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Une fois franchies les lignes rouges — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une fois franchies les lignes rouges
Chapitre 2
Est-elle sincère quand elle dit à son mari qu'elle l'aime alors qu'elle est en train de le tromper avec son meilleur ami, et sans capote, le laissant éjaculer en elle ?
À peine viens-je de réfléchir à cela que Christelle, les yeux brillants d'une lueur sauvage, se jette sur moi. Sa bouche trouve la mienne dans un baiser vorace, salé par notre sueur et le goût de mon propre sperme. Ses mains agrippent mes fesses, ses ongles s'enfonçant dans ma chair avec une possessivité animale. Elle se frotte contre moi, son sexe encore palpitant et ruisselant écrasé contre ma cuisse, comme si elle voulait s'imprégner de moi, ou moi d'elle.
– Tu as entendu ? murmure-t-elle entre deux morsures brûlantes sur mon cou.
Sa voix est triomphante.
– Je lui ai dit que je l'aimais pendant que ta queue me remplissait. Pendant que ton foutre chaud coulait en moi.
Ses mots sont un électrochoc qui ravive immédiatement ma fièvre libidinale. Ils sont bien plus violents et excitants que tout ce qui s'est passé avant. La trahison atteint un paroxysme obscène. Son insolence avouée me donne des ailes et je la soulève à nouveau, là, toujours planqué avec elle dans les chiottes de ce café si quelconque. Ses jambes s'enroulent autour de ma taille, et je la plaque contre la porte froide de la cabine. Le choc du métal contre sa peau chaude lui arrache un gémissement.
– Tu es un vrai démon, Christelle, grogné-je dans son oreille, ma bouche cherchant le lobe, le suçant, la mordant.
– Et toi, tu es mon complice. Le complice parfait…
Ce n'est pas faux et je frémis… Je pense au beau salopard que je suis. Je pense à ce que je suis en train de faire à mon meilleur ami. Je suis en train de besogner sa femme comme jamais j'ai besogné quelqu'un.
Sa main se glisse entre nos corps pressés et trouve ma verge, déjà, incroyablement, en train de durcir à nouveau sous l'effet de cette perversion pure. Ses doigts sont poisseux de nos fluides mêlés.
– Regarde ça… Elle est déjà prête pour un autre round. Elle adore ça. Elle adore être la queue secrète qui baise la femme de son meilleur ami. Tu sais, la queue de Vincent serait bien incapable d'une telle prouesse… Mais, je me demande si ta queue réagit aussi bien avec ta petite amie Kelly ?
Ses dernières paroles sont un coup de poing dans le ventre. Cela fait mal… et c'est bon tout à la fois. Quelle pourriture ! Je me comporte comme un sale enfoiré sans principes ! Elle a raison. Une frénésie s'est emparée de moi. La culpabilité, la peur, la loyauté brisée – tout a été pulvérisé, transformé en un carburant brut pour une libido démoniaque.
Je la retourne, la penchant sur le réservoir des toilettes. Sa peau est moite, ses cheveux en désordre. Je contemple son dos arqué, la courbe parfaite de ses fesses, et entre elles, son sexe offert, rouge, bouleversé, luisant de notre récent assaut.
Je m'agenouille. Je n'y peux rien. C'est plus fort que tout. Je plonge mon visage entre ses fesses, et ma langue trace un sillon impérieux de son anus à son clitoris, goûtant le mélange unique de son jus et de mon sperme. Le goût est acre, musqué, primitif. Celui du péché consommé.
Elle pousse un cri étouffé, ses mains s'agrippant au réservoir en porcelaine.
– Oh putain, Fred ! Oui ! Lèche-moi ! Lèche ton foutre qui coule de moi !
Je la dévore. Ma langue explore sans vergogne son clitoris gonflé, ses lèvres gonflées, puis plonge en elle, cherchant les dernières gouttes de ma propre semence. C'est le geste le plus trash, le plus possessif, le plus dégradant et pourtant le plus excitant de ma vie. Je la marque, je la revendique de l'intérieur, avec ce qui reste de notre union illicite.
Quand elle est au bord de l'orgasme, ses jambes tremblant de manière incontrôlable, je me relève. D'une main, j'écarte ses fesses, de l'autre, je guide mon sexe, raide et impatient. Je ne la pénètre pas par son vagin. Je presse mon gland contre l'orifice minuscule et nerveux de son anus.
Elle comprend immédiatement. Un « non » de pure forme, un souffle, s'échappe de ses lèvres, immédiatement suivi d'un « oui » guttural, bestial.
– Oh oui… Quelle indécence… Prends-moi là. Fais-le. S'il te plaît.
La pression est intense, incroyable. Elle est si serrée, si chaude, d'une chaleur différente, plus âpre. Elle cède avec un gémissement déchirant, et je m'enfonce en elle d'un seul coup, profondément, jusqu'au fond de son cul, ouvrant bien grand son anus au passage de ma queue qui glisse en elle comme un serpent. Elle crie, un cri aigu et cassé que la porte étouffe à peine. Ses muscles se contractent autour de moi dans une étreinte douloureuse et exquise.
Je la baise avec une sauvagerie que je ne me connaissais pas. Chaque poussée est un coup de boutoir dans mes valeurs, un reniement de toute amitié, de tout amour propre et porté à mon ami, à ma propre femme. Je regarde mon sexe, luisant de nos sécrétions, disparaître et réapparaître dans son cul offert, dans son trou du cul qui se dilate. La vue est obscène. C'est parfait.
– Dis-moi, quel diable de salope es-tu ?! questionné-je en haletant, mes mains emprisonnant ses hanches.
– La reine ! Je suis la reine des salopes ! C'est moi, Christelle ! La plus chaude et la plus vicieuse de toutes ! hurle-t-elle, la tête rejetée en arrière.
C'est ce qui me fait exploser. Une dernière poussée, un grognement sourd, et je décharge en elle une fois de plus, dans un endroit où aucun de nous n'avait prévu que j'irais. Les spasmes sont interminables, violents, comme si mon âme même était expulsée de mon corps et venait de pénétrer là où elle mérite d'aller à cet instant, pour mes fautes : tout au fond d'un trou du cul…
Nous restons là, pantelants, collés l'un à l'autre, incapables de bouger. Le bref silence qui suit mon orgasme et, elle, qui se crampe retombe déjà, brisé par notre souffle haletant. Puis, un bruit de chasse d'eau tirée dans la cabine voisine nous ramène à la réalité.
La peur revient, glaciale.
Nous nous rhabillons en hâte, sans un mot, évitant nos regards. Nos vêtements sont froissés, nos corps moites et marqués. Je remets mon jean, la tache humide de mon propre plaisir collant désagréablement à ma peau. Elle se recoiffe dans le reflet métallique de la porte, essayant de retrouver l'apparence de la femme respectable qui était assise à la terrasse quelques minutes plus tôt.
Merde, enfin ! Quelqu'un nous a entendu ! Il l'a entendu dire toutes ces choses horribles, avec des noms, avec nos noms… S'il nous connaît, on est foutu… Quel cauchemar ! Je regrette tellement de m'être laissé partir en vrille de telle sorte.
Christelle se tourne vers moi. Elle n'a soudain pas l'air de s'inquiéter le moins du monde, bien au contraire, et son sourire traduit une malice bouleversante. Attends… Mais…
– Salut, Fred ! Alors, mon pote. C'était bon de baiser ma femme ?
Christelle éclate de rire alors que je découvre, paralysé par la surprise, que c'est lui, Vincent, mon meilleur ami, qui sort de la cabine attenante, et, alors qu'il vient de prononcer ces mots qui transforment notre situation du tout au tout. Alors, je me suis fait avoir par ce couple ! C'était un jeu ! C'était un foutu jeu entre eux depuis le début !
On se retrouve là, tous les trois dans le couloir intérieur des toilettes. Nous avons tous revêtu nos habits, mais je me sens à poil.
– Je croyais qu'on était pote, tous les deux…
Qu'est-ce que j'ai honte… Mais, enfin, il était au courant, et elle aussi ! Je me suis fait piéger, moi !
– Attends, Vincent. Tu savais ! Vous avez organisé cela, tous les deux.
Je prends un violent coup de poing dans la gueule et tombe au sol comme une merde. Quoi ?! Attend, quoi ? Ça fait mal, putain ! Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ?
– Fred, fred, fred… Tu as cru que tu t'en tirerais comme ça ? Espèce de salopard..
Vincent se racle la gorge puis me crache dessus. Mais, ça va pas ?! Non, je ne peux pas y croire. Même après ce que j'ai fait, après tout ce qu'on a vécu, je ne peux pas croire qu'il soit en train de me faire subir un traitement aussi humiliant. À l'arrière, Christelle, sa femme complice, continue de rire aux éclats. Sur quel couple des enfers est-ce que je suis tombé…
– Prends-ça !
Vincent me donne un coup de pied dans le ventre. J'ai le souffle coupé. Je gis là comme un chien battu étalé sur le sol, incapable de me défendre et continue à recevoir des coups.
– Arrête ! Putain… Arrête… Tu déconnes, là…
Je prononce ces mots avec peine, et cela n'arrête pas Vincent. Je… je vais mourir ici, roué de coups par mon meilleur ami… Non ! Je ne veux pas ! Cela n'est pas possible !
– Comme tu veux... mon pote ! Christelle ! Bloque bien la porte d'entrée des chiottes ! On va passer aux choses sérieuses…
Que… mais bordel, ils sont malades, qu'est-ce qu'ils font ?!
– Tu sais, Fred, pendant que tu baisais ma femme, je ne suis pas resté là à rien foutre dans la cabine à côté. J'ai tout filmé.
Comment ? Mais, qu'est-ce qu'il raconte.
– T'as rien remarqué, bouffon ! Hahaha ! Avec mon trépied et ma gopro, j'ai eu une superbe vue du dessus, mate un coup !
Vincent sort sa gopro, m'en fout une pour me maintenir à terre puis me montre un extrait de ce qu'il a filmé. Oh, putain ! Il l'a vraiment fait ! Il nous a filmé depuis le plafond des chiottes et je n'ai rien remarqué. Attends.. Quand Christelle a relevé la tête en arrière, elle savait…
– Je n'ai pas pu résister, mon con ! J'ai tout envoyé à Kelly !
Il a fait quoi ?! Non ! Le salopard ! Ma femme ! Qu'est-ce qu'il a fait, putain ! Je ne méritais pas ça. Non !
– Vincent… non !
– Si, regarde…
Vincent me montre les messages qu'il a envoyé à Kelly, ma compagne… mon… celle que j'aime, vraiment… J'ai les larmes aux yeux et je m'effondre. Je chiale.
Le couple des enfers se fend la gueule à côté de moi. Christelle, enfin, met fin au terrible jeu en m'adressent ces paroles funestes
– Allez, Vincent… Laisse-le. Il a eu son compte. Il est détruit, maintenant. Kelly ne voudra plus jamais de lui et Fred s'en voudra à vie, le pauvre chou… Laisse-le dans sa merde. Sachant ce qui l'attend dehors, il ferait même mieux de rester là, dans ces chiottes de café !
Le couple se marre une dernière fois puis ils s'en vont, me laissant là, au sol. Je suis incapable de parler. Je suis vidé, souillé, brisé. L'aventure est terminée. L'enfer, lui, ne fait que commencer. Je suis en colère, trop tard. Ils sont partis. Enfin, je me suis fait rouler ! J'ai été piégé ! Plus rien ne sera jamais comme avant. Une évidence me frappe alors. Ma vie, celle d'avant, est détruite. Ils ont détruit ma relation avec Kelly. Elle ne me pardonnera jamais. Je n'ai plus de meilleur ami. Et, plus jamais je ne pourrais vivre ici avec tout ça. Je dois partir, loin. Je dois aller loin d'ici, sans valises. Je ne peux pas retourner chez nous, chez moi et Kelly, après la vidéo qu'elle a reçue.
Heureusement, nous n'avons pas fait compte commun. Nous ne sommes pas mariés. J'ai pas mal d'argent. J'avais fait des économies. Des économies pour nous, mais à quoi bon, maintenant qu'il ne reste plus rien de nous ?! Alors, ma décision est prise. Je vais prendre le premier avion vers une destination lointaine et m'en aller d'ici. Je vais refaire ma vie.
À peine viens-je de réfléchir à cela que Christelle, les yeux brillants d'une lueur sauvage, se jette sur moi. Sa bouche trouve la mienne dans un baiser vorace, salé par notre sueur et le goût de mon propre sperme. Ses mains agrippent mes fesses, ses ongles s'enfonçant dans ma chair avec une possessivité animale. Elle se frotte contre moi, son sexe encore palpitant et ruisselant écrasé contre ma cuisse, comme si elle voulait s'imprégner de moi, ou moi d'elle.
– Tu as entendu ? murmure-t-elle entre deux morsures brûlantes sur mon cou.
Sa voix est triomphante.
– Je lui ai dit que je l'aimais pendant que ta queue me remplissait. Pendant que ton foutre chaud coulait en moi.
Ses mots sont un électrochoc qui ravive immédiatement ma fièvre libidinale. Ils sont bien plus violents et excitants que tout ce qui s'est passé avant. La trahison atteint un paroxysme obscène. Son insolence avouée me donne des ailes et je la soulève à nouveau, là, toujours planqué avec elle dans les chiottes de ce café si quelconque. Ses jambes s'enroulent autour de ma taille, et je la plaque contre la porte froide de la cabine. Le choc du métal contre sa peau chaude lui arrache un gémissement.
– Tu es un vrai démon, Christelle, grogné-je dans son oreille, ma bouche cherchant le lobe, le suçant, la mordant.
– Et toi, tu es mon complice. Le complice parfait…
Ce n'est pas faux et je frémis… Je pense au beau salopard que je suis. Je pense à ce que je suis en train de faire à mon meilleur ami. Je suis en train de besogner sa femme comme jamais j'ai besogné quelqu'un.
Sa main se glisse entre nos corps pressés et trouve ma verge, déjà, incroyablement, en train de durcir à nouveau sous l'effet de cette perversion pure. Ses doigts sont poisseux de nos fluides mêlés.
– Regarde ça… Elle est déjà prête pour un autre round. Elle adore ça. Elle adore être la queue secrète qui baise la femme de son meilleur ami. Tu sais, la queue de Vincent serait bien incapable d'une telle prouesse… Mais, je me demande si ta queue réagit aussi bien avec ta petite amie Kelly ?
Ses dernières paroles sont un coup de poing dans le ventre. Cela fait mal… et c'est bon tout à la fois. Quelle pourriture ! Je me comporte comme un sale enfoiré sans principes ! Elle a raison. Une frénésie s'est emparée de moi. La culpabilité, la peur, la loyauté brisée – tout a été pulvérisé, transformé en un carburant brut pour une libido démoniaque.
Je la retourne, la penchant sur le réservoir des toilettes. Sa peau est moite, ses cheveux en désordre. Je contemple son dos arqué, la courbe parfaite de ses fesses, et entre elles, son sexe offert, rouge, bouleversé, luisant de notre récent assaut.
Je m'agenouille. Je n'y peux rien. C'est plus fort que tout. Je plonge mon visage entre ses fesses, et ma langue trace un sillon impérieux de son anus à son clitoris, goûtant le mélange unique de son jus et de mon sperme. Le goût est acre, musqué, primitif. Celui du péché consommé.
Elle pousse un cri étouffé, ses mains s'agrippant au réservoir en porcelaine.
– Oh putain, Fred ! Oui ! Lèche-moi ! Lèche ton foutre qui coule de moi !
Je la dévore. Ma langue explore sans vergogne son clitoris gonflé, ses lèvres gonflées, puis plonge en elle, cherchant les dernières gouttes de ma propre semence. C'est le geste le plus trash, le plus possessif, le plus dégradant et pourtant le plus excitant de ma vie. Je la marque, je la revendique de l'intérieur, avec ce qui reste de notre union illicite.
Quand elle est au bord de l'orgasme, ses jambes tremblant de manière incontrôlable, je me relève. D'une main, j'écarte ses fesses, de l'autre, je guide mon sexe, raide et impatient. Je ne la pénètre pas par son vagin. Je presse mon gland contre l'orifice minuscule et nerveux de son anus.
Elle comprend immédiatement. Un « non » de pure forme, un souffle, s'échappe de ses lèvres, immédiatement suivi d'un « oui » guttural, bestial.
– Oh oui… Quelle indécence… Prends-moi là. Fais-le. S'il te plaît.
La pression est intense, incroyable. Elle est si serrée, si chaude, d'une chaleur différente, plus âpre. Elle cède avec un gémissement déchirant, et je m'enfonce en elle d'un seul coup, profondément, jusqu'au fond de son cul, ouvrant bien grand son anus au passage de ma queue qui glisse en elle comme un serpent. Elle crie, un cri aigu et cassé que la porte étouffe à peine. Ses muscles se contractent autour de moi dans une étreinte douloureuse et exquise.
Je la baise avec une sauvagerie que je ne me connaissais pas. Chaque poussée est un coup de boutoir dans mes valeurs, un reniement de toute amitié, de tout amour propre et porté à mon ami, à ma propre femme. Je regarde mon sexe, luisant de nos sécrétions, disparaître et réapparaître dans son cul offert, dans son trou du cul qui se dilate. La vue est obscène. C'est parfait.
– Dis-moi, quel diable de salope es-tu ?! questionné-je en haletant, mes mains emprisonnant ses hanches.
– La reine ! Je suis la reine des salopes ! C'est moi, Christelle ! La plus chaude et la plus vicieuse de toutes ! hurle-t-elle, la tête rejetée en arrière.
C'est ce qui me fait exploser. Une dernière poussée, un grognement sourd, et je décharge en elle une fois de plus, dans un endroit où aucun de nous n'avait prévu que j'irais. Les spasmes sont interminables, violents, comme si mon âme même était expulsée de mon corps et venait de pénétrer là où elle mérite d'aller à cet instant, pour mes fautes : tout au fond d'un trou du cul…
Nous restons là, pantelants, collés l'un à l'autre, incapables de bouger. Le bref silence qui suit mon orgasme et, elle, qui se crampe retombe déjà, brisé par notre souffle haletant. Puis, un bruit de chasse d'eau tirée dans la cabine voisine nous ramène à la réalité.
La peur revient, glaciale.
Nous nous rhabillons en hâte, sans un mot, évitant nos regards. Nos vêtements sont froissés, nos corps moites et marqués. Je remets mon jean, la tache humide de mon propre plaisir collant désagréablement à ma peau. Elle se recoiffe dans le reflet métallique de la porte, essayant de retrouver l'apparence de la femme respectable qui était assise à la terrasse quelques minutes plus tôt.
Merde, enfin ! Quelqu'un nous a entendu ! Il l'a entendu dire toutes ces choses horribles, avec des noms, avec nos noms… S'il nous connaît, on est foutu… Quel cauchemar ! Je regrette tellement de m'être laissé partir en vrille de telle sorte.
Christelle se tourne vers moi. Elle n'a soudain pas l'air de s'inquiéter le moins du monde, bien au contraire, et son sourire traduit une malice bouleversante. Attends… Mais…
– Salut, Fred ! Alors, mon pote. C'était bon de baiser ma femme ?
Christelle éclate de rire alors que je découvre, paralysé par la surprise, que c'est lui, Vincent, mon meilleur ami, qui sort de la cabine attenante, et, alors qu'il vient de prononcer ces mots qui transforment notre situation du tout au tout. Alors, je me suis fait avoir par ce couple ! C'était un jeu ! C'était un foutu jeu entre eux depuis le début !
On se retrouve là, tous les trois dans le couloir intérieur des toilettes. Nous avons tous revêtu nos habits, mais je me sens à poil.
– Je croyais qu'on était pote, tous les deux…
Qu'est-ce que j'ai honte… Mais, enfin, il était au courant, et elle aussi ! Je me suis fait piéger, moi !
– Attends, Vincent. Tu savais ! Vous avez organisé cela, tous les deux.
Je prends un violent coup de poing dans la gueule et tombe au sol comme une merde. Quoi ?! Attend, quoi ? Ça fait mal, putain ! Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ?
– Fred, fred, fred… Tu as cru que tu t'en tirerais comme ça ? Espèce de salopard..
Vincent se racle la gorge puis me crache dessus. Mais, ça va pas ?! Non, je ne peux pas y croire. Même après ce que j'ai fait, après tout ce qu'on a vécu, je ne peux pas croire qu'il soit en train de me faire subir un traitement aussi humiliant. À l'arrière, Christelle, sa femme complice, continue de rire aux éclats. Sur quel couple des enfers est-ce que je suis tombé…
– Prends-ça !
Vincent me donne un coup de pied dans le ventre. J'ai le souffle coupé. Je gis là comme un chien battu étalé sur le sol, incapable de me défendre et continue à recevoir des coups.
– Arrête ! Putain… Arrête… Tu déconnes, là…
Je prononce ces mots avec peine, et cela n'arrête pas Vincent. Je… je vais mourir ici, roué de coups par mon meilleur ami… Non ! Je ne veux pas ! Cela n'est pas possible !
– Comme tu veux... mon pote ! Christelle ! Bloque bien la porte d'entrée des chiottes ! On va passer aux choses sérieuses…
Que… mais bordel, ils sont malades, qu'est-ce qu'ils font ?!
– Tu sais, Fred, pendant que tu baisais ma femme, je ne suis pas resté là à rien foutre dans la cabine à côté. J'ai tout filmé.
Comment ? Mais, qu'est-ce qu'il raconte.
– T'as rien remarqué, bouffon ! Hahaha ! Avec mon trépied et ma gopro, j'ai eu une superbe vue du dessus, mate un coup !
Vincent sort sa gopro, m'en fout une pour me maintenir à terre puis me montre un extrait de ce qu'il a filmé. Oh, putain ! Il l'a vraiment fait ! Il nous a filmé depuis le plafond des chiottes et je n'ai rien remarqué. Attends.. Quand Christelle a relevé la tête en arrière, elle savait…
– Je n'ai pas pu résister, mon con ! J'ai tout envoyé à Kelly !
Il a fait quoi ?! Non ! Le salopard ! Ma femme ! Qu'est-ce qu'il a fait, putain ! Je ne méritais pas ça. Non !
– Vincent… non !
– Si, regarde…
Vincent me montre les messages qu'il a envoyé à Kelly, ma compagne… mon… celle que j'aime, vraiment… J'ai les larmes aux yeux et je m'effondre. Je chiale.
Le couple des enfers se fend la gueule à côté de moi. Christelle, enfin, met fin au terrible jeu en m'adressent ces paroles funestes
– Allez, Vincent… Laisse-le. Il a eu son compte. Il est détruit, maintenant. Kelly ne voudra plus jamais de lui et Fred s'en voudra à vie, le pauvre chou… Laisse-le dans sa merde. Sachant ce qui l'attend dehors, il ferait même mieux de rester là, dans ces chiottes de café !
Le couple se marre une dernière fois puis ils s'en vont, me laissant là, au sol. Je suis incapable de parler. Je suis vidé, souillé, brisé. L'aventure est terminée. L'enfer, lui, ne fait que commencer. Je suis en colère, trop tard. Ils sont partis. Enfin, je me suis fait rouler ! J'ai été piégé ! Plus rien ne sera jamais comme avant. Une évidence me frappe alors. Ma vie, celle d'avant, est détruite. Ils ont détruit ma relation avec Kelly. Elle ne me pardonnera jamais. Je n'ai plus de meilleur ami. Et, plus jamais je ne pourrais vivre ici avec tout ça. Je dois partir, loin. Je dois aller loin d'ici, sans valises. Je ne peux pas retourner chez nous, chez moi et Kelly, après la vidéo qu'elle a reçue.
Heureusement, nous n'avons pas fait compte commun. Nous ne sommes pas mariés. J'ai pas mal d'argent. J'avais fait des économies. Des économies pour nous, mais à quoi bon, maintenant qu'il ne reste plus rien de nous ?! Alors, ma décision est prise. Je vais prendre le premier avion vers une destination lointaine et m'en aller d'ici. Je vais refaire ma vie.
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Commentaires ()
Quel est ton vrai nom?
Belzébuth ?
Satan ?
Ou peut-être Diamatoruscan ,comme dans "la mort du Dr Faust" de Michel de Ghelderode?
J'y ai joué le rôle du bon docteur à l'ENS rue d'Ulm, en 1974,mis en scène par Jean-Michel Desplat, qui était jeune prof agrégé à cette riante époque.
J'étais tordu de rire en lisant comme il est bafoué, humilié, battu et dégouté de lui-même.
On dirait finalement un conte moralisateur pour dégouter le lecteur du péché. Et naturellement toujours compliments pour l'écriture si précise.
Tu es un vrai démon de la création litterer!