Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le dom — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le dom
Chapitre 1
C'est un soir hivernal chez moi. Affalé sur le canapé après le dîner, je m'ennuie un peu. J'ai envie de me divertir un peu après une journée de travail plutôt stressant, alors en passant ma main gauche dans mes cheveux blonds, je sors mon phone de ma poche et ouvre une des applis de rencontre. Peut-être que je pourrai trouver un peu de fun. Je me mets à regarder les photos et les profils des mecs, quand je reçois un message d'un profil qui s'intitule tout simplement « Vide-moi. »
— Hey, dit-il.
Avant de répondre, je jette un coup d'œil sur son profil pour voir s'il m'intéresse. La seule photo montre un torse fin et musclé, cuivré, imberbe, avec des tétons bruns et alléchants. Plutôt à mon goût. Pas de visage. Je commence à lire la suite. Âge dans les trentaines. Actif. Rendez-vous, coups d'un soir. Bien monté, direct, chaud pour plan, dominant, rencontres. Mec actif cherche expert de la pipe fond de gorge. À 100 mètres de moi.
Je commence à me réchauffer.
Je lui réponds :
— Hey.
Trente secondes après, une photo apparaît. Sa queue raide, commençant à se décalotter, des touffes de poils brun foncé qui l'entourent à la base, les doigts légèrement posés sur la tige. Ça a l'air plutôt énorme. Je déglutis.
— T'as faim ? dit-il.
— Pour ta belle queue, carrément, je réponds de suite. Je sens le cœur commencer à battre fort.
— Tu pompes fdg ?
— Pour ta belle queue, carrément, je réponds de suite. Je sens le cœur commencer à battre fort.
— Tu pompes fdg ?
L'image de ce gros engin gonflé en train de s'enfourner dans mon gosier vient à l'esprit.
— Ouais.
— Sûr ?
— Sûr ?
Je suis en rut pour ce mec.
— Absolument.
— Suis plein.
— Hummm !!! J'ai envie de ton foutre.
— T'es sûr que toute ma bite rentre dans ta gorge ?
— Suis plein.
— Hummm !!! J'ai envie de ton foutre.
— T'es sûr que toute ma bite rentre dans ta gorge ?
Je ressens un frisson d'inquiétude, mais je tape :
— Oui.
— OK.
— OK.
Puis il continue :
— Facefuck ?
— Oui.
— Parfait.
— Oui.
— Parfait.
Un instant plus tard :
— Baffes insultes crachats ?
Putain ! Une vague de crainte m'envahit. Même si je crève d'envie pour cet inconnu, je ne suis pas partant pour ce genre de trucs. C'est trop loin. J'hésite un moment, ensuite je tape :
— Non je fais pas ça.
Puis rien, pas de réponse de sa part. Evidemment, c'est fini. Dommage. J'étais vraiment chaud pour ce zob immense.
Déçu, je me demande si j'ai fait le bon choix. Je m'allonge sur le canapé en empoignant ma queue raide. Je regarde la photo de cette bite épaisse pendant plusieurs minutes en fantasmant qu'elle me pilonne la gorge, écartant les parois de mon gosier. L'image de cette bite remplit le cerveau, je peux presque le sentir en moi. La fougue ne baisse pas, même si rien ne va désormais arriver. Je ne cesse pas d'imaginer ce mandrin au fond de ma gorge, ses mains tenant ma tête contre son pubis, mes lèvres écrasées contre les poils de son bas-ventre, m'étouffant, me remplissant de son jus.
Je soupire. J'ai vraiment besoin de lâcher ces pensées qui me rodent. Je ferme son profil et essaie de me distraire en regardant les profils d'autres mecs sur l'appli. Il y en a quelques-uns que je trouve pas mal sexy, mais en dépit de ça, mes pensées dérivent encore une fois vers ce mec.
Enfin il est l'heure de dormir. Je me déshabille et jette les vêtements sales dans le panier à linge. Normalement je garde mon caleçon, mais ce soir je me sens encore échauffé, et je glisse sous les draps tout nu.
Le sommeil ne vient pas, tant je reste troublé par cet échange. L'image de ce chibre magnifique flotte dans l'esprit, s'engouffrant dans ma bouche, mon larynx, déversant sa dose de sperme au plus profond de ma gorge.
Mes mains s'errent sur mon jeune torse élancé et descendent vers mon entrejambe rasé. Mon sexe est tendu à mort. J'entame un va-et-vient de la main droite, lentement décalottant le gland, tout en continuant à effleurer la peau de mon torse de la main gauche. Le dos se cambre comme mon désir remonte. Les lèvres s'entrouvrent, et je pousse des soupirs en m'imaginant gober cette pine massive.
Mes caresses s'accélèrent. La main gauche commence à manipuler et légèrement étirer mes bourses imberbes. L'autre main s'active de plus en plus frénétiquement sur ma tige. Mes souffles deviennent plus vites. Avec un grand râle, mon dard crache un énorme flot de semence sur mon visage, mon buste, mon ventre. Une vague d'extase m'inonde. La langue sort pour récupérer quelques gouttes de mes lèvres, et puis je m'endors, las, recouvert de foutre.
Le lendemain matin, je me réveille en me retrouvant tout à fait nu, poisseux et gluant. L'image de ce membre viril me revient en tête. Qu'est-ce qui m'arrive ?
Je passe sous la douche pour m'apprêter pour le boulot, puis j'enfile mes vêtements, et je pars vers la station de métro. J'essaie de me débarrasser de ces images sur le chemin au bureau, sans beaucoup de succès. Pourtant, dès que j'arrive au taff, ma patronne m'assigne un tas de trucs à faire, et les pensées du mec n'arrivent guère plus à m'embêter.
Après le travail, j'ai un apéro avec des amis, je me régale, après quoi je rentre chez moi un peu tard. Dès que je m'avachis sur le canapé, je sors le portable de ma poche et contrôle l'appli. Toujours pas de réponse du mec. Je ne me suis pas vraiment attendu à en recevoir, mais tout de même je me sens quelque peu déçu.
Je me sers un verre de vin rouge et commence à regarder des profils dans l'appli. Je n'en trouve pas un qui soit à la hauteur de ce mec. Je relis notre échange, en éprouvant encore une fois un frisson de désir, surtout en regardant la photo de son braquemart.
Il voulait faire quoi, après tout ? Je relis son message à propos de ça :
— Baffes insultes crachats ?
Je n'ai jamais fait tout ça. Et l'idée de me faire dominer me fait plutôt peur. Mais est-ce que je serais prêt à faire ça pour cet homme ? Est-ce que je pourrais m'ouvrir à ce genre de truc ? J'imagine ce mec debout devant moi, moi à genoux. Il me lance des gifles, me traite de salope et pire, me crache dessus.
Même si ça me fait un petit frisson, non, je ne peux pas, je me décide. C'est seulement la chaleur qui me pousse à me livrer à ça. Non, non, non, je me dis en secouant la tête.
Je vide le verre de vin et commence à m'apprêter pour le lit. Après m'être brossé les dents, je défais ma chemise, mon pantalon, mes chaussettes. Je regarde mon slip. Oui, ça aussi. Je l'enlève et m'allonge sous les draps. Après la journée plutôt éprouvante au boulot, et le vin que j'ai bu le soir, je m'endors assez rapidement.
Pourtant, cette nuit j'ai des rêves troublants. À un certain moment, je me trouve dans un espace brumeux et obscur. J'ai un peu froid, et je regarde mon corps pour me trouver intégralement nu en contemplant ma peau pâle, douce et glabre, mes muscles légèrement dessinés, mon torse mince surmonté de petits tétons roses.
J'entends des bruits, à l'évidence de quelques mecs qui arrivent. Je cherche un endroit où me cacher. Je trouve un rocher derrière lequel je me dissimule.
Les hommes – de leurs voix, il paraît qu'il y en a trois – se rapprochent de moi en se bavardant et puis s'arrêtent à quelques mètres de moi. Je les guette depuis ma cachette. Ils sont tous les trois bien musclés, grands, en portant un jean en cuir, des bottes, et des lunettes de soleil. Rien d'autre, ils ont les torses dénudés. Ils fument des cigares en exhalant de grandes bouffées de fumée odorante.
Deux des mecs sont plutôt pâles, l'un aux cheveux brun foncé et une poitrine lisse, l'autre aux cheveux blonds et une poitrine velue. Le troisième homme a la peau bien bronzée, les cheveux courts presque noirs, un torse entièrement imberbe. Du coup je reconnais ce torse. Je m'étonne. C'est le torse du mec de l'appli. Sans faire exprès, je pousse un cri.
Le regard des trois hommes se fixe sur moi. Ils se déambulent vers moi en fumant les cigares et contournent le rocher pour me trouver déshabillé et accroupi. Je suis saisi d'effroi. Un sourire narquois joue aux lèvres de l'homme bronzé.
— Viens, toi ! m'ordonne-t-il.
Je m'approche de lui en couvrant l'entrejambe de mes mains. J'attends sa prochaine commande en fixant mes yeux sur le sol.
— À genoux. Les mains dans le dos.
— Oui, monsieur.
— Oui, monsieur.
Je m'exécute. Agenouillé devant ces mecs virils, je me rends compte que ma bite est plus tendue qu'elle ne l'ait jamais été.
Le mec de l'appli me dévisage pendant un moment en tirant sur son cigare, sa belle gueule impassible, puis souffle une bouffée de fumée dans mon visage. Je la respire avidement, l'odeur m'enivre.
Il prend un pas vers moi. Je peux le sentir, un mélange de sueur, de fumée, et de cuir. Je suis électrisé.
— Regarde-moi, salopette.
Je me lève la tête pour le fixer. Avec un bruit sec, il me crache sur le visage. Je ferme les paupières juste à temps. Je me rouvre les yeux, le crachat coulant sur le nez, la joue.
— Ouvre la gueule.
Je m'exécute, en redoutant ce qui va suivre. Il crache, et un énorme glaviot descend vers ma bouche grande ouverte. Je ressens sa salive éclater dans ma bouche, je goûte une saveur puante de fumée et de mauvaise haleine. Je la garde en bouche.
— Avale.
Je m'exécute, un peu surpris d'être déçu de ne plus pouvoir savourer le goût de sa bouche. Je le dévisage en attendant sa prochaine commande.
— Me regarde pas, me lance-t-il.
Du coin de l'œil, je m'aperçois d'un mouvement de sa main, et puis je le sens, sa claque sur ma joue. Je suis ébahi.
Et encore tendu à mort. Je baisse mon regard, le fixant sur ses bottes.
— La braguette, me crache-t-il.
Il ne s'agit pas d'une question. Je mate la bosse importante sous le cuir de son jean. Je déglutis. Là se trouve la poutre dont j'ai fantasmé. Je déboucle la ceinture, puis je défais la braguette, bouton par bouton. Sa queue raide et impatiente se dévoile. Il met les mains sur mon crâne et attire mon visage vers son entrejambe. Il va enfourner son pieu monstrueux dans mon gosier, ça s'approche, ma bouche commence à s'ouvrir, et puis...
Je m'éveille, recouvert de sueur, égaré. Je suis plus émoustillé que je n'aie jamais été. Après un moment, j'entreprends à me branler. J'essuie de la sueur de ma peau et insère les doigts dans la bouche en savourant le goût. Je ramasse encore des gouttes de transpiration, pose les doigts sur ma rondelle, et pousse. Je geins.
Je me remémore ses insultes, son crachat, cette gifle, tandis que je caresse une gaule d'enfer et enfonce les phalanges dans mon antre. Mon corps est tellement affamé.
Ça ne dure pas longtemps. Tandis que je me frotte le sexe et la rondelle, je ressens mon désir croître. Les sensations me submergent, et soudain je jouis spectaculairement, mitraillant mon visage et mon torse de semence.
Quand le réveil sonne quelques heures plus tard, je glisse les mains sur ma peau poisseuse et collante. Je passe rapidement par la douche et enfile ma tenue pour la journée, mais cette fougue continue à me perturber.
Au bureau, je n'arrive nullement à me concentrer sur mon travail. Le seul truc qui tourne en tête toute la journée, c'est l'envie de me faire dominer par cet homme. Qu'est-ce qui m'advient ?
Quand j'arrive chez moi à la fin du jour, je lui envoie un message, les mains tremblantes, mais je ne peux pas m'en empêcher.
Je tape :
— Je me suis changé d'avis. J'ai trop faim de ta grosse queue, que tu te vides dans ma gueule. Si tu veux me gifler, m'insulter, me cracher dessus, je suis partant pour tout ça. Enfin j'en ai envie.
Ben voilà. C'est fait.
Presque instantanément, je suis atteint par une vague de remords. Qu'est-ce que je viens de faire ? Dans quoi me suis-je embarqué ?
Le corps tremblant, je me mets à attendre sa réponse.
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