Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Été torride en Bretagne — Chapitre 2 · Séances de photos sous la pluie bretonne
Auteur
Été torride en Bretagne
Chapitre 2 · Séances de photos sous la pluie bretonne
Nous avons pris la route de Quimper. Il n’a pas été question de repasser par le camping. Les conditions météorologiques n’avaient pas changé alors que nos relations avec l’autostoppeuse, oui !
Nous avons miraculeusement trouvé une place au centre de Quimper. Les festivités du matin avaient été annulées en raison de la pluie car les coiffes bigoudènes la craignaient particulièrement.
Nous nous sommes baladés dans la ville, avons visité la cathédrale et fait un peu de shopping car nous n’avions pas prévu d’avoir aussi froid.
Les filles étaient devenues très complices, et les séances d’essayage des occasions de câlins. La tension sexuelle entre elles redevenait très forte.
Nous déjeunâmes d’un sandwich infâme puis nous nous rendîmes sur le parcours de la procession. Le cortège avait du retard, mais la ville bruissait des sons de bombardes et de binious. Appuyés à un mur, au milieu d’une foule de plus en plus dense, Chloé ne pouvait s’empêcher de prendre la main d’Anne, de lui jeter des regards pleins de désir.
Après deux heures de processions, nous n’en pouvions plus. Nous nous sommes discrètement esquivés.
Sur le chemin du retour vers Lesconil, Anne me dit :
— Dis donc chéri, ce n’est pas parce que nous avons une invitée que nous allons déroger à nos habitudes, quitte cette route et trouve-nous un petit coin discret et emblématique de la région.
— Ahh mais mon amour, je sais déjà où aller, ce n’est pas incroyablement original, mais pour un premier jour pluvieux.
— Ahh mais mon amour, je sais déjà où aller, ce n’est pas incroyablement original, mais pour un premier jour pluvieux.
Nous avons alors expliqué à Chloé que durant nos week-ends et particulièrement nos vacances nous aimions prendre des photos érotiques dans la nature afin d’alimenter et mettre à jour nos fiches sur les sites libertins.
Nous n’aimions pas tellement les photos de soirées, proches de la pornographie, mais plutôt celles qui frôlaient l’exhibitionnisme. Mais jusqu’à présent nous avions un rituel : je proposais et Anne m’engueulait car on allait se faire surprendre, elle allait avoir froid, elle était moche… puis elle posait la plupart du temps dans des éclats de rire.
— C’est la première fois que tu proposes de le faire.
— Oui, j’étais surprise que tu ne me tannes pas avec ça.
— Étonnamment, aujourd’hui ça t’amuse.
— Ne pense pas que je ne vais pas quand même t’engueuler.
— Oui, j’étais surprise que tu ne me tannes pas avec ça.
— Étonnamment, aujourd’hui ça t’amuse.
— Ne pense pas que je ne vais pas quand même t’engueuler.
Chloé riait de nos échanges et demanda plus de détails. Ma femme prit son téléphone et lui montra sa fiche sur un site libertin, où elle skiait nue, grimpait le long des rochers, telle une salamandre, posait les jambes écartées et naturellement sans culottes, dans un restaurant, etc…
Nous avions en stock une dizaine de milliers de photos, elle me faisait confiance et je choisissais celles que je publiais sur nos comptes. Elle se fichait d’ailleurs de flouter son visage. Nous pratiquions notre libertinage sans complexes.
Nous sommes arrivés sur la plage de Tronoen et nous sommes allés nous garer au plus près du bunker. Nous choisissions toujours un accessoire pour rendre le shooting plus amusant. J’avais dégoté quelques mois auparavant un ciré de pluie transparent. Comme il pleuvait toujours, je trouvais amusant qu’Anne soit nue sous le ciré. Elle avait aussi acheté une jolie casquette de marin en laine qui lui allait à merveille et donc nous étions tous pieds nus sur la plage, marchant en direction du bunker sous le crachin.
Chloé nous suivait. Je la sentais excitée et flattée que nous l’entraînions dans notre intimité, nos petits jeux.
Il faisait froid, et donc il fallait que je trouve rapidement le bon endroit et les bons angles pour qu’elle se déshabille et pose. Ou plutôt se déshabille et fasse la « fofolle ».
Un bref coup d’œil aux alentours, naturellement personne sur la plage, et en un tour de main la voilà nue, juste recouverte de son ciré transparent. Elle était toujours aussi belle. Ses petits seins toujours aussi arrogants, ses fesses toujours aussi rondes et toujours aussi fermes. Elle avait une cambrure naturelle, avec ces deux petites fossettes au niveau des reins qui me rendent fou depuis des décennies. Ne serait-ce que les quelques rides qui accentuaient son sourire, elle paraissait ne pas avoir quitté la quarantaine.
Elle virevoltait, prenait des poses appuyées sur les tags du bunker. Je devais encore et toujours lui rappeler de se mettre sur la pointe des pieds pour accentuer encore sa cambrure naturelle.
Je demandais alors à Chloé de prendre le téléphone d’Anne et de shooter en même temps que moi afin de trouver encore d’autres angles. N’ayant pas de talent particulier pour la photo, c’est en général sur le nombre de photos prises que je trouvais quelques pépites, quelques angles vraiment réussis.
Anne posa alors pour Chloé. Ses poses se firent plus lascives. Elle m’avait oublié, elle avait oublié la possible survenue de promeneurs ou de pêcheurs. Notre photographe amateur avait les joues rouges, le souffle court. Les poses devenaient de plus en plus suggestives. Le modèle avait oublié le froid, elle m’avait oublié, elle ne posait que pour exciter sa nouvelle amante.
Cette dernière s’approchait de plus en plus de son modèle. Elle voulait fixer au plus près la peau bronzée, humide des gouttes de pluie et les poils dressés par le froid.
Puis soudainement, elle posa le téléphone sur son sac, enleva sa veste de pluie, fit passer d’un coup son pull et son tee-shirt par-dessus la tête et se retrouva topless, en jean, et se blottit contre Anne.
— Continue, me dit Chloé alors que j’hésitais à les photographier ainsi enlacées sans son consentement.
Elles commencèrent alors une véritable danse de l’amour. Anne ne perdait pas de vue l’idée de la séance de photos mais se laissait happer par la furia sexuelle de sa jeune maîtresse. Elle ouvrit en grand le ciré, s’appuya contre le bunker, posa un pied sur un rocher affleurant et ouvrit son intimité à la bouche vorace.
Je tournais autour des femmes, toujours personne en vue, je mitraillais et je bandais douloureusement. La jeune femme était accroupie, les genoux dans le sable mouillé, une main sur la cuisse et l’autre qui pénétrait la vulve que j’imaginais trempée de mon amour. Anne ne jouait plus. Son nez pincé, les yeux fermés et la houle qui s’emparait de son ventre annonçaient la montée de l’orgasme. Elle jouit ainsi, sous la pluie et devant l’objectif de mon téléphone que je venais de mettre en mode vidéo.
Chloé se releva alors, prit Anne par la main et l’entraîna vers les vêtements. Elles se rhabillèrent rapidement et se dirigèrent, frissonnantes, vers la voiture. Je les suivais et lançais le mode préchauffage de la voiture que je pouvais piloter depuis mon smartphone. Première fois que je trouvais une quelconque utilité à ce gadget.
Elles passèrent toutes les deux sur le siège arrière, tremblantes de froid, de plaisir et de désir non encore apaisé. La chaleur de l’habitacle leur faisait visiblement du bien. Je ne démarrais pas. Je les regardais, serrées l’une contre l’autre. Puis Anne s’avisa que sa compagne avait son jean complètement détrempé. Elle lui intima l’ordre de l’enlever. Elles se débattirent toutes deux pour réussir à l’enlever alors qu’il lui collait à la peau.
Finalement, elle se retrouva les cuisses à l’air, elle avait la chair de poule et Anne la massa pour la réchauffer. Elle partait des genoux et remontait vers ses hanches. À chaque aller et retour, elle remontait un peu plus haut. Puis ses mains remontèrent jusqu’à la taille, et elle s’empara de l’élastique de la petite culotte :
— Elle est trempée aussi, je ne voudrais pas que tu prennes froid !
Elle tira d’un coup et en débarrassa la jeune femme.
— Ohhh mais coquine, tu t’es épilée aussi totalement ce matin !
S’exclama, amusée et attendrie, mon épouse.
— J’ai trouvé ton sexe si doux cette nuit…
Anne se pencha alors et lui fit de petits bisous sur le sexe, la fente de la jeune femme était déjà très humide. Elle se cala contre la portière du SUV et ouvrit grand le compas de ses jambes fines et musclées pour que son amante puisse plus facilement la caresser. Cette dernière prenait son temps. Elle avait remonté le pull et le tee-shirt de la jeune femme jusque sous ses seins et lui embrassait le ventre, le nombril, l’intérieur des cuisses. Chloé donnait des coups de reins pour que les lèvres se posent sur son sexe, mais elles continuaient à embrasser tout le pourtour sans le toucher.
La jeune femme gémissait, alors Anne commença à lui donner des petits coups de langue sur les lèvres, puis lécha les gouttes qui s’échappaient du sexe qui s’était entrouvert tout seul. Elle partait du puits sombre de l’anus et remontait en collectant tout le nectar possible, mais sans toucher le clitoris qui saillait pourtant, avide de caresses.
Chloé avait glissé ses mains sous son pull et se malaxait les seins. Elle avait fermé les yeux, elle avait la bouche légèrement entrouverte et respirait par petits coups. En femme sensuelle, elle dégustait et se délectait de la montée du plaisir. La langue avait maintenant atteint le clitoris. À chaque coup de langue, un gémissement lui répondait.
Anne tendit alors sa main vers moi. Comprenant le message, je me mis à genoux, une jambe sur chaque siège avant du véhicule, et je lui tendis mon sexe douloureux. Elle commença ainsi à me branler doucement. Ses lèvres tétaient maintenant le clitoris, l’aspiraient. Les hanches de la jeune femme se mirent à osciller comme mues d’une vie propre. Les lèvres restaient bien accrochées, et la main libre d’Anne se faufila afin que deux doigts pénètrent la vulve détrempée.
Chloé était maintenant sur un chemin sans retour. Les gémissements étaient continus, la houle de ses hanches de plus en plus forte, son ventre et ses fesses se crispaient. Anne glissa un troisième doigt et commença à pistonner le sexe. La jeune femme poussa alors un long feulement alors que tout son corps semblait pris de convulsions. Elle tremblait de tous ses membres en criant :
— Ohhh putain c’est bon, putain c’est bon, ahhh ce n’est pas possible, ohhhhh c’est booooon !
Elle jouit ainsi durant une bonne trentaine de secondes, puis s’effondra. Anne se redressa avec un sourire attendri et se tourna vers moi. Elle me prit alors dans sa bouche et fit tournoyer sa langue sur mon gland tout en aspirant le plaisir qui s’en écoulait déjà. Elle me branlait plus rapidement, et en ce qui me concernait, je n’avais pas envie que cela dure des heures, qu’elle joue avec moi ; j’avais à mon tour besoin de jouir, de décharger cette tension sexuelle qui s’accumulait depuis le matin.
Je sentais le plaisir monter, tandis qu’Anne accélérait le mouvement de son poignet tout en continuant à aspirer mon gland, et alors que j’avais l’habitude qu’elle avale goulûment mon sperme, elle retira sa bouche au dernier moment. J’ouvris les yeux pour voir ce qu’il se passait et, alors que ma bite crachait sa semence, c’est le visage de Chloé qui reçut la giclée, maculant ses yeux, son front et ses cheveux. Anne avait arrêté la masturbation pour passer la main à son amie, mais c’était trop tard et elles ruinèrent mon orgasme alors qu’elles voulaient profiter de mes yeux fermés pour me faire une surprise.
— Mais bordel, c’est quoi le problème avec ta bite… tu m’en as foutu partout !
Ses yeux contredisaient sa feinte colère, elle avait encore cet air amusé et surpris que j’avais découvert le matin précédent dans le buisson.
— Oh mon pauvre chéri, on a gâché ton orgasme, ajouta Anne en reprenant ma bite dans sa bouche pour la nettoyer de toute souillure.
— Ne t’inquiète pas, je ne pense pas qu’une de tes anciennes maîtresses ou une future ait autant le droit que moi de goûter enfin à cette bite que tu me montres sans cesse depuis hier. Tu n’y couperas pas, ajouta Chloé en riant. Je sortis rapidement de la voiture pour récupérer une couverture dans le coffre et couvris les deux femmes qui, bien que réchauffées, étaient bien peu vêtues pour la prochaine demi-heure de route.
Je m’arrêtai chez un traiteur car nous n’avions plus envie de sortir ce soir-là.
Le propriétaire de l’ancienne maison de pêcheur que nous louions nous attendait devant la porte. Il nous avait apporté quelques crêpes sucrées faites par sa mère. Nous habitions chez lui et il passait l’été chez sa mère afin de pouvoir profiter d’un petit complément de revenus. Fils de pêcheur, il était infirmier à domicile et commençait sa tournée du soir. Il nous conseilla quelques visites et nous donna le numéro de téléphone du gardien de l’un des phares de la région, qu’il nous ferait visiter en dehors des horaires et, en cas de beau temps, il nous y accompagnerait au coucher ou au lever du soleil, à notre convenance.
Une fois que notre hôte était parti, les filles allèrent prendre une douche bien chaude alors que je préparais le dîner.
Naturellement, la soirée avançant, les thèmes gastronomiques et œnologiques épuisés, le sujet de notre sexualité revint.
— Vous avez rencontré beaucoup de couples, ou d’hommes et de femmes, lors de vos années de libertinage ?
Demanda Chloé, alors que j’ouvrais une deuxième bouteille.
— Notre libertinage a été principalement festif, j’entends par là les clubs, le Cap, et j’ai toujours préféré ne pas revoir nos complices d’un soir. Mais il y a eu, malheureusement, quelques exceptions : un couple, deux femmes et un homme célibataire, mais toutes ces relations se sont mal terminées.
Raconta Anne avant d’ajouter :
— Dans les trois cas, la jalousie ou l’esprit de possession ont rapidement pris le dessus. Les deux femmes me reprochaient de donner plus de temps à mon mari qu’à elles. Le jeune homme a tenté de nous séparer, il méprisait Jean, le considérant comme un cocu, et le couple nous réserva une fin digne d’un film de série B, le soir de mon anniversaire. Nous nous voyions presque tous les week-ends depuis plusieurs mois. Il est même arrivé à Jean de partir une semaine avec la femme car ils avaient un séminaire en commun. Tout se passait, nous semblait-il, bien, quand le mari, le soir de mon anniversaire donc, m’offrit une bague et me demanda de vivre avec lui. Ça a été très violent car aucun de nous trois n’avait rien vu venir. Ils savaient notre histoire avec Jean, que l’on se connaissait depuis l’enfance et que nous étions un couple très uni, inséparable, et que nous pouvions envisager toutes les combinaisons deux plus, mais certainement pas à moins de deux.
Je taquinais un peu :
— Tu ne me l’avais jamais faite, celle-là, sous forme d’une formule mathématique !
Anne rit car elle était nulle avec les chiffres et continua :
— Donc cet homme que nous fréquentions depuis quelques mois nous annonce son intention de quitter sa femme pour s’installer avec moi, sous le prétexte que nous étions mieux assortis et que Jean et sa femme, s’entendant très bien, pouvaient bien vivre ensemble. Il a été difficile d’expliquer à son épouse que je n’y étais pour rien, et à l’homme qu’il n’avait rien compris.
Chloé demanda :
— Et toi, Jean, comment l’as-tu pris ?
— D’abord, j’ai cru à une blague, vraiment, puis j’ai vu le regard que sa femme a lancé à Anne et j’ai compris qu’elle pensait qu’elle allait accepter, que c’était concerté. Mais je dois dire que cette fois c’est Anne qui a géré la situation, d’une main de maître.
— J’avais été échaudée par les précédentes expériences, où Jean avait dû m’alerter sur le comportement devenu toxique de nos amants et amantes, et il avait mis fin à ces relations de manière très diplomatique. Mais cette fois c’est moi qui étais directement responsable, même si je ne lui avais jamais montré aucune intention de changer quoi que ce soit à notre relation. Je lui ai donc dit qu’il avait une femme formidable, qu’il s’était monté une histoire romantique, qu’il blessait tout le monde, et surtout lui, car il était un peu pathétique. Sa femme se mit à pleurer. Il sembla comprendre ce qu’il venait de faire. Ils sont partis très vite. Nous n’avons repris des nouvelles que quelques jours avant ce voyage. Ils se sont finalement séparés et elle ne va pas bien.
Termina Anne en me regardant amoureusement.
Chloé nous regardait avec ses yeux perpétuellement étonnés, elle était sous le charme de notre amour. Mais elle se sentait tout d’un coup un peu de trop dans la pièce.
Anne se dépêcha de la rassurer :
— Jusqu’à présent, toutes les personnes rencontrées faisaient partie du monde du libertinage. Le garçon et les filles avaient été rencontrés sur des sites libertins, et le couple aux Espiguettes, une plage naturiste près de La Grande-Motte. Tu es la première rencontre « naturelle », si j’ose dire. Une sorte de petite merveille. Un cadeau. Je viens de vivre une de mes plus belles journées depuis le covid, alors je ne sais pas où tout cela nous mène, mais je peux te dire que jamais ni Jean ni moi ne te blesserons. Et j’espère que tu vis la même chose.
— Je vis une sorte de rêve. L’impression d’être dans une autre dimension. Quand je me suis retrouvée seule sur cette aire, je me suis dit que je m’étais mise dans de sales draps, puis j’ai vu le sexe de Jean et je suis entrée dans un autre monde.
Nous avons tous ri à cette remarque qui mettait fin au léger malaise que nous avions ressenti. Je trouvais le moment opportun pour me retirer. Je n’avais pas besoin de prétexte, j’étais épuisé.
— Sur ce, je vais vous laisser, mes belles, je suis épuisé et cela fait un moment que je rêve de m’endormir avec la fenêtre grande ouverte, en entendant le bruit du ressac.
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