00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Blablablah Une fois franchies les lignes rouges XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Une fois franchies les lignes rouges — Chapitre 3

12 minutes
12.8k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Blablablah
Blablablah
Histoires publiées
27
Abonnés
30
J'aime cumulés
1.5k

Une fois franchies les lignes rouges

Chapitre 3

L’avion atterrit dans un grondement assourdissant, écrasant ses pneus sur le tarmac brûlant de Bangkok. La chaleur m’enveloppe dès que je franchis la passerelle, moite, épaisse, différente de tout ce que j’ai connu. Elle colle à ma peau comme un second vêtement, un linceul parfumé au jasmin, aux épices et aux émanations de la ville. Dans ce bain tropical, les derniers lambeaux de mon ancienne vie semblent se dissoudre. Plus de Fred le traître, le pigeon, le frère brisé. Ici, je ne suis personne. Un fantôme en transit, un corps disponible, un vide à combler par tous les excès.
Je descends dans un hôtel minable de Khao San Road, une chambre aux murs suintants où le bruit des tuk-tuks et des rires ivres monte sans discontinuer. L’air conditionné ronronne, inefficace, recrachant une odeur de moisi. Je me douche, l’eau tiède coulant sur mes muscles encore tendus par le vol et par la tension nerveuse. Dans le miroir taché, mon regard est différent. Il a perdu sa honte. Il n’y a plus de place pour ça. Il n’y a qu’une soif, immense, dévorante.
Le soir même, je me perds dans le dédale des ruelles éclairées aux néons rouges et bleus. La musique techno martèle mes tympans, se mêlant aux appels des serveurs et aux rires des filles assises en terrasse, leurs jambes interminables mises en valeur par des shorts minuscules. Leurs yeux, noirs et charbonneux, me dévisagent, me toisent, m’invitent. Je sens l’adrénaline couler dans mes veines, remplaçant le sang. C’est ça. L’oubli. Par la chair.
Je pénètre dans un go-go bar enfumé. L’obscurité est à peine percée par les spots qui éclairent une scène où des femmes, vêtues seulement de strings et de talons aiguilles, se trémoussent autour de barres de métal. Leurs corps sont des sculptures lisses et huilées, des promesses de muscles assouplis et de peaux satinées. Leurs seins, fermes et ronds, pointent sous les lumières stroboscopiques. Leurs hanches ondulent avec une lenteur hypnotique.
Je commande un whisky, cul sec. L’alcool brûle ma gorge, attisant le feu en moi. Mon jean devient soudain trop serré, ma bite durcit, réveillée par ce spectacle de chair offerte et par la liberté absolue de l’inconnu. Je n’ai plus de comptes à rendre. À personne.
Une danseuse descend de l’estrade. Elle est métisse, son corps une parfaite synthèse de courbes asiatiques et de sensualité occidentale. Ses cheveux, noirs de jais, tombent en cascade sur ses épaules nues. Ses yeux en amande me fixent, luisants d’une audace calculée. Elle porte un string en dentelle noire si minuscule qu’il disparaît presque entre ses fesses parfaitement galbées. Ses seins, d’une rondeur impeccable, sont ornés de piercings argentés qui scintillent à la lumière.
Elle s’approche, son parfum musqué et sucré dominant l’odeur de bière et de transpiration.
– Tu es seul ? demande-t-elle dans un français teinté d’un accent chantant.
Sa main, aux ongles laqués de rouge, se pose sur mon bras. Ses doigts sont froids, contrastant avec la chaleur de ma peau.
– Oui. Seul.
Un sourire lent étire ses lèvres pulpeuses, ourlées d’un rose vif.
– Moi, c’est Niran. Je peux te tenir compagnie.
Sans attendre ma réponse, elle glisse sa main dans la mienne et me guide vers l’arrière du bar, dans une alcôve sombre, séparée du reste par un rideau de perles. L’espace est exigu, meublé seulement d’un canapé de vinyle usé. La musique est plus étouffée ici, remplacée par le battement sourd de mon propre cœur.
Elle me pousse doucement sur le canapé et s’agenouille devant moi, ses mains sur mes genoux. Ses yeux ne me quittent pas.
– Tu veux jouer avec moi ? murmure-t-elle.
Sa main se pose sur l’entrejambe de mon jean, pressant la bosse dure et tendue qui s’y trouve. Un frisson électrique me parcourt l’échine.
– Oui.
Ce seul mot, libérateur. Lâché. Il n’y a plus de frein.
Elle déboutonne mon jean avec une dextérité experte. Ses doigts froids se glissent dans mon caleçon et libèrent ma verge, déjà gonflée et luisante à son extrémité. Elle émet un petit rire satisfait.
– Très beau. Très fort.
Sa bouche s’approche, ses lèvres s’entrouvrent. Je m’attends à ce qu’elle me suce, mais elle fait autre chose. Elle passe sa langue, large et habile, sur la longueur de mon sexe, du pubis jusqu’au gland, goûtant le sel de mon désir. Puis elle engloutit ma bite d’un coup, jusqu’au fond de sa gorge. L’étreinte est chaude, humide, incroyablement habile. Sa tête bouge, ses cheveux noirs balayant mes cuisses. Je vois ses seins se balancer sous mon nez, les piercings métalliques effleurant mon torse.
Je laisse aller ma tête en arrière, les yeux fermés, submergé par la sensation. Les images de Christelle, de Vincent, de Kelly, s’estompent, brûlées par le feu immédiat de cette bouche anonyme. Je pose mes mains sur sa tête, enfonçant mes doigts dans ses cheveux soyeux, guidant son mouvement. Elle grogne d’approbation, le son vibrant le long de mon sexe.
Soudain, elle se retire, un fil de salive argenté reliant ses lèvres à mon gland.
– Maintenant, c’est à mon tour de jouir, annonce-t-elle, son regard brillant de lubricité.
Elle se relève et se tourne, se penchant en avant pour poser ses mains sur le canapé de part et d’autre de moi. Elle me présente son cul, parfaitement rond, les fesses écartées par sa position. Le string noir est un simple fil qui disparaît dans la raie profonde de son postérieur. D’une main, elle écarte ses fesses, révélant son anus, minuscule et rose, et en dessous, les lèvres gonflées et humides de son sexe, glissant de jus.
– Lèche-moi , ordonne-t-elle, jetant un regard par-dessus son épaule. Lèche-moi partout.
Je n’ai pas besoin qu’on me le dise deux fois. Je plonge mon visage entre ses fesses. Ma langue trace un chemin de son clitoris bourgeonnant jusqu’à son petit trou, goûtant son jus sucré et épicé. Elle est propre, parfumée, et son goût est enivrant. Elle pousse des gémissements aigus, pressant son cul contre mon visage. Je la lèche avec voracité, explorant chaque pli, chaque recoin de son intimité offerte. Je sens ses muscles se contracter sous ma langue, son corps entier frémir.
Quand elle est au bord de l’orgasme, elle se redresse brusquement et se retourne. Ses yeux sont vitreux de plaisir.
– Maintenant, baise-moi. Fort. Comme une pute.
Elle s’assoit sur moi, à califourchon, et guide mon sexe à l’entrée de son vagin. Elle est incroyablement serrée, chaude, palpitante. Elle s’enfonce d’un coup, m’absorbant entièrement. Un long gémissement aïgu s’échappe de sa gorge. Elle se met à bouger, utilisant ses cuisses musclées pour monter et descendre sur ma verge avec une énergie sauvage. Ses seins bondissent devant mon visage. Je les saisis, les malaxe, pince ses tétons percés entre mes doigts. Elle crie, sa tête rejetée en arrière.
Le spectacle est obscène, décomplexé, libérateur. Je la tiens par les hanches et je la soulève, la faisant aller plus vite, plus profond. La porte de l’alcôve n’est qu’un mince rideau de perles. Des ombres passent de l’autre côté. On peut nous voir, nous entendre. Cette pensée, au lieu de me refroidir, attise ma fièvre. L’exhibitionnisme devient une drogue. Je veux qu’on me voie. Qu’on sache que je suis vivant, que je baise, que je jouis, loin de tous, loin de ma vie d’avant.
Je la retourne, la penchant sur le canapé, et la prends par-derrière. Chaque poussée est un coup de piston qui chasse un peu plus le passé. Je ne pense plus. Je sens. La chaleur de sa peau. La moiteur de son sexe qui m’accueille. Le claquement de nos chairs qui s’entrechoquent. Ses cris, de plus en plus forts, de plus en plus obscènes.
Je sens l’orgasme monter en moi, irrépressible. Je m’enfonce une dernière fois, à fond, et explose en elle dans un grognement primal. Des vagues de plaisir déferlent, me vidant, me purgeant. Je reste en elle un instant, mon sperme chaud coulant en elle.
Elle se redresse, un sourire de chatte repue aux lèvres. Elle se caresse le ventre, comme pour sentir mon foutre en elle.
– Il faudra assumer s’il y a bébé, dit-elle simplement, en se rhabillant avec une désinvolture totale.
Je me sens con. Qu'est-ce que c’est que cette phrase ?
– Hein ? Comment… comment-ça ?
– Tu es venu en moi sans capote. Si je tombe enceinte, tu devras payer la pension alimentaire.
Qu'est-ce que…
– Non mais, vous prenez bien la pilule ou…
– Non, non, non ! Tu es un idiot ou quoi ? Je ne suis pas une danseuse du bar. Je suis une cliente comme toi. Tu as baisé avec moi sans rien et tu vas assumer nos enfants. J’ai caché tes papiers de toute façon et mon grand frère ne te laissera pas partir comme un lâche. On va attendre et si j’ai bébé, tu vas assumer être père.
Que… Putain ! Mon portefeuille ! Elle m’a volé mon portefeuille !
– Idiot. Tu restes là comme un idiot. Mon frère va t’aider à rejoindre la maison pour attendre le bébé.
– Mais quoi ? C’est vraiment n’importe qu…
Un grand gaillard s’engouffre avec nous dans l’alcôve et se jette sur moi avec un mouchoir imbibé d’un lliquide puant fort les produits de synthèse. Il le presse contre mon nez alors qu’il pose sa sale main sur ma bouche avec une fermeté incroyable. Je n’arrive pas à lutter. Je… je m’endors… pour me réveiller… je ne sais où.
– Au secours ! À l’aide ! Que… ?
Je me retrouve soudainement dans une cave lugubre éclairée seulement d’une ampoule grésillante pendante à un fil électrique à nu, comme dans le pire cauchemar possible de kidnapping. Le lieu est humide, sombre. Il semble comme creusé dans la roche. Je ne suis pas dans une cave. En fait, je suis dans une grotte. Une grotte, quelque part en Thaïlande, les mains et pieds liés, portant à peine quelques vêtements et sans plus aucun effet personnel.
En partant de chez moi pour fuir ma situation, je ne pensais pas pouvoir empirer mon cas. C’est pourtant bien ce qu’il se passe. C’est une horreur. C’est une véritable catastrophe.
– À l’aide ! À l’aide ! À l’aide !
Je crie. Je me débats pour essayer de défaire mes liens. Rien n’y fait. Je reste là dans une position très inconfortablement et plein d’angoisse, pendant, je je sais pas, des heures et des heures… Je perds la notion du temps.
Enfin, elle est là. Niran. Et, alors même que c’est certainement de sa faute si je me retrouve ici, je bénis son apparition. Son regard a changé. La séductrice provocante a laissé place à une femme inquiète.
– Fred, écoute-moi, dit-elle en s'approchant prudemment.
– Mon frère... il a exagéré. Je ne voulais pas que les choses se passent comme ça.
Je reste méfiant, mes liens me rappelant cruellement ma situation de prisonnier.
– Alors pourquoi ? Pourquoi tout ce cirque ?!
Elle s'assit sur un tabouret bancal, son visage trahissant un conflit intérieur.
– Dans mon village, on pense qu'un enfant doit avoir un père. J'ai 32 ans, le temps presse. Quand je t'ai vu au bar, seul, vulnérable... J'ai cru voir une opportunité.
Ses mots me glacent. Je suis passé de proie dans un jeu pervers avec Christelle et Vincent, à proie dans un plan machiavélique d’enfantage prémédité.
– Mais ce n'est pas une façon de faire, continue-t-elle, les yeux baissés. Mon frère est un homme traditionnel. Il pense bien faire.
J’acquiesce du regard. Je suis aux aguets. Je ne sais pas encore à qui j’ai affaire et comment la situation pourrait dégénérer.
Elle se lève et commence à dénouer mes liens.
– Je vais te libérer. Prends tes affaires et pars. Oublie cette histoire.
Je tremble. Elle exécute sa promesse et alors que je peine à bouger correctement à nouveau, elle part en courant, empruntant un escalier attenant dans la roche. Je n’ai pas le temps de faire quoi que ce soit pour l’en empêcher. Finalement, je me traîne moi aussi vers l’escalier puis remonte les lourdes marches pour enfin quitter cette grotte des enfers.
Une fois revenu à la surface, je n’ai plus rien. Je suis quelque part perdu dans une jungle qui m’est inconnue, mais, je suis libre. Ma vie est vraiment partie en vrille…
Perdu dans la jungle thaïlandaise, je marche pendant des heures, mes vêtements en lambeaux, le corps couvert d'égratignures. La liberté retrouvée a un goût amer. Je suis vivant, mais comment vais-je me sortir de ce pétrin, sans papiers, sans rien, sans parler la langue, perdu dans la campagne thaïlandaise ?
Au bout d'un sentier, je tombe sur un village isolé. Les habitants, méfiants au début, me prennent en pitié lorsqu'ils voient mon état. Je peux boire et manger. Malheureusement, malgré mes tentatives de communiquer ma volonté de me rendre à une ambassade pour quitter cet enfer, mes paroles restent lettre morte. J’obtiens finalement d’aider aux travaux de la ferme contre un gîte et un couvert. J’apprends quelques notions de thaï. Je reste ainsi presque comme un captif, clandestin sans repères, pendant quelques semaines. J’ai trop peur de simplement quitter le village, et on me refuse même de me prêter un portable. Possible qu’ils soient au courant. Possible qu’ils connaissent Niran et me retiennent volontairement parmi eux.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 4
9 minutes
3.6k
148
3
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 7 commentaires
bovarius3
7 novembre 2025 à 02:16
Le pauvre! Il est décidément prédestiné à se trouver dans des situations impossibles et à se faire avoir. J'adore...

Ca me fait plaisir ! Merci !! Oui, je suis peut-être un peu sadique....

Pas du tout ,ce narrateur pense avec sa bite, rien d'étonnant qu'il se mette dans des situations si scabreuses!
Soyez respectueux
Répondre
bovarius3
7 novembre 2025 à 02:14
Quel merveilleux récit, si bien décrit!
Cher ami, tu a l'art de nous faire tomber de la suprême volupté vers la déchéance abjecte, bravo ,j'ai été encore surpris. Et le féministe que je prétends être apprécie beaucoup les punitions imposées au narrateur quine réfléchit pas avant de faire l'amour.
Tu es vraiment un grand auteur!
Soyez respectueux
Répondre
bovarius3
7 novembre 2025 à 02:11
Quel merveilleux récit, si bien décrit!
Cher ali,tu a l'art de nous f
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Exorium
Exorium
2 novembre 2025 à 08:05
Le pauvre! Il est décidément prédestiné à se trouver dans des situations impossibles et à se faire avoir. J'adore...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Blablablah
Blablablah
26 octobre 2025 à 12:38
Merci @Antoine.Daniel ! Ton commentaire me fait très plaisir. J'espère que la suite te plaira.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Antoine.Daniel
Antoine.Daniel
26 octobre 2025 à 06:00
Thème original et bien raconté. Un grand merci et vivement la suite.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ La bûche J'ai chiennisé ma collègue arrogante XSTORY
J'ai chiennisé ma collègue arrogante
Chapitre 6
Par La bûche
254
8
26.7k
Hétéro
✦ Loterie2xgm Des voisins charmants XSTORY
Des voisins charmants
Chapitre 2
Par Loterie2xgm
189
1
12.7k
Hétéro
✦ Utilisateur supprimé Bangkok bad trip XSTORY
Bangkok bad trip
Chapitre unique
Par
2
0
4.1k
Bi
✦ La bûche J'ai chiennisé ma collègue arrogante XSTORY
J'ai chiennisé ma collègue arrogante
Chapitre 1
Par La bûche
566
19
78.9k
Hétéro
✦ zooph34 Dans la chaleur de la nuit sénégalaise XSTORY
Dans la chaleur de la nuit sénégalaise
Chapitre unique
Par zooph34
111
6
13k
Hétéro
✦ Mentalist Pris par une Trans’ dans une cabine d’essayage… XSTORY
Pris par une Trans’ dans une cabine d’essayage…
Chapitre 2
Par Mentalist
330
20
32.2k
Trans & QIA+
✦ Grosmembre Manille XSTORY
Manille
Chapitre unique
Par Grosmembre
14
5
3.4k
Hétéro
✦ Lesadhu Élodie - la première sodo XSTORY
Élodie - la première sodo
Chapitre unique
Par Lesadhu
42
4
9.5k
Hétéro
✦ orangina07 En vacances avec ma cousine. XSTORY
En vacances avec ma cousine.
Chapitre 2
Par orangina07
143
2
15.8k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio