Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un passé inachevé — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un passé inachevé
Chapitre 2
Quelques jours après ce dîner sous tension, l’idée d’une sortie à quatre fut évoquée par Alicia, la compagne d’Hugo.
— Il va faire super beau ce week-end, et ça fait longtemps qu’on n’a pas fait une activité un peu sportive. Ça vous tente ?
Eva avait hésité avant d’accepter. Depuis ce dîner, ses pensées étaient en désordre. Elle aimait Alexandre. Elle se le répétait sans cesse, comme un mantra. Il était l’homme parfait : attentionné, stable, prévenant. Avec lui, elle avait construit une vie paisible, ils allaient d’ailleurs se marier l’année prochaine. Alors pourquoi ce trouble persistant à la seule évocation d’Hugo ? Pourquoi cette montée d’adrénaline chaque fois qu’elle pensait à lui ?
Eva avait répondu finalement oui avant même de consulter son compagnon.
Alexandre avait râlé, prétextant son vertige, mais il s’était finalement laissé convaincre.
Alexandre avait râlé, prétextant son vertige, mais il s’était finalement laissé convaincre.
Le matin de l’accrobranche, elle avait passé plus de temps que nécessaire à choisir sa tenue. Elle opta pour une combinaison de sport moulante, pratique mais flatteuse. Juste de quoi attirer un regard... sans éveiller de soupçons.
Lorsqu’ils arrivèrent sur place, Hugo était déjà là, vêtu d’un tee-shirt noir qui épousait ses épaules larges et qui laissait deviner la ligne de ses muscles. Le voir ainsi, dans un cadre si différent du restaurant, lui fit quelque chose.
L’activité commença dans la bonne humeur. Le groupe progressait sur les passerelles suspendues, entre rires et défis lancés à la volée. Mais au fil des obstacles, Eva se retrouva souvent à côté d’Hugo. Alexandre et Alicia étaient légèrement en retrait, étant moins à l’aise sur les obstacles en hauteur.
Un moment anodin en apparence prit une tournure plus troublante lorsqu’elle perdit brièvement l’équilibre sur une plateforme branlante.
— Attention ! s’exclama Hugo en tendant la main pour l’attraper.
Elle sentit sa main sur sa taille, une prise ferme, instinctive. Leur proximité dura une seconde de trop. Suffisamment pour que leurs regards se croisent. Suffisamment pour que l’air semble se charger d’électricité.
— Merci... murmura-t-elle en se redressant.
Il hocha la tête, mais ne bougea pas immédiatement. Alexandre, qui était plus loin avec Alicia, ne vit rien de cette parenthèse suspendue.
— Attention ! s’exclama Hugo en tendant la main pour l’attraper.
Elle sentit sa main sur sa taille, une prise ferme, instinctive. Leur proximité dura une seconde de trop. Suffisamment pour que leurs regards se croisent. Suffisamment pour que l’air semble se charger d’électricité.
— Merci... murmura-t-elle en se redressant.
Il hocha la tête, mais ne bougea pas immédiatement. Alexandre, qui était plus loin avec Alicia, ne vit rien de cette parenthèse suspendue.
Ils finissent par effectuer la fin de parcours à deux, Alexandre et Alicia ayant décidé de ne pas continuer.
Le moment fatidique arriva sur un passage particulièrement difficile : une série de planches suspendues, instables, où il fallait avancer en trouvant son équilibre.
Camille hésita.
— Je vais sûrement me casser la gueule, souffla-t-elle en observant le vide sous ses pieds.
Derrière elle, Hugo sourit et s’approcha légèrement.
— T’inquiète pas, je suis là. Je te guide.
Il posa une main sur son épaule.
Un contact anodin. Mais un contact qui fit bondir son cœur. La plateforme étant relativement étroite, elle sentit son torse dans son dos.
Son souffle s’accéléra, et ce n’était plus à cause du vertige.
— Avance doucement, je suis juste derrière toi.
Elle obéit, pas après pas, consciente de sa présence, de son regard, de sa voix.
Lorsqu’elle atteignit enfin la plateforme suivante, un frisson la parcourut. Elle aurait dû être soulagée.
Mais elle n’arrivait pas à penser à autre chose qu’à la chaleur de ses doigts sur sa peau, à son souffle si proche de son oreille.
Le moment fatidique arriva sur un passage particulièrement difficile : une série de planches suspendues, instables, où il fallait avancer en trouvant son équilibre.
Camille hésita.
— Je vais sûrement me casser la gueule, souffla-t-elle en observant le vide sous ses pieds.
Derrière elle, Hugo sourit et s’approcha légèrement.
— T’inquiète pas, je suis là. Je te guide.
Il posa une main sur son épaule.
Un contact anodin. Mais un contact qui fit bondir son cœur. La plateforme étant relativement étroite, elle sentit son torse dans son dos.
Son souffle s’accéléra, et ce n’était plus à cause du vertige.
— Avance doucement, je suis juste derrière toi.
Elle obéit, pas après pas, consciente de sa présence, de son regard, de sa voix.
Lorsqu’elle atteignit enfin la plateforme suivante, un frisson la parcourut. Elle aurait dû être soulagée.
Mais elle n’arrivait pas à penser à autre chose qu’à la chaleur de ses doigts sur sa peau, à son souffle si proche de son oreille.
La fin du parcours fut tout aussi éprouvante pour Eva, non pas à cause de la difficulté, mais de cette tension sous-jacente qui ne cessait de croître entre elle et Hugo. Elle se rendit compte qu’elle cherchait inconsciemment sa présence, qu’elle guettait ses réactions. Et cela la terrifiait.
Et lorsqu’ils se quittèrent en fin de journée, elle sut que quelque chose en elle avait changé.
Et lorsqu’ils se quittèrent en fin de journée, elle sut que quelque chose en elle avait changé.
Depuis l’accrobranche, Eva se sentait fébrile. L’incident sur la plateforme, la main ferme d’Hugo sur sa taille, la façon dont il lui avait parlé, dont il l’avait guidée, leur proximité… Tout cela l’obsédait.
Les jours passèrent, mais son trouble ne s’apaisa pas. Au contraire, elle revoyait sans cesse la scène dans sa tête, comme un fantasme qu’elle n’arrivait pas à chasser. Le soir, lorsqu’elle était seule dans son lit, elle se surprenait à imaginer d’autres scénarios.
Elle se retrouvait souvent dans une version altérée de l’accrobranche, seule avec Hugo. Il la rattrapait alors qu’elle glissait, mais au lieu de la lâcher, il la plaquait contre le tronc d’un arbre. Son regard brûlant la transperçait avant que ses lèvres ne s’abattent sur les siennes, avides, possessives. Elle sentait ses mains sur ses hanches, son souffle contre sa peau. Son propre désir la consumait, et elle se laissait totalement aller à lui, enroulant ses jambes autour de sa taille...
Eva se réveilla en sursaut.
Sa poitrine se soulevait rapidement, ses cuisses étaient serrées l’une contre l’autre, et une chaleur brûlante s’était installée entre elles.
Elle se retournait sous les draps, frustrée, troublée, incapable de trouver le sommeil.
Elle savait que c’était dangereux, qu’ils étaient tous les deux en couple.
Sa poitrine se soulevait rapidement, ses cuisses étaient serrées l’une contre l’autre, et une chaleur brûlante s’était installée entre elles.
Elle se retournait sous les draps, frustrée, troublée, incapable de trouver le sommeil.
Elle savait que c’était dangereux, qu’ils étaient tous les deux en couple.
Elle ferma alors les yeux un instant, cherchant à reprendre son souffle. Mais son corps, lui, n’était pas prêt à laisser partir la sensation.
Sous les draps, sa main glissa lentement, d’abord sur ses seins puis sur son ventre, descendant au rythme de son désir incontrôlé. Son cœur battait fort, trop fort.
Un soupir lui échappa alors qu’elle laissait ses doigts effleurer l’endroit précis où le manque d’Hugo se faisait sentir le plus violemment.
Elle se caressa lentement, laissant son esprit replonger dans son rêve. Ses lèvres s’entrouvrirent sous l’intensité du plaisir qui montait.
Sous les draps, sa main glissa lentement, d’abord sur ses seins puis sur son ventre, descendant au rythme de son désir incontrôlé. Son cœur battait fort, trop fort.
Un soupir lui échappa alors qu’elle laissait ses doigts effleurer l’endroit précis où le manque d’Hugo se faisait sentir le plus violemment.
Elle se caressa lentement, laissant son esprit replonger dans son rêve. Ses lèvres s’entrouvrirent sous l’intensité du plaisir qui montait.
Mais soudain, un bruit à côté d’elle.
Elle ouvrit les yeux, paniquée.
Alexandre bougea légèrement dans son sommeil, inconscient de ce qu’elle venait de faire, de ce qu’elle était en train de vivre, seule, à quelques centimètres de lui.
Un mélange de honte et d’excitation la traversa.
Elle retira sa main, le souffle court, le cœur battant à tout rompre.
Elle tourna la tête vers son fiancé, endormi paisiblement. Et comprit que quelque chose en elle venait définitivement de basculer, même si elle se détestait d’y penser et se haïssait de ressentir cette excitation interdite.
Elle ouvrit les yeux, paniquée.
Alexandre bougea légèrement dans son sommeil, inconscient de ce qu’elle venait de faire, de ce qu’elle était en train de vivre, seule, à quelques centimètres de lui.
Un mélange de honte et d’excitation la traversa.
Elle retira sa main, le souffle court, le cœur battant à tout rompre.
Elle tourna la tête vers son fiancé, endormi paisiblement. Et comprit que quelque chose en elle venait définitivement de basculer, même si elle se détestait d’y penser et se haïssait de ressentir cette excitation interdite.
Les jours suivants, elle redoublait d’attentions envers Alexandre, espérant que cela ferait taire ses pensées.
Eva profitait d’avoir pu poser une journée de RTT pour se vider la tête. Elle nettoya l’appartement, fit des courses, s’occupa du moindre détail insignifiant. Tout pour ne pas penser. Tout pour oublier cette nuit et l’émoi qu’elle avait réveillé en elle.
En fin d’après-midi, Alexandre rentra plus tôt du travail, un sourire aux lèvres.
— Devine qui j’ai croisé aujourd’hui !
Elle releva la tête, une angoisse soudaine nouant son estomac.
— Alicia.
Son cœur rata un battement.
— Ah… et ? demanda-t-elle en essayant de masquer son trouble.
— Elle nous a invités demain soir à un escape game avec Hugo !
Son ventre se contracta douloureusement.
Elle allait devoir affronter Hugo, de nouveau, alors qu’elle sentait encore sur sa peau les frissons de son rêve.
Et cette fois, elle n’était plus certaine d’avoir la force de résister.
Eva profitait d’avoir pu poser une journée de RTT pour se vider la tête. Elle nettoya l’appartement, fit des courses, s’occupa du moindre détail insignifiant. Tout pour ne pas penser. Tout pour oublier cette nuit et l’émoi qu’elle avait réveillé en elle.
En fin d’après-midi, Alexandre rentra plus tôt du travail, un sourire aux lèvres.
— Devine qui j’ai croisé aujourd’hui !
Elle releva la tête, une angoisse soudaine nouant son estomac.
— Alicia.
Son cœur rata un battement.
— Ah… et ? demanda-t-elle en essayant de masquer son trouble.
— Elle nous a invités demain soir à un escape game avec Hugo !
Son ventre se contracta douloureusement.
Elle allait devoir affronter Hugo, de nouveau, alors qu’elle sentait encore sur sa peau les frissons de son rêve.
Et cette fois, elle n’était plus certaine d’avoir la force de résister.
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Commentaires ()
Comment va-t-elle gérer tout ça ? Le suspens reste entier !
Bravo, Dromos ! Une suite à la hauteur du premier chapitre :).