Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Eté torride en Bretagne — Chapitre 1 · Chloé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Eté torride en Bretagne
Chapitre 1 · Chloé
Cet été, pour la première fois, nous avons décidé de partir en Bretagne pour les vacances d'été. Nous avions été échaudés l'année précédente par la canicule sur la Côte d'Azur et avons opté pour un peu plus de fraîcheur. Nous n'avons pas été déçus, puisque quinze jours de froid et de pluie ont été au menu de cette fin juillet.
Nous sommes un couple dans la cinquantaine et ensemble depuis, depuis... toujours en fait. Notre libido s'était un peu endormie après l'épisode du Covid. Auparavant, nous avions su éviter l'usure du couple par le libertinage. Nous avons joyeusement parcouru les clubs de toute l'Europe et le sacro-saint Cap, mais la fermeture des clubs puis une impression que nous rejouions toujours la même scène avec des acteurs différents nous a finalement un peu lassés.
Mais l'envie était toujours là, tapie dans l'ombre, n'attendant qu'une étincelle pour exploser à nouveau. Et cette étincelle fut Chloé.
Étant partis des bords du lac Léman à 2 heures du matin pour être sûrs d'éviter les bouchons de ce troisième samedi de juillet, nous sommes arrivés sur le premier tronçon sans autoroute dans le Charolais quand j'ai décidé de faire une pause, que le litre de café que j'avais bu durant cette première partie du voyage imposait. Je fermais doucement la porte de la voiture et dégageais mon sexe de mon jean pour uriner quand j'eus la peur de ma vie :
Étant partis des bords du lac Léman à 2 heures du matin pour être sûrs d'éviter les bouchons de ce troisième samedi de juillet, nous sommes arrivés sur le premier tronçon sans autoroute dans le Charolais quand j'ai décidé de faire une pause, que le litre de café que j'avais bu durant cette première partie du voyage imposait. Je fermais doucement la porte de la voiture et dégageais mon sexe de mon jean pour uriner quand j'eus la peur de ma vie :
— Vous êtes sérieux là, vous allez vraiment me pisser dessus ?
fit une voix féminine dans la pénombre du buisson vers lequel je dirigeais mon sexe. Je sautais en arrière, manquant de me casser la figure. Je vis alors une bouille étonnée, rieuse, regardant ma bite entre mes doigts et ma tête effrayée.
— Mais vous faites quoi là-dessous à cinq heures du matin ?
— J'étais en train de dormir avant que vous ne décidiez de me faire prendre une douche matinale.
— Mais ici, pourquoi ici ? C'est super dangereux sur cette route.
— J'étais en train de dormir avant que vous ne décidiez de me faire prendre une douche matinale.
— Mais ici, pourquoi ici ? C'est super dangereux sur cette route.
Elle me répondit en regardant toujours mon sexe que je n'avais toujours pas rangé dans mon caleçon:
— Bah, plus personne ne voulait me prendre hier soir et après une certaine heure, il vaut mieux éviter, oui. Donc, je me suis cachée dans mon sac de couchage et j'attendais le matin pour sortir de mon trou.
— Mais puisqu'on est intimes maintenant, vous n'allez pas en direction de Nantes par hasard ?
— Bah, plus personne ne voulait me prendre hier soir et après une certaine heure, il vaut mieux éviter, oui. Donc, je me suis cachée dans mon sac de couchage et j'attendais le matin pour sortir de mon trou.
— Mais puisqu'on est intimes maintenant, vous n'allez pas en direction de Nantes par hasard ?
Je remontai prestement mon zip en bafouillant :
— Euh oui, plutôt à Quimper, mais on passe près de Nantes, oui, on peut vous déposer.
— Euh oui, plutôt à Quimper, mais on passe près de Nantes, oui, on peut vous déposer.
À ce moment-là, j'entends la porte du SUV s'ouvrir :
— Tu parles tout seul maintenant ? me demanda Anne, mon épouse, taquine.
— Tu parles tout seul maintenant ? me demanda Anne, mon épouse, taquine.
Je lui narrai mes exploits et nous décidâmes d'emmener la jolie campeuse avec nous. Une fois son sac de voyage, plus grand qu'elle, coincé dans la malle arrière, nous reprîmes la route avec notre passagère.
En général, c'est moi qui fais la conversation avec nos autostoppeurs, Anne étant trop timide pour cela. Mais ce jour-là, l'humeur taquine des deux femmes les rendit immédiatement complices et je fus la cible de leurs moqueries. Pas gênée par l'incongruité de notre rencontre, avec force détails Chloé racontait à mon épouse ma surprise et mon expression ahurie, le sexe encore à la main, lorsque je l'avais découverte.
Après quelques fous rires, elles commencèrent à faire connaissance. Par un heureux hasard, elles étaient toutes deux diplômées de l'école du Louvre et spécialistes de la même époque. Je perdis rapidement le fil de leur conversation, les peintres du XIXe siècle, sans visualiser les toiles, ce n'était pas très excitant.
Après quelques fous rires, elles commencèrent à faire connaissance. Par un heureux hasard, elles étaient toutes deux diplômées de l'école du Louvre et spécialistes de la même époque. Je perdis rapidement le fil de leur conversation, les peintres du XIXe siècle, sans visualiser les toiles, ce n'était pas très excitant.
Je regardais de temps en temps notre passagère dans le rétroviseur, elle avait un nez fin et légèrement retroussé, apportant une touche d'innocence à son visage, et ses joues légèrement rosées lui donnaient une impression de santé rayonnante. Ses lèvres, pleines et douces, révélaient un sourire chaleureux illuminant son visage. Ses cheveux courts, d'un brun profond, mettaient ses traits en valeur. Elle avait un regard franc et direct.
Chloé avait réservé un camping aux alentours de Quimper et allait donc prolonger son trajet avec nous. Après une rapide collation, Anne passa à l'arrière, car elles voulaient se montrer des images de leurs travaux respectifs sur leurs tablettes.
Une fois les bouchons de Nantes derrière nous, je jetai un coup d'œil dans le rétroviseur et vis que Chloé s'était endormie, la tête sur les genoux d'Anne qui lui caressait doucement les cheveux. Je lui jetai un regard attendri.
À l'approche de Quimper, il fallut la réveiller. Nous nous dirigeâmes alors vers le camping, mais en arrivant sur place, il tombait des trombes d'eau.
— Écoute, Chloé, nous avons loué une maisonnette avec deux chambres, car nous pensions que l'un de nos enfants nous rejoindrait durant ces vacances. Alors, viens au moins dormir à Lesconil ce soir et ensuite on avisera.
Chloé répondit en regardant Anne :
— Alors après la nuit que je viens de passer, je serais ridicule de refuser, donc mille mercis !
Elle prit Anne dans ses bras et l'embrassa, ses lèvres frôlèrent celles de ma femme qui - je le vis dans ses yeux - était troublée. Anne et les femmes, toute une histoire !
Nous avions « succombé » au libertinage au début de notre quarantaine. Notre première expérience, nous l'avions vécue « Aux Bulles Roses » à Lyon. Elle m'avait avoué avoir été très chamboulée par cette soirée et très tentée de nous joindre, la fois suivante, aux joutes auxquelles nous avions assisté :
Nous avions « succombé » au libertinage au début de notre quarantaine. Notre première expérience, nous l'avions vécue « Aux Bulles Roses » à Lyon. Elle m'avait avoué avoir été très chamboulée par cette soirée et très tentée de nous joindre, la fois suivante, aux joutes auxquelles nous avions assisté :
— Mais que des hommes, hein, pas les femmes, je ne suis pas attirée du tout par les femmes, m'avait-elle dit durant le voyage du retour.
Nous y étions retournés dès le week-end suivant. En raison du temps et d'un pont avec un jour férié, il y avait peu de monde ce soir-là. Nous nous étions retrouvés avec une dizaine de personnes, mais le patron donnait beaucoup de sa personne pour que la soirée devienne très amusante. Anne dansait avec tout le monde et alors que je discutais rugby au bar, quelle ne fut ma surprise, Anne étant restée très timide depuis le début de la soirée, de la voir embrasser une jolie femme à bouche que veux-tu.
Cette femme donnait l'impression d'être arrivée seule et d'attendre un compagnon. Elle n'avait commencé à s'égayer qu'après le repas, et n'avait plus quitté la piste où les deux femmes restaient maintenant seules à danser. Les mains de la belle inconnue parcouraient le corps de ma femme qui avait fermé les yeux et se laissait faire. Je riais intérieurement, me rappelant ce qu'elle m'avait dit une semaine plus tôt.
Elles dansèrent ainsi longtemps. Ma petite blonde, fine et sportive, se lovait dans les bras de la grande brune qui était ronde et sensuelle. Cette dernière prit alors la main de mon épouse, l'entraîna vers le bar où je me trouvais et me dit :
— Viens !
— Viens !
Ma femme me prit alors la main avec un doux sourire et du feu dans les yeux, et nous suivîmes la danseuse dans les méandres du sous-sol du club. À mon grand étonnement, elles n'allèrent pas dans une alcôve, mais sur le grand lit central qui trônait au centre de l'espace. Nous nous allongeâmes alors au milieu du matelas, je calai ma tête sur un coussin et ma femme posa sa tête sur ma cuisse. Son amante recommença alors à l'embrasser langoureusement, tout en commençant à lui retirer le peu de vêtements qu'elle portait ce soir-là. Elle s'empara de ses petits seins, si fermes, et les caressa doucement, sentant instinctivement que mon épouse était si sensible des mamelons qu'elle ne supporterait pas qu'ils fussent brutalisés maladroitement.
Ma femme ne portait plus que sa mini, très mini jupe sous laquelle elle n'avait pas de sous-vêtement. Les mains de sa belle avaient quitté ses seins pour se faufiler entre ses jambes et sa bouche s'était emparée de ses tétons. Je reconnus alors les gémissements qui étaient, déjà, annonciateurs d'un terrible orgasme. Ma femme faufila ses doigts dans le corset de sa compagne et sortit de leurs bonnets ses seins imposants aux larges aréoles.
Elle les malaxait vigoureusement, en étirait les pointes et suivait les instructions de son alter ego en fonction de ses gémissements à elle.
La grande brune remonta alors un peu et posa son imposante poitrine sur le visage d'Anne qui la téta en passant d'un sein à l'autre. Sentant que cette dernière était proche de son premier orgasme, elle accéléra ses caresses sur son sexe. Ma chérie se cambra et tout en aspirant et mordillant l'opulente poitrine, elle attrapa ma main et jouit en la serrant très fort.
Elle les malaxait vigoureusement, en étirait les pointes et suivait les instructions de son alter ego en fonction de ses gémissements à elle.
La grande brune remonta alors un peu et posa son imposante poitrine sur le visage d'Anne qui la téta en passant d'un sein à l'autre. Sentant que cette dernière était proche de son premier orgasme, elle accéléra ses caresses sur son sexe. Ma chérie se cambra et tout en aspirant et mordillant l'opulente poitrine, elle attrapa ma main et jouit en la serrant très fort.
Anne n'avait pas les orgasmes bruyants. Mais son corps tendu, quand seuls les épaules et les pieds touchaient encore le matelas, me démontrait l'intensité de son orgasme. Elle resta ainsi durant une longue minute à jouir.
Elle finit par retomber et attirer son amante afin de l'embrasser de nouveau. Elles s'étreignirent de longues minutes. Je vis alors que les couples étaient tous descendus et entouraient notre couche. Des mélanges se faisaient autour de nous et l'orgasme d'Anne ayant déclenché les hostilités, les couples s'allongeaient et se déshabillaient.
Cette fois, c'est un joli visage de brune que j'avais sur les cuisses. Alors que ma femme avait commencé à la déshabiller jusqu'à ce qu'elle ne se retrouve vêtue que de son corset bordeaux, de ses bas et de son porte-jarretelles. Elle l'embrassait doucement tout en malaxant ses seins et pour la première fois de sa vie, elle laissait ses lèvres descendre doucement vers un sexe féminin totalement épilé. Alors que je caressais ses cheveux et laissais mes doigts dessiner son visage, la belle inconnue remonta sa main dans mon pantalon pour en dégager mon sexe tendu et douloureux.
Je ne voyais plus de ma femme que ses magnifiques fesses tendues et ses cheveux blonds dans le compas des jambes de mon amante. La main caressait ma bite avec douceur et semblait suivre le rythme des doigts et des lèvres de ma femme sur son sexe. Je savais que cette dernière découvrait une terre inconnue avec ses odeurs, son humidité et ses secrets.
Mon étonnante inconnue gémissait, prouvant qu'Anne, bien que débutante, avait trouvé quels étaient les secrets de notre amante. J'avais compris qu'elle avait les seins très sensibles, mais contrairement à Anne, elle aimait qu'ils soient triturés brutalement. Je m'y employai en me déplaçant, lui posant délicatement la tête sur le coussin. Elle en profita alors pour prendre mon sexe en bouche et commença à faire courir sa langue sur mon gland tout en gémissant.
Dans la sensuelle pénombre, je vis alors un autre couple qui s'était rapproché de nous et la main de la femme qui se posait sur les fesses d'Anne. Elle se retourna, sourit à l'autre femme et replongea entre les jambes de son amante.
Le mari releva la femme, qui se retrouva le nez dans les fesses de mon épouse, et se mit à la baiser en levrette tandis que la femme léchait le sexe dégoulinant de ma femme. Je devais être très concentré pour ne pas jouir immédiatement dans la bouche qui me suçait divinement. Pour une soirée durant laquelle Anne souhaitait se laisser conquérir par un homme, je la voyais maintenant donner du plaisir à une femme alors qu'une autre avait le visage collé contre son sexe en se faisant baiser vigoureusement par son mari.
Les couples se resserrèrent alors, des mains se posèrent sur mes fesses et me caressèrent les couilles, tout en allant jouer avec mon anus. Mon amante se retrouvait quant à elle avec une autre bite à la main et d'autres mains la caressant partout.
Elle finit par jouir bruyamment. Tout son corps tremblait et elle agitait la main sur la bite de mon voisin qui n'y tenant plus jouit sur les gros seins qui frémissaient encore de l'orgasme. Anne avait les fesses cambrées et jouissait pour la première fois de la langue d'une femme.
Ma bite changea alors de bouche et la compagne de l'homme ayant joui sur la poitrine de notre initiatrice, la remplaça. Anne reposait entre les bras de son amante pour reprendre leur interminable baiser.
La grande liane qui avait jeté son dévolu sur moi me poussa alors sur le dos, attrapa un préservatif qui traînait sur le matelas, me l'enfila et vint s'empaler sur moi. Je cherchai alors le regard d'Anne, pour un assentiment et croisai son regard amusé et amoureux. Je pris alors les seins durs de la femme tout en admirant le travail de ses abdominaux qui saillaient à chaque coup de reins qu'elle donnait. Elle me baisait littéralement.
Anne me prit la main de nouveau, et toute à son langoureux baiser me regardait amoureusement alors que je baisais pour la première fois une autre femme qu'elle. Je me concentrais maintenant pour ne pas jouir avant ma cavalière qui avait fermé les yeux et se déhanchait frénétiquement sur moi. Elle serra plusieurs fois ses puissantes cuisses contre mes hanches et je vis, fasciné, son ventre se contracter en dessinant chacun de ses muscles abdominaux, et elle m'inonda littéralement en feulant telle une lionne assouvie.
Elle se laissa alors tomber sur le côté, sans plus s'occuper de moi. Je n'avais pas joui. Mon sexe devenait très douloureux. Autour de nous, la vague semblait s'être calmée. Les couples étaient serrés les uns contre les autres, les gémissements s'étaient tus. Anne vit mon désarroi et glissa vers moi. Elle fit agenouiller notre compagne, changea mon préservatif, et je la pris alors en levrette alors que ma femme se glissait sous nos corps. Je sentais ses doigts jouer avec le clitoris. Son sexe palpitait autour de moi. Puis Anne prit mon sexe et mes couilles entre ses mains et alors que sa bouche tétait le clitoris, elle donnait le rythme de la saillie. Quand elle sentait que j'allais jouir, elle enserrait durement la base de mon sexe, puis me faisait reprendre le rythme. Quand elle sentit que notre amante allait jouir, elle me tapa sur les fesses et glissa un doigt fureteur dans mon anus.
Je jouis alors enfin en secouant les larges fesses que je tenais fermement entre mes mains. La femme jouit une seconde fois dans la bouche de mon épouse qui avalait son abondante cyprine. Finalement, quand nous remontâmes au bar, la plupart des couples étaient partis, ainsi que notre mystérieuse amante.
Nous avons alors fréquenté assidûment ce club ainsi que le Sun, un sauna libertin où Anne apprit à déambuler nue sous les yeux des autres. À la fin de cet hiver torride, elle arriva à la conclusion, qui semblait définitive :
Nous avons alors fréquenté assidûment ce club ainsi que le Sun, un sauna libertin où Anne apprit à déambuler nue sous les yeux des autres. À la fin de cet hiver torride, elle arriva à la conclusion, qui semblait définitive :
— Je ne suis vraiment attirée que par les femmes !
Nous étions enfin arrivés, après douze heures de route, à Lesconil. La petite maison bretonne, à quelques mètres de la plage, était très mignonne et très confortable. Bien que ma tête fût un peu embrumée après tant de route, je les accompagnai pour faire un tour au petit village et réserver une table dans la fameuse crêperie du lieu. De retour du restaurant et après une bonne douche, je montai m'effondrer dans mon lit et dormis comme un loir en faisant le tour du cadran. Je fus réveillé par les odeurs de café. Oubliant totalement la présence de Chloé, comme à mon habitude, je descendis les escaliers menant à la pièce principale dans le plus simple appareil ; et tombai nez à bite sur Chloé qui remontait dans sa chambre.
— Décidément, tu as décidé de me montrer ton zgeg tous les matins ! s'exclama-t-elle en riant et en tapant du bout des doigts sur ma demi-molle matinale.
Confus, j'opérai rapidement un demi-tour sous les exclamations faussement indignées de ma femme.
Depuis nos étés au Cap, et après le départ des enfants de la maison, je me promenais généralement nu une bonne partie de la journée. Vaguement frustré de devoir me vêtir pour le petit-déjeuner de mon premier jour de vacances, je me joignis néanmoins joyeusement au pantagruélique breakfast que Chloé nous avait concocté.
Confus, j'opérai rapidement un demi-tour sous les exclamations faussement indignées de ma femme.
Depuis nos étés au Cap, et après le départ des enfants de la maison, je me promenais généralement nu une bonne partie de la journée. Vaguement frustré de devoir me vêtir pour le petit-déjeuner de mon premier jour de vacances, je me joignis néanmoins joyeusement au pantagruélique breakfast que Chloé nous avait concocté.
Alors que notre invitée remontait se préparer pour aller assister, sous la pluie ce matin-là, au « Festival de Cornouailles » de Quimper, Anne vint se poser sur mes genoux pour me conter sa soirée. Elles avaient ouvert la bouteille de cidre que notre hôte avait laissée en cadeau d'accueil et elles se racontaient leurs vies, d'étudiante chercheuse pour Chloé et de mère de famille et enseignante pour Anne.
Le cidre aidant, les sujets dérivèrent naturellement sur leurs vies sexuelles respectives. Chloé lui conta par le menu ses quelques aventures avec des profs des deux sexes et ses désillusions quant à la vie commune.
Abonnée aux hommes ou femmes en couple, elle avait rapidement compris que son goût de la liberté et ses relations sans lendemain avec des personnes qui mentaient à leurs conjoints lui laissaient un petit goût de cendres dans la bouche. Elle avait alors emménagé avec un jeune artiste du web, à qui le décalage avec la société qui l'entourait donnait une aura de poète. Mais il était plus intéressé par ses multiples écrans et ses projets que par Chloé. Lassée, leurs parties de jambes en l'air, dûment filmées, devaient systématiquement s'inscrire dans un projet artistique plus large. Elle venait de le quitter pour s'installer à nouveau chez sa mère en banlieue parisienne.
Après cette confession un peu déprimante, Anne se confia elle aussi et livra une petite partie de ses, de nos secrets. Comme toujours, ses confessions débutaient à Venise. En effet, c'est dans la ville magique que l'idée du libertinage nous était venue. Nous y étions en automne, à l'orée du torride hiver décrit plus haut, et nous y avions emmené nos deux filles.
Malheureusement, ou heureusement, ce fut un week-end d'« Aqua Alta ». Pour traverser la place Saint-Marc, il fallait faire une queue interminable afin d'emprunter une passerelle surélevée. Agacées, les filles rentrèrent à l'hôtel. Je taquinai alors Anne en lui disant qu'elle ne serait pas capable d'enlever ses chaussures et son jean et de traverser la place en petite culotte devant toutes les Japonaises et tous les Japonais massés devant la passerelle. Le « Pascap » était un chiffon rouge, elle s'exécuta avec un air de défi dans le regard, et nous entendîmes une myriade d'appareils photo immortaliser le moment avec un crépitement de flashes. Je la suivais en portant ses affaires et nous rentrâmes ainsi à l'hôtel après avoir déambulé une bonne demi-heure.
Le soir, nous nous retrouvâmes à la Trattoria de l'hôtel avec un couple d'Allemands un peu plus âgés. Nous commençâmes à discuter avec eux. Nos filles ne pratiquant pas la langue de Shakespeare, elles montèrent assez rapidement dans leurs chambres et nous continuâmes à discuter avec nos voisins.
Une fois tous les quatre, ils embarrassèrent Anne en lui disant qu'ils l'avaient aperçue le matin au musée d'art moderne puis sur la place Saint-Marc qu'elle avait traversée en petite culotte. Et qu'elle leur plaisait beaucoup aux deux.
Mon épouse me regarda interloquée, pas sûre d'avoir saisi l'expression en anglais, mais je lui confirmai en souriant. Comme nous allions le découvrir plus tard, les Allemands et Suisses allemands libertins sont très directs dans leurs invitations. Mais c'était la première fois que l'on proposait, enfin que l'on faisait une telle déclaration à Anne.
Nous leur avouâmes alors que nous n'étions pas « swingers », que nous n'avions même pas pensé à la chose jusque-là et nous les quittâmes un peu plus tard, à leur grand regret visiblement.
Dès lors, cette idée nous a taraudés et elle a débouché sur l'inscription sur les sites Netech (Wyylde) et Nouslib puis à cette première soirée aux Bulles roses.
Mon épouse me regarda interloquée, pas sûre d'avoir saisi l'expression en anglais, mais je lui confirmai en souriant. Comme nous allions le découvrir plus tard, les Allemands et Suisses allemands libertins sont très directs dans leurs invitations. Mais c'était la première fois que l'on proposait, enfin que l'on faisait une telle déclaration à Anne.
Nous leur avouâmes alors que nous n'étions pas « swingers », que nous n'avions même pas pensé à la chose jusque-là et nous les quittâmes un peu plus tard, à leur grand regret visiblement.
Dès lors, cette idée nous a taraudés et elle a débouché sur l'inscription sur les sites Netech (Wyylde) et Nouslib puis à cette première soirée aux Bulles roses.
Ce qui est amusant, c'est que la première soirée qu'Anne conta à la jeune femme ne fut pas sa découverte du saphisme, mais notre première soirée à Milan:
Un couple de Milanais maraudait sur l'un des deux sites où nous étions inscrits et de discussion en discussion nous avions accepté de passer un week-end en Italie avec eux. Malheureusement, leurs photos étaient fort flatteuses et la rencontre fut décevante. Le mari était un fervent libertin, contrairement à sa femme, qui se pliait à ses fantasmes sans envie. Anne le ressentit très vite et dès le dîner du soir, nous leur expliquâmes que nous n'allions pas aller plus loin. Mais nous étions venus pour nous amuser et nous leur avions demandé l'adresse d'un club.
Un couple de Milanais maraudait sur l'un des deux sites où nous étions inscrits et de discussion en discussion nous avions accepté de passer un week-end en Italie avec eux. Malheureusement, leurs photos étaient fort flatteuses et la rencontre fut décevante. Le mari était un fervent libertin, contrairement à sa femme, qui se pliait à ses fantasmes sans envie. Anne le ressentit très vite et dès le dîner du soir, nous leur expliquâmes que nous n'allions pas aller plus loin. Mais nous étions venus pour nous amuser et nous leur avions demandé l'adresse d'un club.
Beaux joueurs, ils nous y accompagnèrent et nous vécûmes alors notre première soirée « blackout » dans un immense espace sur trois étages. Il devait y avoir plus de trois cents personnes de tout âge et la lumière n'était allumée qu'au bar ; le nom des alcôves était fluorescent. Alors si pour des raisons de sécurité, le noir n'était pas total, une pièce nommée « darkroom » l'était totalement. Anne me prit la main et m'entraîna derrière le rideau épais. Nous avons alors tâtonné, des mains se promenaient sur nos corps, masculines et féminines. Il n'y avait pas de possibilité de s'allonger, toutes les personnes étaient debout. Seule une petite lumière très faible indiquait la sortie et permettait tout de même de s'orienter un peu. Anne me chuchotait que des mains d'hommes, douces et viriles, lui caressaient les fesses.
— Tu veux qu'on sorte ?
— Non, non, laisse, il est doux, on va voir.
— Non, non, laisse, il est doux, on va voir.
Elle m'embrassait goulûment, la situation l'excitait beaucoup.
— Je crois qu'il vient d'enfiler un préservatif !
— Et ?
— Ohhhh, il vient de me prendre, gémit-elle en m'embrassant de plus belle.
— Et ?
— Ohhhh, il vient de me prendre, gémit-elle en m'embrassant de plus belle.
Je sentais son corps buter contre moi à chaque coup de reins de son amant invisible. Mes mains croisaient parfois celles de l'homme sur les hanches de ma femme. Il gémissait et accélérait frénétiquement le rythme.
— Ahhh, c'est bon, c'est fou, je vais jouir, gémit mon épouse tout en me mangeant les lèvres et la langue.
— Ahhh, c'est bon, c'est fou, je vais jouir, gémit mon épouse tout en me mangeant les lèvres et la langue.
Son corps frémissait sous les coups de boutoir de l'Italien qui lui aussi était au bord de l'orgasme. Il recula un peu pour forcer ma femme à se baisser un peu en avant et se lança dans un dernier assaut très viril. Je retenais Anne afin qu'elle ne tombe pas en avant et elle gémissait maintenant en continu. L'homme poussa un dernier ahanement et on entendit claquer son ventre sur les fesses, ce qui déclencha l'orgasme de ma femme qui chancelait contre moi, pas habituée à jouir debout, habituée à rien de ce qui se passait dans cette pièce obscure. Je voulus sortir de la pièce, mais elle me retint :
— Non, attends un peu, j'aime bien l'idée de ne jamais savoir qui m'a prise ce soir, j'aime l'idée de ce mystère.
— Non, attends un peu, j'aime bien l'idée de ne jamais savoir qui m'a prise ce soir, j'aime l'idée de ce mystère.
Je la poussai alors contre une des parois, afin de la protéger un peu des mains baladeuses et nous nous câlinâmes durant de longues minutes le temps qu'elle se remette. Puis nous sortîmes et nous rendîmes au bar pour nous remettre de nos émotions.
Anne me raconta qu'au moment où elle lui racontait l'aventure de la chambre noire, Chloé lui prit la main et la serra comme pour lui demander de continuer ou de l'aider à se confesser. Et au vu de ce qui avait suivi ce même soir, il aurait bien pu s'agir d'une confession.
Nous prîmes tous deux un gin-tonic et comme toujours lorsque nous avions des relations libertines, nous revenions sur les évènements pour être sûrs que tous les deux nous avions pris du plaisir et qu'aucune frustration ou gêne n'avait été générée durant la soirée.
Nous étions tellement sur la même longueur d'onde qu'Anne me prit par la main et nous repartîmes à la découverte des lieux, si tant est que ce fût possible. Il était plus difficile d'être spectateur en raison du blackout, mais nos yeux s'habituaient à l'obscurité et nous nous régalions du spectacle varié qu'offrait cette soirée. Dans une pièce, un beau couple que nous avions aperçu au bar s'était allongé, avec suffisamment d'espace à côté d'eux pour accueillir une ou deux autres personnes.
Des hommes attendaient de pouvoir éventuellement entrer, mais le couple les refusait. C'est avec un certain soulagement qu'ils nous virent arriver et nous firent signe d'entrer. Anne s'allongea à côté de l'épouse, mais cette dernière se releva, l'enjamba et se colla directement à moi. Le couple était visiblement allemand et une fois encore les choses étaient directes. Elle plongea sur mon pantalon et me dévêtit, alors qu'Anne attendait un peu de voir si le comportement de l'homme la séduisait. Je ne laissai pas la direction des opérations à la jolie teutonne, et la renversai sur le dos en la faisant rire. Son mari restait réservé. Anne me passait une main dans le dos et sur les fesses alors que je m'apprêtais à pénétrer la rieuse allemande. Son mari approcha alors timidement son sexe de la bouche d'Anne. Elle le prit en main et se mit à le branler. Comme il ne faisait pas un geste, elle s'accroupit et le prit en bouche.
Ses fesses se retrouvaient donc pile en face de l'entrée de l'alcôve et une main ne tarda pas à se poser, hésitante, sur sa hanche. Elle ne bougea pas. Ma complice avait arrêté de bouger les hanches et me fit comprendre ce qu'il se passait.
Je lui fis comprendre qu'Anne décidait. Je décidai néanmoins d'en profiter et je la retournai pour qu'elle fût à quatre pattes face à Anne. Elle joua ainsi avec la langue de ma femme et le sexe de son mari. Comme Anne n'avait pas repoussé la main baladeuse, le voyeur devint acteur. Elle ne se retourna jamais, elle tendit juste la main pour s'assurer que l'homme avait bien passé un préservatif et se laissa prendre pour la seconde fois de la soirée. Elle me jeta un regard ardent et poussa un gémissement quand il la pénétra. Je réglai alors mon rythme sur celui qui baisait mon épouse à quelques centimètres de moi. Il était fasciné par les fesses qu'il tenait fermement. Il prenait son temps, et donnait des coups de reins de grandes amplitudes, ressortant sa bite quasiment complètement avant de replonger dans la grotte ruisselante de ma chérie. Ma complice semblait apprécier elle aussi et je commençais à ressentir les contractions de son vagin sur mon sexe, un signe annonciateur d'un orgasme.
Je ne changeai pas pour autant de cadence. Il faisait claquer ses hanches sur les fesses de mon épouse, je faisais de même. Nous nous lançâmes alors dans un marathon, les yeux dans les yeux, mais il était plus excité que moi et en voyant l'Allemand jouir dans la bouche de ma femme, il jouit à son tour et disparut dans le noir comme un fantôme.
Notre Allemand ayant joui, il fit comprendre à sa femme qu'il en avait assez. Elle avait joui, me semblait-il, mais elle parut néanmoins assez frustrée. Elle le suivit et ils disparurent eux aussi dans les couloirs sombres. Je m'allongeai sur le dos. Anne enleva le préservatif et commença à me sucer délicieusement, mais toujours les fesses tournées vers l'entrée. Un autre voyeur tenta sa chance et une fois encore Anne se contenta de contrôler qu'il portait bien un préservatif et se laissa prendre.
Celui-là ne dura pas longtemps, et ne fit pas grande impression à mon épouse. Il jouit rapidement et laissa sa place à un homme imposant. Le même cérémonial que pour les précédents, pas un regard, juste une main qui se saisit du membre pour être bien sûr qu'il est protégé.
Mais cette fois en tâtant la bite, elle poussa un gémissement en raison de sa taille. Elle leva les yeux vers moi, tout en continuant à me garder au bord de l'orgasme. L'homme la prit solidement par les hanches et la pénétra d'un coup, se cala au fond de son sexe et fit jouer les hanches de mon épouse autour de son membre. Anne accusant le coup, elle posa sa tête sur ma cuisse et se mit à gémir.
Cette fois, l'orgasme n'allait pas lui échapper. L'homme ne se pressait pas, il ne bougeait quasiment pas, mais je sentais que son vit planté au plus profond du sexe de mon épouse, tant visité ce soir-là, le comblait. Elle continuait à me branler doucement quand l'orgasme monta. Je voyais son dos se tendre, ses fesses se coller plus encore vers son amant, qui resserrait encore la prise sur les hanches. Je voyais ses doigts profondément enfoncés dans la chair. Il la faisait tourner maintenant autour de son sexe, ses genoux ne touchaient même plus le matelas. Je ne voyais pas son expression, car il était si grand que son visage était dans l'ombre.
Anne sanglotait de plaisir maintenant, cela faisait plus d'une minute qu'elle jouissait, alors le géant la reposa sur le matelas avec délicatesse, se retira, se pencha pour lui embrasser doucement les fesses en disant juste :
— Grazie.
Puis il disparut à son tour. Anne se blottit contre moi, frémissante. Elle était en état de choc. Je la serrai contre moi. Je la berçai et elle finit par s'assoupir quelques minutes. La magie était passée, je n'avais pas joui, mais l'incroyable soirée passée valait tous les orgasmes du monde. Anne conta à Chloé que le matin dans le lit de l'hôtel milanais, s'étant souvenue que je n'avais pas joui, que je m'étais totalement consacré à son plaisir, elle m'avait offert pour la première fois son anus tant convoité, et qu'elle avait adoré cela.
Quand ma femme a fini de raconter sa soirée milanaise, elle était ruisselante et folle de désir. Apparemment, Chloé n'était pas en reste. Plus l'histoire progressait plus la jeune femme se collait à elle. Anne prit alors son visage du bout des doigts et colla ses lèvres brûlantes à celles de notre invitée.
Chloé répondit à ce baiser et se laissa allonger sur le grand canapé du salon. Il ne faisait pas très chaud, alors elles restaient bien collées l'une à l'autre. Comme à l'accoutumée avec les femmes, Anne l'embrassa interminablement tout en faisant courir ses mains sur le corps ferme et sportif de son amante.
Mais les souvenirs et notre libido en berne depuis des mois la rendaient impatiente de jouir. Elle lui prit la main et l'emmena dans la deuxième chambre où elles se déshabillèrent avec frénésie avant de se blottir sous les draps pour se découvrir et se donner du plaisir l'une à l'autre.
L'auto-stoppeuse comprit que sa complice avait besoin de jouir vite pour ensuite profiter plus tranquillement de leur nuit. Elle la coucha alors sur le dos en s'allongeant sur elle, seins contre seins, bouche contre bouche et sexe contre sexe. Elle fit alors tournoyer le sien en cherchant à titiller et masser le clitoris gonflé d'Anne. Celle-ci se laissait faire, se concentrait sur la montée du premier orgasme qu'elle savait être libérateur. Elle plaqua ses mains sur les fesses musclées pour accélérer le mouvement, puis écarta les jambes afin que les sexes puissent se coller l'un à l'autre. Elles dégoulinaient toutes deux de plaisirs et de désirs, et alors que l'aînée accueillait avec délectation son orgasme, Chloé fut surprise du sien et elle cria :
— Ooooh putain, déjà, tu me fais jouiiiir, c'est trop boooon.
Elles s'effondrèrent toutes deux, essoufflées et soulagées. Elles se lovèrent l'une contre l'autre et recommencèrent plus doucement à découvrir leurs corps.
— Que tu es belle, Anne, tu m'as bien fait jouir. Tu me raconteras encore tes aventures, c'est incroyable, tout semble simple et naturel pourtant ce soir-là quatre hommes se sont succédé sans compter ton mari !
— Et dire que quelques semaines avant je lui avais dit que je ne libertinerai qu'avec des femmes !
— Ah oui tu t'es bien rattrapée ce soir-là ! Mais tu n'as jamais cherché à savoir qui t'avait baisée ce soir-là ?
— Non surtout pas. Tu sais c'est la magie de cette soirée justement. Je suis toujours aussi contente de ne pas l'avoir fait. Pour moi ils étaient des instruments de mon plaisir. Sans contact visuel, je n'avais pas à savoir s'ils me plaisaient, éprouvaient du plaisir ou pas. Je ne pensais qu'au mien. Ils étaient des sex-toys entourés de latex ! C'est incroyable, car après le premier orgasme dans la chambre noire, et moi qui suis si littéraire je trouvais cela très inspirant, je pensais que j'avais vécu « L'ORGASME », mais le deuxième avec les trois mecs qui se sont succédé était si profond, si entier, jamais je n'avais perdu ainsi le contrôle et jamais je n'avais été finalement aussi en accord avec moi-même alors que je venais de passer une soirée que j'aurais trouvée totalement dégradante quelques heures auparavant.
— Quand on te voit avec ton air si distingué, jamais je n'aurais pu penser que tu sois capable de ça.
— Oui mon air de bourgeoise coincée.
— Je n'ai pas dit cela.
— Mais tout le monde le dit.
— Et dire que quelques semaines avant je lui avais dit que je ne libertinerai qu'avec des femmes !
— Ah oui tu t'es bien rattrapée ce soir-là ! Mais tu n'as jamais cherché à savoir qui t'avait baisée ce soir-là ?
— Non surtout pas. Tu sais c'est la magie de cette soirée justement. Je suis toujours aussi contente de ne pas l'avoir fait. Pour moi ils étaient des instruments de mon plaisir. Sans contact visuel, je n'avais pas à savoir s'ils me plaisaient, éprouvaient du plaisir ou pas. Je ne pensais qu'au mien. Ils étaient des sex-toys entourés de latex ! C'est incroyable, car après le premier orgasme dans la chambre noire, et moi qui suis si littéraire je trouvais cela très inspirant, je pensais que j'avais vécu « L'ORGASME », mais le deuxième avec les trois mecs qui se sont succédé était si profond, si entier, jamais je n'avais perdu ainsi le contrôle et jamais je n'avais été finalement aussi en accord avec moi-même alors que je venais de passer une soirée que j'aurais trouvée totalement dégradante quelques heures auparavant.
— Quand on te voit avec ton air si distingué, jamais je n'aurais pu penser que tu sois capable de ça.
— Oui mon air de bourgeoise coincée.
— Je n'ai pas dit cela.
— Mais tout le monde le dit.
Et Anne l'empêcha de répondre en lui reprenant la bouche. Elles roulèrent en riant sous l'édredon. Ayant atteint toutes deux à nouveau un bel orgasme, elles s'endormirent tendrement enlacées. Anne sur mes genoux me demanda :
— Tu ne t'es même pas rendu compte que je n'étais pas venu me coucher à côté de toi...
— J'étais vraiment HS hier soir et je pense que si vous étiez venues batifoler à mes côtés, vous ne m'auriez pas réveillé.
— Tu n'es pas fâché.
— Tu as passé une belle nuit.
— Oui.
— Tu es heureuse et tu te sens bien ce matin.
— Alors je ne suis pas fâché du tout et au contraire je trouve que ces vacances ne pouvaient pas mieux commencer.
— J'étais vraiment HS hier soir et je pense que si vous étiez venues batifoler à mes côtés, vous ne m'auriez pas réveillé.
— Tu n'es pas fâché.
— Tu as passé une belle nuit.
— Oui.
— Tu es heureuse et tu te sens bien ce matin.
— Alors je ne suis pas fâché du tout et au contraire je trouve que ces vacances ne pouvaient pas mieux commencer.
Elle m'embrassa tendrement et c'est une Chloé hilare, mais attendrie qui nous lança :
— Alors les amoureux, je suis prête et les Bigoudènes nous attendent.
— Alors les amoureux, je suis prête et les Bigoudènes nous attendent.
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