Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un réveil atypique — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un réveil atypique
Chapitre 5
Le goût de lui me remplissait la bouche. Salé, lourd, encore tiède. Je nettoyais chaque centimètre de sa hampe avec une lenteur presque dévotionnelle, ma langue glissant paresseusement sur ses veines gonflées, mes lèvres caressant le moindre repli de peau. Mes yeux levés vers lui, implorants, brillants d'une envie insatiable. Il m'avait reprise dans la cuisine... et je n'étais toujours pas rassasiée.
J'étais à genoux dans le salon, nue, offerte, mes cuisses humides de tout ce que cette journée avait réveillé en moi.
Et c'est là que la porte d'entrée a claqué.
Mon mari.
Je n'ai pas bougé.
Ni lui.
Ni lui.
Nous nous sommes figés un instant, comme deux coupables surpris... mais aucun de nous ne semblait vouloir s'excuser.
Il est apparu dans l'embrasure, les bras pleins de sacs, le souffle suspendu. Ses yeux ont balayé la scène : moi, nue, bouche pleine, à genoux. Son ami, debout, la verge encore luisante, ses doigts caressant mes cheveux.
Un silence. Dense.
Presque violent.
Presque violent.
Je me suis redressée à genoux, lentement, le regard rivé à celui de mon mari. Mon cœur battait à m'en faire exploser la poitrine.
Et puis, il a fermé la porte. Lentement. Sans un mot. Il a posé les sacs.
Avancé.
Calme. Froid. Brûlant.
Avancé.
Calme. Froid. Brûlant.
— Tu ne m'attendais même pas, a-t-il dit en s'approchant.
Sa main s'est glissée dans mes cheveux, juste à côté de celle de son ami.
— Tu préfères sa queue à la mienne, c'est ça ?
— Non... ai-je soufflé. Je veux les deux.
— Non... ai-je soufflé. Je veux les deux.
Un silence encore. Puis un grognement grave, animal, a franchi ses lèvres.
— Alors tu vas les avoir. Mais tu vas supplier. Et tu vas jouir jusqu'à en pleurer.
Il s'est déshabillé à une vitesse maîtrisée. Son sexe, déjà dur, s'est dressé avec une violence contenue. Il s'est approché, a plaqué mes mains au sol.
— Tu voulais être partagée ? Tu vas l'être. Jusqu'à ce que ton corps lâche.
Ils se sont parlé du regard. Et sans plus de mots, je me suis retrouvée basculée sur le canapé, à quatre pattes, prise en tenaille.
Mon mari devant, son ami derrière.
Mon mari devant, son ami derrière.
Ils m'ont possédée à deux. L'un glissant sa verge entre mes lèvres tremblantes, me baisant la gorge avec une rage douce. L'autre entrant en moi par-derrière, lentement d'abord, puis plus vite, plus fort, comme s'il voulait me dévorer.
Je suffoquais. Je jouissais déjà.
Mes gémissements étaient étouffés par la hampe qui me remplissait la bouche, tandis que l'autre me pilonnait sans relâche, ses mains plaquées sur mes hanches, me tenant en place comme une chose précieuse et indomptable.
Ils alternaient. Changeaient de place. Un devant, un derrière. Parfois les deux en moi en même temps, leur rythme accordé, leur souffle synchronisé.
Je n'étais plus qu'un cri, un feu, une femme brûlée vive par trop de plaisir.
— Regarde-la, souffla l'ami. Elle tremble, elle n'en peut plus.
— Pas encore. Pas assez. Elle voulait ça. Elle va l'assumer jusqu'au bout.
— Pas encore. Pas assez. Elle voulait ça. Elle va l'assumer jusqu'au bout.
Et ils ont continué.
Encore.
Et encore.
Encore.
Et encore.
Chaque orgasme me prenait plus fort que le précédent.
Je me suis mise à pleurer — de plaisir, de trop, de trop fort.
Je me suis mise à pleurer — de plaisir, de trop, de trop fort.
Je les ai sentis se tendre. Mes reins ont reçu leur offrande, mon ventre, ma bouche. Ils ont joui en moi, sur moi, ensemble. Haletants. Possesseurs.
Et moi, nue sur le canapé, la peau luisante, le sexe épuisé, les membres tremblants, j'ai souri.
Je les avais choisis. Tous les deux.
Et ils m'avaient prise comme leur secret le plus précieux.
Fin.
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