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Histoires droles — Chapitre 2 · Le tracteur
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Histoires droles
Chapitre 2 · Le tracteur
Une semaine après son coup d’éclat sur le pont, la « Catwoman » de Saint-Pipi-sur-Gazon était devenue une légende de bistrot. Au PMU, Lucien, le fermier au smartphone trop curieux, évoquait une « nymphe des ruisseaux avec des fesses de déesse », tandis que Mamie Ginette jurait qu’une « diablesse » terrorisait ses poules. Derrière son guichet à la banque, Fanny écoutait les ragots, un sourire discret aux lèvres, ses doigts dansant sur des billets crasseux. L’adrénaline de sa première virée s’était dissipée, laissant un vide que ses soirées devant des séries nazes ne comblaient pas. Ce soir-là, un vent tiède charriait des effluves de terre humide et de foin coupé. Fanny sentit l’appel : il était temps de réveiller la panthère.
Dans son appart, elle peaufinait son costume avec l’acharnement d’une bricoleuse possédée. Exit le legging de supermarché : elle avait cousu un pantalon en simili-cuir noir, taillé dans un vieux blouson paternel, qui moulait ses cuisses comme une seconde peau, crissant à chaque pas. Pour le haut, un débardeur en lycra noir, découpé dans un rideau soldé, creusait un décolleté vertigineux, ses seins – un 95C fier et naturel – offerts comme un défi. Le bonnet tricoté par tante Josette, rêche comme une punition, s’ornait d’oreilles en cuir taillées dans une ceinture usée. Son bandeau, mieux ajusté, laissait briller ses yeux verts, soulignés d’un khôl piqué à sa cousine. La cape, raccommodée avec du fil de pêche, flottait comme une ombre vivante. Pas de culotte – « une panthère chasse à nu », ricana-t-elle, le simili-cuir râpant son sexe rasé, éveillant des frissons dans son bas-ventre. Dans le miroir, elle se trouva bancale mais féroce, une Catwoman de bric et de broc prête à secouer ce bled.
Minuit sonna. Fanny enjamba sa fenêtre avec une agilité approximative, sa cape frôlant la poignée sans s’accrocher. Les ruelles de Saint-Pipi dormaient sous un ciel piqueté d’étoiles, bercées par le chant des grillons et les ronflements des poivrots du bar. Elle visait le champ de maïs de Lucien, où trônait son tracteur, une ruine rouillée surnommée « le Tank ». Son plan ? Grimper dessus, prendre une pose de reine de la nuit, et graver un « Catwoman rules » sur le capot avec un marqueur chipé à la banque. Elle glissa entre les ombres, ses pas étouffés par l’herbe mouillée, le simili-cuir collant à ses fesses, le débardeur caressant ses tétons durcis par la brise. Elle se sentait incandescente, une braise dans la nuit.
Le champ apparut, le tracteur dressé comme un totem sous la lune. Fanny s’approcha, ondulant des hanches, et escalada le siège avec l’élégance d’un chat un peu éméché. Elle s’allongea sur le capot, une jambe repliée, la cape étalée comme une mare d’encre. Le métal froid mordait ses fesses à travers le simili-cuir, irradiant des frissons jusqu’à son ventre. Elle glissa une main sous son débardeur, effleurant ses tétons, puis les pinçant doucement, un soupir rauque lui échappant. Son autre main frôla l’intérieur de ses cuisses, le cuir râpant sa peau nue, son clitoris palpitant sous la pression. « Bordel, je suis une déesse », murmura-t-elle, riant de son propre délire. Elle attrapa son marqueur, prête à signer son forfait, quand un craquement dans le maïs la figea.
« Qui va là ? » grogna-t-elle, sa voix grave de justicière masquée. Silence, puis un nouveau craquement. Surgissant des tiges comme un épouvantail mal luné, apparut un type maigre, lunettes de travers, brandissant une binette comme une lance. C’était Marcel, le comptable de la banque, avec sa chemise mal rentrée et son air de chiot perdu. « J’te tiens, la folle du pont ! » beugla-t-il, avant de s’immobiliser, bouche bée. Fanny, à moitié allongée, débardeur relevé jusqu’au sternum, cape glissant, simili-cuir luisant, semblait sortie d’un fantasme interdit. Marcel lâcha sa binette, qui s’écrasa dans un « clang » digne d’un cartoon.
Fanny se redressa, son bandeau bien en place, ses yeux plissés pour masquer toute trace de familiarité. « T’es qui, toi, le shérif des épis ? » lança-t-elle, un sourire félin aux lèvres, sa voix rauque masquant son identité. Marcel bafouilla, ses lunettes glissant sur son nez moite. « Euh… j’patrouille… Lucien dit qu’une tarée rôde… Mais… t’es… waouh. » Ses yeux papillonnaient, hypnotisés par son décolleté et ses cuisses gainées. Fanny ricana, sautant du tracteur avec un crissement théâtral. « Patrouiller, hein ? T’as l’air plus paumé qu’un canard dans un champ de patates. »
L’absurde de la situation alluma une étincelle tordue. Elle voulait du frisson, et Marcel, avec son air de comptable effarouché, était une proie idéale pour sa panthère intérieure. « OK, lunettes-man, t’as chopé Catwoman. Mais si tu veux pas finir griffé, faut payer le prix. » Elle s’approcha, lente, ses hanches ondulant, la cape frôlant l’herbe. Marcel déglutit, son visage virant au rouge pivoine. « P-payer ? » bredouilla-t-il. Fanny posa une main sur son torse, sentant son cœur galoper sous la chemise élimée. « Ouais. Un jeu. T’es mon prisonnier, maintenant. » Elle le poussa contre le tracteur, son débardeur frôlant sa poitrine, ses tétons durcis effleurant le tissu. Elle sentit une bosse naître dans son pantalon et retint un rire. « Pas si sage, le comptable », murmura-t-elle, ses lèvres frôlant son oreille.
Elle grimpa sur le siège du tracteur, l’entraînant dans son sillage. Le simili-cuir glissait contre le métal froid, ses fesses frôlant une morsure glacée qui la fit frissonner. Elle l’installa face à elle, ses cuisses enserrant ses hanches. « T’as déjà dansé avec une panthère, héros ? » lança-t-elle, arrachant un bouton de sa chemise dans un geste exagéré. Marcel, tétanisé, balbutia un « J-jamais… » Fanny éclata d’un rire de gorge, attrapa ses mains et les guida vers ses hanches, le cuir crissant sous ses paumes moites. « Touche, mais doucement, ou je mords. » Il obéit, maladroit, ses doigts effleurant ses courbes, remontant vers son débardeur. Elle le laissa explorer, son souffle s’accélérant, ses tétons frottant le lycra à chaque caresse. Elle se pencha, sa bouche frôlant son cou, et mordilla sa peau, laissant une marque rouge. « T’es pas prêt pour une chatte comme moi », susurra-t-elle, ses doigts glissant sur sa braguette, sentant son sexe durcir sous le tissu.
Elle le caressa, lente, provocante, ses ongles frôlant la toile tendue. Marcel gémit, ses lunettes embuées glissant sur son nez. « T’es… une sorcière… » haleta-t-il, sa voix tremblante d’un mélange de peur et de désir. Fanny, hilare, déboutonna sa chemise, révélant un torse pâle et maigre. Elle traça des griffes imaginaires sur sa peau, ses ongles laissant de légères marques, et sentit son propre corps s’embraser, le cuir râpant son sexe nu. Elle releva son débardeur, dévoilant un sein, et le frôla contre sa joue. « Lèche, mais sage », ordonna-t-elle, un éclat malicieux dans les yeux. Il obéit, sa langue timide traçant des cercles autour de son téton, arrachant un « Hmmm, pas mal » à Fanny. La chaleur monta entre ses cuisses, le simili-cuir collant à sa peau, son clitoris palpitant sous la pression du tissu. Elle glissa une main entre ses propres cuisses, frôlant le cuir tendu, amplifiant son excitation, ses soupirs se mêlant aux grincements du tracteur.
Soudain, un bruit : des pas lourds dans le maïs, suivis d’un toussotement rocailleux. « Merde, Lucien ! » siffla-t-elle, reconnaissant la démarche du fermier. En un éclair, elle rabattit son débardeur, ajusta son bandeau, et tira Marcel par le col. « Planque-toi, héros ! » Ils plongèrent derrière le tracteur, accroupis dans l’herbe humide, leurs corps pressés l’un contre l’autre. Marcel, derrière Fanny, haletait, son souffle chaud dans sa nuque. L’odeur de terre, de rouille, et de sueur emplissait l’air. Dans l’ombre, l’adrénaline sembla délier les mains de Marcel. Ses doigts, d’abord hésitants, glissèrent sur les hanches de Fanny, frôlant le simili-cuir, puis s’aventurèrent plus bas. Avec une audace inattendue, il tira doucement sur la ceinture du pantalon, le faisant glisser juste assez pour exposer la courbe nue de ses fesses. Fanny tressaillit, un mélange de surprise et d’excitation la traversant. « Hé, comptable, t’es culotté », chuchota-t-elle, un rire étouffé dans la voix, mais elle le laissa faire, son corps vibrant sous ses caresses furtives.
Les mains de Marcel, chaudes et tremblantes, explorèrent sa peau nue, effleurant ses fesses, puis s’attardant sur leur rondeur, ses doigts s’enfonçant légèrement dans la chair. Un frisson électrique remonta le long de la colonne de Fanny, son souffle se coinçant dans sa gorge. Le cuir, à moitié baissé, frottait son sexe, amplifiant la sensation, ses lèvres humides palpitant sous la pression. « T’es un sacré matou, pour un nerd », murmura-t-elle, ses lèvres frôlant son oreille, son propre désir attisé par le danger. Marcel, enhardi, glissa une main sous son débardeur, frôlant la peau nue de son ventre, puis remontant juste sous son sein, ses doigts hésitant à franchir la limite. Fanny, à la fois amusée et électrisée, sentit son corps répondre, ses tétons durcis frottant le lycra, son bas-ventre pulsant.
Mais un grincement les figea : Lucien venait de grimper sur le siège du tracteur, à quelques mètres d’eux. Le cliquetis d’un briquet résonna, suivi d’une bouffée de fumée âcre. « Saloperie de voleurs de maïs… », marmonna-t-il, tirant sur sa cigarette, le bout rougeoyant dans la nuit. Fanny retint un fou rire, son corps toujours collé à celui de Marcel, ses mains audacieuses figées sur ses fesses nues. La proximité de Lucien, sa voix rocailleuse, et l’odeur de tabac bon marché ajoutaient une tension absurde à la scène. Marcel, tétanisé, haletait dans sa nuque, ses doigts serrant involontairement la peau de Fanny, envoyant une nouvelle décharge dans son corps. « Chut, matou, ou on est foutus », siffla-t-elle, ses lèvres frôlant son oreille, son cœur battant à tout rompre.
Lucien tira une dernière taffe, écrasa sa cigarette sur le capot avec un grognement, et redescendit, ses pas s’éloignant enfin dans le maïs. Fanny attendit quelques secondes, le souffle court, avant de se redresser, remontant son pantalon en simili-cuir d’un geste vif, le tissu râpant sa peau sensibilisée. Marcel, à moitié défait, chemise ouverte, lunettes de travers, la fixait comme une apparition, un mélange de stupeur et d’admiration dans les yeux. « T’es… irréelle », balbutia-t-il, encore sous le choc de ses propres audaces. Fanny, l’adrénaline et l’excitation pulsant dans ses veines, grimpa sur le tracteur, griffonna un « Catwoman rules » sur le capot, et lança : « Pas un mot, lunettes-man, ou je te retrouve et je te griffe les couilles. » Elle lui envoya un baiser théâtral, sa cape virevoltant, et s’évanouit dans le maïs, ses fesses luisant sous le cuir, son corps vibrant d’un feu qu’elle n’avait pas ressenti depuis des lustres.
Le lendemain, à la banque, Fanny comptait ses billets, courbaturée mais sereine, un frisson la traversant au souvenir des mains de Marcel sur sa peau nue. Marcel, rouge comme un homard, évitait son regard, mais elle surprit un sourire furtif quand leurs yeux se croisèrent. Sur WhatsApp, une nouvelle rumeur : « La folle a tagué le Tank de Lucien ! » Pas de vidéo – Lucien n’avait rien vu, trop occupé à fumer. Fanny ricana, caressant un bout de simili-cuir caché dans sa poche. « Saint-Pipi, t’es pas prêt pour moi », murmura-t-elle, déjà en train de rêver à sa prochaine chasse.
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