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✦ DeuxD Commerces essentiels. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Commerces essentiels. — Chapitre 2 · D'un salon à un autre !

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Commerces essentiels.

Chapitre 2 · D'un salon à un autre !

Le couple libertin les invite pour un week-end. Après trois mois d'hésitation ils acceptent. Ils avaient imaginé plus classique que cette première nuit !
 
Résumé de l'épisode précédent : Rue de la Gaîté. (1)
Pendant le confinement, Ania et Stéphane découvrent que les sex-shops sont ouverts. Steph entraîne sa compagne dans une cabine pour couple. Ils reviennent, devenant des réguliers du lieu, progressant à chaque fois dans une sexualité orientée par les vidéos proposées. Un jour, un couple, d'une certaine façon les séduit. Encouragés par la vendeuse ils le suivent dans une salle de projection. C'est un couple libertin qui s'exhibe. Ania autorise son compagnon à aller les rejoindre. Elle reste à part sauf au moment où des importuns la dérange. Alors refusant les avances de l'homme elle regarde son compagnon baiser la bourgeoise et se caresse devant eux.
 
 
 
STEPHANE
C'est une maison bourgeoise bien éloignée de la gare Montparnasse. Ils n'habitent pas du tout dans Paris, mais perdus dans une lointaine banlieue, que le train dessert. Maps nous a permis de découvrir leur propriété avant même de venir. Maison imposante avec un parc clos. Si une façade de la maison donne sur une route, l'autre côté est en pleine nature, du genre il faut tailler les arbres pour que le soleil ait une chance de marquer les rideaux qui ne peuvent être que précieux. Tout respire l'aisance. Des Bourgeois. Nés de la cuisse de Jupiter avec des prénoms pareils. Pour le nom, que Google dénonce c'est du genre : "De". Nobliaux de fin de race, ce qui explique que Madame se croit au-dessus du commun des mortels.
Je suis injuste. Ania dirait cela. Pas moi. Moi je suis moins catégorique. La femme avait de la classe même en levrette devant moi et pompant son mari. Enfin, je dis mari, mais je ne suis sûr de rien. Peut-être qu'il n'est pas le mari ? Ou bien peut être que c'est son amant qui l'aide à se satisfaire en l'accompagnant. Dans tous les cas, ils sont venus de loin pour atterrir dans ce sex-shop. Pour ce qui est de l'anonymat, ils sont servis.
Ils ont envoyé un Uber pour venir nous chercher à la gare.
 
—Bienvenus. Nous sommes très heureux de vous accueillir.
 
La bise est un plaisir simple que tout le monde redécouvre, mais que lui garde pour Ania. Moi c'est une poignée de main bien virile. C'est bien lui. Mari ou pas il apparaît comme le seigneur de ces lieux.
 
—Nous pensions que jamais vous nous rappelleriez. Entrez.
 
Leur entrée doit faire la surface du salon de mes parents.
Ils ont un "coin terrasse" si on peut appeler cela un coin pour un truc qui doit faire 35 à 40 m² avec un jeu de stores, qui abrite fauteuils, canapés, table basse et même un bar. Du ciel par Maps, cela ne paraissait pas si grand et il n'y avait aucun meuble. Ce qu'on ne voyait pas non plus c'est que terrasse est en hauteur par rapport au jardin. Elle est clôturée par une longue balustrade.
C'est là que nous attend la femme, Clotilde. Elle est comme dans mon souvenir, enfin au moment où ils étaient devant la caisse et qu'ils montaient. Grande, élégante, avec des talons qui affinent encore sa silhouette. A la lumière du jour elle parait plus jeune. Les tubes néons ne sont jamais de bons auxiliaires pour la peau.
 
—Je suis heureuse… Ania… Stéphane…
 
Elle accompagne sa bienvenue par des bises, comme son mari, mais pour nous deux. Elle sent bon. Ses boucles d'oreilles me frôlent. Elle n'est pas hautaine comme le disait Ania, mais consciente de l'impression qu'elle peut faire sur le commun des mortels. Mais des communs, qu'elle et son mari recherchent en venant s'encanailler dans un sex-shop en ville.
Madame prend un plaisir particulier à se faire mettre par une clientèle masculine qu'elle ne risque pas de croiser dans son parc. Quant à Monsieur qui doit côtoyer les plus belles femmes du coin, l'argent attire la beauté, il prend son pied en offrant son épouse.
Devons-nous être fiers de cette invitation ? Sommes-nous représentatifs de ce qu'ils recherchent ? Ils doivent avoir pléthore de candidats pour leurs jeux. Peut-être pas si jeunes ? En tout cas, comme Ania, probablement pas. J'imagine que pour Jean-Charles ma copine doit lui paraître adolescente ou juste majeur. Dois-je penser que si je suis là c'est en accompagnement de celle qu'il désire, un chaperon en sorte. Pourtant Clotilde qui bavarde avec ma copine me jette des regards qui ne sont pas courroucés. Tiens, moi aussi je peaufine mon langage ! Ce sont plutôt des regards qui parlent d'eux-mêmes. Après tout elle ne m'a vue que dans la lumière indirecte de la "Salle III".
Au moment de choisir notre tenue Ania avait dit :
Pas question de nous mettre en représentation. On fait comme pour une soirée normale.
Son regard glisse sur ma chemise et mon jean moulant, mais c'est comme si elle me jaugeait. Cela a le mérite d'être clair et au moins me fait chasser le côté "chaperon" désobligeant.
 
—Cher Stéphane votre femme est encore plus belle que dans mon souvenir.
 
C'est vrai que même à côté de la sienne qui porte une robe que l'on devine coûter le prix de la garde-robe de ma copine, Ania ne dénote pas. Sa robe est simple, juste un peu moulante mais son visage de poupée dément toute idée de provocation.
Deux représentations de la gent féminine à deux étapes de la vie.
 
—Je peux en dire autant de la vôtre.
—Si on se tutoyait. Cela ne vous dérange pas ?
—Pas de problème.
—Chère Ania, il élève la voix, je proposais à votre mari de nous tutoyer.
 
Avec une aisance qui me surprend elle réplique aussitôt.
 
—Pas de problème Jean-Charles.
—Oh, appelle-moi Jean. Le Charles est de trop entre nous.
 
Le champagne est d'une grande marque. Les bulles sont minuscules. Nous parlons de tout et de rien. Du retour à une vie normale, du temps qu'il fait. De la vue magnifique depuis cette terrasse.
 
—Viens je vais te montrer. Invite la femme.
 
Ania la suit. Elles ne vont pas bien loin, la balustrade est à 10 mètres. Déjà je me moule dans les mesures des riches. Dix mètres qu'est que c'est pour une terrasse qui débouche sur un parc qui doit faire la surface d'un jardin public parisien.
 
—Elles sont belles, n'est-ce pas ? Me dit en confidence mon hôte.
—Je ne vais pas vous dire le contraire.
—Ta femme est magnifique. Elle dégage une sensualité d'enfer et avec de la personnalité en plus. Mais j'imagine que je ne suis pas le premier à te dire ça. Elle doit avoir un succès fou. Depuis notre rencontre je ne pense qu'à elle. Sa façon de me repousser pour se caresser devant toi ! Quel tempérament ! Tu ne dois pas t'ennuyer.
 
Dois-je lui dire qu'en réalité c'était notre première fois et que si Ania a repoussé sa main c'est aussi parce qu'elle ne savait pas quelle serait ma réaction. Pourtant ses caresses et son plaisir n'étaient pas feints. Elle avait aimé. D'ailleurs si nous sommes ici c'est bien parce qu'elle l'a voulu, du moins qu'elle s'est rangée avec moi sur une envie de découverte.
 
—En réalité nous sommes novices. Dans le salon, avec vous, c'était la première fois.
—Première fois, non ?
—Si. Jamais avant je n'avais couché avec une autre femme et encore moins avec l'accord de Ania et devant elle.
—Non ! Mais ne me dis pas qu'elle aussi…
—Ania ! jamais ! Elle me dit m'être fidèle et je la crois. J'ai été stupéfait qu'elle dise oui lorsque vous êtes, pardon tu es venu lui parler.
—Mais c'est magnifique.
—J'imagine que vous ?
—Je voudrais être comme toi. Revivre la première fois. Bien sûr j'aime toujours lorsque Clo se donne, mais il n'y a plus le goût du péché, la première fois, la première transgression. Je t'envie.
 
Un silence où nous regardons nos épouses découvrir le jardin.
 
—Rassure-toi, tout se passera bien. Nous sommes des gens bien élevés et surtout dans ces moments de grande intimité le choix de l'autre est sacré.
 
Quelle façon élégante de dire que si nous refusons, rien ne pourra se faire.
Elles sont contre la balustrade, l'une à côté de l'autre. La femme a posé son bras sur les épaules d'Ania dans une sorte de bienveillance. Elles bavardent. Se font-elles des confidences comme nous les hommes ? Clotilde bouge un peu. Elle passe derrière mon épouse et en tendant le bras lui montre une direction. Mais je vois bien, qu'elle semble se pencher un peu, comme si… Oui comme si elle l'embrassait dans le cou. C'est ce qu'elle fait et elle bouge aussi revenant sur le côté tout en l'embrassant avec insistance, poussant ses lèvres sous l'oreille tout en soulevant les cheveux pour mieux atteindre ce point si sensible. Je vois aussi que son autre main caresse les hanches, s'aventurent sur les fesses en s'attardant, continue de descendre un peu pour se glisser sous la robe et…
Elle fait tourner Ania. Elle a fait glisser ses lèvres du cou, suivre la mâchoire, atteindre les lèvres pour commencer un vrai baiser. La main qui s'était glissé sous la jupe a tourné aussi et on la devine caresser les cuisses ou se plaquer sur un slip minimaliste.
 
—Qu'est-ce qu'elle fait ?
 
Je demande à mon voisin, le mari dont l'épouse est en train de peloter et galocher la mienne.
 
—Elles font connaissance. Rassure-toi elles reviendront vers nous.
 
Je ne sais ce qu'il veut dire par "faire connaissance" mais ce que je vois c'est quasiment une agression de Clo sur ma femme. Elle l'embrasse, l'enlace, la caresse, la pelote comme un mec ferait avec une donzelle volontaire.
 
Stop, mon épouse n'est pas comme vous…
 
—Elles font connaissance. Regarde comme c'est beau. Ne sois pas inquiet elles reviendront… Mais il doit voir la surprise sur ma figure car il rajoute : Si Ania ne veut pas, il lui suffit qu'elle repousse mon épouse. Soit rassuré Clotilde, même si elle a fantasmé sur ton épouse, saura se comporter en parfaite accord avec ses choix et les tiens.
 
Mais, à contre-jour d'un soleil couchant, ce que je vois moi, c'est ma copine littéralement envoûtée par Clotilde. Déjà je vois que les boutons de la robe semblent sauter comme par magie entre les doigts de la femme. Je n'avais pas imaginé notre rencontre comme cela. Plutôt du genre, on s'échange, "classique", enfin si on peut appeler "classique" le fait que les femmes changent de partenaire. J'avais bien noté la phrase de Clotilde dans le texte, un truc du genre :
Je suis persuadée que vous et moi gagnerions à mieux nous connaître.
Mais entre deux femmes, le "connaître" ne m'avait pas semblé avoir la même signification biblique que le "connaître" du mari.
Ania aurait elle fait une explication de texte différente de la mienne ? Non, je ne crois pas, elle m'en aurait parlé. Pourtant elle n'a pas l'air de vouloir fuir. D'ailleurs elle se laisse entraîner en venant vers nous, sa main dans celle de Clotilde. En marchant sa robe s'ouvre, La femme a bien détaché quelques boutons. Ses cuisses sont découvertes et on devine plus qu'on ne voit sa petite culotte, culotte faisant partie d'un ensemble de lingerie avec un motif à fleur, en accord avec le côté champêtre du lieu.
Je ne suis pas loin du mari, chacun dans un fauteuil et les deux femmes arrivent vers nous. Je pense que cela va commencer, que Clotilde s'est chargée de bien chauffer ma copine pour que son mari reçoive une petite jeunette toute chaude.
 
 
ANIA.
 
Elle est magnifique. A Paris j'avais gardé le souvenir d'une femme hautaine, sans vraiment m'attarder sur son corps. Son sourire illumine son visage et je ne retrouve rien de la Bourgeoise qui m'avait toisée, mais qui d'une certaine façon avait tout déclenché. En y réfléchissant c'est un cumul de circonstances qui fait que nous sommes ici.
La Covid, son confinement et sa définition de l'Essentiel avec les sex-shops ouverts.
La découverte répétée de la cabine, des vidéos, de ma surprenante appétence pour ce qui devenait possible dans l'intimité chargée d'un érotisme torride de cette pièce.
Le hasard de croiser ce couple.
Le regard qu'elle avait adressé à mon copain mais surtout tout ce que j'avais découvert lorsqu'elle m'avait toisée.
La "Salle III" et ce qui s'y était passé. Mon accord pour que Steph aille avec la Bourge mais surtout cet émoi que j'avais ressenti.
Lui, je n'en avais gardé qu'un souvenir confus si ce n'est, mon Dieu je devrais avoir honte, celui de ce que m'a main avait étreint quelques secondes avant de le libérer pour que sa femme le suce. Je n'arrivais pas à chasser cet instant de ma mémoire. Il revenait chaque fois que je caressais le sexe de Steph. Je ne pouvais m'empêcher de les comparer. Celui de l'homme avait une raideur et un diamètre que je devais idéaliser. J'essayais de chasser cette vision en me rappelant le principe connu de toutes les femmes, ou presque ; ce n'est pas la taille qui compte et du moment qu'il est assez raide pour pouvoir en profiter… Il n'y a que dans ces vidéos que les gros machins sont appréciés.
Sa chemise ouverte sur un torse avec une toison foisonnante lui donne une virilité troublante. Son crâne lisse, une mâchoire volontaire, un regard direct qui me scrute, qui me déshabille même, viennent conforter l'impression de mâle. Il a un petit ventre, que la chemise cintrée n'arrive pas à cacher, mais même cela ne trouble pas cette impression de puissance virile. A côté, Stéphane, beau garçon, sportif, avec son petit cul si apprécié, du moins du regard par la gent féminine ferait presque minet. Pourtant un minet qui assure au lit, Ludiv, grande pécheresse du cul devant l'éternel lui avait attribué plein d'étoiles… Et si je pouvais imaginer mon Chéri avec son copain Marc qui l'enfile, secret qu'il ne soupçonne pas partager, je vois mal Jean-Charles dans la même situation. Plutôt situation inverse.
—Je suis vraiment heureuse que vous soyez venu. Crois-moi ce n'est pas juste de la politesse.
 
Clotilde m'a entraînée loin de nos hommes.
Pendant tout l'apéritif, qui à bien des égards peut paraître bien normal, chacun semble se jauger. On sent bien que les conversations ne sont que des politesses pour faire connaissance. Steph a labouré la femme, j'ai tenu le sexe de son mari en main, je me suis caressée devant eux alors que le trio, qui n'a rien du vaudeville classique avec amant dans le placard, se donnait du plaisir. Oui, mais que savons-nous des autres ? Je me sens déshabillée autant par Jean que Clotilde. C'est troublant.
 
Nous sommes face au jardin face à cette forêt de futaie. La balustrade nous sert d'appui. Je me dis que je dois expliquer, m'excuser pour ces mois d'attente.
 
—Nous avons longtemps hésité avant de vous rappeler. Je m'en excuse, mais nous n'avons pas l'habitude et puis cette rencontre si étrange, ce salon, votre attitude…
—Je le savais. On me le reproche souvent. Je suis trop hautaine. Même dans ces moments-là je peux être intimidante.
 
Ma cocotte ce que je peux dire c'est que si tu n'avais pas été intimidante je me demande comment mon mari t'aurais baisée. Mais je préfère garder profil bas.
 
—Non… Peut-être un peu… Pas intimidante, mais jalouse… C'est ce que j'ai ressenti la première fois que tu nous as regardés et ce qui m'a décidée à entraîner Steph.
—Ah, Stéphane, quelle chance tu as !
—Jean n'est pas mal du tout.
—C'est vrai. Il a l'expérience. Crois-moi il est capable de tout pour satisfaire sa partenaire. Je dois d'ailleurs te dire que tu l'as allumé de façon magistrale. Cette idée de le tenir dans ta main et de le relâcher a déclenché chez lui une envie folle de te revoir. Sais-tu qu'il est retourné plusieurs fois là-bas pour te retrouver. Si jeune et déjà si expérimentée. Tu connais bien les hommes, à ton âge c'est rare. Ne pas les satisfaire tout de suite, les faire attendre.
 
Pourquoi ne pas la laisser dans sa certitude ? Elle me donne le beau rôle et ma foi, pour une fois que mon apparence de gamine peut me rapporter quelque chose !
 
—Merci. Je prends cela pour un beau compliment.
—C'est sincère. Tu n'as pas qu'impressionné Jean-Charles, mais je dois reconnaître que moi aussi. Je sens que nous pourrons faire de grandes choses…
 
La vue est magnifique. Je sens le regard de nos hommes. Le soleil disparaît derrière les arbres centenaires dont l'imagine que certains pourraient contribuer à la "Forêt" de la charpente de Notre Dame de Paris.
 
Une brise. Un souffle. Un contact. Une pression, la pression d'un corps de femme avec sa poitrine contre moi, contre mon dos, une humidité dans mon cou… Clotilde a bougé. Elle était à côté de moi, je sens sa présence derrière. Elle soulève mes cheveux, ses lèvres cherchent… Elle sait parfaitement où aller….
C'est bon. C'est doux. Même cette main qui se glisse sous ma robe et palpe mes fesses n'est pas intrusive. Elle sent bon. Ses lèvres sont de miel, sa langue…Oh, mon dieu c'est un baiser, un vrai. Je n'ai pas senti comme elle m'éloignait de la balustrade pour m'enlacer.
—On va nous voir.
 
Seigneur c'est tout ce que je suis capable de dire alors qu'une femme m'embrasse, m'embrasse d'un baiser qui n'est pas "de paix" mais si chargé de désir que les anges doivent se cacher les yeux.
 
—Non, regarde la nuit tombe. Et les arbres nous protègent.
 
Peut-être mais mon mari, lui me voit, et il suffit de voir sa tête pour y trouver la surprise. Qu'est-ce qu'il croit ? Que moi je ne suis pas surprise ? J'avais tout imaginé, du moins essayé de tout imaginer pour ma première fois. Est-ce que cela se ferait tous les quatre rassemblés dans la même pièce ? Ou que nos hôtes choisiraient de se séparer et que nous nous retrouverions juste en tête à tête avec eux.
Non je n'avais pas imaginé cette entrée en matière. D'ailleurs je n'avais pas pensé un seul instant qu'il pourrait se passer quelque chose entre nous les femmes. Pourtant avec toutes les vidéos que nous avons vues cette hypothèse aurait dû m'effleurer. Et d'ailleurs… Aussi… Je souris intérieurement de cette image… Les deux hommes… Pourquoi pas… Pour eux aussi il y a des exemples dans les vidéos… Steph avec Jean…
Mais la main qui me caresse les fesses et qui glissent pour venir se plaquer sur ma fente, me rappelle à l'ordre. Un ordre inconnu. Mon string est si petit, même si le motif de fleurs est en parfaite harmonie avec ce que Maps nous prévoyait, qu'une main de femme le recouvre facilement.
—Très bon choix !
 
Me dit dans l'oreille celle qui en a déjà senti la coupe. Triangle minimaliste devant, minimaliste à l'arrière, au niveau des reins ne laissant qu'une ficelle le relier à son compère, ficelle qui disparaît dans ma raie.
 
—Viens, allons rejoindre nos époux.
 
Le regard de Steph est une question qui trouve sa réponse à mesure que nous avançons vers eux. Je sens que ma robe est ouverte. Je n'ai même pas senti qu'elle avait dégrafé des boutons. Suis-je si sensible qu'un baiser de femme me trouble à ce point ? J'apprécie que d'une certaine façon, elle serve de transition pour la raison réelle de notre présence ici.
Nos maris, je pense "mari" pour Stéphane car c'est comme si nous étions mariés, seule la Covid a retardé notre engagement officiel, nous regardent. Mais alors que je pense que nous allons nous arrêter, Clotilde continue en disant :
 
—Je vais montrer sa chambre à Ania. On revient bientôt.
 
Aussi bien l'un que l'autre est étonné. Mais aucun ne proteste. En suivant ma guide je vois Steph se tourner vers son voisin et le questionner. Jamais depuis que nous avons pris la décision de les contacter, nous n'avons parlé des détails, si ce n'est ce que nous allions porter et ce que nous mettrions dans notre sac de voyage. Un voyage qui ne se compte pas en kilomètres mais en aventure d'un type particulier.
Nous traversons le salon. La cuisine est grande ouverte. Je découvre qu'un homme s'y active.
 
—Martial. Tu veux bien porter le bagage de nos invités dans leur chambre ? Ania, je te présente Martial. Martial voici Ania. Son mari est sur la terrasse avec Jean-Charles. Comme tu le sais ils sont là pour la nuit.
 
L'homme me salue d'un : "Bonjour Ania". Une seconde je suis étonnée de cette "familiarité", me reprochant dans la foulée mes pensées bourgeoises qui font de cet homme un serviteur et donc pour qui je suis une "Madame". Mais Clo qui m'entraîne déjà me précise :
 
—Martial est un ami qui donne un coup de main, surtout les week-ends alors que notre femme de ménage est en congé. Avec son amie Lilou ils occupent un petit pavillon de l'autre côté du parc. Ils nous rendent des services. Ils sont d'une discrétion totale.
A l'étage nous débouchons dans un couloir.
 
—Notre chambre est au fond. Vous, vous serez ici…
 
Elle ouvre la porte. Il fait sombre, les volets sont tirés, mais une lampe de chevet adoucit l'obscurité.
 
—A droite votre salle de bain.  Elle fait quelques pas vers le lit.
—C'est un lit motorisé. Tu peux le descendre, le monter, l'incliner enfin tout ce qu'il faut pour se mettre à l'aise. C'est une idée de mon mari. Quand on est en voyage il ne supporte pas les lits soit trop hauts, soit trop bas qui rendent inconfortable une bonne levrette. Que veux-tu il aime bien son confort. Tu verras…
Le "Tu verras" est chargé de stupre surtout avec le sourire qui l'accompagne.
—Qu'est-ce que tu es mignonne.
 
Elle revient vers moi et sans hésitation m'enlace pour m'embrasser. Tout de suite, c'est sans limite, sans retenue. Elle me caresse. C'est comme un homme qui explore l'objet de son désir. Déjà je sens que ma robe est ouverte et qu'elle en repousse les bretelles. Elle s'éloigne une seconde. Son regard me jauge.
—Champêtre ! Tu as bien choisi ta lingerie.
 
Mais si c'est une lingerie champêtre, elle en fait aussitôt sa cueillette. Sans que je réagisse elle dégrafe mon soutif et tire sur ma petite culotte. Je me sens comme hypnotisée un peu comme un animal pris dans les phares d'une voiture, sauf que la voiture a des mains, une bouche, des lèvres qui déjà explorent mon corps.
 
—Ils vont nous attendre. J'ose dire, ayant encore un brin de bon sens et proposant cette excuse pour qu'elle ne continue pas. Je pourrais être plus claire et lui refuser ce qu'elle cherche, mais je n'ose pas. Je n'ose pas ou je ne veux pas ?
—Ils attendront. Je ne suis pas inquiète pour mon mari. Il va bien trouver de quoi occuper ton copain.
 
J'ai un mouvement de recul alors que je vois Martial avec notre sac de voyage. Sans s'offusquer, mais non plus sans se cacher, regardant le spectacle que nous offrons il entre. Elle le voit.
 
—Merci.
 
Cela parait naturel. L'homme dépose le sac, se retourne pour partir mais Clotilde le rappelle.
 
—Martial, tu veux bien ? J'ai toujours du mal avec.
 
Elle lui montre le zip dans son dos. Comme si c'était une évidence l'homme approche. Elle lui tourne le dos me laissant seule, nue en face de lui. Je vais me cacher avec mes mains et mes bras mais le ridicule de cette protection, illusoire et tardive me saute aux yeux.
Le zip est descendu. La robe enlevée. Martial la récupère et la pose délicatement sur un fauteuil. Clotilde est nue. Elle ne portait rien dessous.
 
—Si tu veux, tu peux rester.
 
C'est fou, elle lui propose de regarder. Regarder ou pire ? Je me sens tout à coup bien petite fille devant tant de liberté.
 
—Non, merci Clotilde. Une autre fois peut-être… Avec plaisir.
 
Le "Avec plaisir" m'est destiné.
On se retrouve toutes les deux, nues comme des Eve mais avec une Eve qui vient d'un autre paradis en tout cas pas de celui des hommes. Elle m'enlace à nouveau. Nos peaux…
 
 
STEPHANE
 
Le départ des deux femmes me surprend. Je m'attendais vraiment à ce que chacune rejoigne le mari de l'autre.
 
—Mais, elles vont où ?
—Tu as entendu, lui montrer votre chambre. Au fait as-tu bien amené ce que je t'avais demandé ? Je ne transige pas sur ce point.
 
Ania a laissé son sac à main. Je l'ouvre, extrait les deux résultats et lui tend.
 
—Merci, voilà les nôtres.
 
Nous lisons. Je m'attarde plus longuement que lui. Je ne suis pas familier et ne veux pas prendre de risque. Si pour Ania et moi il n'y a aucune raison que nos tests soient mauvais, je peux imaginer que pour nos hôtes qui doivent se "disperser" pas mal il y a un petit risque. C'est d'ailleurs lorsque Jean-Charles m'a demandé de faire des analyses que nous nous sommes avoués avoir fait chacun de notre côté un test après notre aventure pendant l'enterrement de vie de célibataire.
 
—Bien. Tiens, Martial….
 
Un homme est apparu comme par magie devant nous. Il porte un grand plateau couvert de nourriture.
Il nous présente. Il est jeune, beau mec et je ne peux m'empêcher de penser que Clotilde doit en faire son quatre-heures.
 
—Tu as vu ma femme ?
—Oui. Elle est dans la chambre avec son amie.
—Elle t'a dit quelque chose.
 
L'homme sourit.
 
—Oui de rester si je voulais. Mais j'ai craint de perturber votre invitée. Elle est si jeune.
—Viens on va voir. Me dit Jean en se levant.
 
Tout en marchant il me confie.
 
—La coquine. Elle veut goûter à ta copine la première.
—Euh, je ne comprends pas.
—Il n'y a pas que moi qui ai "flashé" sur elle. Tu as bien vu déjà comme elle a commencé en bas. Oh, la traîtresse.
 
Dès les dernières marches franchies j'entends distinctement la voix d'Ania. Elle ne bavarde pas, non, elle clame son plaisir. Il n'y a aucun doute et lorsque nous arrivons à la porte, l'image rejoint le son. Ania est allongée sur le lit et Clotilde est plongée entre ses cuisses. Des cuisses écartées, qui laisse toute la place nécessaire au doux labeur de la femme. Ania jouit de ces caresses. Des caresses d'une femme alors que d'habitude c'est moi qui les procure. J'en connais le moindre millimètre, des bosses et sillons, ses petites lèvres papillons qui ne prennent jamais leur envol, son petit bouton avec son capuchon que je sais repousser pour atteindre son clitoris et le sucer…
Ahhhh… Ohhh… Ouiiiiiii… Encore…
Des soupirs… Des cris… Des mains qui plaquent la tête de sa lécheuse entre ses cuisses…
Ouiiiiiii
 
Je n'ai pas droit aux mêmes transports lorsque je la fais jouir ainsi. Ses gémissements sont plus contenus. Que fait donc cette femme pour que ma copine soit dans un tel état d'abandon. Je vais entrer dans la chambre mais il me retient :
 
—Laisse-les. Clo a manifestement su comment entraîner ta copine. Décidément Ania est surprenante. Quel bijou !
 
Oui Ania est surprenante. Je suis jaloux du plaisir qu'elle a clamé. Une jouissance manifestement obtenue en peu de temps. Aurai-je raté quelque chose avec elle ? Est-ce parce que c'est une femme ? Pourtant jamais elle ne m'a parlé avoir essayé ce genre de relation ! Clotilde est-elle bien meilleure que moi ? On le dit dans la littérature mais je ne le croyais pas.
Je n'entre pas mais Jean ne fait pas mine de partir. Au contraire il ajoute :
 
—Regardons un peu. C'est toujours très beau deux femmes ensemble.
Clo s'extrait des cuisses de ma copine. Elle nous découvre mais aussitôt fait un "chut " de la main avec un sourire qui en dit long. Elle se lève et rampe sur Ania pour amener son intimité sur son visage. Bientôt les cuisses et les fesses font un barrage parfait qui nous cache ce qu'il se passe. Mais on en voit le résultat sur la cavalière. Ania broute une femme. Elle en découvre, si elle ne l'a jamais fait avant, tous les recoins, les humidités, le goût de la fente, le secret dans le triangle pour en extraire le clitoris, mais aussi, à la façon dont la femme bouge sur son visage, le muscle de la rondelle que j'ai forcée dans la salle III , orifice suggéré et offert par son mari.
Longues secondes, minutes de spectacle à la fois excitant et beau de ces deux femelles. Un instant j'ai pensé, rêvé, d'un 69 mais non, la cavalière reste à sa place, même si elle caresse sa partenaire, amplifiant de plus en plus le mouvement de son bassin offrant à sa maîtresse, du pubis aux fesses, la surface de toutes ses zones érogènes.
Clotilde jouit. Elle le dit, elle le clame. Décidément ces dames ont le plaisir lesbien sonore. Mais que c'est troublant !
 
Jean m'entraîne. Nous nous retrouvons sur la terrasse ou le serviteur a installé un peu plus loin, une table avec des plats pour un dîner manifestement, buffet froid.
 
—Vous avez trouvé Clotilde ?
 
Questionne l'homme avec un sourire qui affiche une totale complicité.
 
—Oui, merci. Merci aussi pour le repas. Si tu veux tu peux rester. Tu sais que nous apprécions toujours ta présence.
—Merci, Jean-Charles. Une autre fois, avec plaisir.
 
Il est évident que l'homme n'est pas que domestique.
D'ailleurs Jean me parle de lui et de sa copine qui occupent un pavillon dans le parc. C'est un couple qui rend des services en échange du logement et, au sourire entendu de Jean, je comprends que les services peuvent être intimes.
 
Nos femmes réapparaissent.
—La chambre te plaît Ania ? Demande Jean.
—Elle est parfaite.
—Vous en avez mis du temps ?
 
En posant cette question je me dis que j'offre aux femmes la possibilité d'avouer leurs étreintes. Mais non, ma copine me répond sans tiquer :
 
—On a beaucoup parlé.
 
La cachottière ! La coquine ! Mais nos hôtes nous proposent à boire et à manger. C'est délicieux. Repas servi au champagne dont le prix est inversement proportionnel à la taille des bulles. Clotilde s'est naturellement installée avec moi, ma copine est avec Jean-Charles.
 
La nuit est tombée. La maison est dans la pénombre, seule notre table est éclairée. Éclairage intimiste qui fait que le silence qui s'installe une fois la liqueur servie se charge d'une chaleur étouffante. La table est de verre et maintenant que les plats ont été déposés sur une desserte, chacun a une vision sur l'autre, en particulier en face. Jean ne se cache pas alors qu'il pose une main sur la cuisse d'Ania, main qui glisse vers l'intérieur et repoussant le peu de la robe que la position assise a déjà relevée, se plaque contre son intimité.
Je croise le regard de ma copine qui me sourit de façon crispée, manifestement perturbée que j'assiste aux caresses de celui qui a tant voulu la revoir. Perturbée, mais pas au point de ne pas lui rendre la pareille et si c'est un pantalon que la main curieuse explore, je ne peux que voir qu'elle se plaque et flatte un lieu que l'homme aussi rend plus accessible en écartant ses jambes.
Évidemment Clotilde a tout vu et se charge de me rappeler à l'ordre. Elle se penche vers moi, m'embrasse, et de ses deux mains habiles s'attaquent à mon pantalon. Quelques secondes plus tard elle en extrait un mandrin que je ne peux cacher en belle forme. C'est à mon tour d'avoir un sourire crispé pour ma copine. Tout paraissait plus facile dans le salon III. Ania était plus loin et ne s'est rapprochée qu'une fois que Clotilde avait fait le principal et que je ne pouvais plus faire marche arrière sans tomber dans le ridicule.
Jean s'attaque aux boutons de la robe. Très vite les seins se montrent. Elle n'a pas remis sous soutif.
Clotilde passe sous la table. Elle tire sur mon pantalon et je me retrouve avec la bitte bien visible de tous.
Ania est nue. A son tour elle s'attaque à son voisin. Elle regarde celle qui me prend en bouche. C'est comme si elle se sentait libérée. Libérée de tout remord ? La chemise résiste. Elle est trop impatiente. L'homme l'aide. Il se lève pour lui faciliter l'accès à son pantalon. Elle tire dessus comme si sa vie en dépendait. Par moment elle jette un regard furtif de mon côté, mon visage, la femme qui me gobe.
Elle se lève pour s'agenouiller devant l'homme. Il bande. D'une certaine façon c'est un hommage qu'il lui rend. Son sexe est horizontal, massif. Elle le connaît même si elle ne l'a tenu dans sa main que quelques secondes. Mais il la retient.
 
—Attends. On sera plus confortable sur les banquettes.
 
Il l'entraîne. Ils disparaissent dans la pénombre. Elle n'a pas eu un regard vers moi en le suivant. Ils ne sont pas loin mais le peu d'éclairage de la table rend la pénombre opaque comme un mur.
Ohhh, j'avais oublié comment Clotilde suçait bien même si je n'avais eu qu'un aperçu au salon. Elle me gobe. Elle a passé la tête entre la table et moi pour avoir plus de liberté. Je recule ma chaise pour lui laisser plus de place. Je m'avance un peu pour que sa main qui cherche mes bourses les trouvent en suspension et pas écrasées sur la chaise. Elle me suce mais me caresse aussi. Mes hanches, mes fesses, mes cuisses sont son terrain de jeu. Jeux de mains mais pas jeux de vilains. Au contraire. Elles montrent le chemin à ses lèvres, sa langue. Mes couilles disparaissent dans sa gorge. Mon petit trou lui aussi est titillé sans retenue.
 
—Oui, comme ça. C'est bien. Mmum.
 
La voix de Jean. Une voix qui semble en écho de ce que je ressens. Une longue plainte. Ils sont à quelques mètres. Sans cet éclairage je pourrais les voir. D'ailleurs pour eux, du moins pour l'homme, ma copine probablement concentrée sur ce qu'elle doit sucer, nous devons être au centre de la lumière.
 
—Continue…Ta main…Ta langue… Oui, prends-moi tout…
 
Clotilde se relève pour me parler. Elle aussi doit l'entendre.
 
—Dis donc Ania a l'air de lui faire du bien. La coquine. Elle me défie. Tu vas voir qui suce la mieux.
 
Elle replonge. Sa gorge est un gouffre ou mon sexe se noie.
—Oui. Mon petit trou…Ta langue… Pointe là… Oui… Putain ce que c'est bon. Continue…
 
Cette voix qui est si proche, transmet à mon cerveau tout ce qu'il faut pour qu'il puisse en reconstituer la réalité et me faire imaginer ma Chérie agenouillée devant cet homme, l'écoutant, se laissant guider, ne protestant pas devant cette demande perverse d'une feuille de rose alors que moi je n'ai jamais osé lui demander. Elle doit lui obéir si je traduis bien tout ce qui sort des lèvres de l'homme, soupirs excitants, encouragements déstabilisants.
 
Tu n'avais pas pensé que cela se passerait ainsi. Tu es un idiot de n'avoir imaginé "que" ce que tu allais vivre avec la femme, repoussant toute idée précise pour ta compagne. D'accord dans le salon III tu avais aimé la voir se caresser devant toi. Tu avais même d'une certaine façon, été fier de la voir négliger le sexe pourtant tendu de l'homme alors qu'elle avait eu le temps d'en saisir la réalité avec sa main. Il est temps de grandir, de quitter cette vision égoïste, macho, du partage à sens unique. Toi avec tous les droits. Elle réduite à un rôle de figuration.
Tu te mens à toi-même ! Ce n'est pas de la savoir avec un homme qui te perturbe. Tu savais très bien ce qui allait, ce qui immanquablement allait se produire, c'est-à-dire que cet homme la désirait et que ta présence rend son désir réalisable.
Mais oui, n'ai pas peur des mots : la baiser, la posséder, lui donner du plaisir, capter sa jouissance, prendre la sienne. Tu n'as pas accepté sa demande de test juste pour faire bien. Tu savais tout ce que cela impliquait !
Non, ce qui te perturbe c'est autre chose.
Déjà avec la Bourge, Ania avait cédé si facilement.
Et cet homme… Qui pourrait être son père… D'une autre génération… Sa toison qui attire son regard… Qui lui parle … Lui demande… D'une voix assurée… Qui ne souffre pas un refus malgré ce qu'il t'a dit tout à l'heure… Mais lui montre-t-elle une réticence ? L'as-tu entendue protester ? Non. Pas plus avec Clotilde que Jean !
Et c'est ça qui te perturbe. Elle se laisse faire. Elle se laisse diriger….
Ça suffit, vous avez décidé tous les deux ! Chacun a donné liberté à l'autre. La liberté cela ne se mesure pas, ne se pèse pas, c'est laisser le choix à l'autre.
Profite. Avec tes conneries de mari "cocu, pas content, content, un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout," tu en oublies la bourgeoise. Celle qui devance tes envies et qui...
 
Clo me pompe. Elle me gobe jusqu'aux couilles. Le défi est virtuel mais la vache que c'est bon. J'entends le clapotis de sa salive et… Une respiration rapide… Un peu comme lorsqu'on possède. Cela vient des autres. C'est rapide. Plus rapide que ce que Clo me fait. J'ai un instant la pensée que l'homme baise la gorge de ma copine avec son gros machin. Il a tort. Elle n'aime pas ce genre de possession. Et… C'est ça elle tousse… Le salaud… Il faut qu'il arrête… Elle va protester et peut être vouloir arrêter….
Clo me gobe. De sa main elle enveloppe mes bourses. L'autre est sur mon ventre et monte vers moi. C'est vers ma bouche qu'elle la dirige. Ses doigts se séparent et elle m'en tend deux. La façon dont elle me les propose me fait penser lorsque je le fais à Ania, qu'elle enveloppe mon doigt de salive, caresse qui parle d'elle-même avec une touche perverse. Mais c'est à moi qu'on le fait. Les doigts appuient sur mes lèvres, j'ouvre la bouche, ils entrent et d'instinct je les suce.
 
—Je vais juter dans ta bouche. Steph a vérifié nos analyses.
 
Le bruit que j'entends est plus un grondement qu'une réponse. Mais je l'ai entendu, traduis, elle a "hurlé" son accord, accord muet. La première fois qu'un autre… Sauf, Franck qui n'a pas dû se priver de ce plaisir.
 
—Oui comme ça… Ouvre bien… Branle-moi… Attention de ne rien perdre, Clotilde est très à cheval sur les taches. Regarde-moi. Oui, je veux voir dans tes yeux lorsque je vais me libérer.
 
Il rit.
Sa femme lui répond d'un grognement.
Il rit, mais on entend bien sa respiration…
Moi aussi on me branle. Clo a juste gardé le gland entre ses lèvres. Je sens aussi sa main qui cherche, fait le tour, pousse un doigt contre ma corolle et en force le chemin. Elle me doigte. C'est une caresse que je ne demande pas à ma copine. Elle me rappellerait trop ce que Marc m'a fait. J'en avais juste gardé le souvenir d'une petite gêne pendant deux jours, mais lorsque sans vraiment réfléchir j'ai tapé sur le net "Vidéos X, Trio, Bi " j'ai eu pléthore de choix et je crois que cela a ravivé un souvenir noyé dans l'alcool. Marc qui me possède alors que je baise Ludiv. Et je…
L'autre doigt se fraie un chemin. La main me branle. Les lèvres aspirent. Je jouis. Je ne sais si j'ai crié ou parlé mais un peu plus loin la voix se fait un écho :
 
—Tu as entendu. Ton copain vient de… Oui… Encore… Aspire… Aspire… Ralentis… Tu sens comme c'est bon… Ahhhh
 
Le silence est total. Seul au loin un bruit de circulation. L'éclairage me cache la voûte céleste. Mais j'ai des étoiles dans les yeux. Clotilde s'est relevée. D'un baiser elle m'a fait goûter à ma semence. Ania fait presque toujours pareil avec moi. Je prends cela comme une sorte d'équilibre dans les relations homme-femme. Avec lui, est ce qu'elle fait la même chose ?
L'ombre se déchire. Plus exactement Jean s'approche, tout sourire, le sexe à peine affaibli, lève le pouce, dépose un baiser sur les lèvres de sa femme, comme si cela était parfaitement naturel. Naturel pour eux, mais pour nous ? Il surprend mon regard vers son sexe. Se penche vers moi et me susurre :
 
—Elle m'inspire, mais je vois que Clo te fait aussi de l'effet.
 
Il a raison, je bande encore un peu.
 
—Ania ? Eau ou Champagne ?
—Champagne répond celle qui est restée dans l'ombre.
 
L'homme se sert. Il prend deux flûtes pleines et part avec.
Un silence et puis :
 
—J'avais soif.
 
Le ton est sans remord, enjoué. Elle n'a pas l'air de lui porter rancune de la façon qu'il a… Mais peut-être que c'est mon imagination qui déforme tout… Il s'est laissé sucer… Ce n'est déjà pas si mal… Il a juté dans la bouche de ma copine… Comme moi je l'ai fait dans celle de sa femme… Oui, mais eux, ont l'habitude… Pas moi… Pas elle… J'aurais voulu voir… Mais non, c'est mieux comme cela… Le couple doit avoir l'habitude… Je les soupçonne, sous des airs désinvoltes, de s'arranger pour ne pas trop avancer de front. L'idée de faire quelques pas pour que la nuit cache la réalité… Parler pour me faire suivre et imaginer ce que Jean fait. Ce qu'il fait lui mais surtout ce que ma copine fait… Mais les paroles sont-elles moins fortes que la vue ?
Moi aussi j'ai soif. J'ai une flûte à la main. Clotilde a choisi pour moi. Il faut que je fasse attention, elle pourrait penser que je ne suis pas avec elle et que je ne pense qu'à ma copine.
Je bois, repose le verre, sourit et l'enlace. Elle n'attendait que cela. Juste retour des choses c'est moi qui m'occupe d'elle. C'est moi qui défais le Zip qui la dénude. Elle aussi ne porte rien dessous. Je la caresse. J'explore son corps que j'ai possédé dans le salon III. Ses seins sont des merveilles et si Ania m'a dit qu'ils étaient refaits cela n'en gâte en rien le plaisir de les palper, caresser, embrasser.
C'est à mon tour de m'agenouiller devant elle. Elle s'ouvre à moi. Ma bouche remplace celle de ma copine. Dans un flash je revois les femmes sur le lit, Ania gouinée puis source de plaisir pour l'autre. Ma langue en recherche des traces. Sa fente est humide et une seconde je me demande si elle a fait une toilette avant de revenir. C'est goûteux, presque gras. Je bande comme un malade.
Je me redresse, m'assied et l'invite.
Elle s'assoit sur moi. Elle me fait face et mon mandrin disparaît dans sa fente. On s'embrasse, on se caresse. Elle bouge un peu. C'est bon. Elle est grande. Ses seins sont à ma portée. J'en suce les tétons. Elle gémit et…
 
—Ahhhh…Ahhh
 
Ça recommence. C'est la voix de ma copine. Je reconnais entre mille ce "Ahhh" qui est la signature de son plaisir. Ce "Ahhh" mais aussi le claquement net et caractéristique des chairs qui se heurtent pendant que…
Il la baise. Ce que j'entends c'est le choc du pubis de son amant contre les chairs de ma copine. Je tends l'oreille. Le rythme est lent. Lent mais régulier. Comme un métronome, mais lent, celui qui scande trente fois par minute…
J'oublie ma cavalière. Elle me regarde :
 
—Ce n'est pas sympa pour moi. Si tu n'as pas envie, dis-le. Je vois bien que tu es ailleurs.
—Non, c'est juste que…
—Viens on va monter, tu seras moins perturbé par eux.
 
Que dire ? Je me comporte en goujat. Une femme se donne à moi et je ne suis pas concentré. Je bande c'est évident mais à sa place je pourrais me demander si cet homme bande pour Moi ou pour sa Copine.
 
—Oui.
 
Elle se lève. Je la suis. Elle me prend par la main. Le chemin passe par le couple. Mes yeux s'habituent très vite. Deux secondes et je vois.
Je vois Ania assise, plutôt vautrée sur une balancelle, faisant face, les cuisses grandes ouvertes à son amant. Amant à moitié debout, à moitié fléchis mais qui tient des deux mains la balancelle. Je comprends le mouvement lent. Je comprends le claquement net des chairs qui se heurtent. Je comprends les "Ahhh" de chaque possession, des "Ahhhh" aussitôt suivis par des "Oui" plus faibles, soupirs trop faibles pour dépasser le stade de leur intimité. Elle a les yeux fermés.
Jean-Charles nous voit. Clotilde lui fait un signe qui montre vers le haut. En retour son mari lui sourit en acquiesçant et ne manque pas de me gratifier d'un regard qui est chargé de remerciement, comme si j'étais le généreux donateur de ce cadeau que la balancelle rythme pour lui.
 
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Ced6782
8 novembre 2022 à 22:38
Hummm super excitant bravo
Soyez respectueux
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carlitou
8 novembre 2022 à 06:16
vivement la suite
Soyez respectueux
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