Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” — Chapitre 10 · Je le veux, de tout mon corps.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”
Chapitre 10 · Je le veux, de tout mon corps.
La porte du café se referme dans un souffle tiède derrière eux. Isabelle sort la première, emmitouflée dans un manteau gris perle, ouvert sur sa tenue élégante. Elle descend lentement les trois marches du perron, les jambes gainées de collants fins, le pas fluide dans ses bottes hautes en cuir verni. L'œil encore rieur, elle jette un coup d'œil en arrière. Luc la suit, les mains dans les poches, silencieux mais habité de cette tension douce qui n'en finit plus de croître depuis des jours.
Sous son manteau, Isabelle porte une robe blazer noire, moderne et cintrée, fermée par un unique bouton sous la poitrine. Le tissu satiné capte la lumière du jour, soulignant avec élégance ses courbes et sa silhouette. La coupe courte laisse entrevoir ses cuisses gainées de collants noirs transparents. Les bottes hautes en cuir verni claquent doucement sur les pavés, ponctuant sa démarche assurée. Elle se retourne à moitié pour lui glisser un regard par-dessus l'épaule.
— Tu n'as même pas fini ton chocolat, dit-elle, joueuse.
Luc hausse les épaules avec un sourire en coin.
— J'avais mieux à savourer que ce qu'il y avait dans la tasse.
Elle lève les yeux au ciel, mais elle rougit. Ils marchent sans but précis, dérivant à petits pas vers les ruelles moins passantes. Il fait frais, le ciel se pare d'ambres et de violets. La lumière s'incline, rase les murs, dore les pavés. Un instant suspendu.
Au coin d'une ruelle pavée, étroite et déserte, Isabelle ralentit. Elle avance de deux pas, s'arrête devant une façade couverte de lierre sec. Le mur est tiède encore, empreint de la chaleur du jour.
Au coin d'une ruelle pavée, étroite et déserte, Isabelle ralentit. Elle avance de deux pas, s'arrête devant une façade couverte de lierre sec. Le mur est tiède encore, empreint de la chaleur du jour.
— Tu veux faire une pause ? demande Luc doucement.
Elle ne répond pas. Elle lève lentement la main pour replacer une mèche échappée, ses doigts effleurant sa tempe dans un geste presque sensuel. L'autre main reste crispée sur le revers de son manteau, qu'elle resserre contre elle sans le fermer, comme si elle cherchait à contenir une chaleur qui ne vient pas du dehors. Un frisson la parcourt visible, délicat, profond.
Luc la regarde, hypnotisé. Il suit le rythme soulevé de sa poitrine sous le tissu satiné, la tension infime dans son cou, la nervosité élégante de ses doigts qui s'accrochent au tissu comme à une pudeur en train de céder. Chaque détail est une provocation silencieuse, un appel muet à la déflagration.
— Tu trembles ?
— Non… souffle-t-elle. Pas de froid.
— Non… souffle-t-elle. Pas de froid.
Il ne répond pas. Il avance, lentement, comme aspiré. Un pas. Puis un autre. L'air semble se contracter autour d'eux, électrisé. Il entre dans sa bulle, franchit ce cercle invisible, sacré, de l'espace intime. À présent, il peut sentir la chaleur de son souffle, voir le frémissement de sa gorge, le léger tressaillement de ses narines.
Son corps n'est plus qu'à quelques centimètres du sien. La tension est physique, dense, vibrante. Elle le fixe, les lèvres entrouvertes, les pupilles dilatées. Le silence entre eux n'est plus seulement palpable : il est charnel. Il colle à la peau, pulse au rythme de leurs battements respectifs, prêt à éclater.
Son corps n'est plus qu'à quelques centimètres du sien. La tension est physique, dense, vibrante. Elle le fixe, les lèvres entrouvertes, les pupilles dilatées. Le silence entre eux n'est plus seulement palpable : il est charnel. Il colle à la peau, pulse au rythme de leurs battements respectifs, prêt à éclater.
Il lève la main. Son index effleure lentement le revers satiné de sa robe, là où le tissu s'écarte au niveau de sa poitrine, juste au-dessus du bouton fermé. Le contact est presque imperceptible, mais la chaleur de sa peau se diffuse sous le geste. Elle frissonne, malgré elle.
Il descend doucement, du bout des doigts, jusqu'à sa taille, où il pose sa paume entière, large et chaude. Sa main épouse la courbe de sa hanche, s'y enroule avec une autorité silencieuse. Isabelle ne bouge pas. Elle accueille le contact comme une décharge lente, un courant brûlant qui remonte sous sa peau.
Il descend doucement, du bout des doigts, jusqu'à sa taille, où il pose sa paume entière, large et chaude. Sa main épouse la courbe de sa hanche, s'y enroule avec une autorité silencieuse. Isabelle ne bouge pas. Elle accueille le contact comme une décharge lente, un courant brûlant qui remonte sous sa peau.
Elle inspire profondément, ses seins se soulèvent sous le tissu tendu. Son bas-ventre pulse. Le monde s'efface, noyé dans cette montée vertigineuse du désir. Il va m'embrasser. Je le veux, de tout mon corps.
Luc ne parle toujours pas. Il glisse lentement sa main de la taille vers le creux de son dos, la caresse effleure à peine le tissu, mais fait frissonner chaque parcelle de sa peau. Puis, d'un geste ferme et fluide, il l'attire contre lui, jusqu'au mur. La chaleur de son corps la traverse comme une vague. Elle s'y abandonne entièrement, le souffle coupé, le cœur battant. Elle sent chaque battement résonner jusque dans son bas-ventre, là où le désir commence à pulser, brut, incontrôlable.
Ses lèvres cherchent les siennes. Elles se trouvent, enfin. Le premier contact est un choc sensuel, un frisson acéré qui part de sa bouche et descend le long de sa colonne. C'est un effleurement brûlant, à peine un souffle, mais il fait vibrer ses cuisses, contracter son ventre.
Elle reste immobile un instant, pétrifiée par l'intensité. Puis elle répond, avec une ardeur muette, avec tout ce qu'elle a retenu, refoulé, espéré. Sa bouche s'ouvre, laisse entrer, laisse prendre, mais réclame aussi. C'est un baiser d'abandon et de conquête. Elle accueille. Elle exige. Et elle brûle.
Elle reste immobile un instant, pétrifiée par l'intensité. Puis elle répond, avec une ardeur muette, avec tout ce qu'elle a retenu, refoulé, espéré. Sa bouche s'ouvre, laisse entrer, laisse prendre, mais réclame aussi. C'est un baiser d'abandon et de conquête. Elle accueille. Elle exige. Et elle brûle.
Luc gémit dans le baiser, un son, chargé de désir brut. Il colle son torse contre sa poitrine, son bassin contre son bas-ventre, dans un contact brûlant et sans échappatoire. Isabelle laisse échapper un souffle, entre trouble et abandon, et son sac glisse de son épaule pour heurter le sol. Ses bras s'enroulent autour de sa nuque comme une urgence, ses doigts s'enfoncent dans ses cheveux, le tirent légèrement, le guident.
Elle sent chaque fibre de son dos plaquée contre la rugosité de la pierre, ses omoplates comme électrisées. Le jean de Luc frotte contre sa cuisse nue, tandis qu'une raideur brûlante se loge contre son bas-ventre, palpable, irrésistible. Elle la sent clairement, ancrée, vibrante, et un vertige la traverse.
Elle sent chaque fibre de son dos plaquée contre la rugosité de la pierre, ses omoplates comme électrisées. Le jean de Luc frotte contre sa cuisse nue, tandis qu'une raideur brûlante se loge contre son bas-ventre, palpable, irrésistible. Elle la sent clairement, ancrée, vibrante, et un vertige la traverse.
Ce sexe tendu contre elle, qu'elle devine dans sa forme et sa densité, l'émeut jusqu'à l'intime. Une chaleur confuse remonte entre ses jambes. Elle est troublée, bouleversée, incapable de penser autrement qu'en sensation. Est-ce normal de le désirer autant ? Elle ne sait plus. Mais ce qu'elle sent contre elle, dur, vivant, la ravage et la fascine. Elle cambre les reins, offerte. Son souffle s'accélère. Elle est à lui. Là. Maintenant. Et elle le veut, jusqu'au vertige.
Le baiser devient plus profond, plus affamé, presque sauvage. La langue de Luc explore, tourne, revient, s'insinue avec une maîtrise lente et sensuelle qui la fait frissonner de la nuque jusqu'à l'intérieur des cuisses.
Il la goûte comme on savoure un fruit mûr, les lèvres et la langue voraces, délicates, dévorantes. Il respire fort, haletant contre sa bouche, comme s'il buvait son souffle. Il se perd en elle, totalement. Sa main gauche glisse lentement sur sa hanche, puis remonte par à-coups vers sa taille, s'attarde sur la courbe de sa fesse, la saisit, la presse.
Il la goûte comme on savoure un fruit mûr, les lèvres et la langue voraces, délicates, dévorantes. Il respire fort, haletant contre sa bouche, comme s'il buvait son souffle. Il se perd en elle, totalement. Sa main gauche glisse lentement sur sa hanche, puis remonte par à-coups vers sa taille, s'attarde sur la courbe de sa fesse, la saisit, la presse.
L'autre s'ancre dans sa nuque, doigts écartés, la tenant comme une évidence. Isabelle cambre le bassin contre lui, sent cette raideur brûlante durcir contre son bas-ventre, pressée avec une intensité affolante. Cette pression l'ébranle. Ce n'est pas seulement du désir : c'est une affirmation, une promesse brute. Elle sent chaque pulsation, chaque vibration de ce membre dressé contre elle, à travers le tissu, et cela la trouble, la fait fondre, l'électrise.
Mon Dieu, c'est réel. C'est moi qu'il désire comme ça. Là, maintenant.
Mon Dieu, c'est réel. C'est moi qu'il désire comme ça. Là, maintenant.
Une partie d'elle veut fuir, s'arracher à cette brûlure, mais une autre, plus forte, plus ancrée, veut s'y abandonner complètement. Et s'il voyait tout ? Et s'il comprenait à quel point je le veux, moi aussi ?
Une chaleur dense, vibrante, presque douloureuse, monte en elle comme une vague. Ses jambes vacillent sous la tension, l'émotion. Ce n'est pas que mon corps qui cède. C'est tout. Mon cœur, mon souffle, mon silence.
Son souffle devient erratique, saccadé, haletant. Chaque baiser est une onde de choc, chaque pression, une déflagration voluptueuse qui embrase son corps tout entier. Elle gémit, à peine un murmure, mais il tremble contre sa bouche comme s'il l'avait senti jusqu'au fond de lui.
Il s'écarte à peine. Le front contre le sien. Ils respirent fort. Le monde n'existe plus que dans ce souffle partagé.
Il s'écarte à peine. Le front contre le sien. Ils respirent fort. Le monde n'existe plus que dans ce souffle partagé.
— Tu m'as laissé faire… murmure-t-il, rauque.
Elle rouvre les yeux. Ses pupilles sont dilatées. Elle le regarde sans ciller.
— Et je recommencerai, dit-elle.
Il rit, bas, un souffle rauque contre sa tempe. Une main reste ancrée à sa taille, possessive, brûlante. L'autre glisse jusqu'à sa joue, la frôle lentement, dans une caresse qui n'est qu'une promesse. Le dos de ses doigts effleure sa peau comme une brise chargée de fièvre.
Isabelle ferme les yeux, s'incline sous le geste, le souffle court. Chaque frôlement déclenche en elle une onde chaude, un frisson liquide qui descend le long de sa gorge jusqu'à son ventre. Son corps tremble, mais ce n'est pas le froid. C'est le trop-plein d'un désir qui ne redescend pas, qui pulse encore, qui veut plus, maintenant.
Isabelle ferme les yeux, s'incline sous le geste, le souffle court. Chaque frôlement déclenche en elle une onde chaude, un frisson liquide qui descend le long de sa gorge jusqu'à son ventre. Son corps tremble, mais ce n'est pas le froid. C'est le trop-plein d'un désir qui ne redescend pas, qui pulse encore, qui veut plus, maintenant.
Ils restent là, encore quelques secondes, figés dans un instant qui leur échappe déjà.
Puis elle se redresse, à contrecœur, encore haletante. Elle ramasse son sac d'un geste distrait. Il s'approche, le reprend doucement, l'aide à le remettre sur son épaule. Ses doigts frôlent sa peau nue juste au-dessus de la clavicule, et ce contact simple réveille une décharge. Elle ferme brièvement les yeux. Encore... pense-t-elle, sans oser le dire. Un frisson la traverse, mais il est teinté d'émotion, d'un trouble plus profond que le désir seul. Comment peut-il déjà me manquer alors qu'il est encore là ?
Puis elle se redresse, à contrecœur, encore haletante. Elle ramasse son sac d'un geste distrait. Il s'approche, le reprend doucement, l'aide à le remettre sur son épaule. Ses doigts frôlent sa peau nue juste au-dessus de la clavicule, et ce contact simple réveille une décharge. Elle ferme brièvement les yeux. Encore... pense-t-elle, sans oser le dire. Un frisson la traverse, mais il est teinté d'émotion, d'un trouble plus profond que le désir seul. Comment peut-il déjà me manquer alors qu'il est encore là ?
Ils repartent. Sans se presser. Ils ne parlent pas. Ils n'ont pas besoin. Leur silence est plein. Chargé.
Au coin d'une rue, Isabelle s'arrête devant sa voiture. Elle sort ses clés, mais sa main tremble légèrement. Luc s'approche. Elle tourne la tête vers lui, hésitante, incertaine, les émotions nouées dans sa gorge. Il lui prend la main, l'attire contre lui une dernière fois, la serre fort. Elle pose le front contre son torse, respire son odeur, sent la chaleur qui irradie de lui. Et soudain, presque sans y penser, elle glisse une main sous son t-shirt, lentement, juste pour sentir sa peau nue.
Au coin d'une rue, Isabelle s'arrête devant sa voiture. Elle sort ses clés, mais sa main tremble légèrement. Luc s'approche. Elle tourne la tête vers lui, hésitante, incertaine, les émotions nouées dans sa gorge. Il lui prend la main, l'attire contre lui une dernière fois, la serre fort. Elle pose le front contre son torse, respire son odeur, sent la chaleur qui irradie de lui. Et soudain, presque sans y penser, elle glisse une main sous son t-shirt, lentement, juste pour sentir sa peau nue.
Sa paume rencontre la chaleur de son ventre. Il est brûlant. Vivant. Elle ferme les yeux. Ce simple contact la submerge. Elle sent ses muscles tendus sous ses doigts, la douceur de sa peau, le frisson qu'elle provoque en lui.
J'ai senti sa raideur contre moi. J'ai senti ce qu'il me voulait. Mais là... là, je veux juste le sentir. Juste cette chaleur. Sa chaleur. Pour moi.
Elle reste là, sa main posée sur lui, le front contre sa poitrine. C'est une caresse muette, presque un aveu. Elle n'a pas les mots. Elle n'a que cette peau, ce feu discret, ce besoin qui ne retombe pas. Il l'enlace sans parler, mais elle sent son souffle changer, plus profond, plus chargé. Il a compris.
J'ai senti sa raideur contre moi. J'ai senti ce qu'il me voulait. Mais là... là, je veux juste le sentir. Juste cette chaleur. Sa chaleur. Pour moi.
Elle reste là, sa main posée sur lui, le front contre sa poitrine. C'est une caresse muette, presque un aveu. Elle n'a pas les mots. Elle n'a que cette peau, ce feu discret, ce besoin qui ne retombe pas. Il l'enlace sans parler, mais elle sent son souffle changer, plus profond, plus chargé. Il a compris.
— Je veux te revoir demain, dit-il.
Elle hoche la tête. Elle ne dit pas non. Elle ne dit pas oui. Mais elle serre sa main dans la sienne. Et elle sourit.
Quand elle démarre, elle regarde dans le rétroviseur. Il est encore là. Il ne bouge pas. Il la regarde partir.
Et elle, elle sent encore ses lèvres contre les siennes. Son dos contre la pierre. Et ce feu, entre ses cuisses, qu'elle n'ose pas nommer mais qu'elle n'oubliera pas.
Quand elle démarre, elle regarde dans le rétroviseur. Il est encore là. Il ne bouge pas. Il la regarde partir.
Et elle, elle sent encore ses lèvres contre les siennes. Son dos contre la pierre. Et ce feu, entre ses cuisses, qu'elle n'ose pas nommer mais qu'elle n'oubliera pas.
Elle reste un moment assis derrière le volant, sans mettre le contact. Les mains sur le cuir froid, le regard perdu à travers le pare-brise embué. Son cœur bat encore vite. Trop vite.
Elle relie le dernier message envoyé à Luc : rien. Pas de réponse. Elle hésite, tape un nouveau texte :
Elle relie le dernier message envoyé à Luc : rien. Pas de réponse. Elle hésite, tape un nouveau texte :
— Je n'arrive pas à redescendre.
Elle l'efface. Tape :
— Ce que j'ai ressenti…
Efface de nouveau. Puis, du bout des doigts, envoie simplement :
— Je tremble encore.
Elle dépose le téléphone sur le siège passager, mais ses doigts sont encore tendus, fébriles. Elle inspire profondément, le souffle encore chargé du goût de Luc sur ses lèvres. Et c'est là que ça revient. Pas un frisson d'envie cette fois. Non.
Un frisson plus ancien, plus ancré. Quelque chose de sombre qui rampe sous sa peau. Une onde glacée, d'abord discrète, puis insistante, qui remonte lentement le long de son dos, jusqu'à ses omoplates. Sa nuque se contracte. Ses épaules se figent. Ses yeux glissent presque malgré elle vers le rétroviseur. La buée sur la vitre tremble sous son souffle. Elle fixe l'ombre de la rue, tend l'oreille malgré elle. Elle n'entend que son propre cœur cogner contre ses tempes.
Un frisson plus ancien, plus ancré. Quelque chose de sombre qui rampe sous sa peau. Une onde glacée, d'abord discrète, puis insistante, qui remonte lentement le long de son dos, jusqu'à ses omoplates. Sa nuque se contracte. Ses épaules se figent. Ses yeux glissent presque malgré elle vers le rétroviseur. La buée sur la vitre tremble sous son souffle. Elle fixe l'ombre de la rue, tend l'oreille malgré elle. Elle n'entend que son propre cœur cogner contre ses tempes.
Rien. Mais cette sensation… Ce malaise… Elle la connaît.
Le même poids dans la poitrine, qui compresse, qui irradie jusque dans les bras. Le même doute rampant, moite, acide, comme une sueur froide qui coule entre ses omoplates. Le souvenir brutal de cette fois, sur le parking, lui revient en pleine chair. Cette impression d'être observée, scrutée, disséquée.
Le même poids dans la poitrine, qui compresse, qui irradie jusque dans les bras. Le même doute rampant, moite, acide, comme une sueur froide qui coule entre ses omoplates. Le souvenir brutal de cette fois, sur le parking, lui revient en pleine chair. Cette impression d'être observée, scrutée, disséquée.
Elle sent une brûlure dans la nuque, un souffle glacé contre sa peau pourtant couverte. Ses jambes se tendent. Chaque bruit dehors devient suspect, chaque reflet, une menace. Elle est là, figée, habitée par ce corps étranger qu'est la peur.
Ses doigts se crispent sur le volant. Elle regarde à nouveau autour d'elle. Le trottoir. Les phares lointains. Une silhouette ? Non. Un reflet. Peut-être.
Elle attrape son téléphone, compose le numéro de Luc.
Une sonnerie. Deux. Trois.
Ses doigts se crispent sur le volant. Elle regarde à nouveau autour d'elle. Le trottoir. Les phares lointains. Une silhouette ? Non. Un reflet. Peut-être.
Elle attrape son téléphone, compose le numéro de Luc.
Une sonnerie. Deux. Trois.
— Allez… décroche…
Quatre. Cinq. Messagerie.
Elle raccroche. Ses mains sont moites. Une boule dans sa gorge. Le froid intérieur s'est insinué partout.
Elle insère la clé dans le contact. Démarre brutalement. La voiture bondit presque. Elle s'en fiche. Elle veut juste partir. Bouger. S'éloigner.
Dans le trafic, les phares, les klaxons, les feux rouges, quelque chose en elle commence à redescendre. Lentement. L'angoisse reflue.
Ce n'est rien. Juste le contre-coup. Trop de tout. Trop de lui.
Elle raccroche. Ses mains sont moites. Une boule dans sa gorge. Le froid intérieur s'est insinué partout.
Elle insère la clé dans le contact. Démarre brutalement. La voiture bondit presque. Elle s'en fiche. Elle veut juste partir. Bouger. S'éloigner.
Dans le trafic, les phares, les klaxons, les feux rouges, quelque chose en elle commence à redescendre. Lentement. L'angoisse reflue.
Ce n'est rien. Juste le contre-coup. Trop de tout. Trop de lui.
Elle roule, les yeux rivés à la route, le souffle court mais régulier. Elle est en sécurité. C'est fini. C'est passé.
Ou du moins… elle veut le croire.
Ou du moins… elle veut le croire.
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