observer Lea, je vois qu'il y a chez elle plus que la simple peur qu'on ressent quand on est trans : cette jeune femme semble éprouver un vrai décalage avec le reste de la société ; un décalage qu'elle essaye tant bien que mal de masquer. Alors que l'heure de mettre fin à ce moment d'échange arrive, je demande des volontaires pour ranger les chaises et faire la vaisselle et le ménage, puis je me dirige vers Léa alors qu'elle remet son blouson de cuir.
— J'ai l'impression que tu es vraiment paumée, tu veux qu'on en discute ?
— Oui, bredouille-t-elle.
Son regard change, sans que j'arrive à l'interpréter. Comme j'ai des choses à faire dans le bureau, je lui demande de m'y suivre pour discuter. Une fois dans le bureau, je laisse la porte ouverte pour surveiller que le rangement se passe bien. Les habitué. e. s disent aux autres comment ranger, et certain. e. s partent déjà, pressé. e. s par leurs bus. En même temps que je range les documents d'adhésion à l'association que certaines personnes ont remplis, j'entame la conversation avec elle :
— Tu disais que tu étais paumée et à vrai dire tu as vraiment l'air perdue, qu'est-ce que je peux faire pour t'aider ?
— Euh je crois que c'est un problème qui vient de bien plus loin, je ne suis pas adaptée pour être avec les gens, je ne sais pas comment parler, je sais pas comment me comporter, je pensais commencer par m'habiller autrement, j'ai commencé à regarder sur des sites internet et en fait je me suis rendu compte que jusque-là j'avais toujours acheté des choses que mon père me disait d'acheter ou que j'achetais pour essayer de lui faire plaisir en essayant que ça soit pas des vêtements qui attirent du harcèlement scolaire. Et je...
Elle s'interrompt et se met à sangloter. Dans ma tête je ne sais plus ce que je dois faire en priorité. Je commence par tendre à Léa un mouchoir pour qu'elle sèche ses larmes, puis j'essaye de la rassurer en lui disant que ça va aller et que je vais l'aider. Elle sourit alors que ses yeux sont encore rougis d'avoir pleuré. Le plus compliqué quand on gère un groupe comme celui-ci, c'est quand on doit aider à la fois une personne qui a vraiment besoin d'aide comme Léa et de superviser le reste du groupe.
— Il faut que j'aille m'occuper des autres, mais je reviens vers toi juste après, lui dis-je pour la rassurer avant de sortir du bureau.
Heureusement je constate que tout se passe bien, deux membres du groupe, aux cheveux respectivement bleus et verts, s'occupent de faire la vaisselle essuyant et rangeant les verres, les plats à gâteaux et le matériel pour faire le thé. En retournant dans la pièce où s'était tenu le groupe de parole, Carmen - une autre membre du groupe - finit de balayer. Je suis soulagée que tout se passe bien, c'est l'avantage de ce groupe de parole, il y a beaucoup d'habitué. e. s qui savent comment aider. Mais je sais que je ne devrais pas me reposer entièrement sur eux comme ça. Dans ce genre de situation, c'est compliqué, je dois à la fois protéger la personne isolée et m'assurer que tout se passe bien pour le reste des gens.
Dehors, plusieurs membres du groupe traînent encore en petit groupe, discutant, pianotant sur leur smartphone, proposant de prolonger la soirée au bar ou fumant une cigarette. J'ai toujours peur qu'une personne ayant un fétichisme sur les personnes trans soit à l'affût, voire essaye de rentrer, mais heureusement personne d'autre n'est là. Mamie trans pleine de clichés semble déjà partie. J'espérais avoir une conversation avec elle pour lui expliquer à quel point ce qu'elle disait était inadapté et réducteur surtout avec des personnes non binaires ou genderfluid ou tout simplement ayant envie de s'extraire des normes de genre.
— J'ai fini, j'ai éteint les lumières et j'ai rangé le balai, me dit Carmen en me sortant de mes pensées, bonne soirée et à la prochaine !
— Bonne soirée à toi aussi et tes cookies sont excellents.
Je retourne dans la cuisine où les deux volontaires ont fini et discutent de leurs cours respectifs. Je m'adresse à eux :
— Comme vous avez fini et qu'il n'y a plus que vous je vais vous demander d'y aller, je dois encore aider une personne et fermer le local, je suis désolée, mais surtout merci beaucoup pour la vaisselle !
Les dernières personnes partent en me remerciant et en me souhaitant une bonne soirée. Après avoir poussé un léger soupir, à cause d'une envie pressante de rentrer chez moi pour manger et me reposer sous ma couverture lestée alors que je dois encore aider Léa, je retourne dans le bureau. Elle est toujours au même endroit et a séché ses larmes. Elle est belle, mais a juste besoin de s'en rendre compte et de comprendre comment mettre en valeur sa féminité.
— Désolée il fallait que je m'assure que ça se passe bien avec les autres. Alors tu me parlais de deux choses : d'un côté tu as du mal à voir comment t'habiller, comment exprimer ton identité féminine et d'un autre côté tu as l'air d'avoir vécu quelque chose de compliqué et de douloureux notamment avec ton père.
— Je ... Je crois que ça peut se résumer comme ça, dit-elle en essuyant ses dernières larmes.
— Comment ça se passait avec ton père ?
— Il a toujours voulu que je sois ce qu'il appelle “un vrai mec”, genre viril et tout, mais...
— Mais ce n'était pas ce que tu voulais être.
— Non vraiment pas. Par exemple, comme j'étais pas musclée, il me faisait mettre des t-shirts taille L pour que j'ai l'air plus baraquée, comme celui que je porte. Alors qu'en vrai du M ça me va beaucoup mieux surtout avec des tissus confortables, mais j'en ai pas beaucoup.
— Ça fait au moins une chose où tu as réussi à t'émanciper de ses consignes de merde.
— C'est vrai, merci.
— Tu as déjà essayé de dessiner comment tu t'imaginais ? Quelqu'un te le recommandait pendant le groupe et c'est un excellent conseil. Je l'ai fait aussi.
— Euh oui j'avais essayé de faire ça, les dessins sont chez moi par contre, mais si tu veux tu peux venir chez moi je te montrerai mes dessins, je te montrerai ce que j'ai comme vêtements et je pourrai te faire à manger pour te remercier.
— On peut faire comme ça, tu habites loin ?
Elle me donne son adresse et ce n'est pas si loin. Après avoir éteint les dernières lumières dans l'association et fermé à clé, nous partons chez elle à pied, elle marche à côté de moi pendant que je pousse mon vélo. Je cadenasse mon véhicule à un lampadaire devant chez elle, en espérant ne pas me le faire voler. Elle habite un immeuble assez banal, 8 étages, une façade un peu décrépie et pas d'ascenseur, heureusement elle n'habite pas au dernier étage. Elle ouvre la porte, pose son sac, retire ses chaussures qu'elle dépose négligemment dans un coin. Je l'observe : depuis qu'elle est rentrée, elle est plus à l'aise, moins sur ses gardes.
On passe près d'une heure à discuter, elle me montre ses dessins avec plein de styles différents et me cite aussi les références qui l'ont inspirée. Il y en a un avec des cheveux violets comme Misato dans Evangelion ou Faye dans Cowboy Bebop, c'est très joli. Sur d'autres dessins, elle s'est imaginée avec des dreads et un look de zadiste, je suis moins fan, mais ce sont ses choix. Elle a de l'imagination et aussi un joli coup de crayon. Plusieurs de ses dessins affichent un look un peu gothique. Mais d'autres affichent des vêtements très colorés. Une fois tous les dessins regardés, on discute du genre de femme qu'elle veut être, de vêtements, de look. Je me fais une idée, un peu vague, de ce qu'elle veut et je lui promets de l'aider et de la guider. On a convenu de se revoir le mardi soir dans deux jours pour faire des premiers essais de vêtements. J'ai orienté la discussion sur d'autres sujets pour qu'elle se détende.
La discussion dérive ensuite sur la science-fiction, d'abord Evangelion et Cowboy Bebop qui ont inspiré ses dessins, puis de fil en aiguille d'autres œuvres de SF dont Battlestar Galactica et Mass Effect. Elle a bon goût au moins, et surtout les mêmes goûts que moi ce qui est très agréable.
L'heure avance. Elle nous fait des pâtes pour le repas, l'aliment de base de l'étudiante. On mange assises dans le canapé et elle se rapproche de moi. Elle n'ose pas me regarder dans les yeux, toute sa nervosité est visible : elle tripote l'élastique à cheveux à ses poignets parce qu'elle ne sait pas quoi faire de ses mains.
— Tu fais souvent ça avec ton chouchou ? dis-je pour briser le silence et pour montrer que je vois ses petits gestes de nervosité et l'amener à en parler.
— Chaque fois que je suis nerveuse, dit-elle en rougissant encore plus.
— Je m'en doute, ça m'arrive aussi parfois, par contre si tu continues à l'entortiller autour de tes deux poignets comme ça tu vas te retrouver comme menottée.
Je pose ma main sur la sienne pour la rassurer et ses gestes de nervosité s'évanouissent instantanément.
— Si tu veux je peux rentrer et on se voit mardi comme prévu, mais je vois bien tes petits gestes pour te rapprocher et si tu as envie que je reste avec toi et qu'on passe un moment intime toutes les deux c'est possible, tu as juste à me le dire.
Pour toute réponse elle m'embrasse, maladroitement, sans même m'avoir demandé, même si de fait j'étais consentante, parce que je me doutais de ce dont elle avait envie et que j'en avais envie aussi.
— Je crois que j'ai ma réponse, lui dis-je dès qu'elle arrête de m'embrasser. Par contre la prochaine fois demande avant de faire quelque chose comme ça.
— Je suis désolée, je ne voulais pas te faire de mal.
— T'inquiète pas j'en avais envie aussi. Et si on allait dans ta chambre ? Tu me guides jusqu'à ta chambre et ensuite je te guide pour qu'on passe un beau moment d'amour. Ça te va ?
— Oui, répondit- elle.
Elle se lève en prenant ma main et me guide jusqu'à la chambre, la seule autre pièce de l'appartement en fait. La chambre est en bazar, des BDs, des mangas et des romans traînent au pied du lit, un ou deux chargeurs branchés attendent qu'on s'en serve pour charger un smartphone ou un autre appareil. Arrivées à côté du lit, je commence par l'étreindre d'un câlin.
— Tu as toujours envie de moi ?
— Oui, dit-elle de sa petite voix.
— Laisse-moi te guider alors.
Je commence par retirer son t-shirt et j'embrasse sa poitrine encore plate avant de remonter progressivement. Je dépose un baiser sur chacune de ses épaules.
— Tu aimes ?
— Ouiiii, répond-elle dans un soupir.
Elle est déjà remplie de plaisir alors que c'est un tout petit préliminaire, clairement je suis probablement l'une des premières personnes avec qui elle fait l'amour. Je retire mon haut révélant ma poitrine sans soutien-gorge et son regard se fixe sur ma poitrine. Je prends délicatement sa tête et l'approche de ma poitrine. Je sens sa langue qui touche un de mes tétons, une fois, deux fois puis elle se met à lécher l'extrémité de mes seins et je ressens du plaisir monter là où elle stimule.
— C'est bien, passe sur l'autre maintenant, lui dis-je.
Elle me donne du plaisir sur la poitrine. Avec mes mains je guide sa tête d'abord d'un sein à l'autre puis je la guide face à mon visage et je l'embrasse à pleine bouche, ma langue fouillant sa bouche. A la fin de notre embrassade, je prends ses deux poignets dans une main pour qu'elle ne bouge pas, puis de mon autre main je caresse son cou.
— Ça te plaît comme ça ?
— Oui, dit-elle.
Je continue à parcourir son corps de ma main libre descendant lentement le long de son corps. Arrivée à la limite de son jean, je lui demande si je peux aller plus bas. Elle opine avec un grand sourire. Je défais le bouton puis la fermeture de son jean, qui est déformé par la bosse de son sexe. Je caresse ensuite son sexe en érection à travers le tissu de sa culotte rose. Je repense à moi au même âge et en début de transition : j'avais aussi tendance à mettre tout le temps du rose pour mes vêtements et mes sous-vêtements. Je vais pouvoir la conseiller et l'aider à éviter les erreurs que j'ai faites à la même époque. Les caresses sur son sexe deviennent des massages très érotiques. J'y vais avec trois doigts à cause de l'étroitesse de l'ouverture dans son jean, prendre le temps de la déshabiller est une possibilité, mais qui nécessite de lâcher ses deux mains que je tiens dans son dos et je n'ai pas envie d'abandonner cette petite touche de contrôle sur elle.
Elle commence à gémir, je sens les fluides qui traversent le tissu de sa culotte. Elle prend beaucoup de plaisir. Je commence à déposer un baiser sur son cou, stimulant sa peau avec ma langue. En explorant, je trouve un endroit sensible et je commence un suçon. C'est alors qu'elle jouit une première fois, j'arrête ma stimulation sur son sexe me concentrant sur son cou. Je suis très excitée à l'idée de la marquer ainsi. Avec ma main libre, je caresse son corps. Elle continue à donner des petits cris de plaisir et à haleter de plaisir. Elle crie de plaisir une seconde fois. Je lâche alors ses mains et arrête mon suçon pour regarder le résultat. Je n'y ai pas été de main morte, ça va la gratter et surtout elle va avoir une belle marque demain.
— Comment tu te sens ?
— J'ai jamais été aussi bien de ma vie, répond-elle avec un grand sourire. Je pensais pas que je pouvais ressentir du plaisir autre part que mon sexe, mais tes caresses et ce que tu m'as fait dans le cou c'était incroyable.
— Bienvenue dans le monde des lesbiennes et des queers. Je pourrais te faire découvrir d'autres choses et t'apprendre.
— Et je crois que j'ai bien aimé que tu prennes le contrôle quand tu me tiens les mains, dit-elle avec une légère honte.
— Je m'en doutais et si ça te plaît autant je pourrais te faire découvrir plus, lui dis-je avant de bâiller, mais il est plus de minuit et je dois rentrer chez moi, allume ton réveil pour pas rater tes cours et passe une bonne nuit.
— J'ai sommeil c'est vrai, dit-elle juste avant de bailler à son tour. Mais est-ce que tu peux pas rester avec moi ?
D'un côté j'ai envie de retrouver mon chez moi et mes habitudes. Je n'ai pas mes médicaments avec moi, même pas de pyjama et mon chat risque de bouder demain face à mon absence, notamment le manque de caresses et le fait de devoir se contenter de ses croquettes pour ce soir. Mais en le connaissant, il ne devrait pas faire de bêtises. Et surtout je passe un tellement bon moment avec elle.
— OK je veux bien rester dormir avec toi.
— Merci, c'est tellement gentil !
— Je le fais aussi pour moi parce que j'ai passé une très bonne soirée. Par contre, il faudra que je parte tôt pour repasser chez moi avant de travailler. Ton réveil est à quelle heure ?
— Sept heures.
— Ça ira, dis-je en retirant mon pantalon pour dormir juste en sous-vêtements, Bonne nuit à toi.
— Bonne nuit à toi aussi, dit-elle en regardant mon corps et mes tatouages.
Je m'allonge à ses côtés, l'enlaçant dans mes bras. Je suis rassurée sur la température de la chambre quand elle s'apprête à dormir aussi peu vêtue que moi.
— Fais de beaux rêves, lui dis-je.
— Toi aussi, répond-elle avant d'ajouter dans une hésitation, je t'aime.
— Attends un peu de me connaître avant de dire ça. Et si je te plais toujours, il y aura une place dans mon cœur et dans ma vie pour toi.
— Merci, dit-elle en se retournant et en blottissant sa tête contre ma poitrine.
J'ai l'habitude de me protéger des autres en gardant une distance de sécurité, notamment dans les relations amoureuses ou sexuelles, mais clairement cette jeune femme timide me fait abaisser toutes les barrières que j'ai érigées dans ma vie sociale à force de relations toxiques et de violences. Ses sentiments sont réciproques, mais je ne suis pas encore prête à le lui dire. Sur ces pensées je m'endors avec elle dans mes bras.
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BlueTrans
19 décembre 2024 à 10:53
Merci à toutes les personnes pour vos commentaires gentils ça fait tellement plaisir
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Monsieur Plume
19 décembre 2024 à 08:33
Merci pour ce beau texte, loin des clichés habituels et qui m'a plongé dans un quotidien que je connais très mal, je dois l'avouer.
En plus des thèmes intéressants de l'identité et de l'acceptation, ce chapitre se permet de glisser du côté de la sensualité avec beaucoup de douceur, ce qui m'a beaucoup plu.
Je lirai donc avec grand plaisir les prochains chapitres !
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Photo de profil de Hystiec
Hystiec
18 décembre 2024 à 20:53
Très belle histoire, émouvante, attendrissante et sensuelle, j’adore !
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Photo de profil de Lolou741
Lolou741
18 décembre 2024 à 18:27
Très belle histoire
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lalou6540
18 décembre 2024 à 17:02
très bon début
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Utilisateur supprimé
17 décembre 2024 à 18:43
Quel jolie début … merci pour ce délicieux moment.

Je pense que avez l’une et l’autre un surplus de tendresse à offrir à l’autre.

Merci… j’attends la suite avec impatience
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Photo de profil de OlivX
OlivX
17 décembre 2024 à 17:11
Une belle histoire émouvante, hâte de pouvoir découvrir la suite
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Photo de profil de guillaume717
guillaume717
17 décembre 2024 à 14:46
Très jolie histoire, je suis impatient de lire la suite
Soyez respectueux
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