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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La Lune est Belle — Chapitre 2 · Emmanuelle : Lendemain et nouvelle soirée

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La Lune est Belle

Chapitre 2 · Emmanuelle : Lendemain et nouvelle soirée

A sept heures son téléphone sonne pour me réveiller, Léa est toujours dans mes bras. Au lieu d'une classique sonnerie de téléphone, c'est un morceau d'hyperpop qui sert de réveil matinal. Elle a bon gout comme je ne cesse de le découvrir. Je me réveille au quart de tour, contrairement à elle puis doucement je la caresse sur la joue en lui parlant : 
— Hé ma belle il faut se lever.
— Bruuhh. J'ai pas envie.
— Y a que les filles qui se lèvent à l'heure qui ont droit à un baiser de ma part.
Et pour joindre le geste à la parole je me lève et je quitte la chambre avec mon t-shirt et mon jean pour me rhabiller dans le salon pendant que la marmotte refuse de se lever. Ne connaissant pas l'appartement, je préfère commencer par rassembler mes affaires éparpillées la veille, histoire d'être prête à partir. La batterie de mon portable est dans le rouge je vais devoir la recharger au bureau, mais plus embêtant mon casque anti bruit a lui aussi une batterie largement entamée et celui la je ne peux pas le recharger au bureau. Je suis un peu perturbée de me réveiller hors de chez moi loin de tout ce qui sert à mes petites habitudes, mais le plaisir de la soirée passée compense largement. Pendant que je finis de mettre mes affaires dans le sac, j'entends la porte de la chambre s'ouvrir puis une autre porte s'ouvrir. Quelques secondes plus tard je l'entends crier :
— Ah la vache, j'ai une énorme marque dans le cou, comment tu m'as fait ça ? 
Un grand sourire aux lèvres, je me dirige vers sa voix découvrant au passage la seule pièce de l'appartement que je connaissais pas, la salle de bain avec WC. Elle se tient devant le miroir et force est de constater que j'ai laissé une sacré marque de succion dans son cou. 
— Je crois que tu vas avoir besoin d'un col roulé ou de quelque chose approchant, à moins que tu aies envie de montrer à toute la fac que tu as passé une nuit agréable, dis-je avec une pointe de provocation. Et ça va te gratter un peu je te préviens.
— En vrai j'étais surprise mais j'aime bien la marque que tu m'a laissée dit elle en s'admirant dans le miroir.
— Hmm faut peut être pas me dire ça parce que je risque d'avoir envie de t'en refaire d'autres la prochaine fois. Par contre là j'ai faim et je vais pas avoir beaucoup de temps.
— Suis moi, me dit-elle. Tartine de confiture de fraises ça te va ?
— Ça me va.
De retour dans la cuisine elle me prépara des tartines de confiture et pendant qu'elle s'attelle à la tache je passe mes bras autour de son corps et je posais ma tête sur son épaule. J'ai juste envie de ça : un moment de tendresse avec elle. On mange ensuite sagement dans le canapé où on s'est embrassées la veille. C'était un moment silencieux mais bienvenu que j'essaye de ne pas trop prolonger parce que je vais devoir partir au travail. Elle finit par rompre le silence : 
— J'ai passé une super soirée avec toi, mais je repensais à ce qu'on s'est dit hier soir. Je t'ai dit que je t'aimais et même si c'était un peu sous le coup de l'émotion et bien c'était aussi vraiment ce que je ressentais. Et ensuite tu m'as dit que… Je sais plus comment tu as formulé ça.
— Je t'ai dit : “Attends un peu de me connaitre avant de dire ça. Et si je te plais toujours, il y aura une place dans mon coeur pour toi”. Et je le pensais. 
— Mais je ne suis pas sûre de comprendre ce que tu veux me dire.
— Ok. Ça fait moins de 24 heures qu'on est intimes et je comprends bien que tu aies des sentiments pour moi et pour être claire c'est réciproque, mais je ne veux surtout pas t'enchainer à moi et te mettre dans une position inconfortable qui déboucherait sur une relation toxique. Tu es au début de ta transition c'est un moment qui peut être difficile parce que c'est épuisant et malheureusement à contre courant de la société. Je suis passée par là et ça aurait pu être juste heureux si je n'avais pas fait les mauvaises rencontres parce que j'étais naïve et fragile. Je veux juste t'éviter ça.
— Je suis désolée d'avoir parlé de ça, dit-elle un peu penaude.
— C'est pas un problème, tu ne pouvais pas savoir. Et puis si tu veux qu'on soit ensemble tu vas d'abord vouloir me connaitre un peu. La ténébreuse inconnue c'est bien pour tomber amoureuse mais pas pour bâtir une relation, dis-je en essayant d'apporter un peu d'auto dérision pour la décrisper. On se fait un câlin ?
Elle se jette dans mes bras et on passe quelques instants comme ça enlacées ensemble, elle encore en pyjama, moi déjà habillée pour partir travailler. Je finis par relâcher mon câlin, et alors qu'elle fait de même, je reprends la parole :
— Vu l'heure qu'il est il faut vraiment que j'aille travailler, on échange nos numéros avant de partir ?
Et c'est ainsi que je lui dicte mon numéro pendant que je remets mes chaussures. Après un dernier baiser je sors et elle referme la porte derrière moi. Je résiste à l'envie de retourner vers elle. Pendant que je descends dans l'escalier, je reçois son SMS. J'ai maintenant son numéro : on pourra continuer de se parler. 
Une fois en bas, je constate avec soulagement que mon vélo est toujours là. Une fois le cadenas défait, je l'enfourche et je pars vers chez moi en pédalant à un bon rythme. Une fois chez moi, je commence par embrasser le chat qui m'attendait devant la porte par amour pour moi ou par impatience que je le nourrisse. Une fois le câlin fini, ce petit monstre a le droit à sa pâtée d'hier soir et aux croquettes. Je change l'eau aussi mais la litière attendra. Je file sous la douche et quand j'en sors j'étale les hormones sur mes avant bras. Nue et attendant que les hormones finissent de pénétrer dans ma peau, je prends les premiers vêtements qui me tombent sous la main pour être prête à repartir vite. Je vais dans la cuisine et je trie dans les médicaments, la progestérone que j'aurais dû prendre hier soir ça attendra, l'anti dépresseur je le prends, pareil pour le Strattera. Ces deux-là, je préfère éviter de rater. Un verre d'eau et j'avale les médicaments, je coche les médicaments pris sur mon téléphone, puis je file m'habiller. Une dernière caresse au chat et j'enfourche le vélo pour repartir au travail.
 
Une vingtaine de minutes plus tard j'arrive au travail, je badge pour entrer. Je salue les collègues déjà présents, puis je démarre mon ordinateur d'une main tout en fouillant le tiroir pour trouver un câble pour brancher mon téléphone et le charger alors que la batterie est dangereusement faible. Une fois cela fait, je me serre un verre d'eau et je commence à relire mon code pour voir où j'en suis restée avant de partir en week-end. Et je reprends là où j'en étais pour trouver l'origine de ce bug.
Vers 13h je m'exclame “Gotcha” alors que je viens enfin de trouver ce bug, je note dans un coin de ma tête le collègue qui a fait une erreur aussi grossière pour lui passer un savon, et je le corrige. Je recompile, lance le test et tout fonctionne correctement. 
— Bug résolu, je vais me chercher à manger ! Dis-je en verrouillant ma session. 
Je pars en empoignant mon blouson et mon sac en bandoulière. Je m'éloigne un peu de mon bureau et je vais chercher un Kebab. Une fois la commande passée, je prends mon smartphone pour envoyer quelques messages. D'abord j'écris un message à Léa, un selfie avec ce court message : 
— J'attends mon kebab et je pense à toi. (Pas forcément dans cet ordre)
Ensuite dans la conversation de groupe avec quelques ami.e.s proches, j'écris un bref message :
— Je viens de rencontrer quelqu'un et je suis amoureuse. Je viens de passer la nuit avec elle.
Je désactive ensuite les notifications de cette conversation pendant 1 heure pour éviter de crouler sous les notifications, je lirais et je répondrais aux messages un peu plus tard. A ce moment-là je reçois un message de Léa.
— Déjà sortie du Self, bon appétit à toi, je vais à mon cours de bioch. J'ai eu quelques remarques de camarades sur les marques. On m'a demandé si j'avais été attaquée par un vampire.
— Bioch ? Dis-je en espérant ne pas trop passer pour une vieille.
— Biochimie répondit elle du tac au tac. Désolée si je commence à utiliser les vrais noms de mes cours je vais mettre 10 minutes à écrire mon message.
— Moi aussi je peux utiliser des abréviations connues uniquement des initié.e.s mais j'évite de le faire à haute voix pour ne pas invoquer de monstres.
Le restaurateur dépose mon kebab et mes frites. Et je repars vers le bureau, mon repas dans une main, en continuant d'envoyer les messages de l'autre main.
— Très drôle ! Je te laisse mon cours va commencer. On se parle ce soir ? Dis elle en ponctuant sa phrase d'un emoji cœur.
— Bon cours ma belle.
Finalement revenue au bureau je vais dans la salle de réunion qui sert aussi pour les repas. La majorité de mes collègues finissent ou ont fini leur repas, je commence à manger mes frites pendant qu'une collègue, en charge du front et du web design et prénommée Sophie, décide d'engager la conversation avec moi. Même si j'aurais préféré qu'on m'oublie pour que je puisse manger sans avoir à faire la discussion, je fais la conversation par politesse.
— Alors Emanuelle, ton week-end ?
— Sympa, j'ai fait de la couture et du bricolage en écoutant des podcasts ou en regardant des vidéos sur Youtube. Et dimanche après midi j'étais à l'asso, j'animais un groupe c'était cool.
Je n'avais pas envie d'être malpolie mais je n'avais pas envie de raconter tout ce que je faisais, surtout la partie militante et concernant ma vie amoureuse, autant être prudente et que tout le monde ne sache pas que je suis queer et militante. Malheureusement pour moi ma collègue avait envie de tout savoir mais je pouvais dévier la conversation dans une autre direction
— Oh tu as de la chance de pas encore avoir d'enfants et de pouvoir faire ce que tu veux de tes week-ends qu'est-ce tu as bricolé et cousu ? Et c'était sur quels sujets tes podcast et videos ?
— La couture et le bricolage c'était pour un cosplay que je fais en reprenant la grande méchante d'un jeu vidéo auquel je joue. Donc là j'ai cousu le haut dans du faux cuir et j'ai fait les trous des impacts de balles. Ensuite j'ai modélisé en 3D le bijou principal pour ce cosplay puis je l'ai envoyé sur mon imprimante 3D. Mais je n'ai pas eu le temps de le peindre. Et sinon pour les podcasts un sur les boys clubs, un qui parle d'une série canadienne que je regarde, un autre qui revenait sur les perspectives pour les chars d'assaut dans les conflits modernes et une longue vidéo sur l'architecture brutaliste dans les jeux vidéos. Voilà et toi ton week end ?
 -Oh oui c'est intéressant tout ça. Moi rien de spécial, le ménage, les courses, m'occuper des enfants. Je t'envie d'avoir le temps de faire ce que tu veux de tes week-ends. Dit-elle avant de regarder sa montre. Faut que je retourne travailler, le CSS ne va pas s'écrire tout seul.
Je me retrouve seule dans la pièce et finis de manger mon kebab dans le calme. J'en profite pour lire les réponses sur la conversation de groupe. 
— Oooohhhhh, m'écrit Fleur, elle est comment ?
— Tu l'as rencontrée comment ? Me demande Nathan.
— Tu veux l'inviter avec nous samedi ? Propose Naomi.
Je résume ma rencontre sans rentrer dans les détails intimes mais en donnant mes impressions sur elle. Les réactions sont positives et j'en suis soulagée. Je repousse juste la proposition de l'inviter samedi mais laissant ouvert pour une prochaine fois. Ensuite je retourne devant mon ordinateur, j'écris un mail au responsable du bug. L'après midi s'écoule ensuite, j'apprécie cette sensation de flow quand je code, je m'interromps juste pour répondre aux questions d'une des jeunes développeuses. Vers 15 heures le casque anti bruit tombe en rade de batterie et je dois continuer mon travail en supportant le brouhaha ambiant, je continue à travailler en essayant de ne rien montrer de ce que je ressens. J'entends Sophie raconter des bribes de notre conversation du midi avec un collègue, une raison de plus de ne pas parler de mes activités militantes et de ma vie intime, ça ferait beaucoup trop vite le tour du bureau et je n'ai pas envie de me rendre compte qu'un collègue est LGBTphobe en devenant la cible de ses commentaires.
Le soir, je rentre à vélo chez moi et je commence par faire un câlin au chat. Je remplis sa gamelle, histoire de lui rappeler pourquoi elle m'aime. Puis je mange rapidement en mangeant les restes réchauffés que j'avais d'abord prévu de manger dimanche soir. Une fois le repas fini, je fais  un peu de ménage, y compris une certaine litière. Je mets mon casque anti bruit en charge pour éviter de me retrouver sans batterie demain. 
Je vais ensuite dans la chambre et sors le vieux carton ou je stocke mes accessoires de BDSM et je sors les cordes de Shibari et la paire de ciseaux qui va avec, par sécurité. Si je veux pouvoir jouer avec quand je retrouve Léa autant m'assurer que je sais encore faire les nœuds. Je retire mon pantalon, m'installe sur le lit et je commence à nouer la corde autour de ma jambe gauche, rapidement ma jambe est immobilisée en position repliée. Rapidement les cordes glissent le long de ma jambe et l'ensemble se défait devenant parfaitement inutile. J'ai toujours du mal à oser serrer les cordes autant qu'il le faut. Je respire un coup et je reprends en repensant à toute mon initiation au shibari. Je recommence du début, je prends la corde, replie en deux la corde pour avoir deux brins parallèles que je passe d'abord autour de la cheville. Je noue la corde ensuite reliant ma cheville et ma cuisse. Cette fois je serre comme il faut, l'ensemble est stable et je peux faire différents entrelacement de la corde autour de ma jambe. Ensuite je fais pareil avec une autre corde sur l'autre jambe. Cette fois je réussis du premier coup me redonnant un peu de confiance en moi. La sensation plaisante de la corde est un bonus très agréable. A mes pieds le chat s'amuse avec une autre corde je le laisse jouer jusqu'à ce qu'il commence à la mâchouiller. Je prends la corde que le chat était en train de mâchouiller, avant d'ôter mon haut et je commence à faire une figure que j'avais apprise. Je passe la corde sous un de mes seins puis sur mon épaule en prenant bien garde à ce que ma corde ne puisse pas glisser vers mon cou et je continue mes passages avec la corde. Finalement je fais un nœud pour tenir la corde qui forme un bien beau pentacle sur ma poitrine. Je cherche mon téléphone pour faire un selfie, sans savoir encore à qui je vais l'envoyer. Rien sur la table, rien à côté de moi, je vérifie sous les coussins et sous le drap. Je commence à envisager que j'ai laissé le téléphone dans le salon ou dans la cuisine. Et la cruelle confirmation quand j'entends le bip d'un message sur mon téléphone en dehors de la chambre. J'injurie mon inattention. 
— Mais qu'est ce que je suis bête de ne pas l'avoir pris avec moi !
J'hésite. Je peux couper mes cordes mais ça m'ennuie alors qu'il n'y a aucune urgence. Finalement je défais les cordes sur mes jambes, les libérant progressivement. J'apprécie énormément cette sensation. Finalement libre de mes mouvements, j'enfile un kimono pour avoir chaud et garder le pentacle de cordes sur ma poitrine. Et je vais chercher le téléphone que je trouve à côté du frigo. 
Plusieurs messages m'attendent, mes proches savent qu'il est préférable de m'écrire un message que de me téléphoner et respectent bien ça. Je fais défiler les notifications et je commence par lire les messages de Léa :
— Je suis rentrée de mes cours. Merci encore pour hier soir. J'ai vraiment adoré et je dois t'avouer un truc c'était ma première fois. J'ai hâte de te revoir.
Je souris en lisant son message : je ne suis pas surprise par ce qu'elle me dit parce que j'avais perçu son inexpérience. Je lui réponds avec franchise : 
— Je suis contente de t'avoir donné autant de plaisir. Et j'avais perçu que tu étais pas très expérimentée c'est pour ça que j'y suis allée doucement. Tu peux me dire ce que tu as aimé ?
En attendant sa réponse je regarde les autres messages reçus, Yrica une amie et partenaire de BDSM me rappelle qu'il y a un événement BDSM vendredi soir et me demande si je suis partante, j'hésite parce que je voudrais être sûre que ça ne pose pas de problèmes à Léa. Je lui réponds que je déciderai d'ici mercredi. Dans la conversation de groupe avec mes ami.e.s je prends le temps de répondre aux messages pour leur donner un peu plus d'informations sur Léa, iels s'inquiètent pour moi et ont peur que je retombe dans une relation toxique. Sally, une amie, m'a aussi envoyé un message pour aller jouer à un jeu vidéo et faire le raid qu'on a pas réussi la dernière fois. Mais bon vu que l'invitation mentionne une heure déjà passée depuis 20 minutes je pense qu'elle a du déjà comprendre que ce n'est pas possible. Je lui envoie un message pour m'excuser de ne pas avoir répondu. Finalement je reçois un message de Léa : 
— Je crois que j'ai bien aimé ta douceur avec moi mais aussi le fait que tu prennes le contrôle. En fait à ce moment ça m'a rappelé l'imagerie du BDSM qui m'a toujours attirée. Est ce que tu ferais ça avec moi ?
— Oh je ne m'attendais pas à une réponse aussi directe. Vu comme je t'ai sentie réceptive j'avais effectivement envie de te proposer de faire du BDSM ensemble, mais je voulais d'abord apprendre à te connaître, pour savoir ce que tu veux, pour ne pas te faire de mal.
— Est ce que ça veut dire que je vais signer un contrat ? Est ce qu'on aura un mot de passe ?
— Ok la raison pour laquelle je voulais y aller doucement, c'était aussi pour prendre le temps de déconstruire les clichés du BDSM comme ceux que tu viens de citer. Tu peux oublier ces histoires de contrats, d'accord, la majorité du BDSM qui est ce que je pratique, est comme le sexe classique et je la fais reposer sur le consentement. Si j'attache quelqu'un c'est parce qu'elle sait ce que je vais faire et qu'elle en a envie. Je le fais tant qu'elle continue à en avoir envie et j'arrête si elle le demande. Ce n'est pas comme dans les films.
Après quelques instants elle réponds :
— Et tu saurais me faire découvrir le BDSM ?
— Oui ma belle je saurais te faire découvrir ça et te faire éviter les pièges. Tu veux voir un exemple de ce que je sais faire ?
— Je veux bien voir.
Et je lui envoie un selfie de ma poitrine avec les cordes formant un pentacle.
— Voilà ce que je sais faire, enfin un truc basique, que j'ai fait pour me détendre et pour réviser mes cordes.
— Moi je révise mes catalyseurs de réactions chimiques et ce n'est pas aussi joli.
Juste après elle envoie un selfie d'elle devant ses classeurs de cours.
— Révise bien ma belle. On discutera ça demain en face à face.
— Merci à toi d'être aussi gentille.
La conversation se finissant je me suis remise sur de la couture en écoutant un podcast avant d'aller dormir une heure plus tard.
La journée du lendemain s'est déroulée de manière banale, je travaille sans être interrompue et j'apprécie le flot dans lequel je me trouve en écrivant les lignes de code. En fin de journée je rentre chez moi et je prends une douche pour être prête à accueillir Léa qui doit bientôt arriver. On a convenu par messages pendant la journée qu'elle vienne à 18h30.
Une fois la porte refermée derrière elle, je sers Léa dans mes bras. Étant plus petite que moi, elle blottit sa tête contre mon cou.
— Ça fait du bien de te revoir, me dit-elle.
— Pareil pour moi. Tiens je te présente Carmilla mon chat.
— Oh je peux la caresser ?
— Oui vas-y, elle est gentille avec tout le monde sauf avec les mecs dis-je en plaisantant.
Juste après de me rendre compte que ça pourrait être blessant pour elle, si le chat la griffe ou pire. Heureusement le chat se laisse faire et ronronne sous les caresses. Puis le félin s'en va satisfait. 
— Elle retourne patrouiller dans son royaume. Tu peux juste retirer tes chaussures ? Désolée, je suis un peu maniaque là dessus.
— Pas de soucis dit elle.
Je la regarde défaire ses chaussures et je ne peux m'empêcher de la trouver belle. Une fois qu'elle est déchaussée, on va dans ma chambre et je commence à lui sortir quelques vêtements pour lui en proposer.
— Tu veux commencer par quoi ? Lui dis-je pour casser le silence et lui proposer de commencer les essayages.
Elle hésite : se mordillant la lèvre et commençant à faire ses gestes de stress avec ses mains. Je tends ma main vers sa main la plus proche. Quand nos doigts s'effleurent, elle semble s'apaiser. 
— Tu peux juste regarder un peu tout et puis si tu vois un premier truc qui te plait : tu peux le tester.
Elle commence par parcourir des yeux la penderie, son regard passant sur mes vestes, quelques chemises, mes robes et finalement sur les tenues sexy de BDSM : tenues de French Maid, Catsuit en tissu…
— C'est ça que tu veux tester ? La pointe de malice dans ma voix ayant peu de chance de lui échapper.
— Peut être une autre fois, mais je me disais surtout que tu as quand même beaucoup de tenues de Maids pour quelqu'un qui a autant de bazar chez soi !
J'ai envie de rire mais je me retiens pour lui répondre :
— Il parait que c'est un truc de meufs trans d'avoir des tenues de Maids et de ne pas ranger sa chambre, il faut bien que je coche quelques clichés.
Le fou rire que je retenais fini d'éclater et Léa se met à son tour à rire. Je la serre dans mes bras et je lui fais un câlin pendant que nous finissons de rire.
— Merci, dit-elle alors qu'elle reprend son souffle.
— Merci de quoi ?
— Merci d'être aussi compréhensive et aussi gentille avec moi, dit-elle avant de venir loger sa tête contre ma poitrine. Et merci d'être aussi drôle. Il y a eu beaucoup trop de choses négatives aujourd'hui : je me suis faite mégenrer un peu trop de fois, trop de personnes qui m'appellent Monsieur, trop de mon ancien prénom à la Fac. Je ne me sentais vraiment pas bien aujourd'hui et la dysphorie est revenue me faire souffrir. C'est pour ça que je n'ai pas osé prendre un seul vêtement, parce que je suis tellement mal dans ce corps que j'arrive pas à retirer des vêtements. Je me sens extrêmement moche et je ne serais jamais belle.
— Je comprends je suis passée par là. Alors reste habillée comme ça et on va juste se blottir sous la couverture et faire un câlin si ça te va. 
Elle acquiesce et on se glisse habillées sous la couverture avant de se blottir l'une contre l'autre tout en tendresse.
— Je sais que c'est difficile mais crois moi un jour ça sera derrière toi, tu seras bien dans ton corps. Tu seras une jeune femme magnifique. Que ça soit changer de vêtements ou les hormones ou autre, ça va te permettre de révéler toute ta féminité et ta beauté, moi je la vois en toi. Et bientôt tu la verras aussi et le reste du monde aussi.
— Tu es tellement gentille.
— Tu as jusqu'à quelle heure avant de devoir rentrer ?
— J'ai jusqu'à 23h pour les bus.
— Ok une soirée détente avec pizza et série queer et drôle ça te tente ?
— Avec plaisir ma belle, répondit-elle définitivement détendue. Ce sera quoi comme série ?
— Hmm tu aimes bien les histoires de vampires lesbiennes et les blagues sur la colocation ?
— Ok, tu m'as eu à Vampire Lesbienne, je sens qu'on va passer une bonne soirée.
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lusky
24 septembre 2025 à 16:26
Bonjour
l'écriture inclusive , c'est vraiment pénible !
Soyez respectueux
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BlueTrans
10 mars 2025 à 12:32
Bon j'ai réussi à reprendre l'écriture
Soyez respectueux
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Rorchak27
7 mars 2025 à 09:06
Une histoire comme on aimerait vivre vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre
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Monsieur Plume
10 janvier 2025 à 20:15
L'ambiance douce, un peu lente, et ancrée dans un quotidien réaliste fonctionne vraiment bien et très envie de voir les chemins que va prendre cette histoire d'amour.
Cela fait un contraste des plus intéressant avec les références inattendues au bdsm et je suis curieux de savoir comment va prendre cet étrange mélange.
Soyez respectueux
Répondre

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