Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Robe de Mathieu — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Robe de Mathieu
Chapitre 5
Alezia posa ses lèvres sur les miennes. C'était un baiser rapide, mais suffisant pour provoquer une onde de chaleur qui se propagea dans tout mon corps. Une sensation étrange, à la fois douce et troublante, s'insinua en moi. Mon souffle se suspendit un instant, comme si mon corps cherchait à comprendre ce qui lui arrivait. Une vague de frissons parcourut ma colonne vertébrale, s'attardant à la base de mon ventre, un endroit que je n'avais jamais ressenti ainsi auparavant.
Ma cage de chasteté m'étreignit soudain, me rappelant sa présence de manière brutale. Un mélange de frustration et d'excitation se disputa en moi, intensifiant cette étrange nouvelle sensation. Pourquoi cette entrave me semblait-elle si oppressante à cet instant précis ? Pourquoi ce simple baiser avait-il déclenché en moi quelque chose d'aussi puissant ?
Je réalisai que mon corps répondait malgré moi à ce contact fugace, cherchant instinctivement à prolonger l'instant. Mon cœur s'emballa, et je dus me faire violence pour ne pas laisser transparaître mon trouble. Ce baiser était si doux, mais c'était surtout tout ce qu'il éveillait en moi qui me déconcertait.
— Pourquoi vous draguez autant Mat, s'indigna Julie. Sérieux !
— Mat, ce n'est ni ton mec ni ta meuf. Alors du calme, lâcha Alezia avec un sourire en coin.
— Julie est jalouse, intervint Léa. C'est juste un jeu.
Le jeu continua, les manches défilèrent. Ce fut à mon tour. Élodine lut la question à voix haute.
— C'est une action ! Retire ta culotte devant nous.
— Heureusement que je porte une robe, soufflai-je pour contenir ma gêne.
Une bouffée de chaleur monta en moi. Elles allaient découvrir mon secret. Je bus une nouvelle gorgée pour tenter de me calmer, mais mon souffle s'accéléra.
— Tu peux passer et perdre une vie, commenta Julie.
— Non, je vais le faire. Juste qu'il fait chaud d'un coup, j'ai du mal à reprendre mon souffle.
— Mat, crois-moi, tu ne peux pas imaginer la chaleur que je ressens, plaisanta Ophélie avec un sourire ivre.
Ophélie avait toujours le don de me faire rire, surtout dans cet état. Tandis que les filles se disputaient pour des broutilles, je retirai discrètement ma culotte en veillant à ce que ma robe cache mon entrejambe.
— C'est ma culotte ! s'exclama Julie. Sale pervers, qu'est-ce que tu fais avec ma culotte ?
Les filles rirent. Elles prirent son commentaire à la légère, sachant qu'elle appréciait la situation.
— C'est tout à l'heure, je l'ai prise pour jouer le rôle jusqu'au bout.
— C'est une bonne idée, Mat. Tu as aussi piqué un soutien-gorge à Julie ?
— Non, je ne sais pas comment les mettre.
— J'hallucine, Mat ! Tu as piqué une culotte à moi ?
— Je suis désolé d'avoir pris l'une de tes culottes.
— T'inquiète, Mat, cela me fait très plaisir. C'est flatteur. Donc tu ne portes plus rien sous ta robe, c'est très excitant.
— Cela devient de plus en plus intense, commenta Léa en ricanant avant de lâcher un rot sonore.
Elle plaça une main devant sa bouche et resta immobile, comme prise d'un haut-le-cœur. Julie reprit son téléphone et annonça l'action à Léa.
— Action ! Mets ta main dans le sous-vêtement d'une fille.
— Jamais !
— Tu n'es pas joueuse, plaisanta Ophélie. Moi, je l'aurais fait.
Léa donna une tape sur l'épaule de son amie.
— Léa, tu perds une vie.
Léa était la première à perdre une vie. Le jeu devenait de plus en plus intense. Alezia perdit également une vie pour ne pas avoir voulu faire un strip-tease devant nous. Élodine perdit aussi une vie pour avoir refusé de simuler un orgasme bruyant.
Ophélie lâcha un soupir de plaisir. Je me retournai vers elle. Elle venait de se faire pipi dessus. La fille à la combinaison de plongée éprouvait visiblement un plaisir trouble.
— Je crois que ça marche ?
— De quoi tu parles ? demanda Léa.
— De me pisser dessus. Tu vois quelque chose ? Le tissu a tout absorbé.
— Tu dis n'importe quoi !
Julie recentra les filles pour continuer le jeu. Je me tournai vers Ophélie.
— Ophélie, tu dois te masturber pendant une minute...
— Julie, pas question que j'enlève ma combinaison. Il me faut absolument un sextoy.
Pourquoi ne pouvait-elle pas se masturber avec ses mains ? Pourquoi insistait-elle autant ? Je compris alors. Elle portait une cage de chasteté, tout comme moi...
Julie sortit un vibromasseur d'une boîte et le tendit à Ophélie.
Ophélie alluma le sextoy et le pressa contre la petite bosse à son entrejambe. Un gémissement s'échappa de ses lèvres. Peut-être exagérait-elle pour accentuer l'absurdité de la scène, mais en ce qui me concernait, l'effet était bien réel. Une vague de frissons parcourut mon ventre, et une sensation étrange, à la fois frustrante et grisante, s'installa en moi. Mon sexe, prisonnier de sa cage de chasteté, tentait en vain de réagir.
Je balayai du regard les autres filles. Avaient-elles aussi envie de se toucher ? Mon regard s'arrêta sur Léa, dont la main glissait lentement sous les plis de sa robe. Son souffle s'était alourdi, sa poitrine se soulevait au rythme de son excitation croissante.
Une minute s'écoula, interminable. Chaque seconde amplifiait mon désir, ma frustration. C'était insoutenable. J'avais envie de me libérer, de me caresser, mais c'était impossible. Ma cage m'oppressait, me maintenant dans un état d'impuissance qui ne faisait qu'intensifier mon trouble. Une chaleur insoutenable monta en moi, me faisant presque haleter.
— C'est fini, Léa, annonça Julie.
Léa, le visage en sueur, sembla reprendre ses esprits comme si elle sortait d'une transe.
— Bravo, Julie, souffla-t-elle. Maintenant, je ne vais pas redescendre. Je dois finir.
— Ophélie, tu es une grande fille, tu sais te retenir, la taquina Julie.
— Passe-moi ton téléphone, exigea Ophélie.
Elle attrapa le portable et lut la nouvelle action à voix haute.
— C'est pour toi, Julie. Action : rouler une pelle à une fille pendant une minute. On sait toutes qui tu vas choisir.
Un frisson parcourut mon échine. J'étais visée, et je le savais. Mon esprit était encore embrouillé par la scène précédente, et voilà que Julie allait m'embrasser.
Elle s'approcha à quatre pattes, son regard planté dans le mien.
— Alors, Mat, tu es d'accord ?
J'acquiesçai, incapable de prononcer un mot.
Ophélie gigotait sur place, comme si elle était incapable de contenir son excitation.
— Je peux me masturber pendant que vous vous embrassez ? demanda-t-elle d'une voix tremblante.
— Non, Ophélie, maîtrise-toi un peu, la gronda Julie.
— Mais je sens que je vais jouir dans très peu de temps !
— Non ! Donne-moi ce vibro avant que tu ne fasses n'importe quoi.
— Mais...
Julie lui arracha le sextoy des mains et le rangea dans la boîte. Ophélie bouda comme une enfant privée de dessert. Son visage se crispa sous l'effet de la frustration.
Julie reporta son attention sur moi et s'approcha encore, sa main se posant doucement sur mon cou. Mon pouls s'accéléra instantanément, une tension électrique s'installant entre nous. Son regard captivant m'emprisonna, et je sentis mon souffle se coincer dans ma gorge. J'étais paralysé, déchiré entre l'appréhension et l'envie brûlante qui s'intensifiait en moi.
Elle m'embrassa. Ce fut comme un choc, un tourbillon d'émotions qui me fit perdre pied. Son baiser était intense, avide, son souffle chaud contre ma peau m'envahissant complètement. Je sentis sa langue effleurer la mienne, et mon corps réagit malgré moi, un frisson incontrôlable parcourant mon échine. Mon esprit sombra dans un état second, mon cœur battant à un rythme effréné.
Julie en profita pour me dominer entièrement, me poussant sur le sol, s'installant à califourchon sur moi. Je ne pouvais plus bouger, pris au piège sous elle, sentant son poids exercer une pression qui me fit chavirer un peu plus. L'idée d'être totalement soumis entre ses mains amplifia mon trouble. J'étais perdu, incapable de penser clairement, chaque sensation exacerbée par l'impossibilité de réagir librement.
Lorsqu'elle frôla mon sexe enfermé dans sa cage, une vague de plaisir frustré m'envahit, douloureuse et exaltante à la fois. J'aurais voulu résister, reprendre le contrôle, mais c'était inutile.
— Bordel... soufflai-je, ma voix tremblante, tentant en vain de maîtriser mes émotions.
La chaleur m'engloutit, me consumant entièrement, me laissant pantelant sous elle.
— C'est fini, déclara Léa, brisant le moment d'une voix qui résonna comme une douche froide.
Pourquoi cela était-il passé si vite ? Je restai quelques instants sans bouger, reprenant lentement mon souffle. Je réajustai ma robe, qui était en désordre, une vague d'angoisse montant rapidement en moi. Comment allais-je retrouver mon calme après cela ?
— Je le savais, murmura Léa. Il en porte une aussi.
— De quoi tu parles ? s'étonna Ophélie.
— Ophélie, tu ne sais pas reconnaître une cage de chasteté ? Idiote, tu en portes une toi aussi.
— Quoi ?! Comment ça ?!
— Ophélie, intervint Julie, un pénis reste un pénis, peu importe si c'est celui d'un homme ou d'une fille.
— C'est quoi cette histoire de cage de chasteté ? demanda Anya, intriguée.
— Julie nous impose d'en porter une pour limiter nos pulsions masculines, expliqua Léa.
— C'est une règle que j'ai instaurée, et tout le monde l'a acceptée, confirma Julie.
— Je ne te pensais pas aussi perverse, Julie, commenta Anya.
Ophélie, Léa et moi portions donc toutes une cage de chasteté. Nous étions enfermées, soumises à cette entrave... et pourtant, une part de moi trouvait cela excitant.
Mon souffle n'arrivait pas à retrouver son rythme normal. Qu'est-ce qui s'était passé avec Julie ? Comment un baiser pouvait-il provoquer autant de sensations ? Était-ce simplement le fait que je fantasme sur la soumission qui me troublait à ce point ? J'avais envie que cela continue, que Julie me prenne sans échappatoire, impuissant face à elle.
Le jeu se poursuivait, mais mon esprit restait focalisé sur le baiser de Julie.
— Élodine, action ! Tu dois t'attacher avec des menottes jusqu'à la fin de la partie. C'est une action bonus : si tu acceptes, tu seras immunisée pour les prochaines actions. Mais à chaque tour, tu devras boire un litre d'eau. Si tu demandes à être libérée pour aller aux toilettes, tu perds la partie. C'est quitte ou double.
— J'accepte, répondit Élodine sans hésitation.
Elle n'avait même pas pris le temps de réfléchir.
— C'est quoi cette action ? C'est de la triche ! protesta Léa, visiblement jalouse. Elle doit juste attendre et elle ne veut pas perdre.
— Léa, arrête d'être jalouse, Élodine devra se pisser dessus si elle veut continuer l'aventure, intervint Julie en haussant les épaules.
— Je ne sais pas où tu trouves tes idées, Julie, mais elles sont perverses, commenta Anya.
— Au moins, je ne serai pas la seule à me pisser dessus ! s'exclama Ophélie, déclenchant une explosion de rires.
Élodine se plaça près du rebord de la piscine, ses mains menottées dans son dos contre une barre métallique. Elle était désormais à la merci du groupe, mais elle arborait un sourire malicieux, malgré sa position inconfortable. Sa robe ne couvrait pas grand-chose de ses cuisses.
Julie s'approcha avec une bouteille et commença à lui faire boire de l'eau. Avec tout l'alcool dans son sang, ce n'était pas si simple, et Julie en renversa une bonne partie sur Élodine, ce qui fit réagir Léa, toujours aussi agacée.
— Bravo, maintenant qu'Élodine est trempée, on ne verra même pas si elle se pisse dessus, lâcha-t-elle sarcastiquement.
— Léa, tu as peur de perdre ? ricana Julie.
Julie prit son téléphone pour sélectionner la prochaine personne, et le hasard tomba sur Léa.
— Action ! Tu dois masturber Élodine pendant une minute. C'est une action bonus : si tu acceptes et qu'elle refuse, tu gagnes une vie. Sinon, tu perds une vie.
— Jamais de la vie ! Tu l'as inventée, celle-là, j'en suis sûre ! protesta Léa.
— Léa, ne fais pas ta timide, ça va être drôle.
— Élodine, tu acceptes ? demanda Julie.
— Oui.
— Tu aurais dû refuser pour me faire gagner une vie. À cause de toi, il ne me reste plus qu'une vie ! grogna Léa.
— Léa, tu acceptes de perdre une vie ?
— Oui, bouda-t-elle.
Léa soupira. Si elle refusait encore un défi, elle devrait porter la tenue ridicule de lapine pour le reste de la soirée. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était les photos compromettantes qui en découleraient.
Julie interpella Ophélie, car c'était son tour.
— Action ! Tu peux retirer ta combinaison de plongée, mais tu devras mettre un mini-string.
Ophélie répondit immédiatement, sans hésitation. Elle voulait se débarrasser de cette combinaison à tout prix.
Julie ouvrit la boîte et en sortit un minuscule morceau de tissu à peine reconnaissable comme un string.
— Ça couvre quelque chose, ton truc ? demanda Ophélie en le scrutant avec méfiance.
— Un peu le devant, répondit Julie avec un sourire malicieux.
Ophélie partit se cacher pour se changer.
Léa, encore une fois jalouse, protesta.
— Moi, j'ai droit à des trucs impossibles, et elle peut juste mettre un string ? C'est quoi cet équilibre dans ton jeu ?
— Ce n'est pas équilibré, mais c'est pour ça que c'est amusant, rétorqua Julie en haussant les épaules.
— Julie, c'est à ton tour, réclama Léa avec impatience.
— D'accord, tiens, voici mon téléphone.
Léa attrapa l'appareil et lut le message. Elle espérait de tout cœur que ce serait un défi impossible, mais elle soupira en découvrant une consigne trop simple à son goût.
— Tu dois te mettre en sous-vêtements.
Julie s'exécuta sans broncher, mais au lieu de simplement retirer ses vêtements, elle se lança dans une danse totalement absurde. Elle se mit à rouler des hanches de manière exagérée, à secouer ses bras de façon saccadée et à tourner sur elle-même comme une ballerine incontrôlable. Elle exagéra chaque mouvement, passant de poses dramatiques à des ondulations ridicules qui firent éclater tout le monde de rire. Même Léa, frustrée, ne put retenir un sourire moqueur.
Julie finit par ôter son dernier vêtement d'un geste théâtral avant de révéler un body mauve extrêmement sexy. La transition entre son numéro comique et l'apparition soudaine de cette tenue sensuelle fut si déconcertante que l'atmosphère se transforma instantanément. L'effet fut immédiat : les rires s'évanouirent peu à peu pour laisser place à une tension palpable. Je sentis mon souffle se bloquer un instant, pris au dépourvu par la façon dont elle pouvait à la fois amuser et troubler en quelques secondes.
— Ce n'est pas possible ! soupira Léa, exaspérée.
— Eh oui, c'est le jeu, répondit Julie avec amusement. Bon, on fait une petite pause en attendant qu'Ophélie revienne.
— Et moi ? Je reste attachée ici ? protesta Élodine.
— Oui, sauf si tu veux perdre la partie, répliqua Julie en haussant un sourcil.
— Non, mais apportez-moi de l'alcool, j'en ai marre de boire de l'eau !
Julie, en sous-vêtements, s'éloigna vers l'intérieur du manoir pour aller chercher de l'alcool. Cela me laissa un instant pour souffler. Mon esprit était embrouillé par l'alcool, et j'avais l'impression d'être spectateur du monde qui m'entourait. Ma robe, quant à elle, commençait à dégager une odeur désagréable dont je ne parvenais pas à identifier la source. Je restai assis, perdu dans mes pensées.
Ma cage de chasteté m'étreignit soudain, me rappelant sa présence de manière brutale. Un mélange de frustration et d'excitation se disputa en moi, intensifiant cette étrange nouvelle sensation. Pourquoi cette entrave me semblait-elle si oppressante à cet instant précis ? Pourquoi ce simple baiser avait-il déclenché en moi quelque chose d'aussi puissant ?
Je réalisai que mon corps répondait malgré moi à ce contact fugace, cherchant instinctivement à prolonger l'instant. Mon cœur s'emballa, et je dus me faire violence pour ne pas laisser transparaître mon trouble. Ce baiser était si doux, mais c'était surtout tout ce qu'il éveillait en moi qui me déconcertait.
— Pourquoi vous draguez autant Mat, s'indigna Julie. Sérieux !
— Mat, ce n'est ni ton mec ni ta meuf. Alors du calme, lâcha Alezia avec un sourire en coin.
— Julie est jalouse, intervint Léa. C'est juste un jeu.
Le jeu continua, les manches défilèrent. Ce fut à mon tour. Élodine lut la question à voix haute.
— C'est une action ! Retire ta culotte devant nous.
— Heureusement que je porte une robe, soufflai-je pour contenir ma gêne.
Une bouffée de chaleur monta en moi. Elles allaient découvrir mon secret. Je bus une nouvelle gorgée pour tenter de me calmer, mais mon souffle s'accéléra.
— Tu peux passer et perdre une vie, commenta Julie.
— Non, je vais le faire. Juste qu'il fait chaud d'un coup, j'ai du mal à reprendre mon souffle.
— Mat, crois-moi, tu ne peux pas imaginer la chaleur que je ressens, plaisanta Ophélie avec un sourire ivre.
Ophélie avait toujours le don de me faire rire, surtout dans cet état. Tandis que les filles se disputaient pour des broutilles, je retirai discrètement ma culotte en veillant à ce que ma robe cache mon entrejambe.
— C'est ma culotte ! s'exclama Julie. Sale pervers, qu'est-ce que tu fais avec ma culotte ?
Les filles rirent. Elles prirent son commentaire à la légère, sachant qu'elle appréciait la situation.
— C'est tout à l'heure, je l'ai prise pour jouer le rôle jusqu'au bout.
— C'est une bonne idée, Mat. Tu as aussi piqué un soutien-gorge à Julie ?
— Non, je ne sais pas comment les mettre.
— J'hallucine, Mat ! Tu as piqué une culotte à moi ?
— Je suis désolé d'avoir pris l'une de tes culottes.
— T'inquiète, Mat, cela me fait très plaisir. C'est flatteur. Donc tu ne portes plus rien sous ta robe, c'est très excitant.
— Cela devient de plus en plus intense, commenta Léa en ricanant avant de lâcher un rot sonore.
Elle plaça une main devant sa bouche et resta immobile, comme prise d'un haut-le-cœur. Julie reprit son téléphone et annonça l'action à Léa.
— Action ! Mets ta main dans le sous-vêtement d'une fille.
— Jamais !
— Tu n'es pas joueuse, plaisanta Ophélie. Moi, je l'aurais fait.
Léa donna une tape sur l'épaule de son amie.
— Léa, tu perds une vie.
Léa était la première à perdre une vie. Le jeu devenait de plus en plus intense. Alezia perdit également une vie pour ne pas avoir voulu faire un strip-tease devant nous. Élodine perdit aussi une vie pour avoir refusé de simuler un orgasme bruyant.
Ophélie lâcha un soupir de plaisir. Je me retournai vers elle. Elle venait de se faire pipi dessus. La fille à la combinaison de plongée éprouvait visiblement un plaisir trouble.
— Je crois que ça marche ?
— De quoi tu parles ? demanda Léa.
— De me pisser dessus. Tu vois quelque chose ? Le tissu a tout absorbé.
— Tu dis n'importe quoi !
Julie recentra les filles pour continuer le jeu. Je me tournai vers Ophélie.
— Ophélie, tu dois te masturber pendant une minute...
— Julie, pas question que j'enlève ma combinaison. Il me faut absolument un sextoy.
Pourquoi ne pouvait-elle pas se masturber avec ses mains ? Pourquoi insistait-elle autant ? Je compris alors. Elle portait une cage de chasteté, tout comme moi...
Julie sortit un vibromasseur d'une boîte et le tendit à Ophélie.
Ophélie alluma le sextoy et le pressa contre la petite bosse à son entrejambe. Un gémissement s'échappa de ses lèvres. Peut-être exagérait-elle pour accentuer l'absurdité de la scène, mais en ce qui me concernait, l'effet était bien réel. Une vague de frissons parcourut mon ventre, et une sensation étrange, à la fois frustrante et grisante, s'installa en moi. Mon sexe, prisonnier de sa cage de chasteté, tentait en vain de réagir.
Je balayai du regard les autres filles. Avaient-elles aussi envie de se toucher ? Mon regard s'arrêta sur Léa, dont la main glissait lentement sous les plis de sa robe. Son souffle s'était alourdi, sa poitrine se soulevait au rythme de son excitation croissante.
Une minute s'écoula, interminable. Chaque seconde amplifiait mon désir, ma frustration. C'était insoutenable. J'avais envie de me libérer, de me caresser, mais c'était impossible. Ma cage m'oppressait, me maintenant dans un état d'impuissance qui ne faisait qu'intensifier mon trouble. Une chaleur insoutenable monta en moi, me faisant presque haleter.
— C'est fini, Léa, annonça Julie.
Léa, le visage en sueur, sembla reprendre ses esprits comme si elle sortait d'une transe.
— Bravo, Julie, souffla-t-elle. Maintenant, je ne vais pas redescendre. Je dois finir.
— Ophélie, tu es une grande fille, tu sais te retenir, la taquina Julie.
— Passe-moi ton téléphone, exigea Ophélie.
Elle attrapa le portable et lut la nouvelle action à voix haute.
— C'est pour toi, Julie. Action : rouler une pelle à une fille pendant une minute. On sait toutes qui tu vas choisir.
Un frisson parcourut mon échine. J'étais visée, et je le savais. Mon esprit était encore embrouillé par la scène précédente, et voilà que Julie allait m'embrasser.
Elle s'approcha à quatre pattes, son regard planté dans le mien.
— Alors, Mat, tu es d'accord ?
J'acquiesçai, incapable de prononcer un mot.
Ophélie gigotait sur place, comme si elle était incapable de contenir son excitation.
— Je peux me masturber pendant que vous vous embrassez ? demanda-t-elle d'une voix tremblante.
— Non, Ophélie, maîtrise-toi un peu, la gronda Julie.
— Mais je sens que je vais jouir dans très peu de temps !
— Non ! Donne-moi ce vibro avant que tu ne fasses n'importe quoi.
— Mais...
Julie lui arracha le sextoy des mains et le rangea dans la boîte. Ophélie bouda comme une enfant privée de dessert. Son visage se crispa sous l'effet de la frustration.
Julie reporta son attention sur moi et s'approcha encore, sa main se posant doucement sur mon cou. Mon pouls s'accéléra instantanément, une tension électrique s'installant entre nous. Son regard captivant m'emprisonna, et je sentis mon souffle se coincer dans ma gorge. J'étais paralysé, déchiré entre l'appréhension et l'envie brûlante qui s'intensifiait en moi.
Elle m'embrassa. Ce fut comme un choc, un tourbillon d'émotions qui me fit perdre pied. Son baiser était intense, avide, son souffle chaud contre ma peau m'envahissant complètement. Je sentis sa langue effleurer la mienne, et mon corps réagit malgré moi, un frisson incontrôlable parcourant mon échine. Mon esprit sombra dans un état second, mon cœur battant à un rythme effréné.
Julie en profita pour me dominer entièrement, me poussant sur le sol, s'installant à califourchon sur moi. Je ne pouvais plus bouger, pris au piège sous elle, sentant son poids exercer une pression qui me fit chavirer un peu plus. L'idée d'être totalement soumis entre ses mains amplifia mon trouble. J'étais perdu, incapable de penser clairement, chaque sensation exacerbée par l'impossibilité de réagir librement.
Lorsqu'elle frôla mon sexe enfermé dans sa cage, une vague de plaisir frustré m'envahit, douloureuse et exaltante à la fois. J'aurais voulu résister, reprendre le contrôle, mais c'était inutile.
— Bordel... soufflai-je, ma voix tremblante, tentant en vain de maîtriser mes émotions.
La chaleur m'engloutit, me consumant entièrement, me laissant pantelant sous elle.
— C'est fini, déclara Léa, brisant le moment d'une voix qui résonna comme une douche froide.
Pourquoi cela était-il passé si vite ? Je restai quelques instants sans bouger, reprenant lentement mon souffle. Je réajustai ma robe, qui était en désordre, une vague d'angoisse montant rapidement en moi. Comment allais-je retrouver mon calme après cela ?
— Je le savais, murmura Léa. Il en porte une aussi.
— De quoi tu parles ? s'étonna Ophélie.
— Ophélie, tu ne sais pas reconnaître une cage de chasteté ? Idiote, tu en portes une toi aussi.
— Quoi ?! Comment ça ?!
— Ophélie, intervint Julie, un pénis reste un pénis, peu importe si c'est celui d'un homme ou d'une fille.
— C'est quoi cette histoire de cage de chasteté ? demanda Anya, intriguée.
— Julie nous impose d'en porter une pour limiter nos pulsions masculines, expliqua Léa.
— C'est une règle que j'ai instaurée, et tout le monde l'a acceptée, confirma Julie.
— Je ne te pensais pas aussi perverse, Julie, commenta Anya.
Ophélie, Léa et moi portions donc toutes une cage de chasteté. Nous étions enfermées, soumises à cette entrave... et pourtant, une part de moi trouvait cela excitant.
Mon souffle n'arrivait pas à retrouver son rythme normal. Qu'est-ce qui s'était passé avec Julie ? Comment un baiser pouvait-il provoquer autant de sensations ? Était-ce simplement le fait que je fantasme sur la soumission qui me troublait à ce point ? J'avais envie que cela continue, que Julie me prenne sans échappatoire, impuissant face à elle.
Le jeu se poursuivait, mais mon esprit restait focalisé sur le baiser de Julie.
— Élodine, action ! Tu dois t'attacher avec des menottes jusqu'à la fin de la partie. C'est une action bonus : si tu acceptes, tu seras immunisée pour les prochaines actions. Mais à chaque tour, tu devras boire un litre d'eau. Si tu demandes à être libérée pour aller aux toilettes, tu perds la partie. C'est quitte ou double.
— J'accepte, répondit Élodine sans hésitation.
Elle n'avait même pas pris le temps de réfléchir.
— C'est quoi cette action ? C'est de la triche ! protesta Léa, visiblement jalouse. Elle doit juste attendre et elle ne veut pas perdre.
— Léa, arrête d'être jalouse, Élodine devra se pisser dessus si elle veut continuer l'aventure, intervint Julie en haussant les épaules.
— Je ne sais pas où tu trouves tes idées, Julie, mais elles sont perverses, commenta Anya.
— Au moins, je ne serai pas la seule à me pisser dessus ! s'exclama Ophélie, déclenchant une explosion de rires.
Élodine se plaça près du rebord de la piscine, ses mains menottées dans son dos contre une barre métallique. Elle était désormais à la merci du groupe, mais elle arborait un sourire malicieux, malgré sa position inconfortable. Sa robe ne couvrait pas grand-chose de ses cuisses.
Julie s'approcha avec une bouteille et commença à lui faire boire de l'eau. Avec tout l'alcool dans son sang, ce n'était pas si simple, et Julie en renversa une bonne partie sur Élodine, ce qui fit réagir Léa, toujours aussi agacée.
— Bravo, maintenant qu'Élodine est trempée, on ne verra même pas si elle se pisse dessus, lâcha-t-elle sarcastiquement.
— Léa, tu as peur de perdre ? ricana Julie.
Julie prit son téléphone pour sélectionner la prochaine personne, et le hasard tomba sur Léa.
— Action ! Tu dois masturber Élodine pendant une minute. C'est une action bonus : si tu acceptes et qu'elle refuse, tu gagnes une vie. Sinon, tu perds une vie.
— Jamais de la vie ! Tu l'as inventée, celle-là, j'en suis sûre ! protesta Léa.
— Léa, ne fais pas ta timide, ça va être drôle.
— Élodine, tu acceptes ? demanda Julie.
— Oui.
— Tu aurais dû refuser pour me faire gagner une vie. À cause de toi, il ne me reste plus qu'une vie ! grogna Léa.
— Léa, tu acceptes de perdre une vie ?
— Oui, bouda-t-elle.
Léa soupira. Si elle refusait encore un défi, elle devrait porter la tenue ridicule de lapine pour le reste de la soirée. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était les photos compromettantes qui en découleraient.
Julie interpella Ophélie, car c'était son tour.
— Action ! Tu peux retirer ta combinaison de plongée, mais tu devras mettre un mini-string.
Ophélie répondit immédiatement, sans hésitation. Elle voulait se débarrasser de cette combinaison à tout prix.
Julie ouvrit la boîte et en sortit un minuscule morceau de tissu à peine reconnaissable comme un string.
— Ça couvre quelque chose, ton truc ? demanda Ophélie en le scrutant avec méfiance.
— Un peu le devant, répondit Julie avec un sourire malicieux.
Ophélie partit se cacher pour se changer.
Léa, encore une fois jalouse, protesta.
— Moi, j'ai droit à des trucs impossibles, et elle peut juste mettre un string ? C'est quoi cet équilibre dans ton jeu ?
— Ce n'est pas équilibré, mais c'est pour ça que c'est amusant, rétorqua Julie en haussant les épaules.
— Julie, c'est à ton tour, réclama Léa avec impatience.
— D'accord, tiens, voici mon téléphone.
Léa attrapa l'appareil et lut le message. Elle espérait de tout cœur que ce serait un défi impossible, mais elle soupira en découvrant une consigne trop simple à son goût.
— Tu dois te mettre en sous-vêtements.
Julie s'exécuta sans broncher, mais au lieu de simplement retirer ses vêtements, elle se lança dans une danse totalement absurde. Elle se mit à rouler des hanches de manière exagérée, à secouer ses bras de façon saccadée et à tourner sur elle-même comme une ballerine incontrôlable. Elle exagéra chaque mouvement, passant de poses dramatiques à des ondulations ridicules qui firent éclater tout le monde de rire. Même Léa, frustrée, ne put retenir un sourire moqueur.
Julie finit par ôter son dernier vêtement d'un geste théâtral avant de révéler un body mauve extrêmement sexy. La transition entre son numéro comique et l'apparition soudaine de cette tenue sensuelle fut si déconcertante que l'atmosphère se transforma instantanément. L'effet fut immédiat : les rires s'évanouirent peu à peu pour laisser place à une tension palpable. Je sentis mon souffle se bloquer un instant, pris au dépourvu par la façon dont elle pouvait à la fois amuser et troubler en quelques secondes.
— Ce n'est pas possible ! soupira Léa, exaspérée.
— Eh oui, c'est le jeu, répondit Julie avec amusement. Bon, on fait une petite pause en attendant qu'Ophélie revienne.
— Et moi ? Je reste attachée ici ? protesta Élodine.
— Oui, sauf si tu veux perdre la partie, répliqua Julie en haussant un sourcil.
— Non, mais apportez-moi de l'alcool, j'en ai marre de boire de l'eau !
Julie, en sous-vêtements, s'éloigna vers l'intérieur du manoir pour aller chercher de l'alcool. Cela me laissa un instant pour souffler. Mon esprit était embrouillé par l'alcool, et j'avais l'impression d'être spectateur du monde qui m'entourait. Ma robe, quant à elle, commençait à dégager une odeur désagréable dont je ne parvenais pas à identifier la source. Je restai assis, perdu dans mes pensées.
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