Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Robe de Mathieu — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Robe de Mathieu
Chapitre 2
Les pneus de la voiture crissèrent légèrement sur le gravier humide alors que mes parents me déposaient devant la maison d'Amandine. Mon sac pesait sur mon épaule, bien plus lourd que d'habitude, chargé d'un mélange de nervosité et d'excitation. La porte s'ouvrit presque aussitôt après que j'eus frappé.
— Ama est dans sa chambre, dit sa mère en me laissant entrer avec un sourire distrait.
Je connaissais la maison par cœur. L'odeur familière du bois ciré et des biscuits encore tièdes flottait dans l'air. Je montai directement, mes pas amortis par le tapis moelleux. La porte de la chambre d'Amandine était entrouverte. Je la poussai et la trouvai absorbée dans ses cours de mode, son stylo mordillé par l'intensité de sa concentration.
— Donc, dans ton sac, il y a des vêtements de fille, constata-t-elle en relevant les yeux vers moi. Mais tu vas te faire cramer tout de suite.
— C'est pour ça que je demande ton aide. Tu vas m'épiler et me maquiller. J'ai même pris une perruque.
Elle me fixa un instant, scrutant mon visage avec une expression indéchiffrable. Je sentis son hésitation, presque palpable, dans la tension qui raidissait ses épaules.
— Tu aimes ça, me travestir, dis-je avec un sourire. Et je ne vois pas où est le problème.
J'ouvris mon sac et en sortis la robe que j'avais moi-même cousue : une robe d'été à volants, à fines bretelles, d'un bleu pâle éclatant. Je la déployai devant moi avec fierté.
— Qu'est-ce que tu en dis ? Je vais la mettre avec un body à col roulé et des collants gris.
Amandine ne répondit pas immédiatement. Son regard, d'habitude pétillant, semblait perdu dans un tumulte d'inquiétudes invisibles.
— Tu veux vraiment participer à cette fête ? souffla-t-elle. Tu seras ridicule dans cette tenue.
Son ton n'était pas moqueur, juste inquiet. Cela me surprit.
— Ce n'est pas ce que tu me disais avant, répliquai-je. Tu trouvais ça « mignon ».
— Je le disais, oui… mais là, tu seras en public, et toutes les filles te verront en robe.
— En fait, tu es jalouse, lançai-je, mi-taquin, mi-provocateur. Tu as peur que j'attire l'attention ?
Amandine se tendit, puis secoua la tête, agacée.
— Mat, ce n'est pas une blague. C'est fou comme tu restes aussi calme.
Je levai la robe devant elle, attendant son verdict.
— Comment tu la trouves ?
Elle soupira, pinçant les lèvres.
— Elle est trop féminine pour toi. Tu ne pourrais pas choisir quelque chose de plus sobre ?
— Ama, je ne te reconnais pas, dis-je en fronçant les sourcils. Tu veux m'aider ou pas ?
Un silence pesant s'installa. Je vis ses doigts trembler légèrement alors qu'elle triturait un coin de sa manche. Sa respiration était plus rapide, comme si son corps luttait contre une angoisse grandissante.
— J'angoisse pour toi, avoua-t-elle finalement. Tu sais comment ça se passe avec les réseaux. Une photo peut faire beaucoup de dégâts.
Son regard était plus perçant que jamais. Je sentis une chaleur monter en moi, un mélange de gratitude et d'affection. Sans réfléchir, je la pris dans mes bras. Elle eut un léger sursaut avant de se détendre contre moi.
— Tout va bien se passer, murmurais-je. Tu seras là pour me défendre.
Amandine hocha lentement la tête, puis recula légèrement. Ses lèvres s'étirèrent enfin en un sourire.
— Ta robe est magnifique, admit-elle. Et tu as raison, elle se marie très bien avec ton body blanc.
Je souris à mon tour.
— Merci, Ama.
Elle se leva brusquement et sortit de la chambre, me laissant seul pour me changer. Mon cœur battait un peu plus fort tandis que j'enfilais mes nouveaux vêtements. Dès que le body enserra ma peau, une douce chaleur m'envahit. Son tissu souple épousait mes formes avec une légèreté envoûtante, me procurant une sensation d'apaisement que je n'avais jamais connue auparavant. La robe glissa sur moi comme une caresse, et quand je laissai les volants retomber naturellement autour de mes jambes, une joie diffuse éclata en moi.
Je fis un pas devant le miroir, effleurant le tissu du bout des doigts, appréciant sa fluidité, sa délicatesse. Un sourire se dessina sur mon visage. C'était nouveau. C'était grisant. C'était moi.
Quelques minutes plus tard, Amandine revint. Sans un mot, elle s'approcha et glissa ses mains sur mes épaules, ajustant délicatement le col de mon body. Ses doigts effleurèrent ma peau, légers comme une plume, envoyant un frisson inattendu le long de ma nuque. Elle tira ensuite doucement sur les plis de la robe, lissant le tissu avec une attention presque maternelle, puis passa la paume sur ma taille pour vérifier l'ajustement. Son toucher était précis, soigneux. Après une dernière retouche au niveau des bretelles, elle recula légèrement pour me contempler, les bras croisés, une lueur indéchiffrable dans les yeux.
— Elle te va à merveille. Tu es si… mignon, admit-elle, un éclat indéchiffrable dans les yeux.
Elle prit une grande inspiration, comme si elle hésitait encore, puis haussa les épaules.
— Je vais t'épiler, regarde-moi, tes jambes elle si poilues !
Son air moquer me fit rire.
Amandine esquissa un sourire, mais je vis l'ombre persistante d'inquiétude dans son regard.
— Ama est dans sa chambre, dit sa mère en me laissant entrer avec un sourire distrait.
Je connaissais la maison par cœur. L'odeur familière du bois ciré et des biscuits encore tièdes flottait dans l'air. Je montai directement, mes pas amortis par le tapis moelleux. La porte de la chambre d'Amandine était entrouverte. Je la poussai et la trouvai absorbée dans ses cours de mode, son stylo mordillé par l'intensité de sa concentration.
— Donc, dans ton sac, il y a des vêtements de fille, constata-t-elle en relevant les yeux vers moi. Mais tu vas te faire cramer tout de suite.
— C'est pour ça que je demande ton aide. Tu vas m'épiler et me maquiller. J'ai même pris une perruque.
Elle me fixa un instant, scrutant mon visage avec une expression indéchiffrable. Je sentis son hésitation, presque palpable, dans la tension qui raidissait ses épaules.
— Tu aimes ça, me travestir, dis-je avec un sourire. Et je ne vois pas où est le problème.
J'ouvris mon sac et en sortis la robe que j'avais moi-même cousue : une robe d'été à volants, à fines bretelles, d'un bleu pâle éclatant. Je la déployai devant moi avec fierté.
— Qu'est-ce que tu en dis ? Je vais la mettre avec un body à col roulé et des collants gris.
Amandine ne répondit pas immédiatement. Son regard, d'habitude pétillant, semblait perdu dans un tumulte d'inquiétudes invisibles.
— Tu veux vraiment participer à cette fête ? souffla-t-elle. Tu seras ridicule dans cette tenue.
Son ton n'était pas moqueur, juste inquiet. Cela me surprit.
— Ce n'est pas ce que tu me disais avant, répliquai-je. Tu trouvais ça « mignon ».
— Je le disais, oui… mais là, tu seras en public, et toutes les filles te verront en robe.
— En fait, tu es jalouse, lançai-je, mi-taquin, mi-provocateur. Tu as peur que j'attire l'attention ?
Amandine se tendit, puis secoua la tête, agacée.
— Mat, ce n'est pas une blague. C'est fou comme tu restes aussi calme.
Je levai la robe devant elle, attendant son verdict.
— Comment tu la trouves ?
Elle soupira, pinçant les lèvres.
— Elle est trop féminine pour toi. Tu ne pourrais pas choisir quelque chose de plus sobre ?
— Ama, je ne te reconnais pas, dis-je en fronçant les sourcils. Tu veux m'aider ou pas ?
Un silence pesant s'installa. Je vis ses doigts trembler légèrement alors qu'elle triturait un coin de sa manche. Sa respiration était plus rapide, comme si son corps luttait contre une angoisse grandissante.
— J'angoisse pour toi, avoua-t-elle finalement. Tu sais comment ça se passe avec les réseaux. Une photo peut faire beaucoup de dégâts.
Son regard était plus perçant que jamais. Je sentis une chaleur monter en moi, un mélange de gratitude et d'affection. Sans réfléchir, je la pris dans mes bras. Elle eut un léger sursaut avant de se détendre contre moi.
— Tout va bien se passer, murmurais-je. Tu seras là pour me défendre.
Amandine hocha lentement la tête, puis recula légèrement. Ses lèvres s'étirèrent enfin en un sourire.
— Ta robe est magnifique, admit-elle. Et tu as raison, elle se marie très bien avec ton body blanc.
Je souris à mon tour.
— Merci, Ama.
Elle se leva brusquement et sortit de la chambre, me laissant seul pour me changer. Mon cœur battait un peu plus fort tandis que j'enfilais mes nouveaux vêtements. Dès que le body enserra ma peau, une douce chaleur m'envahit. Son tissu souple épousait mes formes avec une légèreté envoûtante, me procurant une sensation d'apaisement que je n'avais jamais connue auparavant. La robe glissa sur moi comme une caresse, et quand je laissai les volants retomber naturellement autour de mes jambes, une joie diffuse éclata en moi.
Je fis un pas devant le miroir, effleurant le tissu du bout des doigts, appréciant sa fluidité, sa délicatesse. Un sourire se dessina sur mon visage. C'était nouveau. C'était grisant. C'était moi.
Quelques minutes plus tard, Amandine revint. Sans un mot, elle s'approcha et glissa ses mains sur mes épaules, ajustant délicatement le col de mon body. Ses doigts effleurèrent ma peau, légers comme une plume, envoyant un frisson inattendu le long de ma nuque. Elle tira ensuite doucement sur les plis de la robe, lissant le tissu avec une attention presque maternelle, puis passa la paume sur ma taille pour vérifier l'ajustement. Son toucher était précis, soigneux. Après une dernière retouche au niveau des bretelles, elle recula légèrement pour me contempler, les bras croisés, une lueur indéchiffrable dans les yeux.
— Elle te va à merveille. Tu es si… mignon, admit-elle, un éclat indéchiffrable dans les yeux.
Elle prit une grande inspiration, comme si elle hésitait encore, puis haussa les épaules.
— Je vais t'épiler, regarde-moi, tes jambes elle si poilues !
Son air moquer me fit rire.
Amandine esquissa un sourire, mais je vis l'ombre persistante d'inquiétude dans son regard.
***
Assis sur le rebord de la baignoire, je laissais Amandine s'occuper de moi, appliquant méticuleusement le maquillage sur mon visage. Ses gestes étaient précis, soignés, et elle semblait presque fascinée par ce qu'elle faisait.
— Ferme les yeux, murmura-t-elle en caressant mes paupières d'un pinceau léger.
Je m'exécutai, savourant la douceur de ses mouvements. C'était étrange et agréable à la fois. Jamais je ne m'étais senti aussi choyé. Ses doigts s'attardaient parfois sur ma peau, traçant des courbes délicates sur mes joues, comme si elle sculptait un tableau vivant. Elle travaillait avec une concentration absolue, mordillant sa lèvre inférieure à chaque coup de pinceau. Par moments, elle se penchait si près que je pouvais sentir la chaleur de son souffle contre ma peau.
— Tu prends ça très au sérieux, soufflai-je avec un sourire amusé.
— Évidemment ! répliqua-t-elle en reculant pour observer son œuvre. Je veux que tu sois parfait. Pas vulgaire, pas trop voyant, juste… naturel.
Elle pencha la tête sur le côté, plissa les yeux et reprit son pinceau pour estomper une touche de fond de teint sous ma mâchoire. Puis, comme un réflexe, elle glissa doucement ses doigts sous mon menton, relevant mon visage vers le sien. Son toucher était léger, presque intime.
— C'est tellement satisfaisant, avoua-t-elle dans un murmure. J'adore voir la transformation.
Je souris, touché par son enthousiasme.
— Moi aussi, j'adore te voir t'appliquer autant.
Elle me lança un regard en coin, un sourire taquin naissant sur ses lèvres. Ses joues rosirent légèrement, mais elle continua son travail sans s'arrêter. Ses mains effleuraient ma peau avec une attention minutieuse, parfois ralentissant comme pour savourer le moment. Le silence s'installa, ponctué seulement par le frottement délicat des pinceaux et la légère pression de ses doigts sur mon visage. Tout semblait paisible… jusqu'à ce que mes jambes se rappellent à moi d'une manière brutale.
— Ama… ta crème fonctionne vraiment ? Parce que là, j'ai les jambes en feu depuis tout à l'heure.
Amandine fronça les sourcils, posa son pinceau et s'accroupit immédiatement pour examiner mes jambes. Ses doigts coururent doucement le long de ma peau, sa paume chaude contre ma cheville, ses sourcils se froncèrent sous la concentration.
— Tu fais peut-être une allergie, dit-elle en grimaçant. Pourtant, c'est une crème apaisante.
— Apaisante, tu parles… grognai-je en massant mes mollets.
Elle partit fouiller dans son tiroir et revint avec un tube de crème hydratante.
— Mets ça, ça devrait aider.
Je soupirai et entrepris de l'appliquer pendant qu'elle reprenait mon maquillage. Elle effleurait mes tempes d'une poudre légère, mais à chaque passage, son regard s'arrêtait sur moi, comme pour vérifier que j'allais bien. Peu à peu, je voyais mon reflet changer. Mes traits semblaient plus doux, mes yeux plus grands. Grâce à mon habitude de me raser fréquemment, ma peau était lisse, facilitant son travail. Elle glissa sa main sur ma joue dans un geste spontané avant de la retirer rapidement, un éclat amusé dans les yeux.
Les heures passèrent sans que nous nous en rendions compte. Peu à peu, la douleur dans mes jambes s'atténua. Pourtant, une question me taraudait.
— Pourquoi mes jambes ont-elles réagi et pas mon torse ?
Amandine haussa les épaules, son regard concentré sur mes lèvres qu'elle redessinait légèrement.
— Peut-être parce que la peau des jambes est plus fine ? Ou parce que tu es plus sensible à certains produits ?
Je hochai la tête, tentant d'ignorer le picotement résiduel. Elle fit un pas en arrière et admira son travail. Puis, sans prévenir, elle effleura du bout des doigts ma mâchoire, appréciant le résultat.
— Je crois que je ne peux pas faire mieux, déclara-t-elle enfin, un soupçon de fierté dans la voix.
— Merci beaucoup, Ama.
Je me levai et attrapai ma perruque. Une longue chevelure noire aux reflets mauves. Je la posai sur ma tête, ajustai les barrettes et laissai Amandine s'occuper des finitions. Elle la coiffa avec une précision minutieuse, coupant quelques mèches pour donner un effet plus naturel. Ses doigts jouaient avec les mèches, glissant dans les cheveux synthétiques avant de reposer une main sur ma nuque, appuyant légèrement pour ajuster la coupe.
— Tu es enfin prêt, dit-elle en croisant les bras. Tu n'as pas peur ? Moi, je serais terrifiée à ta place.
Je lui lançai un regard amusé.
— Tout va bien de mon côté.
Elle arqua un sourcil, sceptique. Puis elle attrapa son téléphone et pâlit légèrement.
— Il est déjà 19 h ! La fête vient de commencer.
Je me redressai d'un bond.
— Il faut se dépêcher un peu si on ne veut pas être en retard !
J'enfilai rapidement un collant thermique effet naturel, un modèle populaire sur les réseaux sociaux. Dès que le tissu effleura ma peau fraîchement épilée, une vague de douceur m'enveloppa. C'était une sensation exquise, presque irréelle. Le tissu fin et soyeux glissa sur mes jambes, les épousant à la perfection, amplifiant le frisson léger qui me parcourut l'échine. Comment les vêtements féminins pouvaient-ils être aussi agréables à porter ? Je n'aurais jamais imaginé que la simple sensation d'un collant puisse procurer un tel bien-être. Je passai une main sur mes jambes, appréciant la douceur inédite de ma peau sous cette fine couche textile. C'était encore mieux que je ne l'avais anticipé.
Amandine me détailla une dernière fois, ajusta un pli de ma robe, puis, dans un geste presque protecteur, lissa les plis du tissu avant de poser une main légère sur mon bras.
— Parfait, murmura-t-elle.
Je souris et pris une grande inspiration.
— On y va ?
— On y va, confirma-t-elle en attrapant ses affaires.
Et enfin, nous quittâmes la salle de bain, prêts à affronter la soirée au manoir de Julie.
— Ferme les yeux, murmura-t-elle en caressant mes paupières d'un pinceau léger.
Je m'exécutai, savourant la douceur de ses mouvements. C'était étrange et agréable à la fois. Jamais je ne m'étais senti aussi choyé. Ses doigts s'attardaient parfois sur ma peau, traçant des courbes délicates sur mes joues, comme si elle sculptait un tableau vivant. Elle travaillait avec une concentration absolue, mordillant sa lèvre inférieure à chaque coup de pinceau. Par moments, elle se penchait si près que je pouvais sentir la chaleur de son souffle contre ma peau.
— Tu prends ça très au sérieux, soufflai-je avec un sourire amusé.
— Évidemment ! répliqua-t-elle en reculant pour observer son œuvre. Je veux que tu sois parfait. Pas vulgaire, pas trop voyant, juste… naturel.
Elle pencha la tête sur le côté, plissa les yeux et reprit son pinceau pour estomper une touche de fond de teint sous ma mâchoire. Puis, comme un réflexe, elle glissa doucement ses doigts sous mon menton, relevant mon visage vers le sien. Son toucher était léger, presque intime.
— C'est tellement satisfaisant, avoua-t-elle dans un murmure. J'adore voir la transformation.
Je souris, touché par son enthousiasme.
— Moi aussi, j'adore te voir t'appliquer autant.
Elle me lança un regard en coin, un sourire taquin naissant sur ses lèvres. Ses joues rosirent légèrement, mais elle continua son travail sans s'arrêter. Ses mains effleuraient ma peau avec une attention minutieuse, parfois ralentissant comme pour savourer le moment. Le silence s'installa, ponctué seulement par le frottement délicat des pinceaux et la légère pression de ses doigts sur mon visage. Tout semblait paisible… jusqu'à ce que mes jambes se rappellent à moi d'une manière brutale.
— Ama… ta crème fonctionne vraiment ? Parce que là, j'ai les jambes en feu depuis tout à l'heure.
Amandine fronça les sourcils, posa son pinceau et s'accroupit immédiatement pour examiner mes jambes. Ses doigts coururent doucement le long de ma peau, sa paume chaude contre ma cheville, ses sourcils se froncèrent sous la concentration.
— Tu fais peut-être une allergie, dit-elle en grimaçant. Pourtant, c'est une crème apaisante.
— Apaisante, tu parles… grognai-je en massant mes mollets.
Elle partit fouiller dans son tiroir et revint avec un tube de crème hydratante.
— Mets ça, ça devrait aider.
Je soupirai et entrepris de l'appliquer pendant qu'elle reprenait mon maquillage. Elle effleurait mes tempes d'une poudre légère, mais à chaque passage, son regard s'arrêtait sur moi, comme pour vérifier que j'allais bien. Peu à peu, je voyais mon reflet changer. Mes traits semblaient plus doux, mes yeux plus grands. Grâce à mon habitude de me raser fréquemment, ma peau était lisse, facilitant son travail. Elle glissa sa main sur ma joue dans un geste spontané avant de la retirer rapidement, un éclat amusé dans les yeux.
Les heures passèrent sans que nous nous en rendions compte. Peu à peu, la douleur dans mes jambes s'atténua. Pourtant, une question me taraudait.
— Pourquoi mes jambes ont-elles réagi et pas mon torse ?
Amandine haussa les épaules, son regard concentré sur mes lèvres qu'elle redessinait légèrement.
— Peut-être parce que la peau des jambes est plus fine ? Ou parce que tu es plus sensible à certains produits ?
Je hochai la tête, tentant d'ignorer le picotement résiduel. Elle fit un pas en arrière et admira son travail. Puis, sans prévenir, elle effleura du bout des doigts ma mâchoire, appréciant le résultat.
— Je crois que je ne peux pas faire mieux, déclara-t-elle enfin, un soupçon de fierté dans la voix.
— Merci beaucoup, Ama.
Je me levai et attrapai ma perruque. Une longue chevelure noire aux reflets mauves. Je la posai sur ma tête, ajustai les barrettes et laissai Amandine s'occuper des finitions. Elle la coiffa avec une précision minutieuse, coupant quelques mèches pour donner un effet plus naturel. Ses doigts jouaient avec les mèches, glissant dans les cheveux synthétiques avant de reposer une main sur ma nuque, appuyant légèrement pour ajuster la coupe.
— Tu es enfin prêt, dit-elle en croisant les bras. Tu n'as pas peur ? Moi, je serais terrifiée à ta place.
Je lui lançai un regard amusé.
— Tout va bien de mon côté.
Elle arqua un sourcil, sceptique. Puis elle attrapa son téléphone et pâlit légèrement.
— Il est déjà 19 h ! La fête vient de commencer.
Je me redressai d'un bond.
— Il faut se dépêcher un peu si on ne veut pas être en retard !
J'enfilai rapidement un collant thermique effet naturel, un modèle populaire sur les réseaux sociaux. Dès que le tissu effleura ma peau fraîchement épilée, une vague de douceur m'enveloppa. C'était une sensation exquise, presque irréelle. Le tissu fin et soyeux glissa sur mes jambes, les épousant à la perfection, amplifiant le frisson léger qui me parcourut l'échine. Comment les vêtements féminins pouvaient-ils être aussi agréables à porter ? Je n'aurais jamais imaginé que la simple sensation d'un collant puisse procurer un tel bien-être. Je passai une main sur mes jambes, appréciant la douceur inédite de ma peau sous cette fine couche textile. C'était encore mieux que je ne l'avais anticipé.
Amandine me détailla une dernière fois, ajusta un pli de ma robe, puis, dans un geste presque protecteur, lissa les plis du tissu avant de poser une main légère sur mon bras.
— Parfait, murmura-t-elle.
Je souris et pris une grande inspiration.
— On y va ?
— On y va, confirma-t-elle en attrapant ses affaires.
Et enfin, nous quittâmes la salle de bain, prêts à affronter la soirée au manoir de Julie.
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