Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Septième Cercle — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Septième Cercle
Chapitre 1
— Croyez-vous au Diable, docteur ?
Le praticien, de l'autre côté du bureau de style Empire, se contenta de hausser un sourcil interrogateur et de réajuster ses lunettes. Face à son silence, l'homme, un grand costaud, reprit la parole en esquissant un petit sourire ironique.
— De tous temps les hommes ont ressenti le besoin de mettre des mots sur le mal, mais ce n'est pas de cela dont je veux parler. Laissez-moi vous raconter une histoire, mon histoire, et ensuite peut-être verrez-vous les choses différemment...
oooOooo
David, affalé sur son canapé, fixait d'un regard vide l'écran du téléviseur placé en face de lui en faisant défiler les chaînes machinalement, le doigt rivé au bouton de la télécommande.
La tentation de mettre fin à tout cela se faisait de plus en plus forte depuis quelques temps et s'il avait encore eu en sa possession son arme de service, il serait sans doute déjà passé à l'acte. En attendant les conclusions de l'enquête de l'IGPN à son encontre, il avait été mis à pied et ruminait son mal être, seul dans son appartement.
La tentation de mettre fin à tout cela se faisait de plus en plus forte depuis quelques temps et s'il avait encore eu en sa possession son arme de service, il serait sans doute déjà passé à l'acte. En attendant les conclusions de l'enquête de l'IGPN à son encontre, il avait été mis à pied et ruminait son mal être, seul dans son appartement.
Un coup de sonnette énergique et insistant le tira de sa léthargie et, frottant d'un geste machinal son crâne rasé, il se rendit de mauvaise grâce jusqu'à la porte d'entrée.
De l'autre côté se tenait une inconnue, grande femme rousse à la beauté angélique, vêtue d'un élégant tailleur sombre et chaussée d'escarpins à semelles rouges valant sûrement plus cher que le prix de son loyer.
— Lieutenant Alighieri ?
— Désolé, mais je ne suis plus...
— En activité ? Oui je le sais et c'est justement votre... disponibilité qui m'intéresse. Puis-je entrer ?
— Désolé, mais je ne suis plus...
— En activité ? Oui je le sais et c'est justement votre... disponibilité qui m'intéresse. Puis-je entrer ?
Sans attendre la réponse, elle força avec douceur le passage, laissant flotter jusqu'à David les effluves épicées d'un parfum capiteux. Elle fit quelques pas à l'intérieur jetant un regard amusé au pauvre décor qui l'entourait.
— Excusez-moi, mademoiselle, mais je n'ai pas saisi votre nom.
— C'est « Madame », en réalité. Vous pouvez m'appeler Lucie et je suis venue vous voir parce que j'ai besoin d'aide pour retrouver mon mari qui a disparu.
— Attendez ! Je ne fais pas ce genre de choses. Je ne suis pas un privé, je suis flic.
— Vous l'étiez, oui. Ne soyez pas surpris, je sais beaucoup de choses sur vous. Votre carrière a subi un brutal coup d'arrêt lorsque vous avez tabassé un suspect devant plusieurs témoins. Le fait que cela ai permis de sauver la vie d'une jeune femme kidnappée ne semble pas avoir été retenu comme circonstance atténuante dans cette bavure. Votre anticonformisme et votre propension à la violence ont toujours déplu à vos supérieurs et cela vous sera une fois de plus reproché. Vous n'avez plus de but, pas de projets, un avenir incertain, alors vous pouvez continuer à vous vautrer dans une procrastination stérile ou m'apporter votre aide et, qui sait, trouver une forme de rédemption.
— C'est « Madame », en réalité. Vous pouvez m'appeler Lucie et je suis venue vous voir parce que j'ai besoin d'aide pour retrouver mon mari qui a disparu.
— Attendez ! Je ne fais pas ce genre de choses. Je ne suis pas un privé, je suis flic.
— Vous l'étiez, oui. Ne soyez pas surpris, je sais beaucoup de choses sur vous. Votre carrière a subi un brutal coup d'arrêt lorsque vous avez tabassé un suspect devant plusieurs témoins. Le fait que cela ai permis de sauver la vie d'une jeune femme kidnappée ne semble pas avoir été retenu comme circonstance atténuante dans cette bavure. Votre anticonformisme et votre propension à la violence ont toujours déplu à vos supérieurs et cela vous sera une fois de plus reproché. Vous n'avez plus de but, pas de projets, un avenir incertain, alors vous pouvez continuer à vous vautrer dans une procrastination stérile ou m'apporter votre aide et, qui sait, trouver une forme de rédemption.
David, avec un haussement d'épaule, se rangea aux arguments de la belle et accepta l'offre étrange qui lui était faite. Après tout, un peu de changement ne pourrait pas lui faire de mal. Et puis, comment dire non à une aussi jolie fille ?
Les rouages bien huilés de son cerveau de policier se remirent en marche alors qu'il posait une série de questions à Lucie.
Les rouages bien huilés de son cerveau de policier se remirent en marche alors qu'il posait une série de questions à Lucie.
— Pour résumer, votre mari, Sam Ferrand, un homme ayant pratiquement le double de votre âge...
— Allons, ne soyez pas si vieux jeu, voulez-vous ?
— Oui, donc, votre mari, ancien banquier d'affaires à la retraite n'a pas donné signe de vie depuis trois jours, ce qui est inhabituel de sa part. Aucune de ses connaissance n'a de ses nouvelles et...
— En fait, il y a une personne à qui je n'ai pas posé la question. Au risque de vous choquer à nouveau, nous sommes un couple très libre. Et je sais que Sam a une maîtresse régulière, une certaine Julie, je crois. Oh, je vois que vous êtes mal à l'aise, comme c'est charmant !
— Mais non, pas du tout... Et je pense que je vais commencer par là. Savez-vous où je peux la trouver ?
— Allons, ne soyez pas si vieux jeu, voulez-vous ?
— Oui, donc, votre mari, ancien banquier d'affaires à la retraite n'a pas donné signe de vie depuis trois jours, ce qui est inhabituel de sa part. Aucune de ses connaissance n'a de ses nouvelles et...
— En fait, il y a une personne à qui je n'ai pas posé la question. Au risque de vous choquer à nouveau, nous sommes un couple très libre. Et je sais que Sam a une maîtresse régulière, une certaine Julie, je crois. Oh, je vois que vous êtes mal à l'aise, comme c'est charmant !
— Mais non, pas du tout... Et je pense que je vais commencer par là. Savez-vous où je peux la trouver ?
Trente minutes plus tard, David, encore un peu troublé par le souvenir de sa belle commanditaire, se trouvait devant un immeuble cossu. Avec une pointe d'envie, il se fit la réflexion que certaines personnes menaient vraiment une belle vie.
Profitant qu'un vieux couple entrait dans le bâtiment, il s'y faufila sans avoir besoin d'utiliser l'interphone et risquer de perdre l'avantage de la surprise : le mari volage se trouvait peut-être là, prenant du bon temps en galante compagnie et prêt à se faire débusquer.
Arrivé sur le palier du troisième étage, il constata immédiatement que la porte de l'appartement était restée entrouverte mais ne comportait aucune trace d'effraction. Il porta machinalement la main à sa hanche pour saisir une arme qui ne s'y trouvait évidemment pas et, poussant un soupir d'exaspération, il pénétra dans les lieux en s'annonçant d'une voix forte.
Profitant qu'un vieux couple entrait dans le bâtiment, il s'y faufila sans avoir besoin d'utiliser l'interphone et risquer de perdre l'avantage de la surprise : le mari volage se trouvait peut-être là, prenant du bon temps en galante compagnie et prêt à se faire débusquer.
Arrivé sur le palier du troisième étage, il constata immédiatement que la porte de l'appartement était restée entrouverte mais ne comportait aucune trace d'effraction. Il porta machinalement la main à sa hanche pour saisir une arme qui ne s'y trouvait évidemment pas et, poussant un soupir d'exaspération, il pénétra dans les lieux en s'annonçant d'une voix forte.
Aucune réponse.
Il inspecta rapidement les différentes pièces jusqu'à atteindre la chambre, où se trouvait Julie. La jeune femme brune avait dû être d'une beauté renversante, mais il était difficile de s'en rendre compte désormais tant on s'était acharné sur elle. Étendu sur le lit, son corps baignait dans une marre de sang qui imbibait les draps et gouttait encore jusqu'au plancher.
En dehors du caractère extrêmement violent du meurtre, il n'y avait aucun désordre dans la pièce, aucun signe de lutte : elle connaissait probablement son agresseur et ne s'était pas méfié. David inspecta sommairement les lieux en veillant à ne pas laisser de trace et trouva immédiatement l'arme du crime qui avait roulé sous le lit, une batte de base-ball maculée de sang. Un frisson désagréable lui parcourut l'échine tandis qu'il la reconnaissait : la dernière fois qu'il l'avait vue, c'était dans un vieux sac de sport rangé au fond du placard de sa chambre.
En se relevant, il avisa une enveloppe posée sur la table de nuit. Elle contenait un carton d'invitation pour l'exposition des dernières œuvres d'un groupe d'artistes portant le doux nom de « Collectif TNT ». Au dos de l'enveloppe étaient inscrits ces quelques mots à l'encre rouge : « J'espère t'y voir. S. »
En dehors du caractère extrêmement violent du meurtre, il n'y avait aucun désordre dans la pièce, aucun signe de lutte : elle connaissait probablement son agresseur et ne s'était pas méfié. David inspecta sommairement les lieux en veillant à ne pas laisser de trace et trouva immédiatement l'arme du crime qui avait roulé sous le lit, une batte de base-ball maculée de sang. Un frisson désagréable lui parcourut l'échine tandis qu'il la reconnaissait : la dernière fois qu'il l'avait vue, c'était dans un vieux sac de sport rangé au fond du placard de sa chambre.
En se relevant, il avisa une enveloppe posée sur la table de nuit. Elle contenait un carton d'invitation pour l'exposition des dernières œuvres d'un groupe d'artistes portant le doux nom de « Collectif TNT ». Au dos de l'enveloppe étaient inscrits ces quelques mots à l'encre rouge : « J'espère t'y voir. S. »
David s'éclipsa discrètement, peu disposé à répondre aux questions que ses ex-collègues ne manqueraient pas de lui poser s'ils le trouvaient ici. A peine dans la rue, alors que de sombres nuages s'amoncelaient au-dessus de lui, il céda à une pulsion irrépressible et envoya un message à Lucie pour l'informer qu'il y avait du nouveau. Pris d'un mauvais pressentiment, il déclara qu'il préférait ne pas en parler au téléphone et elle le convia immédiatement à la rejoindre chez elle.
Le loft, aménagé avec goût dans un ancien bâtiment industriel respirait le luxe et l'argent, de ses meubles design jusqu'aux œuvres d'art ornant les lieux. Lucie, qui avait abandonné son tailleur strict pour une robe en velours écarlate à la coupe audacieuse et dangereusement révélatrice, évoluait avec grâce dans son petit paradis. Elle fit s'installer David sur un confortable sofa et lui servit un verre avant de s'asseoir à ses côtés. Trop près pour qu'il réussisse à se concentrer sur autre chose que le décolleté de la rousse incendiaire.
Il parvint cependant à lui faire part de sa découverte macabre et s'apprêtait à annoncer qu'il allait arrêter les frais vu la tournure que prenait l'affaire, lorsque la jeune femme posa une main légère sur sa cuisse. Le contact l'électrisa et les choses s'emballèrent. Après coup il ne réussit pas à se souvenir qui de lui ou d'elle avait initié ce baiser passionné qui allait sceller son destin.
Il parvint cependant à lui faire part de sa découverte macabre et s'apprêtait à annoncer qu'il allait arrêter les frais vu la tournure que prenait l'affaire, lorsque la jeune femme posa une main légère sur sa cuisse. Le contact l'électrisa et les choses s'emballèrent. Après coup il ne réussit pas à se souvenir qui de lui ou d'elle avait initié ce baiser passionné qui allait sceller son destin.
La piste encore chaude des vêtements abandonnés à la hâte menait jusqu'à la chambre et au grand lit tendu de draps immaculés, mais déjà froissés. Allongé sur le dos, David profitait pleinement de la situation pendant que Lucie le chevauchait langoureusement. Ses cheveux cachant son visage, seuls ses gémissements appuyés témoignaient du plaisir qu'elle prenait, imposant le rythme et la profondeur de la pénétration. Effleurant les fesses de sa partenaire, David laissa une main baladeuse se promener le long de la cuisse à la peau douce, avant de remonter vers sa poitrine. Empaumant un sein ferme, il joua un instant avec le globe de chair puis se focalisa sur le téton durci, provocant un petit cri de surprise et de plaisir lorsqu'il le pinça entre deux doigts. Elle se pencha vers lui en ronronnant et, bientôt, la bouche de David remplaça sa main en se lançant à l'assaut de la poitrine offerte.
Elle se dégagea en riant, rejetant sa chevelure en arrière d'un mouvement de tête gracieux. Le jeune homme poussa un grognement de frustration, qu'elle étouffa immédiatement d'un baiser langoureux.
Pendant un long moment, le silence de l'appartement fut troublé par les soupirs de plaisir des deux amants et le bruit du martèlement de la peau contre la peau. Un instant on put croire que le rodéo sauvage était terminé, mais seulement le temps pour Lucie de faire une courte pause avant de basculer à son tour sur le dos en entraînant David sur elle, un éclair lubrique dans le regard.
Profondément enfoncé en elle, le jeune homme la prit furieusement, comme si sa vie même en dépendait. Haletant et le cœur battant à tout rompre, il allait en venait entre ses cuisses largement écartées. Les deux corps couverts de sueur bougeaient à l'unisson dans un mouvement de va et vient puissant, sans qu'aucun mot ne soit échangé. Les paroles ne servaient plus à rien à cet instant précis, seul l'acte sexuel comptant alors.
Les pupilles dilatées par le plaisir donnaient un étrange air félin aux yeux verts de Lucie qui, au paroxysme du plaisir agrippa les bras de son compagnon en y imprimant la marque de ses ongles parfaitement manucurés. Il la mena jusqu'à l'orgasme, sans faiblir ni diminuer la force de ses coups de boutoir.
Quelques instants plus tard ce fut son tour et il se vida en grognant juste avant de se retirer en roulant sur le côté, à bout de souffle.
Elle se dégagea en riant, rejetant sa chevelure en arrière d'un mouvement de tête gracieux. Le jeune homme poussa un grognement de frustration, qu'elle étouffa immédiatement d'un baiser langoureux.
Pendant un long moment, le silence de l'appartement fut troublé par les soupirs de plaisir des deux amants et le bruit du martèlement de la peau contre la peau. Un instant on put croire que le rodéo sauvage était terminé, mais seulement le temps pour Lucie de faire une courte pause avant de basculer à son tour sur le dos en entraînant David sur elle, un éclair lubrique dans le regard.
Profondément enfoncé en elle, le jeune homme la prit furieusement, comme si sa vie même en dépendait. Haletant et le cœur battant à tout rompre, il allait en venait entre ses cuisses largement écartées. Les deux corps couverts de sueur bougeaient à l'unisson dans un mouvement de va et vient puissant, sans qu'aucun mot ne soit échangé. Les paroles ne servaient plus à rien à cet instant précis, seul l'acte sexuel comptant alors.
Les pupilles dilatées par le plaisir donnaient un étrange air félin aux yeux verts de Lucie qui, au paroxysme du plaisir agrippa les bras de son compagnon en y imprimant la marque de ses ongles parfaitement manucurés. Il la mena jusqu'à l'orgasme, sans faiblir ni diminuer la force de ses coups de boutoir.
Quelques instants plus tard ce fut son tour et il se vida en grognant juste avant de se retirer en roulant sur le côté, à bout de souffle.
Lorsqu'il se réveilla, Lucie n'était plus dans le lit. Vêtue d'un peignoir de soie pourpre, elle l'attendait dans le salon en fumant une cigarette, la fumée qu'elle rejetait formant des cercles parfaits.
— Tu sauras faire preuve de résilience et tu vas continuer à le chercher, n'est-ce pas ?
Il n'y avait nulle inquiétude dans sa voix, comme si la réponse allait de soi et David se contenta d'acquiescer en silence, avant de récupérer ses vêtements éparpillés dans l'appartement et de quitter les lieux pour prendre le chemin vers la prochaine étape de son enquête tandis que d'épais nuages noirs conquéraient peu à peu le ciel au-dessus de la ville.
La galerie Phlégéthon était déjà prise d'assaut par la faune habituelle des vernissages : une moitié de mondains, présents uniquement pour être vus, et une moitié de pique-assiettes venus faire le plein de petits fours et de champagne.
David pénétra dans le local bondé, jetant des regards interloqués à une balançoire entourée de papier bulle et à une installation entièrement composée de patins de chaise multicolores. Le tableau qui occupait le mur du fond tranchait d'autant plus avec le reste des œuvres exposées ; on pouvait y voir une multitude de petits personnages plongeant dans un fleuve de lave incandescente. Un peu mal à l'aise face au sujet représenté, il fut interrompu dans sa contemplation par une voix rauque murmurant à son oreille :
David pénétra dans le local bondé, jetant des regards interloqués à une balançoire entourée de papier bulle et à une installation entièrement composée de patins de chaise multicolores. Le tableau qui occupait le mur du fond tranchait d'autant plus avec le reste des œuvres exposées ; on pouvait y voir une multitude de petits personnages plongeant dans un fleuve de lave incandescente. Un peu mal à l'aise face au sujet représenté, il fut interrompu dans sa contemplation par une voix rauque murmurant à son oreille :
— Le septième cercle des enfers, auquel sont destinés les violents. Pensez-vous y avoir votre place, lieutenant ?
Il se retourna brusquement pour se retrouver face à un vieillard au regard étrange dont le costume élégant tranchait avec l'imperméable froissé qui le recouvrait. C'était l'homme qu'il avait passé la journée à chercher, le mari de Lucie.
David n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit avant que l'homme ne se détourne, souriant malicieusement, et se sauve vers la sortie en fendant la foule avec autorité. Lorsque le policier parvint enfin à atteindre la rue, l'homme à l'imperméable avait pris une substantielle avance et s'éloignait à grandes enjambées alors qu'une pluie froide commençait à tomber. A son grand étonnement il ne parvint pas à le rattraper sans toutefois jamais le perdre de vue. La poursuite les mena jusqu'à l'entrée du vieux cimetière dont le portail était mystérieusement resté ouvert.
Après avoir avancé à travers les tombes sous une pluie battante seulement illuminée par instant par les éclairs qui zébraient les cieux, le vieillard s'engouffra dans un antique caveau orné de gargouilles inquiétantes. Y pénétrant à son tour, David descendit une longue volée de marches moussues, la torche de son portable peinant à percer l'obscurité.
David n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit avant que l'homme ne se détourne, souriant malicieusement, et se sauve vers la sortie en fendant la foule avec autorité. Lorsque le policier parvint enfin à atteindre la rue, l'homme à l'imperméable avait pris une substantielle avance et s'éloignait à grandes enjambées alors qu'une pluie froide commençait à tomber. A son grand étonnement il ne parvint pas à le rattraper sans toutefois jamais le perdre de vue. La poursuite les mena jusqu'à l'entrée du vieux cimetière dont le portail était mystérieusement resté ouvert.
Après avoir avancé à travers les tombes sous une pluie battante seulement illuminée par instant par les éclairs qui zébraient les cieux, le vieillard s'engouffra dans un antique caveau orné de gargouilles inquiétantes. Y pénétrant à son tour, David descendit une longue volée de marches moussues, la torche de son portable peinant à percer l'obscurité.
Sam l'attendait dans la petite pièce souterraine située au bas de l'escalier, nonchalamment adossé contre un tombeau de pierre.
— Pourquoi m'avoir conduit jusqu'ici ? Et qui êtes-vous à la fin, bon Dieu ?
— Je n'ai fait que vous guider vers l'ultime étape. Et quant à qui je suis... Vous aurez l'éternité pour le découvrir, mais sachez que Dieu n'a rien à voir là-dedans !
— Je n'ai fait que vous guider vers l'ultime étape. Et quant à qui je suis... Vous aurez l'éternité pour le découvrir, mais sachez que Dieu n'a rien à voir là-dedans !
Sous le regard horrifié de David, l'homme avait pris non seulement la voix, mais aussi l'apparence de Lucie. Avec un regard cruel, elle fit un pas en avant avant de disparaître de sa vue. Son long manteau tombé au sol était tout ce qui restait d'elle... Du moins c'est ce que cru David avant de voir le vêtement gigoter et qu'une multitude de cafards grouillants ne s'en échappe.
Ses hurlements se poursuivirent pendant un temps interminable avant qu'enfin le silence ne revienne.
Ses hurlements se poursuivirent pendant un temps interminable avant qu'enfin le silence ne revienne.
oooOooo
Devant l'absence apparente de réaction du psychiatre, l'homme au crâne rasé reprit la parole :
— Même si vous ne croyez pas en lui, sachez, docteur, que cela n'a aucune importance car le Diable, lui, crois en vous. Il vous connaît, il sait à quel point votre âme est noire et une place vous est même réservée dans un des cercles de l'enfer.
D'un bon il s'empara du coupe-papier posé sur le bureau et s'abattit sur son interlocuteur terrifié...
Quelques minutes plus tard, tenant galamment la porte à la belle femme rousse qui sortait du cabinet, le patient suivant ne remarqua pas les traces de sang qui souillaient la manche de son chemisier de soie.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Chapeau @Monsieur Plume pour ce texte qui nous emporte rapidement dans cette histoire qui tient à la fois du polar et du fantastique.
Ce que vous me dites de la partie érotique de ce texte a tendance à me rassurer un peu, tant je peine de plus en plus à trouver des idées pour ne pas toujours reproduire les mêmes scènes de sexe à chaque histoire....
Au milieu de ce suspens, la scène érotique entre David et Lucie(fer) est diablement réussie. J'ai été particulièrement troublé par le paragraphe, où, tel un damné, David empoigne la poitrine de Lucie-fer et est aspiré vers son téton diaboliquement dressé avant de se perdre dans une tentation bien humaine...
Bravo, vous faites la démonstration que récit de genre policier et fantastique vont de pair avec excitation et érotisme. Hâte de vous lire à nouveau !
Disons qu'ici j'ai essayé de sortir un peu de ma zone de confort en m'aventurant sur des chemins qui ne me sont pas habituels...
En tout cas merci pour ta lecture et ton retour.
Une fin qui laisse en réflexion :
Batte de baseball de David sous le lit, l'arme du crime, ce qui pourrait laisser à penser que le gars a vraiment péter un plomb au point d'imaginer, le croyant vraiment, qu'il est guidé par Lucifer lui-même (le prénom Lucie ne me semble pas avoir été choisi à la légère).
Ou, c'est bien le diable qui s'amuse avec lui, mais nous ne le saurons jamais.
Joli texte en tout cas.
En tout cas je te remercie pour ce gentil commentaire, même si, avec l'allusion à Stephen King, tu mets la barre très haute ! Mais peu importe, je prends cette référence au maître de l'horreur avec grand plaisir.
Tu t'es fait attendre pour ton texte. Je me suis fait attendre pour mon commentaire ;)
Quoi qu'il en soit, j'apprécie toujours te lire (même si je ne passe qu'à peu près une fois par semaine ces derniers temps...)
Même parti, je ferai de mon mieux pour passer voir de temps en temps si tu as publié quelque chose ;)
Et ma référence est des plus appropriées :P
Tu mélanges agréablement les genres, nous embarquant dans une enquête policière qui nous entraîne dans l'horreur, en passant par une pointe d'érotisme.
Un grand bravo pour ta participation. Stephen King n'a qu'à bien se tenir ;)
Et s'il te reste des choses à lire chez moi, n'hésite pas, cela fait toujours plaisir d'avoir des retours ;)
Un défi parfaitement réussi donnant naissance à un texte génial… sûrement l’un de mes préférés de ce petit concours :)
Bravo à toi