Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fragments autobiographiques — Chapitre 1 · Les cinémas
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fragments autobiographiques
Chapitre 1 · Les cinémas
Fragments
Je sais écrire de la fiction. Mais là, je suis plutôt dans l'optique autobiographique. Ce que vous allez lire est donc vrai, dans la mesure où la mémoire, on le sait, reconstruit la réalité. J'ai beaucoup à raconter, aussi vais-je découper tout cela en plusieurs chapitres. Bonne lecture et n'hésitez pas à commenter ou me joindre.
Strasbourg
Je ne me rappelle plus à quel âge j'ai commencé à fréquenter les cinémas pornos. C'était il y a tellement longtemps que, d'ailleurs, je ne sais même pas s'il en existe encore... Il y en avait plusieurs dans ma ville, peut-être trois, ou quatre ? J'avais commencé par un film « érotique », dans un cinéma classique, une espèce de soupe pas pornographique qui m'avait laissé perplexe.
Puis je décidai de franchir le grand pas. Je me souviens l'attirance des devantures. Cette excitation de franchir une espèce d'interdit (c'était une autre époque). La peur, la terreur, même, d'être aperçu pénétrant dans un tel lieu ! Je tournais à proximité jusqu'à ce qu'il n'y ait personne qui puisse me voir et hop, j'entrais rapidement et passais à la caisse, essayant de cacher ma honte à la caissière.
Puis je regardais bêtement le film, comme hypnotisé.
J'ai dû y aller peu de fois avant que l'armée ne m'appelle à elle pour mon service militaire, en 1982. Alsace, baraquements, froid, désorientation, violence institutionnelle ! Puis je fus transféré à Strasbourg. J'avais 21 ans. Je pouvais sortir assez aisément, car je me trouvais affecté dans l'état-major, au centre-ville et je faisais le mur très souvent.
J'ai dû y aller peu de fois avant que l'armée ne m'appelle à elle pour mon service militaire, en 1982. Alsace, baraquements, froid, désorientation, violence institutionnelle ! Puis je fus transféré à Strasbourg. J'avais 21 ans. Je pouvais sortir assez aisément, car je me trouvais affecté dans l'état-major, au centre-ville et je faisais le mur très souvent.
A cette époque, le monde de la caserne était un monde sans femmes. Mes permissions étaient rares et je ne pouvais faire l'amour avec ma copine que trop peu souvent. Elle me battait d'ailleurs un peu froid, et j'ai vite compris qu'elle me remplaçait efficacement durant mes absences.
Il y avait un grand cinéma porno sur une grande avenue. Evidemment, il m'attirait. Il m'offrait un dérivatif affectif (je sais...), un ersatz de vie sexuelle pour un gamin de 21 ans. Et j'ai vite franchi le pas.
On pouvait entrer à n'importe quelle heure, puisque les séances étaient en continu. La salle était très grande, avec de longues rangées. Il y avait pas mal de monde. Je ne me rappelle plus s'il était là avant ou s'il est venu s'asseoir à côté de moi. Un vieil homme, bien mis, en costume, mince, cheveux blancs fournis, un petit air aristocratique. Il en imposait, d'une certaine façon.
Au bout d'un moment, il m'a parlé doucement. Je ne me souviens plus exactement de ses mots, mais il m'a demandé si je voulais bien le branler. J'ai jeté un œil vers lui et j'ai vu qu'il avait sorti sa bite en érection.
Que je vous dise : je n'avais jamais eu de rapport homosexuel ni même pensé en avoir un un jour. Certes, j'ai toujours eu ce côté un peu efféminé, mais j'étais fasciné par les femmes. J'avais découvert dans l'armoire de mes parents des photos de ma mère nue, et je me suis souvent branlé à leur évocation. Et puis, j'avais une copine. Je me suis rendu compte plus tard que nos rapports sexuels étaient vraiment sans imagination : missionnaire, levrette. Plus tard, la sodomie. Je me souviens comme elle feulait comme un chat dans ces cas-là...
Enfin bref, rien ne me préparait à ce qui m'arrivait dans ce cinéma strasbourgeois. Peut-être est-ce parce que j'étais loin de chez moi, donc d'une certaine manière dédouané de mes actes ? En tout cas, la bite de l'homme était très belle. Je ne sais plus si j'ai répondu, mais il a pris ma main et l'a posée sur son sexe. J'ai été surpris par la douceur du membre. Du velours, lisse et frais. Inconsciemment, je devais m'attendre à un truc fripé et rêche ! Aujourd'hui que j'ai son âge, je peux vous garantir que le sexe d'un homme ne vieillit pas !
En tout cas, il a mis sa main sur la mienne. Il a dû comprendre que j'étais novice. Puis il a guidé la masturbation jusqu'à ce que je le fasse tout seul. J'étais dans un état second, j'aimais ça. Il a joui rapidement, silencieusement. J'avais du sperme sur la main. Il a sorti un mouchoir en tissu, propre, m'a essuyé, s'est nettoyé à son tour et est parti. Après, je ne me souviens plus de rien !
Pourquoi ai-je cédé à cet homme aussi facilement ? Comme si c'était naturel. Maintenant, je sais. Il m'a fallu du temps pour comprendre ma nature soumise. J'ai su plus tard qu'il n'en fallait pas beaucoup pour que je m'agenouille et suce le premier qui me le demanderait, que je ferais toujours ce qu'on attendrait de moi, que j'aimerais qu'on me traite de salope.
Les cinés de ma ville
Quelques mois plus tard, je revenais chez moi après un service militaire mal vécu. Je n'ai pas renouvelé mon expérience cinématographique à Strasbourg, mais j'en gardais un souvenir très vif. Rapidement, je me remis honteusement, mais avec excitation, à fréquenter les cinémas pornos de ma ville, en me fixant rapidement sur l'un d'entre eux. Plein centre-ville et toujours autant de mal à entrer, la culpabilité chevillée à l'esprit. Aujourd'hui, c'est un magasin de vêtements pour jeunes femmes. Ironie de l'histoire...
Contrairement aux fois précédentes où je me contentais de regarder le film, je m'intéressais à ce qui m'entourait. J'osais sortir ma queue, assez discrètement quand même. J'ai une belle bite, inutile de jouer les modestes : dix-huit centimètres. A l'époque, j'avais encore mon prépuce, que j'ai fait ôter à 29 ans à cause d'un phimosis. J'ai des souvenirs confus de caresses avec un voisin, une ou plusieurs fois sans doute. Surtout, j'avais fini par constater les nombreux allers-retours d'hommes aux toilettes. Un jour, je franchis le pas.
Trois pissotières côte à côte tout de suite à droite de l'entrée. Faire semblant de pisser, odeur d'urine et de sperme, regarder les bites des autres pisseurs, échanges de regards hésitants et soupçonneux. Un petit homme, Maghrébin d'une quarantaine d'années, visiblement habitué est entré en sortant sa queue en érection. Une bite qui m'a semblé impressionnante, plus grosse que longue, comme incongrue relativement à la taille de l'homme. Je me souviens de m'être retrouvé à genoux devant cet homme, son sexe dans ma bouche, sous le regard des deux ou trois hommes présents.
L'homme n'était pas tendre. Il me bourrait la gueule sans ménagement et s'est introduit dans ma gorge. J'ai eu un haut-le-cœur et il s'est retiré d'un coup, passant à un autre suceur, comme dégoûté de ma prestation. Mais pour moi, c'était incroyable, le début de quelque chose. La première fois que je suçais un homme, déjà ! Ce n'était pas rien. Il me faudra encore un peu de temps pour amener quelqu'un à jouir dans ma bouche, mais c'était une sacrée première : à genoux devant d'autres gens, à moitié dans la pisse, avec une bite énorme qui me pilonnait le gosier.
J'étais dans un état second, comme en hypnose. Mais, d'une certaine façon, j'étais à ma place.
Après, il se trouve que j'ai vu mon père, plus tard, quelques rangs devant moi. Je ne suis jamais retourné dans ce cinéma, même si je me suis bien sûr masturbé à l'idée de retourner dans ces toilettes. L'idée d'y croiser mon père était rédhibitoire.
Après, il se trouve que j'ai vu mon père, plus tard, quelques rangs devant moi. Je ne suis jamais retourné dans ce cinéma, même si je me suis bien sûr masturbé à l'idée de retourner dans ces toilettes. L'idée d'y croiser mon père était rédhibitoire.
Ma copine souffrait de sécheresse vaginale, ce qui n'était pas très simple, ni pour elle ni pour moi. Elle me faisait jouir par des fellations efficaces, mais jamais très sensuelles, et retirait mon sexe de sa bouche dès que je la prévenais que j'allais jouir. Nous nous sommes mis à la sodomie par curiosité. Elle a adoré ça ! Elle entrait dans un état sauvage impressionnant. J'ai le souvenir d'un voyage en Tunisie. Nous avions un grand miroir le long du lit, et je me souviens très bien de me regarder l'enculer dans la glace : acteur et voyeur en même temps. Peut-être un idéal pour moi...
Mais nous pratiquions peu la sodomie. Nous pratiquions même tout court de moins en moins. Plus de cinéma porno, une fidélité à toute épreuve : j'étais parti pour être un compagnon idéal ! Mais voilà, le temps s'accélérait déjà, la technologie nous ouvrait de nouvelles voies et une nouvelle tentation : le minitel !
Mais faisons d'abord un détour par une autre de pratiques sexuelles...
Mais nous pratiquions peu la sodomie. Nous pratiquions même tout court de moins en moins. Plus de cinéma porno, une fidélité à toute épreuve : j'étais parti pour être un compagnon idéal ! Mais voilà, le temps s'accélérait déjà, la technologie nous ouvrait de nouvelles voies et une nouvelle tentation : le minitel !
Mais faisons d'abord un détour par une autre de pratiques sexuelles...
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