Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Fête des Corps — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Fête des Corps
Chapitre 1
Lieu : Saint-Cassien-le-Tertre, un bled oublié quelque part entre la Dordogne et le Cantal, où même les GPS renoncent. Époque : Une nuit d’été étouffante, 1997. Personnages : Baptiste, 45 ans, agriculteur aux mains calleuses et aux envies bien enfouies, Marie, 39 ans, bouchère du village avec plus de caractère que de tendresse, Roger et Pierrot, deux gars du cru qui ont toujours le nez dans un verre ou dans des emmerdes.
La fête battait son plein.
Sous la halle en bois, les lampions vacillaient au-dessus des derniers danseurs, tandis que les plus imbibés titubaient vers leurs voitures ou s’écroulaient sur des bancs grinçants.
Baptiste observait Marie depuis le début de la soirée.
Elle riait, robe collée aux cuisses par la chaleur, ses cheveux en bataille, les joues rougies par le vin.
Il savait que ce soir elle ne rentrerait pas seule.
Quand la Chaleur Dépasse celle du Feu de Camp
Il s’approcha d’elle alors qu’elle terminait son verre.
"Dommage que t’aies pas de viande à couper ce soir," lança-t-il, sa voix rauque, amusée.
Elle le fixa, un sourire torve au coin des lèvres. "Qui te dit que j’ai pas un bon morceau sous la main ?"
Baptiste grogna légèrement. "J’suis plus solide qu’un gigot."
Elle éclata de rire avant de l’attraper par le col et l’entraîner vers la grange, une main bien ferme sur son torse.
Le Bois Craque, les Corps aussi
Dès qu’ils furent à l’abri des regards, elle le plaqua contre une botte de foin.
Il rit, les mains déjà agrippées à ses hanches.
"Putain, t’es pressée comme une truie qui sent l’andouille."
Elle mordilla son oreille. "Tu parles beaucoup pour un type qui prétend être un homme d’action."
Et puis, elle s’assit sur lui, à califourchon, la robe retroussée sans la moindre résistance.
"Tu viens sans culotte ?" souffla-t-il, ses mains glissant sans hésitation entre ses cuisses.
Elle gémit en haussant un sourcil. "Ben quoi ? Fallait bien éviter les traces de bronzage."
Son rire s’éteignit lorsque les doigts rugueux de Baptiste plongèrent en elle, lentement, avec la précision d’un gars qui connaît bien son travail.
"Putain, mais t’es trempée comme un pré après l’orage."
Elle haleta contre son cou, lui mordant la mâchoire.
"Et toi, tu bandes comme un bœuf de concours."
Il la renversa d’un geste sec, la plaquant contre le vieux foin, son corps lourd pressé contre elle.
Sa bouche traça une ligne brûlante sur sa gorge, sa poitrine, puis plus bas encore.
Et c’est là que la porte de la grange s’ouvrit.
Roger et Pierrot s’arrêtèrent net.
"Eh ben…" souffla Roger.
Pierrot, lui, mâchouilla son bout de saucisson. "On cherchait du pinard."
Silence.
Marie, les cuisses largement écartées sous Baptiste, se tourna lentement vers eux, le souffle encore brûlant.
Elle aurait pu crier.
Elle aurait pu se rhabiller.
Mais non.
Au lieu de ça, elle les fixa longuement, l’ombre d’un sourire aux lèvres.
"Et si au lieu de regarder, vous participiez ?"
Roger cligna des yeux.
Pierrot cessa de mâcher.
Baptiste releva la tête, surpris, puis éclata de rire.
"Ah ben putain, toi, t’as pas froid aux miches."
Marie passa une main dans les cheveux de Baptiste, le maintenant contre elle.
"Tu veux pas partager ?"
Il l’observa une seconde, puis se redressa en haussant les épaules.
"Bah… tant qu’ils savent bosser et pas juste regarder."
Roger et Pierrot échangèrent un regard.
Puis Roger ferma la porte derrière eux.
Baptiste reprit son ouvrage pendant que Roger s’approchait de Marie, son regard brumeux s’illuminant d’une lueur avide.
Elle l’attrapa par la ceinture, d’un geste précis et sans hésitation.
"Allez, mon grand, montre-moi si t’as plus de couilles que de langue."
Pierrot, lui, descendit doucement à ses pieds, ses mains traçant des chemins audacieux le long de ses mollets.
Marie laissa échapper un gémissement rauque, son corps vibrant sous les mains de trois hommes affamés.
Baptiste, toujours en elle, grognait à chaque mouvement, son rythme s’intensifiant.
Roger, lui, se pencha sur sa poitrine généreuse, sa langue traçant un sillon humide jusqu’à son cou.
Pierrot, en bas, n’était pas en reste.
Ses lèvres trouvèrent un chemin jusqu’à la chaleur offerte, sa langue explorant avec la même patience qu’un bon vigneron qui goûte son meilleur cru.
Marie hurla presque, ses mains agrippant les cheveux de chacun d’eux, les dirigeant, les encourageant.
"Putain, vous bossez mieux que dans vos champs," haleta-t-elle entre deux râles.
Les corps s’entrechoquaient, le foin volait, la sueur perlant sur les peaux.
Baptiste se raidit, grognant un juron incompréhensible, son corps tendu jusqu’à la dernière goutte.
Roger suivit dans un râle profond, tandis que Pierrot achevait son festin entre les cuisses de Marie, la laissant trembler sous lui.
Silence.
Respirations erratiques.
Le foin froissé.
Marie ouvrit les yeux en premier, souriant comme une damnée repue.
"Eh ben… ça c’est du local."
Baptiste rit en se laissant tomber sur le dos.
Roger se rhabilla en sifflotant.
Pierrot, lui, lécha ses lèvres d’un air satisfait.
"Bon, on va chercher du pinard, alors ?" lança Roger, boutonnant son pantalon.
Baptiste hocha la tête.
Marie soupira d’aise, les jambes encore tremblantes.
"Apportez-en une bouteille, ouais… histoire de fêter ça comme il faut."
Pierrot, avant de partir, déposa un dernier baiser entre ses cuisses.
"Merci, patronne."
Et cette nuit-là, dans la grange de Saint-Cassien-le-Tertre, la fête du village prit une toute nouvelle tournure… et devint une légende locale.
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