Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Folle à lier — Chapitre 1 · Polymorphisme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Folle à lier
Chapitre 1 · Polymorphisme
Folle à lier, on ne m'attachera pas. C'est moi qui fait les liens. Je fais des liens entre des tas de choses. Voyez ça comme vous voulez. J'ai commencé et maintenant, je suis accro. Je suis complètement partie en vrille et j'aime ça, cette déchéance, cette libération, ce dépassement de soi, ce franchissement des barrières mentales, bien au-delà des limites si entravantes du conventionnel, du sensé, du raisonnable, du sain d'esprit.
Je ne suis pas une débutante dans la folie. Mais, jusqu'à présent, je l'ai toujours limitée à des mots sur mes cahiers. Mes délires étaient mis en cage, soumis à la feuille et à l'encre, expulsés comme de la merde, pour mourir enfin sur des pages et des pages de récits absurdes. C'est fini, ce temps-là. Je veux entrer en transe et quand j'y serais parvenue, je serais la reine.
Folle à lier, je connecterai toutes les idées. Je serais une dégénérée, une dérangée, une excentrique pathologique, mais, je serais prodigue. Je serais créative. Je produirai le monde et ce qui lui manque.
Aujourd'hui, je vais détruire d'un coup les entraves les plus solides que je pourrais m'imposer dans ma vie. Et, quoi de plus délicat, de plus tabou, de plus bridé, que sa pratique du sexe en société ? Si je pars en roue libre dans ce domaine, ce sera irréversible. Je pourrais tout me permettre. Je serais libre de tout concevoir, de tout faire, de tout imaginer et concrétiser et alors, je pourrais tout. Absolument tout. Ce sera extraordinaire. Ce sera disruptif et ce sera un feu d'artifices de choses qui apporteront une révolution de mes actions et par là-même, une révolution de ma pensée, la formidable avancée intellectuelle et physique que j'appelle de mes vœux.
Vous vous demandez ce que je peux bien faire dans ma vie, pour parvenir à cela ? Je vais vous répondre. Voilà ce par quoi je vais commencer : Je vais foutre en l'air mon statut de belle fille modèle et exemplaire de la classe spéciale de la faculté de mathématiques de ma ville. Aujourd'hui, je vais détruire ma réputation en un quart d'heure. Je vais sucer des garçons dans les toilettes des hommes.
– Clara, tu n'es pas sérieuse ? Tu ne peux pas faire ça comme ça, avec nous, de cette manière.
– Et comment, je vais me gêner. Je fais ce que je veux. Vous êtes partants, oui ou non ? Vous ne voudriez pas rater une occasion pareille, n'est-ce pas ?
– Clara, non ! Attends ! Tout le monde va l'apprendre ! Tu seras humiliée dans toute l'Université.
– Tant mieux !
– Et comment, je vais me gêner. Je fais ce que je veux. Vous êtes partants, oui ou non ? Vous ne voudriez pas rater une occasion pareille, n'est-ce pas ?
– Clara, non ! Attends ! Tout le monde va l'apprendre ! Tu seras humiliée dans toute l'Université.
– Tant mieux !
Il faut parfois compliquer un problème pour en simplifier la solution. Ce n'est pas de moi, mais, je ne ferais pas l'affront à son auteur de le citer dans un écrit publié sur une plate-forme érotique. Pourquoi se limiter aux symboles formels ? Je veux utiliser tout le vocabulaire humain, même l'érotique. Pourquoi se limiter à la concentration rationnelle ? Je veux utiliser tous les ressorts émotionnels. L'émotion, c'est le cœur du sexe. La concentration dont on fait preuve quand on baise, c'est merveilleux. De temps en temps, vous aurez du mal à me suivre. Je m'efforcerai toujours de vous aider à faire les liens. Vous continuerez à me lire ou pas. Votre vie, vos choix. Vous êtes pressés ? Moi, non. À vous de voir si vous voulez prendre votre temps avec moi.
– Clara… Qu'est-ce que tu fais… on est tes camarades de licence, quand même… Tu es sûre que tu veux nous sucer ? Plus rien ne sera comme avant.
– J'en suis sûr. Enlevez vos pantalons et montrez-moi vos bites.
– J'en suis sûr. Enlevez vos pantalons et montrez-moi vos bites.
Le plus grand a un long pénis droit et des bourses complètement épilées. Le plus petit a un pénis court, mais plus épais. Ils ont hésité. C'était tellement incroyable pour eux, que la seule meuf, et bonne avec ça, de leur classe de mathématiques supérieures, se propose à eux pour baiser dans les sanitaires de la fac. Mais, maintenant, ils n'en mènent pas large. Jusqu'ici, ils étaient parvenus encore à masquer leur excitation. Leurs sexes à découvert et alors que je me mets à genoux devant eux, ils se dressent et bandent. Il n'y a plus d'ambiguïté. Il n'y a plus de provocation. C'est réel. C'est vraiment en train de se passer.
Je prends leurs sexes en main, un dans la main droite, l'autre dans la main gauche. Mes deux potes de la promo frémissent. Ils sont un peu rouges, aussi. On est venu avec une chaise de cours et on a bloqué l'entrée avec. Personne ne viendra nous déranger. Cependant, la peur reste présente. La peur est une héroïne. C'est trop bon.
– Clara… Putain, y'a une demi-heure, on bossait la topologie ensemble à la bibliothèque et là, tu es en train de nous branler… Ah, t'es trop géniale, Lara. T'es trop excitante. T'es un OVNI, putain. Mais, qu'est-ce que c'est bon. T'arrête pas surtout, c'est incroyable.
C'est incroyable, en effet. Ça ressemble à un rêve. C'est une folie et pourtant, c'est bien connu que les cracks dans les grandes écoles baisent comme des lapins. Pourquoi pas nous ? Il faut bien décharger la tension. Il nous faut bien notre shoot d'adrénaline, de dopamine et mine de rien, c'est excellent pour se récompenser après tant d'efforts de pensée. C'est insupportable de manipuler tant d'abstractions en une seule journée. On a besoin de décompresser. On a besoin de retourner à la réalité brute. On a besoin de corps. On a besoin de les palper après l'immatérialité de nos raisonnements élaborés.
– Clara… Si tu me prends en bouche, je pourrais jouir à l'intérieur ? J'adorerais tellement.
– Ouais, t'inquiète. J'avalerai. Tu peux te faire plaisir. Et, toi, tu pourras aussi.
– Ouais, t'inquiète. J'avalerai. Tu peux te faire plaisir. Et, toi, tu pourras aussi.
Je dois bien me lancer. Je commence par la petite bite. Je l'embrasse. Je mets la bouche en cœur et presse son gland contre mes lèvres. Je tourne mon regard vers les yeux de celui que je tiens, littéralement, par les couilles. Il est gêné. Il a du mal à me fixer en retour. Tout ça est tellement inattendu pour lui. Tout ça dépasse tellement ses espérances les plus folles. Pas besoin d'être devin pour savoir que son cœur est en train de battre à cent à l'heure.
Enfin, j'entre le gland en moi. Je le suce. Je découvre son goût et lui, il tressaille fort, il gémit. Dans sa tête, c'est sûr, ça explose. Il est tout à moi. Je relâche la tension. Je ne voudrais pas qu'il me fasse un malaise. Je sors sa bite pour prendre l'autre, la grande.
Je fais la même. Lui est plus calme, très concentré sur sa respiration. Il est sur le fil du rasoir, j'en suis sûre, mais, il tient bon. Il reste en condition. Il souffle. Il savoure. Je suce son gland. Je découvre son goût. Il a une moins bonne hygiène. Je fais une grimace mais j'ai envie d'aller jusqu'au bout. J'ai la chatte trempée, mine de rien. Alors, je suce son gland de plus belle, comme une sucette, et j'avale ma salive. Il se tord de douleur alors que sa bite, si sensible à cet endroit, lui fait certainement un peu mal. Mais, c'est psychologiquement beaucoup trop délicieux pour qu'il proteste d'aucune façon. Il est plus qu'heureux de se trouver dans cette situation. Je lustre le gland jusqu'à ne plus avoir d'arrière goût de pisse. C'est terminé. Je reviens sur l'autre. Cette fois-ci, je veux aller plus loin.
Je prends son gland en bouche puis j'enfonce un peu plus loin son pénis à l'intérieur de mes joues, jusqu'à le prendre de tout son long et buter contre ses testicules. Comme son sexe est petit, ce n'est pas trop difficile. Cette fois, je vais aller au bout. Je veux qu'il jouisse et je veux que ce soit brutal. Je veux qu'il soit surpris et éjacule en moi sans avoir le temps d'essayer de contrôler quoi que ce soit. Je le suce comme jamais. Je vais d'avant en arrière et je recommence, vite. Je déglutis plusieurs fois. Les genoux par terre contre le carrelage des chiottes mal entretenues de la fac, je porte une main à mon sexe, les jambes écartées, par dessous ma jupe. Je le suce, je le suce, je le suce. Il beugle. Je le rend dingue. Il pulse et je sens son liquide chaud gicler dans ma bouche. J'avale. Au suivant.
Le deuxième l'a beaucoup plus longue, comme je le mentionnais. Je m'y prend autrement. Je viens à deux mains prendre son pénis à la base et je le branle en même temps que je lui prodigue ma fellation. Il jouit tellement vite que je suis moi-même surprise. Du coup, eh bien, c'est déjà fini.
Ils remettent leurs caleçons en place et, pour l'un, un jean, pour l'autre, un jogging. Le plus grand me tend un mouchoir. Je le saisis et m'essuie la bouche. Je me relève. On enlève la chaise. Pas de bruit dans les couloirs. On se faufile en dehors des sanitaires. On se dépêche pour arriver à l'heure à l'amphithéâtre pour notre prochain cours magistral.
><><><
Dans la grande salle de conférence B12, avec des bancs positionnés en rang, sur un grand escalier en face du professeur, on s'assoit au premier rang. Je fixe le tableau noir à craie en attendant l'arrivée de notre enseignant. C'est calme. On est pas très nombreux. Ce cours est pas mal déserté, ces temps-ci.
Ça fait bizarre, c'est sûr. Assister comme ça au cours comme si de rien n'était, alors que je viens de sucer et d'avaler le sperme de deux collègues de classe, ça laisse une impression de décalage. Quand il arrive et commence à présenter les concepts que nous allons aborder aujourd'hui, je parviens pourtant à me concentrer sans aucun souci. L'adrénaline, comme je disais. J'ai beau avoir préméditée la chose, j'ai beau avoir seulement concrétisé un projet longuement mûri, c'était un saut dans le vide. Et, maintenant, les conséquences vont arriver l'une après l'autre. Je souris. Je me réjouis et éclate de rire intérieurement. Je suis toute excitée, pleine de malice, de volonté de me mettre au défi pour aller plus loin, encore, jusqu'à réussir à atteindre cet état : la transe créative totale. Un état où mon corps, mes émotions, ma sensualité et ma raison tous ensembles concourent à l'audace, à oser, à imaginer autrement, à découvrir.
– Professeur ! Vous permettez que j'aille au tableau pour écrire une remarque sous la formule de l'intégrale de Riemann ?
Je n'attends pas qu'il me réponde. Je me rends sur place et sous l'effet de la sidération, celui-ci ne réagit pas. Personne n'a jamais été aussi intrusif lors d'un cours magistral. Cela n'est pas prévu pour cela. Pendant un cours magistral, le professeur parle et les étudiants écoutent. Je touche volontairement la main du professeur pour le gêner et récupère sensuellement la craie qui se trouvait à l'intérieur, plutôt que de prendre une craie neuve dans le pot à craies posé sur le bureau. Le professeur rougit et j'écris alors sous la formule.
– Hum ! Ça suffit, mademoiselle ! Vous retournez à votre place immédiatement ! s'écrie le professeur, avec une voix néanmoins tremblante.
Je lui souris largement en le regardant dans les yeux avec malice et en me mordillant les lèvres. Je l'ai mis dans tous ses états. On ne se rend pas compte comment un toucher léger, à un moment bien choisi et dans les conditions appropriées, peut perturber un homme. Je sais qu'il a bandé. Je suis la plus bandante de toute les filles de l'Université et j'ai posé une main sur la sienne, devant tout le monde. Ensuite, je suis restée près de lui pour écrire. Il a senti mon odeur. Il a haussé la voix sur moi. Je suis repartie comme une insolente, en lui jetant un regard cochon et il l'a certainement remarqué.
Il a beau essayer, toute la classe peut voir comme il est perturbé. Alors qu'il acquiesce de la justesse de ma correction, des personnes se mettent à discuter entre eux dans tous les coins. Tout le monde a vu ce que j'ai fait. Je peux certes facilement faire passer l'événement pour ce qu'il est dans le fond : un acte humain anodin, une craie saisie, des mots écrits, un sourire et un retour à sa place. Il n'en est pas moins que tout le monde a remarqué de quelle manière troublante les faits se sont déroulés et mon intention sexuelle derrière cela. Le professeur demande le calme dans l'amphithéâtre d'une voix beaucoup trop forte qui traduit que ses émotions lui échappent. Il poursuit de cette voix inhabituelle la dictée de son cours, une dictée laconique encore plus rébarbative que d'habitude. Il déroule son cours en automatique. Il s'efforce de reprendre ses esprits après mon geste troublant.
Le cours achevé, tous les regards se portent sur moi. Ils doivent tous se demander ce qu'il m'arrive. Plusieurs ne savent pas encore que j'ai sucé des camarades dans les toilettes juste avant cela. Plusieurs ignorent que je suis folle à lier et que je compte bien en tirer parti à compter d'aujourd'hui.
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… Si vous n'avez rien à dire et que vous voulez le faire savoir, postez cette phrase en commentaire ! Merci de m'avoir lue ! Si vous êtes, verbe à la deuxième personne du pluriel, cliquez sur « J'aime ». Ça se trouve juste en dessous de ce message, à gauche. Si vous préférez le bouton de droite, dites-moi en commentaire ce qui vous a plu (ou pas) !
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Commentaires ()
Merci @Kingsoft , très flattée que tu aies écrit ton premier commentaire sous mon texte :) !
Merci @Downstar, trop bien que ton intérêt augmente ! Ça me motive vraiment !
Merci @hpassage pour ton ... passage haha
Ah bon, toi aussi :)
Ah ouf ! Me voilà rassurée, @Docsevere 🥰.
@Wedreca :
Mais non, ohhh... Je te suis fidèle. Comme toi ! :D
Je dirais simplement que tes textes nous jettent dans la fournaise… Instillant un doute Ô combien salvateur.
Wedreca parle d’Expériences de pensée littéraires…
Aurait-on trouvé un Einstein de l’éros?
Quoiqu’il en soit, l’intérêt que j’ai pour ton travail ne fait que croître.
J’ADORE.
Je n’écris jamais de commentaire sur ce site mais la j’en ai envie.
Bravo !
Un goût pour le sex et un autre pour l’écriture.
Ça trompe bien, c’est un site de lecture d’histoire sex.
De plus le scénario est TOP.
On a l’impression d’une histoire totalement vrai.
Encore …..
(Tout va bien, on est entre obsédés... :D)
Je crois que Docsevere est amoureux 😍 !
Salope ! Tu m'as cassé mon coup 😤 !
Oui bien sûr, c'est assez surréaliste et ça va le rester dans la suite, héhé. Je suis toujours à la quête d'expériences qui me sortent du réel, particulièrement sur mes dernières publications. À la recherche d'esthétiques particulières aussi.
Merci encore !