Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
P'tite pomme d'amour - sexe entre filles — Chapitre 3 · un bonheur inusable
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
P'tite pomme d'amour - sexe entre filles
Chapitre 3 · un bonheur inusable
P'TITE POMME D'AMOUR
sexe entre filles
- un bonheur inusable -
Résumé des chapitres 1 et 2
Julie et moi, on s'est connues à 18 ans, lors de nos études, en 1993. Depuis cette année-là on est inséparables, nous vivons ensemble sous le même toit un amour démesuré l'une pour l'autre. Elle m'appelle souvent Ma chérie, Mon amour ou Ma Sophie. Moi, je suis tellement gourmande d'elle, qui heureusement me le rend bien, que je lui ai affecté le nom de ma sucrerie préférée quand j'étais petite : elle est devenue Ma p'tite pomme d'amour, ce qui l'amuse et lui va à ravir.
Julie est ingénieure chimiste à Lyon, et moi écrivaine-biographe indépendante à la maison.
L'ardeur sans faille que nous partageons au lit nous comble de bonheur, et au fil des années on a souvent recherché de nouvelles émotions. On est toutes deux assez fétichistes de la belle lingerie, et depuis peu, en cadeau pour mes trente ans, ma p'tite pomme d'amour m'a fait découvrir le plaisir que pouvaient procurer les sex-toys dans les jeux amoureux …
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Le lendemain de mon anniversaire, Julie part au travail en me laissant rêvasser au lit, sans oublier de venir me donner son premier baiser de la journée. Je m'étire, lui souris et enroule mes bras autour de son cou. Ses lèvres et sa langue on un goût de café au lait. Les miennes, me dit-elle, sûrement pour me rassurer, auraient celui du dentifrice de la veille au soir.
- J'aime pas trop embrasser comme ça avec la langue au réveil ; toi tu as bon goût, mais moi ça me gêne un peu, ma p'tite pomme.
- Ne t'en fais pas ma chérie. Si ça ne me plaisait pas, je partirais en te serrant la main !
Ah celle-là, il faut toujours qu'elle trouve le moyen de me faire rire ! On s'enlace pour se faire un baiser. Je suis heureuse.
J'ai envie de me rendormir un peu. Après le traitement que m'a fait subir Julie hier en me donnant plusieurs orgasmes extraordinairement violents, je suis fourbue. Elle aussi sans doute. Je l'imagine au bureau passer la journée à bâiller devant ses collègues. Ils voudront tout savoir, mais elle ne dira rien ! Passé la porte de notre chambre, c'est top secret.
Mais surtout je revois nos gestes amoureux sur le canapé, l'après-midi, quand elle m'a fait découvrir un plaisir spécial d'une façon si douce et non vulgaire, prenant soin de ne pas me faire mal. Avec le grand et le petit vibro en même temps, Julie m'a fait aimer la caresse anale et la double pénétration. Je la revois s'occuper de mon clitoris et de mes seins pendant que je sentais les deux sex-toys vibrer délicieusement dans mon ventre. Elle m'a amené aussi à accepter de me laisser aller à l'impudeur suprême lorsque à sa demande, je me suis abandonnée à genoux, en lui offrant mes fesses qu'elle écartait à pleines mains pour mieux aller me faire ressentir la douceur de sa langue sur ce petit trou dont jusque là j'ignorais encore la sensibilité. Et j'ai plaisir à me souvenir qu'après cette si subtile violence, le soir on a refait l'amour pour satisfaire nos sens autant que nos cœurs en atteignant plusieurs fois l'orgasme. Les sentiments enrichissent les émotions physiques, et vice versa. Que c'est bon l'amour !
Bon, il faut que je me lève, sinon avec de telles pensées en tête je vais encore me faire jouir comme une collégienne sans collégien ! J'ai un travail urgent à finir.
Deux mois plus tard, Julie et moi décidons d'utiliser son coffret-cadeau d'anniversaire, un week-end à Venise qu'elle m'avait offert pour mes trente ans, à consommer dans l'année.
Nous arrivons à l'hôtel le vendredi soir, après avoir laissé la voiture au grand parking à l'entrée de Venise. Le reste se fera en vaporetto, en gondole et à pied. Pour en profiter au mieux, le samedi on jouera les touristes dans les ruelles, la nuit on fera l'amour la fenêtre ouverte, au son des mandolines des musiciens des rues, le dimanche matin on visitera l'île de Murano et ses verreries, le dimanche après-midi, par cette douce chaleur de juin, on s'accordera une ou deux heures de bronzette sur la plage du Lido.
Nous installons nos serviettes après avoir loué un emplacement avec confort et parasol, où on nous sert des boissons fraîches entre deux trempettes dans les vagues de la verte Adriatique.
Nous sirotons nos cocktails en papotant, quand apparaît, rentrant de se baigner, une belle femme brune en bikini jaune dont le bas est très... taille basse, et le haut très...moulant. On se regarde Julie et moi, chacune comprenant l'admiration de l'autre pour la silhouette de cette superbe femme de nos âges. Elle a un corps de rêve, on dirait Raquel Welsh sortant de l'eau pour retrouver Belmondo dans un célèbre film. Comme elle est mouillée, le tissu du slip épouse le sillon et les grandes lèvres de sa vulve, et ses tétons dardent sous les bonnets d'un soutien-gorge sans bretelles fort serré.
- T'as vu ça ma Sophie ? C'est comme si elle était à poil !
- Hmm je vois bien, oui. Elle est magnifique, faut dire.
Notre conversation s'arrête, nos regards sont accaparés par cette œuvre d'art ambulante qui remonte jusqu'à son transat pour se sécher et s'étendre sur sa serviette.
- Tout est parfait chez elle : sa chevelure, son visage, ses seins…
Je continue l'inventaire à la place de Julie en lui coupant la parole :
- Son ventre, ses fesses, ses cuisses et ses jambes. Un vrai mannequin, ou une déesse.
Par discrétion, nous n'allons pas la regarder avec trop d'insistance, tout de même !
Allongées de côté face à face, on continue nos commentaires à voix basse. On se taquine un peu, pour rire :
- Si je ne t'avais pas, ma p'tite pomme, je me la ferais bien !
- Dis donc Sophie, je ne te le pardonnerais pas ! Non, il n'en est pas question ! D'abord..
- D'abord quoi ?
- D'abord, c'est moi qui l'ai vue la première ! Voilà.
On en rit, et comme ici personne ne nous connaît, on se fait un petit baiser sur les lèvres... Puis je poursuis :
- Tu ne serais pas partageuse alors ?
Ma Julie jolie réfléchit un moment, je vais donc prendre sa réponse au sérieux :
- Hum, ben si, évidemment, mais seulement si c'est avec toi.
- Sinon rien, seule avec elle, si elle te le proposait ?
- Non ma Sophie, je ne pourrais pas te tromper, tu le sais !
Il se fait tard, nous rentrons à l'hôtel pour dîner léger, sans boire d'alcool cette fois car nous roulerons de nuit en nous relayant au volant pour les six heures d'autoroute. A trente ans, rien ne nous fait peur.
A table on reparle de la belle Italienne du Lido. Je m'amuse à émoustiller ma Julie :
- Hho, imagine qu'elle s'occupe de toi au lit, qu'elle te caresse partout, qu'elle te fait une langue et des suçons sur les seins…
- Hmm, arrête ma Sophie, tu vas m'exciter.
- Parce que tu ne l'es pas du tout peut-être ? Moi je l'avoue, qu'elle m'a excitée, pas toi. Pourtant je suis sûre que tu mouilles un peu, non ?
- Oh ça suffit, pas ce soir, on a la route à faire !
- T'as raison ma p'tite pomme. Moi non plus je ne te tromperais pas, tu sais, je ne ferais rien avec une autre sans toi.
Julie me fixe en plissant ses jolis yeux. On se regarde comme si on avait une même idée derrière la tête mais qu'on refuse de se la dire.
Sur la route du retour, certaines pensées me viennent tandis que Julie somnole près de moi dans l'auto. Je me mets à chercher comment je pourrais m'y prendre pour lui en faire part sans qu'elle se fâche au cas où ça la choquerait. Car depuis quelque temps j'y pense, un plan à trois femmes me tenterait assez, juste pour le plaisir ; on pourrait accrocher son cœur au vestiaire, en quelque sorte.
Je laisse mon idée en plan pour le moment. Je dois y réfléchir encore.
Arrivées à la maison en pleine nuit, assez crevées on déballe nos valises ; pas de douche, et hop au lit. Moi je perds un peu de temps parce que dans ces cas-là j'aime quand même ranger tout de suite les affaires à leur place dans les placards, sans remettre au lendemain.
- Sophie, viens te coucher. Viens me faire un câlin avant que je dorme.
- Attends cinq minutes, ma chérie, j'arrive !
- Oh je suis sûre que si elle était déjà au lit avec moi, tu monterais tout de suite, hein ?
Décidément c'est une coquine quand elle s'y met ! Je suis surprise autant qu'amusée que ma Julie y pense encore, à notre Italienne. Mais je monte sans plus attendre pour lui parler à l'oreille:
- T'as de la veine de devoir dormir parce que la nuit sera courte et que tu travailles tout à l'heure, sinon je t'aurais encore bien croquée toute crue, ma p'tite pomme d'amour.
On s'embrasse amoureusement, et on se souhaite bonne nuit.
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Que deviennent nos familles depuis que nous vivons ensemble, Julie et moi ?
Ses parents autant que les miens sont déjà venus nous voir plusieurs fois, toujours pour passer un dimanche avec leur fille. Nous avons tout prévu pour qu'ils ne nous prennent jamais en flagrant délit de vie commune. Notre situation commence a devenir lourde sur nos épaules. Il faut toujours cacher, mentir, faire croire, simuler. Nous avons même inventé une chambre qui est censée être la mienne en ajoutant un lit simple et une petite armoire dans mon bureau. Quand ses parents ou les miens viennent à la maison, comme nous n'avons parlé que de simple colocation "entre deux amies qui s'entendent bien", seule celle qui reçoit déjeune avec sa famille, et l'autre sort ou reste dans sa chambre à regarder la télé. Tout au moins les premières fois. Car ça évolue très vite. Ma mère me fait une remarque, juste après leur première visite chez nous :
- Ma fille, la prochaine fois tu invites Julie à rester avec nous. On la connaît et on l'apprécie, cette petite. C'est une bonne fille. Elle mangera avec nous au lieu de rester à regarder la télé toute seule, voyons ! Promets-moi.
- Bon, très bien Maman. Si ça vous va, moi je veux bien aussi. Surtout qu'elle est très gentille.
Les parents de Julie ne tardent pas à avoir la même attitude envers moi. Julie m'invitera donc à rester à déjeuner avec eux lors de leurs prochaines visites.
Bizarrement, personne ne parle beaucoup de nos vies personnelles. Alors on prend les devants en s'inventant des copains, mais en précisant vite qu'il n'y a rien de sérieux au point de souhaiter les leur présenter. Notre parole semble leur suffire. Et jamais, bizarrement là non plus, ils n'évoquent une quelconque déception de ne pas encore avoir de petits-enfants bien qu'on ait déjà trente ans.
Alors pour le 14 juillet 2005, on décide de prévoir un barbecue en invitant nos parents ensemble pour la première fois, et on leur dira tout. Julie a autant que moi besoin de se libérer de ce fardeau. Le PACS existe depuis six ans maintenant, ce qui montre bien que les mœurs évoluent. D'ailleurs certaines célébrités commencent à dévoiler et assumer leur homosexualité.
Nos parents arrivent vers midi comme convenu. Julie et moi-même en sommes à préparer les toasts, car aujourd'hui c'est champagne en apéritif ! Ils sont heureux de retrouver leurs fifilles uniques et aussi de se revoir. Le courant passe bien entre eux, puisque nous sommes les meilleures amies du monde !
- Buvons à votre santé, et à la nouvelle importante que Julie et moi avons à vous annoncer.
Des « Ooh » et des « Aah » fusent de la bouche des parents.
- Julie m'a demandé de prendre la parole pour nous deux car je suis meilleure qu'elle en français, dit-elle. Alors je m'exécute, mais je vous demande de ne pas m'interrompre. Merci d'avance.
Et je développe mon laïus sans paniquer, bien que ce ne soit pas si facile.
- Voilà : Julie et moi sommes deux bonnes amies, vous le savez depuis toujours. C'est pour ça qu'on a pris cette colocation. Mais en réalité, cette amitié est vite devenue autre chose. En classe de Maths Sup, nous sommes tombées éperdument amoureuses l'une de l'autre. Oui, c'est comme ça, vos filles sont homosexuelles même si ça ne se voit pas, et vivent ensemble depuis onze ans, parfaitement heureuses !
Aucune remontrance, aucune indignation, rien, pas un mot des parents. Je continue.
- Ce n'est pas une affaire de vice, de coucheries. Faire l'amour à celle qu'on aime, faire exulter son corps et son cœur n'a rien de malsain, nous en sommes certaines. Nous projetons donc de conclure cette année un PACS, pour des raisons pratiques et surtout sentimentales. Nous nous sommes juré fidélité, amour, et assistance sans avoir besoin de Monsieur le maire, en fait.
Julie et moi sommes libérées par ce coming out. Cela devenait trop lourd à porter. Le secret est ainsi dévoilé.
De nouveau un grand silence, mais après lequel on entend des clap, clap, clap… allant crescendo, initiés par mes parents. Puis les applaudissements de ceux de Julie s'y ajoutent. On brandit nos coupes pour trinquer, ma mère se lève et parle à son tour, sans aucun papier à la main :
- Ma chère Sophie, ma chère Julie, ne vous étonnez pas si nous ne disons rien.
Ce discours que je vous adresse nous l'avons préparé depuis longtemps tous les quatre.
Eh oui, quand Sophie tu as abandonné les maths pour l'écriture, on a tout de suite compris la situation. On voyait votre amour grandir et on sentait bien que ce serait sérieux. L'une sans l'autre vous étiez mal. Nous qui vous aimons tant, on en a discuté. Nous gardions secrètement le contact entre nous. Nous voulions le meilleur pour nos filles uniques, alors tant que vous vous tairiez on n'interférerait pas dans votre liaison. Nous avons, intelligemment je pense, révisé nos vieux préjugés. Alors soyez sûres que nous sommes aujourd'hui très heureux de vous savoir heureuses.
Julie, notre belle-fille, tu es pour nous comme notre fille, disons même notre « très belle fille ». Nous t'aimons sincèrement.
Julie, notre belle-fille, tu es pour nous comme notre fille, disons même notre « très belle fille ». Nous t'aimons sincèrement.
Nouveaux applaudissements. Les gorges se nouent, les larmes viennent, Julie et moi ne savons pas quoi ajouter, on tombe dans les bras de Papa et Maman, tout le monde s'embrasse. On vide la bouteille de champagne et on en met une deuxième ! Les parents de Julie et mon père confirment que Maman a bien exprimé la pensée de chacun. Je deviens aussi leur fille, en quelque sorte. On est aux anges, libérées d'avoir dévoilé ce si lourd secret vieux d'onze ans.
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En août, le mois suivant, ce sera l'anniversaire de ma p'tite pomme, ses trente ans à son tour. Je me dois de lui faire un beau cadeau. Ce sera la visite des châteaux de Chenonceaux et de Chambord, avec hébergement je réserverai dans un un gîte pour une nuit. Et il y aura aussi un autre cadeau, plus...sexuel comme elle avait fait pour moi en m'offrant en plus du voyage à Venise mes deux premiers vibromasseurs, avec lesquels nous jouons volontiers de temps à autre.
Pour ce cadeau plus sexuel que je lui offre aujourd'hui à mon tour, me rappelant notre conversation sur l'idée d'un plan à trois auquel ma Julie avait l'air de souscrire, je ne vois qu'une femme à qui m'adresser :
- Allô, Delphine ? C'est Sophie…
Delphine est étonnée de mon appel, après ces années sans nouvelles, mais elle écoute mon plan.
- Je t'envoie une photo d'elle, tu verras comme elle est belle. Tu viendrais passer un dimanche chez nous. Le but serait de s'occuper de ma chérie qui n'a jamais fait ça. Mais elle aime le sexe, et toi, bien que tu sois une petite garce comme je te le disais la dernière fois au dancing, il y a plus de dix ans, tu sais t'y prendre pour satisfaire les femmes, je ne peux pas le nier.
Au vu de la photo de ma p'tite pomme d'amour, Delphine craque aussi, évidemment.
- Aaah oui ! On fait ça quand vous voulez, ohh elle est belle et sacrément bien faite !
Je suis rassurée qu'elle ne m'en veuille pas plus que ça après cette petite mise au point.
- N'aie pas de complexes, Delphine. T'es très bien foutue aussi, sinon tu ne m'aurais jamais eue dans ton lit, à l'époque. Tu lui plairas, je la connais par cœur, ma chérie.
Le 14 juillet c'est dans deux semaines. Je vérifie sur notre calendrier que le drapeau de Dame Nature sera au vert ce jour-là pour Julie et moi-même. C'est bon. Pour Delphine aussi, me dit-elle quand je la rappelle. Elle arrivera le matin, elle ira manger au restaurant près de chez nous le midi et on la gardera le soir si elle veut. Je lui rembourserai tous ses frais.
- Je trouverai le moyen de te présenter à Julie en plein pendant notre sieste, après le repas, je te dirai l'heure. On mettra ça au point la veille.
Elle sera heureuse ma p'tite pomme d'amour, j'en fais mon affaire.
Le jour J, j'invite Julie au restaurant d'à côté, où va s'installer aussi Delphine, seule à une table. J'offre le week-end « châteaux de la Loire » à ma chérie en début de repas. Elle est très heureuse, n'ayant jamais visité ni Chambord, ni Chenonceaux. On ira en septembre.
Comme le resto n'est pas loin de chez nous, on boit quelques verres de bon vin en mangeant et on rentrera à pied.
Quand Delphine arrive, elle s'assoit à une table d'où elle peut me voir, de loin mais de face. Il y a encore peu de monde, à midi. J'écarte un peu mes cuisses sous ma mini-jupe pour quelle remarque ma culotte blanche en dentelle. Elle me fait un clin d'œil et un sourire admiratifs tout en ouvrant discrètement les siennes à son tour pour me faire voir qu'elle n'a pas oublié : comme convenu, elle portera aussi des sous-vêtements sexy, dont cette petite culotte rose qui me met l'eau à la bouche en pensant à ce que nous allons vivre toutes les trois dans un moment.
Après le repas, nous rentrons main dans la main.
- Ça va ma p'tite pomme ?
- Oui, un peu fatiguée, avec les vins.
- Tu vas bien te détendre, va. On va faire une petite sieste.
- Sieste coquine, j'espère ?
Je la rassure, elle pourra dormir dans mes bras.
Dans la chambre, avant d'aller au restaurant j'avais descendu un peu le store pour qu'on ne soit pas en pleine lumière le moment venu, et mis la clim en route. Il fait juste un peu sombre et agréablement frais. Je conduis ma Julie jolie jusqu'au lit, au bord duquel je m'assieds. Ma p'tite pomme est debout devant moi, j'ai remonté ma jupe et écarté mes jambes pour qu'elle me chevauche une cuisse et serre les siennes dessus. Mes deux mains sur ses fesses j'approche Julie au plus près de moi, je lève ma tête vers elle qui s'incline pour me quémander un long baiser. Les yeux fermés toutes les deux, nous faisons rouler nos langues l'une sur l'autre. Je sens venir un début d'humidité sous ma culotte, à mon entrecuisse contre laquelle s'appuie la chair tendre et chaude de Julie. Sachant comment fonctionne un corps de femme, je suis sûre qu'elle aussi commence à fondre, et me réjouis d'avance du goût de sa petite chatte dont Delphine et moi-même profiterons bientôt.
- Maintenant je déshabille ma petite pomme ?
- Oui ma chérie. Fais de moi ce que tu veux, hmm.
Ma Julie jolie, qui me fait face, pose ses mains sur mes épaules. J'ouvre son chemisier et dégrafe sa jupe pour la laisser en slip et soutien-gorge. Je suis émue par ce corps que j'adore et qui n'a pas changé depuis la première fois que je l'ai vu nu au sortir de la douche, il y a onze ans, dans la salle d'eau de notre chambre à l'internat.
Julie desserre ses cuisses de la mienne, va s'allonger sur le lit et ferme ses jolis yeux. Elle ressemble ainsi à une poupée de porcelaine. Et bien que nous ayons le même âge, je l'imagine en train de sucer son pouce en dormant, toujours émue comme au premier jour par la beauté juvénile de ma p'tite pomme d'amour.
A mon tour je me déshabille et me mets en petite tenue. Je passe une nuisette qui laisse voir aisément mon slip et mon soutien-gorge. Me regardant dans la glace de l'armoire, je me dis que c'est dommage qu'on soit en été car il fait trop chaud pour porter des bas, mais que ça ne fait rien, nos jambes sont magnifiques même sans bas, après tout. Mon invitée-surprise ne sera pas déçue !
Pendant ce temps, Delphine, qui selon mes consignes nous a discrètement suivies en revenant du restaurant, est entrée dans la maison que volontairement je n'ai pas fermée à clé. C'était prévu. Sans bruit elle s'est déshabillée au salon, pour venir à pas de loup se poster à notre porte de chambre laissée négligemment entrebâillée, pour nous écouter parler. Elle sait qu'au signal convenu elle devra nous rejoindre en douceur sur le lit pour que le fête commence.
- Que tu es belle, mon amour. Je t'aime toujours autant qu'à vingt ans, tu sais, ma petite pomme d'amour.
Julie sourit, me laisse glisser mon bras sous sa tête. Nous sommes face à face, de ma main libre je la caresse sur tout le corps en n'oubliant pas sa très sensible entrecuisse sous sa culotte.
- Oh mais dis donc, t'es bien mouillée aussi, coquine.
- C'est de ta faute Sophie.
Je passe doucement mon majeur le long de son sillon pour le tremper entre ses lèvres. Je veux que ma Julie se sente partir vers le plaisir très lentement, que son cerveau se déconnecte progressivement sous mes caresses. Chacun de mes mouvements à l'entrée de sa cavité onctueuse la fait se contracter sur mon doigt et onduler du bassin en émettant un petit et bref «hoh!» de contentement. Adorable !
- Je sais que tu es bien. Pour te donner encore plus de plaisir, j'aimerais qu'une autre femme vienne se joindre à nous et te lèche la chatte pendant qu'on se parle tout bas, comme ça. Tu aimerais ça aussi, non ?
- Huh, huh... Ce serait certainement très bon, oui.
- Garde tes yeux fermés, j'ai envie de te croquer, mais je veux d'abord te faire plein de petits bisous.
Bisous. C'est le code pour Delphine. Il garantit que je suis sûre que Julie est prête et qu'elle ne pourra qu'apprécier, sans être choquée par la surprise. Elle vient s'allonger sans bruit le long de ma compagne dont je continue de masser le sexe et que j'embrasse dès qu'elle reçoit ses premières caresses de Delphine. Quand Julie comprend qu'on est deux sur elle, elle sursaute, mais je la rassure.
- Chut, ce n'est rien ma chérie. Delphine est une amie. Elle vient m'aider à te faire jouir d'une façon un peu nouvelle, mais tu vas voir, tellement bonne et sensuelle. C'est ton cadeau ; bon anniversaire ma p'tite pomme d'amour. Laisse-toi aller, je reste avec toi.
Son réflexe d'affolement s'estompe. Julie se love contre moi, enserre mon cou dans son bras comme elle fait souvent comme pour se sentir protégée, et laisse agir Delphine à sa guise en lui abandonnant son corps. Ma complice est ravie et me donne son impression à voix basse :
- Elle est magnifique cette petite femme. C'est un vrai trésor de beauté, que t'as trouvé là !
- Oui, je suis folle d'elle.
Julie, qu'on croyait un peu ailleurs parce qu'elle avait déjà refermé ses yeux, rouvre juste un œil, pince ses lèvres et ajoute à l'endroit de Delphine :
- Mais moi aussi je suis folle de ma Sophie, je l'aime trop.
Delphine a poussé l'élégance jusqu'à porter ses plus beaux dessous. On continue de se parler tout bas :
- Tu as même mis un porte-jarretelles et des bas ? De ce temps-là ?
- Tu m'avais bien dit qu'y avait la clim chez toi, non ?
Je comprends qu'elle s'était changée dans le salon avant de nous rejoindre.
Ma petite pomme reste réfugiée dans mes bras. Elle me sourit les yeux mi-clos, je lui caresse doucement les seins, joue avec ses pointes du bout de mes doigts, elle ronronne et soupire. Je ne quitte pas son visage des yeux, je le vois qui se crispe, qui affiche même quelques grimaces quand Delphine donne ses premiers coups de langue bien placés dans l'entrecuisse de ma Julie et sur la chair de sa chatte qu'elle gobe à pleine bouche après avoir écarté la petite culotte en dentelle. Je sens que Julie est heureuse de se trouver entreprise par quatre lèvres, deux langues et quatre mains à la fois. Je parcours son front, son cou, sa gorge et sa nuque de petits bisous secs, du bout de ma langue tendue. Elle est au nirvana ma p'tite pomme, dans sa culotte ma main vient remplacer celle de Delphine pour ne pas laisser faiblir la masturbation entamée. Julie ondule sous les sensations de bonheur qu'elle perçoit. C'est mouillé à outrance, mes doigts glissent au fond de sa fente et pénètrent ses entrailles dans un va-et-vient qui la rend folle. Ses cuisses s'écartent, se referment, s'écartent encore pendant que ses tétons se congestionnent, tout durs, entre les lèvres et sous la langue de Delphine. Ma complice mordille maintenant un mamelon tandis qu'elle torture l'autre entre deux doigts, et alternant d'un sein à l'autre. Julie se laisse aller :
- Haaah, hohhh, que c'est bon, mon dieu !… Continue, Delphine, ça fait mal mais c'est divin, je mouille bien, léchez-moi toutes les deux…
Julie est en confiance vu le plaisir que sait lui procurer Delphine, l'experte en femmes. Je reprends mon bras qui commence à s'ankyloser, coincé sous la tête de ma Julie depuis plusieurs minutes, et descends la lécher, la sucer, lui boire son nectar. Delphine prend la relève pour l'embrasser, la rendre folle, de sorte que Julie accueille avec désir son entrecuisse écartée. Delphine se met sur elle en face-sitting. J'entends les miaulements étouffés de ma chérie et je vois sa dominatrice du moment, les seins sortis de leurs bonnets, caresser sa propre poitrine pour profiter elle aussi de l'excitation ambiante. Nous sommes toutes trois dégoulinantes dans nos culottes.
J'attrape Delphine par les cuisses pour lui masser les jambes. C'est une femme magnifique. Sa peau, ses seins, ses fesses sont faits pour l'amour et le sexe. Le contact de ses bas me rend folle. Je replie et monte les cuisses et les mollets de ma Julie à la verticale en les écartant, juste assez pour pouvoir avancer ma bouche et faire glisser la pointe de ma langue tendue là où c'est si bon, sur sa fente, sur sa chair tiède. Quel délice un sexe de femme qu'on lèche tout du long et même plus, de l'anus au clitoris !
Delphine se fait sucer les tétons à son tour par Julie. Notre plaisir est si fort que je ne suis aucunement jalouse, déjà sûre qu'on recommencera ce genre de partie à trois tellement intense.
J'attrape Delphine par les cuisses pour lui masser les jambes. C'est une femme magnifique. Sa peau, ses seins, ses fesses sont faits pour l'amour et le sexe. Le contact de ses bas me rend folle. Je replie et monte les cuisses et les mollets de ma Julie à la verticale en les écartant, juste assez pour pouvoir avancer ma bouche et faire glisser la pointe de ma langue tendue là où c'est si bon, sur sa fente, sur sa chair tiède. Quel délice un sexe de femme qu'on lèche tout du long et même plus, de l'anus au clitoris !
Delphine se fait sucer les tétons à son tour par Julie. Notre plaisir est si fort que je ne suis aucunement jalouse, déjà sûre qu'on recommencera ce genre de partie à trois tellement intense.
- Déguste-la, ma chérie, suce-la, mordille-la, elle aime ça, t'en fais pas.
Je comprends que Delphine ressent des frissons et des secousses dans tout le corps et sa tête semble se désarticuler sous le plaisir qu'elle vient de prendre. Puis elle revient sur terre :
- Allez, va, je vous laisse vous finir. Jouissez bien toutes les deux aussi. Je vous regarde.
Mais non, Delphine ne peut pas se contenter de nous regarder. On se met tête-bêche, Julie sur moi. Pour augmenter le plaisir qu'on échange avec nos langues, elle craque, et revient nous caresser chacune le petit trou avec de délicieux mouvements qui ne font aucun mal, tant nos zones anales sont inondées par nos liqueurs sucrées-salées et nos salives. Ces petits attouchements permettent à Delphine de sentir où nous en sommes dans l'ascension vers l'orgasme, de façon à réguler les choses pour que nous y parvenions ensemble.
Nos corps explosent simultanément, c'est merveilleux, nos spasmes nous étourdissent, il durent longtemps, quelques bonnes minutes pendant lesquelles Delphine se touche assez savamment pour jouir devant nous et crier son plaisir, avant même que notre excitation ne soit complètement retombée.
Trop heureuses pour se priver de recommencer, nous allons ainsi droit à l'overdose de plaisir, d'orgasmes, de caresses, de léchages et de pénétrations dans tous nos orifices excités et gourmands. A tel point que lorsque nous sommes avachies les unes contre ou sur les autres en fin d'après-midi, je me sens coupable d'avoir trop profité. On n'a pas compté nos orgasmes !
Je regarde Delphine, qui a été sensationnelle par son savoir-faire en la matière :
- Normalement tu étais le cadeau pour ma p'tite pomme d'amour, mais on en a bien profité aussi nous deux !
Julie refait surface pour commenter:
- Oh vous en faites pas, pour moi c'était bien plus fort à trois ! Hmm, que c'était bon ! Mais je ferais pas ça tous les jours ! Merci ma Sophie. Et merci, Delphine.
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Dans les mois qui suivent, nous nous revoyons plusieurs fois, avec Delphine. Quand elle vient à la maison, c'est pour le week-end complet. Pendant nos préliminaires chacune des nous trois à son tour s'allonge entre les deux autres :
- Moi je suis votre invitée, alors je me mets au milieu, j'aime bien cette place !
Delphine sourit, mais on sait bien qu'en plein milieu de nos ébats, on ne saura plus bien dire quelle est la place de chacune. On essaie beaucoup de positions, à la recherche de celles qui nous exciteront le plus. Nos préférées sont la levrette pour se faire bien lécher par l'une en anal comme en vaginal ou en clitoridien, tout en se faisant téter les seins par en-dessous, par l'autre, ou bien sur le dos cuisses écartées, à lécher une qui se pose en face-sitting sur sa bouche pendant que l'autre à plat ventre lèche la chatte offerte par celle qui est sur le dos. Lécher une chatte pendant qu'une autre fille vous lèche, hmm c'est divin ! Bref, on essaie tout, et… on aime tout. C'est formidable ce qu'a prévu la nature, en faisant éternellement revenir l'envie en nos corps comme un boomerang !
Toutefois, on se dit tout avec ma petite pomme, alors je sais qu'elle affiche une préférence bien marquée :
- J'aime bien quand je suis adossée à la tête de lit, que je tiens mes jambes tendues en l'air et que tu me les fais écarter pour me lécher bien à ton aise, du petit trou au petit bouton. Dans cette position je te vois bien faire avec ta langue dans tous les recoins de ma chatte, tu me regardes amoureusement, et ça c'est super chaud !
- J'aime bien aussi parce que moi qui te lèche, en levant mes yeux je lis tes rictus de plaisir sur ton visage. On est vraiment en osmose comme ça. Je ressens dans mon ventre ce que tu ressens dans le tien, alors que tu ne me touches même pas. Moi, à plat ventre sur le lit, je peux juste contracter et relâcher ma chatte comme pour chercher à jouir. Je sais bien que je n'y arriverai pas comme ça, mais c'est follement excitant quand même !
Maintenant que nous sommes pacsées, que ce statut commence à entrer dans les mœurs et que les craintes envers nos familles sont dissipées, Julie et moi on se sent plus libres, on se donne plus facilement la main en ville quand on fait les boutiques. On achète notre lingerie ensemble, les vendeuses comprennent qui nous sommes, on s'en fout. Parfois on s'embrasse sur la bouche en public, mais furtivement, pour ne pas jouer les provocatrices.
On sort même, certains soirs. On va boire un pot au café du centre-ville, le Central Bar, où on s'est fait des copains et des copines. C'est là qu'un jour on apprend qu'un ancien bar à entraîneuses a fermé et que c'est devenu Le Bar des Deux Filles, un repaire de lesbiennes, en fait. On nous en dit du bien, la patronne et les deux serveuses sont sympas paraît-il. On ne tarde pas à y aller faire un tour en soirée.
Au bout de quelques semaines on lie connaissance avec une femme de notre âge, très bien, aimable, souriante, bien faite, une nommée Diana, habituée des lieux. Elle est avec une copine, elles sont pacsées elles aussi. On voit bien que Diana n'a d'yeux que pour ma p'tite pomme d'amour. Je suis donc un peu vexée, mais par la suite, quand nous connaîtrons Mireille ça ira mieux.
C'est à moi que Mireille, très féminine et jolie aussi, semble faire les yeux doux. Peut-être est-ce seulement pour ne pas marcher sur les plates-bandes de Diana, mais ça me va comme ça. Les deux copines sont superbes de corps et du reste, très agréables en plus. Et je pense que nous deux ma Julie jolie, on n'a rien à envier à personne non plus. Alors très vite nous allons former un quatuor, d'abord très amical. Notre premier point commun est que nous quatre sommes parfaitement féminines, aucune de nous n'ayant une allure de garçon. Évidemment cette aubaine va nous pousser à envisager d'aller plus loin que la simple amitié. Les effets de nos attirances croisées entre nous ne se font pas attendre. Ce sera une bonne expérience pour se créer de nouvelles émotions, là-dessus on est toutes d'accord. Mais Julie s'inquiète :
- Tu sais Sophie, à quatre ça me fait un peu peur tout de même.
- Oh, ma Julie, tu sais bien que je serai là, près de toi, à te protéger, n'aie pas peur.
- Tu me promets, hein ?
Je l'adore toujours autant, ma p'tite pomme à croquer !
— Tu ne craindras jamais rien dans mes bras.
Avec ces deux belles femmes nous passerons des moments délicieux au lit.
Diana et Mireille nous feront connaître d'autres situations complètement inattendues qui satisferont chaque fois notre curiosité, que nous pérenniseront parfois, mais pas toujours. Certaines aventures ne relèveront que d'une envie passagère d'un soir ou de quelque temps. Mais pas une seule fois notre amour ne se verra égratigné dans une autre liaison amoureuse que la nôtre. Malgré la pluralité de partenaires, jamais Julie et moi n'éprouverons une once de tendresse pour une autre. L'amour et la passion nous uniront à jamais sans l'ombre d'une amertume ni d'un reproche.
- Hein ma p'tite pomme d'amour, jamais !?
- Non, jamais ma Sophie. On restera très fortes, c'est vrai. Embrasse-moi ma chérie.
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Même avec l'âge, nous en sommes toujours à être tristes quand l'autre n'est pas là, et à retrouver rires et sourires dès qu'on est de nouveau ensemble. Quand ma p'tite pomme part faire des courses seule, il me manque vraiment ma moitié. Je suis orpheline pendant une heure. Et quand on se retrouve dans les bras l'une de l'autre, le moindre baiser c'est comme la clé de contact qui, sur une voiture, permet de faire vrombir le moteur. La passion et notre amour s'animent dès que nous nous touchons.
Bientôt vous en saurez encore plus, chers lecteurs et lectrices, sur moi-même et ma Julie jolie... ma p'tite pomme d'amour.
À suivre….
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Commentaires ()
Tes écrits ne cesseront de me faire voyager au doux pays des fantasmes de la douceur et de la sensualité. Fantasmes qui n'excluent aucunement la diversité.
Tu as tout compris à la sexualité et c'est un délice :)