Fuir ses fantasmes… ou s’y abandonner ?
Chapitre 1 · Entre frustration et tentation
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Fuir ses fantasmes… ou s’y abandonner ? — Chapitre 1 · Entre frustration et tentation

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Fuir ses fantasmes… ou s’y abandonner ?

Chapitre 1 · Entre frustration et tentation

Le tintement familier de la clochette résonna dans l'air chaud du café, une mélodie quotidienne que Mélanie connaissait par cœur. Derrière le comptoir, elle sourit machinalement aux nouveaux venus tout en terminant une commande. Un expresso serré, un latte macchiato, un croissant aux amandes. Ses gestes étaient automatiques, précis, presque gracieux tant elle avait intégré cette routine depuis des années.
À 23 ans, elle était manager dans ce café étudiant où elle avait commencé comme simple serveuse durant sa licence. Lorsqu'on lui avait proposé un CDI, elle n'avait pas hésité longtemps. Étudier ne l'avait jamais passionnée. Ce qu'elle aimait, c'était sa vie d'étudiante : les sorties, les nuits trop courtes, l'ivresse et les discussions à refaire le monde à 3 heures du matin dans les rues pavées de la ville.
Et puis il y avait Thibault. Depuis ses 16 ans, il avait été son premier amour, son roc, sa sécurité. Une relation longue, douce, stable... peut-être trop. Mélanie posa la tasse devant un client, replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et jeta un regard vers la terrasse extérieure. Sophie était là, installée comme toujours avec une cigarette entre les doigts, son sourire en coin qui en disait long. Mélanie lui fit signe qu'elle arrivait.
Elle prit une pause et rejoignit son amie dans l'air glacé du matin, serrant les pans de son manteau contre elle.
— Tu vas finir par choper une pneumonie à fumer ici, lança Mélanie en s'asseyant.
Sophie haussa les épaules.
— C'est ça ou boire ton café tiède à l'intérieur sans cigarettes, et je préfère crever qu'accepter ça.
Mélanie rit doucement, soufflant sur ses doigts pour les réchauffer. Sophie la scrutait avec attention, une lueur taquine dans les yeux.
— Alors, c'est quoi ce délire que tu as en ce moment ?
Mélanie fronça les sourcils.
— De quoi tu parles ?
Sophie écrasa sa cigarette dans le cendrier, se pencha légèrement vers elle.
— T'as conscience que je sais tout, non ? Que tu réponds à mes appels alors que tu es en train de baiser avec Thibault ?
Le cœur de Mélanie rata un battement. Sophie sourit, amusée.
— Au début, j'avais un doute. Mais la dernière fois... Il a gémi. Un gémissement de honte, genre "je suis mal à l'aise d'être entendu". J'ai compris tout de suite.
Mélanie sentit la chaleur lui monter aux joues, mais au fond d'elle, elle n'était pas vraiment gênée.
— Ça te choque ? demanda-t-elle en arquant un sourcil.
Sophie éclata de rire.
— Meuf, si j'étais choquée par ce genre de trucs, on ne serait pas amies depuis tout ce temps.
Un sourire en coin étira les lèvres de Mélanie.
— Alors c'est quoi le problème ?
Sophie haussa un sourcil.
— Le problème, c'est que t'as jamais fait ça avant. Que d'un coup, t'as besoin que je t'entende quand tu baises. Alors, c'est quoi ? T'es en manque ?
Le mot tomba comme une évidence. En manque. Mélanie détourna le regard vers la rue pavée, suivant distraitement le mouvement des passants. Sophie n'avait pas tort. Elle aimait Thibault, bien sûr. Mais l'aimait-elle encore comme une femme désire un homme ? Le sexe avec lui était... tendre. Doux. Agréable. Mais pas brûlant. Pas prenant. Pas animal.
— J'ai juste besoin de ressentir quelque chose de fort, parfois, avoua Mélanie en jouant avec le bord de sa tasse.
Sophie l'observa un instant avant de secouer la tête.
— Mélanie... Depuis combien de temps t'es avec lui ?
— Sept ans.
— Et depuis combien de temps c'est tiède ?
Mélanie hésita.
— Toujours.
Sophie souffla en croisant les bras.
— Alors pourquoi tu restes ?
Mélanie ne savait pas. Elle aimait Thibault, mais elle n'avait plus envie de lui. Elle avait envie de désir. Et puisqu'elle ne le trouvait pas avec lui, elle le cherchait ailleurs.
La première fois que Mélanie avait répondu au téléphone alors qu'elle était en train de faire l'amour avec Thibault, c'était presque par accident. Sophie appelait, et dans le feu de l'action, elle avait décroché. La voix de son amie dans l'oreille, son souffle s'était accéléré. Elle avait aimé ça. L'interdit. L'adrénaline. L'idée que Sophie puisse comprendre ce qu'elle faisait. Elle avait continué. Au début, elle tentait d'être discrète. Mais avec le temps, elle se laissait de plus en plus aller. Sa respiration devenait plus audible. Ses gémissements plus assumés. Sophie avait compris, bien sûr. Mais elle n'avait jamais coupé court. Parce que quelque part, ce jeu l'excitait aussi. Ce matin-là, sur la terrasse du café, Sophie la fixait avec un sourire en coin.
— Alors, tu veux quoi exactement ?
Mélanie haussa les épaules.
— J'ai essayé d'en parler à Thibault.
Sophie leva un sourcil.
— Et ?
— Il ne comprend pas.
Mélanie soupira en secouant la tête.
— Je lui ai demandé d'être plus spontané, de prendre des initiatives. J'ai essayé de le masturber devant une série, il a refusé parce qu'il "ne l'avait pas prévu". J'ai tenté une pipe matinale, il a paniqué. J'ai commencé à me toucher devant lui en lui parlant crûment, il est parti prendre l'air.
Sophie ouvrit de grands yeux.
— Meuf... Il est en carton ou quoi ?
Mélanie eut un petit rire amer.
— C'est pas ça... C'est juste qu'il a peur de mal faire. Il veut être doux, être rassurant. Il me traite comme si j'étais en porcelaine.
Sophie s'adossa à sa chaise, tirant sur sa cigarette.
— Mais t'es pas en porcelaine.
Mélanie passa une main dans ses cheveux, exaspérée.
— Non. Je suis une femme avec des putains de pulsions.
Sophie la fixa, son sourire s'élargissant.
— Alors, trouve quelqu'un qui saura les assouvir.
Mélanie rit doucement, mais quelque chose vibrait en elle. Quelque chose de plus profond, de plus inavouable. Elle aimait être regardée. Elle voulait être désirée. Et si ce n'était pas par Thibault, ce serait par quelqu'un d'autre.


Le bruit de la clochette du bar s'éleva au-dessus du brouhaha ambiant. Mélanie, qui était occupée à nettoyer un verre derrière le comptoir, leva machinalement les yeux. Et son souffle se coupa. Antoine. Il venait d'entrer, accompagné de plusieurs de leurs anciens camarades de classe. Une vague de souvenirs l'assaillit instantanément. Les soirées arrosées, les défis stupides, les nuits blanches à parler de tout et de rien. Elle était toujours en contact avec certains d'entre eux, comme Sophie, mais revoir tout le groupe d'un seul coup, c'était comme un retour en arrière brutal, un rappel d'une époque insouciante et vibrante. Antoine s'approcha du comptoir. Elle sentit son regard la clouer sur place, son cœur battant plus vite. Il n'avait pas changé... ou plutôt si. Il semblait encore plus sûr de lui, son charisme naturel accentué par les années.
— Ils sont venus exprès pour toi, dit-il avec ce ton légèrement taquin, sa voix grave et douce résonnant en elle comme un écho familier.
Mélanie esquissa un sourire.
— Moi ? Sérieusement ?
— Tu étais la première à profiter de notre diplôme, c'est normal qu'on fête ça comme il se doit.
Son sourire s'élargit, espiègle.
— Et puis, j'ai besoin de récupérer ma partenaire de bière-pong.
Un frisson la parcourut malgré elle. Elle aimait la façon dont il disait "ma partenaire", comme si c'était une évidence.
— J'accepte, évidemment.
La réponse était sortie trop vite, trop avide. Antoine la fixa un instant, avant de hocher la tête.
— Parfait.
Elle le regarda s'éloigner pour rejoindre le groupe, mais son esprit était déjà en ébullition. Il était encore plus séduisant que dans ses souvenirs. Elle détailla sa silhouette, cherchant à savoir s'il faisait toujours autant de sport. Ses vêtements avaient l'air toujours aussi doux, bien coupés, ajustés à son corps athlétique. Son parfum... Était-ce le même ? Ce mélange subtil de fraîcheur et de chaleur boisée qui avait marqué ses nuits étudiantes ? Ses mains... Mélanie savait qu'elles étaient précises, fortes, et pourtant douces. Elle se souvenait des jeux alcoolisés où il la frôlait par accident, de la tension palpable entre eux qui n'avait jamais été explorée. Elle s'attarda sur ses lèvres, sur sa barbe de trois jours, et un souvenir la frappa comme une décharge électrique : les compliments qu'il lui faisait, quand ils jouaient à ces jeux où il fallait avouer ses fantasmes.
— Mélanie, tu as une bouche à faire des merveilles.
— Et un cul qui donne envie de mordre.
À l'époque, elle avait ri, feignant l'indifférence. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui, elle mouillait rien qu'en y repensant.
— Toujours avec Thibault ?
La voix d'Antoine la ramena brutalement à la réalité. Son regard se posa sur lui. Il était proche, trop proche, et ses yeux pétillaient d'une curiosité qu'il ne cherchait même pas à cacher. Mélanie ouvrit la bouche, hésita. Son couple lui sembla irréel à cet instant. Elle savait qu'elle était avec Thibault, mais il n'existait pas dans son corps, ni dans son esprit, ni dans la vague de désir qui la submergeait en cet instant.
— Bien sûr, répondit-elle finalement, d'une voix qui sonnait fausse, même à ses propres oreilles.
Elle ajouta, sans trop savoir pourquoi :
— J'habite à côté du café. Lui, à trente minutes de là.
Pourquoi ces détails ? Est-ce qu'elle voulait lui faire comprendre qu'elle vivait seule ? Antoine sourit. Il savait. Elle en était sûre. Il savait exactement ce qu'elle pensait. Mélanie sentit une chaleur diffuse s'installer dans son bas-ventre. Leurs regards se croisèrent à nouveau et cette fois, ce fut une brûlure pure et dure. Elle se souvint qu'elle ne portait pas de soutien-gorge aujourd'hui. Et Antoine le remarqua. Elle le vit dans ses yeux. Dans la façon dont son regard effleura la courbe de ses seins, s'attarda imperceptiblement sur la pointe durcie de ses tétons sous le tissu fin de son haut. Elle frissonna. Elle avait honte... et elle adorait ça. Il la regardait. Il la désirait. Elle en était certaine. Son imagination s'affola instantanément. Elle l'imagina la plaquant contre le comptoir, devant tout le monde, glissant une main entre ses cuisses sous son tablier. Elle l'imagina lui tenant les cheveux fermement, sa bouche chaude et humide entourant son sexe.
Elle l'imagina la prenant en levrette, les rideaux ouverts, la marquant de la force de toutes ces années d'attente. Un vertige la prit. Elle devait fuir.
— Excuse-moi, murmura-t-elle en s'éclipsant vers les toilettes du café.
Elle referma la porte derrière elle et s'adossa au mur, respirant fort. Son corps hurlait de frustration. Elle ouvrit le robinet, se passa de l'eau froide sur le visage. Rien n'y faisait. Elle ferma les yeux. Et l'image d'Antoine surgit immédiatement. Elle l'imagina ouvrant la porte, refermant le verrou d'un geste sec avant de la plaquer contre la cabine. Elle l'imagina lui arrachant son haut, mordillant la peau sensible de ses seins, faisant glisser une main ferme et chaude entre ses cuisses. Elle n'en pouvait plus. Son cœur battait trop vite. Ses doigts glissèrent sous son pantalon, trouvèrent son clitoris gonflé d'excitation. Elle se mordit la lèvre, s'empêchant de gémir trop fort. Elle était trempée. Son corps suppliait. Les images se succédaient à un rythme infernal. Antoine la saisissant brutalement par les hanches, la pénétrant avec une rage contenue, lui murmurant à l'oreille combien il avait fantasmé sur elle.
Elle jouit en silence, ses jambes tremblantes, l'orgasme la traversant comme une onde électrique. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle sut. Elle devait baiser ce soir.
Le soir même, Mélanie prit une décision. Antoine resterait un fantasme, un fruit défendu. Elle appela Thibault. Elle voulait sentir un homme sur elle, en elle. Mais lorsqu'il arriva chez elle, lorsqu'elle ouvrit la porte dans une simple nuisette, tout s'effondra. Il était là. Son copain. Son amour de jeunesse. Et il ressemblait à un chiot égaré. Il s'installa sur le canapé comme d'habitude. Elle le rejoignit, tenta de rallumer la flamme. Elle grimpa sur lui. Ses mains se posèrent sur ses hanches... molles, hésitantes. Elle l'embrassa, mais il avait l'air perdu. Elle enleva sa nuisette pour sentir sa peau contre la sienne. Il ne bougea pas. Alors elle prit les devants.
— Lèche-moi les seins.
Il s'exécuta, sans passion.
— Claque-moi.
Il le fit.
— Mords-moi.
Il mordit... une fois. Puis il s'arrêta et embrassa à la place. Elle s'agaça. Elle prit les choses en main, le déshabilla, le suça avec avidité. Il gémit... mais elle ne l'entendait pas. Dans son esprit, ce n'était pas lui. C'était Antoine. Quand elle s'empala sur lui, quand elle se masturba en le chevauchant, ce n'était pas son copain qu'elle imaginait sous elle. C'était l'autre. L'homme qui aurait su la prendre comme elle en rêvait. Lorsqu'elle jouit enfin, tremblante et haletante, elle ouvrit les yeux et vit Thibault, toujours en t-shirt, toujours en chaussures, silencieux. Et elle sut. Ce n'était pas lui qu'elle voulait. Demain, ce serait Antoine.
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ToutContreToi
6 mars 2025 à 19:37
Hello, merci pour le retour !
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Jhsympa51
4 mars 2025 à 12:12
Merci beaucoup j'ai hâte d'avoir la suite, très érotique
Soyez respectueux
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