Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Journal de bord d’un capitaine de yacht — Chapitre 1 · Le calme avant la tempête
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Journal de bord d’un capitaine de yacht
Chapitre 1 · Le calme avant la tempête
Le soleil de juin plombait le pont en teck de l'Azure Serenity. À quai, l'air immobile était saturé d'effluves de sel et de vernis frais. En tant que capitaine, j'imposais dès l'embarquement la rigueur du premier voyage : une distance sacrée, presque électrique.
Du haut de ma stature imposante, j'incarnais une autorité que rien ne fait vaciller. Toujours sanglé dans mon uniforme impeccable, j'étais la première ombre à saluer l'aube et la dernière à veiller sur le sommeil du yacht. Les clients, habitués à ce que le monde plie sous leur fortune, comprenaient instantanément qu'ici, la seule force naturelle, c'était moi.
Sous ma garde, ils se sentaient en sécurité, mais c’est cette maîtrise absolue qui aiguisait les sens. Pour ces femmes montant à bord, le maillot de bain devenait vite un costume trop étroit. Elles cherchaient dans mon regard l'étincelle qui briserait le protocole. Elles voulaient voir le patron, cet homme de fer, succomber au roulis des corps. Derrière mes cuivres qui brillent et mon salut militaire, je devinais déjà les peaux impatientes de s'abandonner à la seule puissance qu'elles ne pouvaient pas acheter : la mienne.
Mais ce voyage-là possédait une saveur particulière, un goût d’orage latent. Victor, le mari, n’était qu’une silhouette pressée, l’archétype de l’homme d’affaires dont le sang semble couler en chiffres boursiers. À peine les amarres larguées, il s’était emmuré dans le salon VIP, le visage bleui par l’éclat froid de ses écrans. Le deuxième jour, le vrombissement d’un hélicoptère est venu déchirer l'azur au large de Saint-Tropez : une « urgence vitale » à la City. Un baiser distrait sur la tempe de sa femme, et il s’envolait, la laissant seule dans ce palais flottant. C’est à cet instant précis, quand le bruit des pales s’est éteint, que le silence du yacht a commencé à vibrer d’une électricité nouvelle.
Dans le huis clos étouffant des coursives de l'Azure Serenity, Nina n'était pas seulement mon hôtesse, elle était une présence magnétique qui semblait glisser comme une ombre de plaisir sur le teck. Du haut de son mètre quatre-vingt, elle possédait cette élégance filiforme des pays de l’Est, une silhouette de liane qui ne rendait que plus provocante la générosité de sa poitrine. Sous le coton blanc de son uniforme, chaque mouvement était une lutte contre la décence ; le tissu, tendu à l'extrême, peinait à discipliner ses formes dès qu'elle se courbait pour un service.
Ses cheveux bruns, d'ordinaire domptés dans un chignon de service d’une rigueur militaire, commençaient toujours par trahir sa retenue. Sous l'effet de l'humidité saline et de la chaleur du large, quelques mèches rebelles s'échappaient de leur prison de pinces pour venir caresser la pâleur de sa nuque, offrant une vision qui balayait d'un coup ma discipline de capitaine.
Le protocole restait notre seul bouclier : « Oui, Capitaine », « Bien, Nina ». Mais ce bouclier se fissurait dès qu'elle ouvrait la bouche. Son accent slave, avec ce roulement de « r » profond et guttural, transformait la simple lecture d'un inventaire technique en une litanie érotique, une promesse charnelle murmurée à mon oreille.
Le protocole restait notre seul bouclier : « Oui, Capitaine », « Bien, Nina ». Mais ce bouclier se fissurait dès qu'elle ouvrait la bouche. Son accent slave, avec ce roulement de « r » profond et guttural, transformait la simple lecture d'un inventaire technique en une litanie érotique, une promesse charnelle murmurée à mon oreille.
Le véritable danger résidait dans ces moments de promiscuité forcée. Dans la pénombre de la cave à vin ou l'étroitesse de l'office, nos mains se frôlaient inévitablement. Le choc thermique était instantané : la fraîcheur de sa peau de soie contre la mienne, brûlante de soleil et de sel, agissait comme une décharge. Nous restions là, immobiles, une seconde de trop... cette seconde interdite où le grade s'efface, où l'autorité capitule, et où l'on cesse d'être des marins pour devenir des proies l'un pour l'autre.
Si Nina était l'ombre et la retenue, Julia était la lumière crue, celle qui brûle et qui aveugle. Dès que le vrombissement de l'hélicoptère de son mari s'est dissipé dans l'azur, elle a opéré une métamorphose radicale. Elle ne séjournait plus sur le yacht ; elle s'en était approprié chaque fibre de teck, transformant le pont supérieur en son sanctuaire privé, un autel dédié à sa propre beauté.
Julia possédait cette esthétique insolente des couvertures de magazines sur papier glacé. Sa chevelure, d'un blond platine presque blanc, étincelait sous le zénith, encadrant un visage aux traits d'une perfection provocante. Sa peau, dorée à l'excès par un soleil qu'elle semblait défier, luisait sous une fine couche d'huile parfumée, exhalant des notes de monoï et de luxure.
Mais c'était son corps qui constituait l'ultime affront à la discipline du bord. Elle arborait un bikini noir minuscule, une simple architecture de ficelles qui semblait dérisoire face à des courbes défiant les lois de la gravité. Chaque fois que je montais sur le flybridge pour vérifier la navigation, elle changeait de position avec une lenteur calculée, offrant à ma vue le galbe de ses hanches ou la cambrure de ses reins.
Derrière ses lunettes fumées, elle ne me regardait pas, elle me dévorait. Elle ignorait superbement le protocole, m’appelant d’un geste de la main comme si j’étais son serviteur le plus intime. Elle savait que son mari était loin, et elle savait plus encore que l'autorité de mon uniforme était un défi qu’elle comptait bien relever. Allongée sur son bain de soleil, elle attendait l'heure où la chaleur deviendrait insupportable, celle où le capitaine devrait enfin quitter sa barre pour venir la rafraîchir... d'une manière ou d'une autre.
Le premier après-midi de navigation fut celui où le calme de la mer commença à me trahir. Julia m'appela à la passerelle d’une voix qui n’admettait aucune désobéissance.
— Capitaine... il fait une chaleur de mort, vous ne trouvez pas ? Elle était là, appuyée contre le montant de la porte, baignée dans une lumière dorée qui semblait l'habiller plus que ses vêtements. Elle tenait un flacon de crème solaire entre ses doigts fins, le faisant tourner avec une lenteur hypnotique. Ses yeux bleus, d'une clarté de lagon, étaient ancrés dans les miens, me défiant de détourner le regard.
— C’est le climat du large Madame, ai-je répondu. Ma voix était plus sourde que d'habitude. Je m'efforçais de garder les yeux fixés sur les écrans radar, mais l’odeur de son parfum commençait déjà à saturer l’air confiné de la cabine.
— Julia. Appelez-moi Julia. Elle fit un pas en avant, brisant la frontière invisible de mon espace de commandement.
— Et puisque Nina est occupée ailleurs... vous pourriez m’aider pour mon dos ? Je déteste les marques de bronzage.
— C’est le climat du large Madame, ai-je répondu. Ma voix était plus sourde que d'habitude. Je m'efforçais de garder les yeux fixés sur les écrans radar, mais l’odeur de son parfum commençait déjà à saturer l’air confiné de la cabine.
— Julia. Appelez-moi Julia. Elle fit un pas en avant, brisant la frontière invisible de mon espace de commandement.
— Et puisque Nina est occupée ailleurs... vous pourriez m’aider pour mon dos ? Je déteste les marques de bronzage.
Avant même que je puisse protester, elle fit glisser les fines bretelles de son haut. Le tissu s'affaissa, révélant la naissance de ses seins, lourds et fiers, dont le galbe semblait appeler la caresse. Un frisson parcourut son échine alors qu'elle m'offrait la nudité de son dos.
J’ai pris le flacon. Mes mains, marquées par les tempêtes et la rudesse des cordages, tremblaient imperceptiblement au moment de toucher cette peau de soie, saturée de parfum de coco. Au premier contact, la chaleur de son corps a semblé me brûler. Julia a laissé échapper un petit gémissement de satisfaction, un son guttural qui a résonné jusque dans mes tempes.
Elle s'est cambrée légèrement, ses omoplates saillantes sous ma paume, invitant ma main à descendre plus bas, vers la chute de ses reins, là où le string de bain ne tenait plus qu'à un fil de pudeur. Sous mes doigts, je sentais chaque muscle de son dos frémir, tandis qu'elle se pressait subtilement contre moi, cherchant la rudesse de mes paumes contre la douceur de sa chair. L’autorité du capitaine n’était plus qu’un lointain souvenir ; je n'étais plus qu'un homme à la dérive, enivré par l'odeur de son cou et la cambrure provocante de ses hanches.
Ce que je ne savais pas encore, c'est que Julia ne se contentait pas de troubler mon autorité. Elle était en train de réécrire les règles de mon propre navire, et chaque centimètre de peau que je couvrais de crème était une nouvelle terre qu'elle conquérait sur ma volonté.
L’air de la passerelle était devenu un étau de chaleur poisseuse. Je sentais la sueur perler sur ma nuque, tandis que Julia restait là, immobile, m’offrant sa nudité partielle avec une assurance de prédatrice.
L’air de la passerelle était devenu un étau de chaleur poisseuse. Je sentais la sueur perler sur ma nuque, tandis que Julia restait là, immobile, m’offrant sa nudité partielle avec une assurance de prédatrice.
— Pourquoi vous arrêtez-vous, Capitaine ? murmura-t-elle, la tête basculée en arrière, me fixant par-dessus son épaule.
— Vous avez peur de me brûler... ou c’est vous qui bouillez ?
— Vous avez peur de me brûler... ou c’est vous qui bouillez ?
J'ai serré les dents, ma main s'attardant sur la cambrure de ses reins. La crème agissait comme un lubrifiant entre ma paume calleuse et sa chair de nacre. Je ne caressais plus, je pétrissais, incapable de réprimer ce besoin de sentir la densité de son corps.
— Vous jouez à un jeu dangereux Julia, ai-je grogné, ma voix n'étant plus qu'un craquement rauque.
— On n'allume pas un incendie sur un bateau quand on ne sait pas l'éteindre.
— On n'allume pas un incendie sur un bateau quand on ne sait pas l'éteindre.
Elle eut un petit rire étouffé, un son qui vibra directement dans mon entrejambe. D’un mouvement brusque, elle se retourna dans le cercle de mes bras. Elle ne remit pas ses bretelles. Ses seins, libérés, se pressèrent contre le coton rêche de ma chemise d'uniforme, le tissu devenant instantanément transparent sous l'humidité de sa peau. Ses pointes durcies marquaient mon torse avec une précision insolente.
— Et qui vous dit que je veux l'éteindre ? souffla-t-elle. Elle attrapa mon poignet, forçant ma main encore grasse de crème à remonter le long de sa cuisse jusqu’à la lisière de son antre.
— Je veux voir jusqu'où le capitaine est prêt à faire couler son navire.
— Je veux voir jusqu'où le capitaine est prêt à faire couler son navire.
Ses yeux étaient des lames de rasoir. Elle agrippa le col de ma chemise, m'attirant vers elle jusqu'à ce que nos souffles se confondent, une odeur de sel, de coco et de désir brut.
— Prenez ce que vous voulez, me défia-t-elle, sa voix tombant d'une octave,
— ou restez là à trembler derrière votre gouvernail comme un mousse.
— ou restez là à trembler derrière votre gouvernail comme un mousse.
Je ne répondis pas par des mots. Ma main libre s'engouffra dans sa chevelure pour lui renverser la tête, exposant la ligne pulsante de sa gorge. Je savais que si je posais mes lèvres là, il n'y aurait pas de retour en arrière. La passerelle n'était plus un poste de commandement, c'était un autel de débauche.
L'atmosphère était devenue si pesante que le moindre mouvement semblait pouvoir faire exploser les vitres de la passerelle. Ma main, toujours enfouie dans ses cheveux, maintenait sa tête en arrière, exposant cette poitrine que je brûlais de dévorer. Julia respirait par saccades, ses hanches pressées contre ma braguette, cherchant la preuve physique de mon effondrement.
— Faites-le, articula-t-elle contre mes lèvres, un défi chargé de venin.
— Montrez-moi qui commande ici...
— Montrez-moi qui commande ici...
J'allais sceller ce pacte de perdition quand un bruit métallique, sec et familier, résonna depuis le pont inférieur. Le claquement d'une porte de cabine. Puis, une voix claire et légère monta vers nous, brisant le sortilège :
— Capitaine ? Vous avez vu où j'ai mis mes lunettes ?
Le son de ses pas sur l’échelle de métal qui menait à la passerelle agit comme une douche glacée. Julia ne sursauta pas. Elle se contenta de sourire, un sourire de triomphe cruel, sans pour autant se détacher de moi. Au contraire, elle appuya un peu plus son corps contre le mien, me forçant à sentir chaque courbe, chaque battement de son cœur, tout en fixant la porte qui allait s'ouvrir.
— Elle arrive, murmura-t-elle, ses lèvres frôlant mon oreille.
— Qu'est-ce que vous allez lui dire, Capitaine ? Que vous étiez en train de vérifier la température de ma peau ?
— Qu'est-ce que vous allez lui dire, Capitaine ? Que vous étiez en train de vérifier la température de ma peau ?
Ses mains, toujours accrochées à mes poignets, me maintenaient dans cette position compromettante. Nina était à trois marches. Deux marches.
Dans un réflexe désespéré, je la repoussai brusquement, l'obligeant à ramener ses bretelles sur ses épaules trempées de sueur. Je me tournai vers le radar, le dos voûté, tentant de dissimuler l'érection furieuse qui tordait mon pantalon.
Dans un réflexe désespéré, je la repoussai brusquement, l'obligeant à ramener ses bretelles sur ses épaules trempées de sueur. Je me tournai vers le radar, le dos voûté, tentant de dissimuler l'érection furieuse qui tordait mon pantalon.
La tête de Nina apparut dans l'encadrement. Elle s'arrêta net, ses yeux passant de Julia, décoiffée et incandescente à moi, figé devant mes instruments éteints.
— Je... je vous dérange ? demanda Nina, sa voix perdant soudain son assurance, l’instinct de femme prenant le pas sur l’innocence.
L'air entre nous trois était saturé de l'odeur de la crème solaire et du sexe imminent. Julia se tourna lentement vers elle, ajustant son haut avec une nonchalance insolente, une lueur de plaisir pervers brillant dans ses yeux bleus.
— Pas du tout chérie, répondit Julia d'une voix parfaitement calme.
— Le Capitaine m'expliquait simplement... les dangers des courants imprévisibles.
— Le Capitaine m'expliquait simplement... les dangers des courants imprévisibles.
Elle posa un regard chargé de sous-entendus sur ma nuque avant de sortir, frôlant Nina de l'épaule, me laissant seul avec mon désir et une trahison qui ne faisait que commencer.
Le silence qui suivit le départ de Julia était plus oppressant que l'orage. Nina resta plantée là, le regard fixe, tandis que le bourdonnement du moteur semblait soudain monter en volume, remplissant l'espace que Julia venait de quitter.
Elle ne chercha pas ses lunettes. Elle s'avança jusqu'au centre de la passerelle, ses yeux noisette scrutant chaque détail : ma main qui tremblait sur le rebord de la console, l'odeur entêtante de coco qui flottait encore, et surtout, l'état de mes vêtements froissés par une étreinte qui n'avait rien de professionnel.
— Les courants imprévisibles, vraiment ? lâcha-t-elle, sa voix vibrant d'une colère froide.
Je ne répondis pas tout de suite, m'acharnant sur un levier de commande comme si ma vie en dépendait.
— Regardez-moi, Capitaine.
Cet ordre fut comme une gifle. Je me tournai lentement. Nina n'avait plus rien de la jeune femme insouciante de la matinée. Elle avait les bras croisés, le visage pâle.
— Je ne suis pas idiote, continua-t-elle en s'approchant.
— L'air ici est chargé... on dirait qu'on pourrait y mettre le feu avec une allumette. Elle était presque nue devant vous, n'est-ce pas ?
— Nina, ce n'est pas ce que tu penses...
— Ne mentez pas ! coupa-t-elle, faisant un pas brusque dans mon espace.
— Je l'ai vu dans son regard quand elle m'a frôlée. Elle ne sortait pas d'une leçon de navigation. Elle marque son territoire, et vous, vous la laissez faire.
— L'air ici est chargé... on dirait qu'on pourrait y mettre le feu avec une allumette. Elle était presque nue devant vous, n'est-ce pas ?
— Nina, ce n'est pas ce que tu penses...
— Ne mentez pas ! coupa-t-elle, faisant un pas brusque dans mon espace.
— Je l'ai vu dans son regard quand elle m'a frôlée. Elle ne sortait pas d'une leçon de navigation. Elle marque son territoire, et vous, vous la laissez faire.
Elle posa sa main sur mon torse, là où le tissu était encore humide de la sueur de Julia. Elle sentit la dureté de mes muscles, et sans doute aussi le battement désordonné de mon cœur qui n'avait pas encore retrouvé son calme. Ses yeux s'embuèrent, mêlant la jalousie à une sorte de fascination douloureuse.
— Est-ce que c'est ce qu'il vous faut ? murmura-t-elle, sa voix se brisant.
— Une femme qui vous provoque, qui vous traite comme un objet ? Est-ce que la douceur ne vous suffit plus, une fois en mer ?
— Une femme qui vous provoque, qui vous traite comme un objet ? Est-ce que la douceur ne vous suffit plus, une fois en mer ?
Elle réduisit la distance, son souffle court venant heurter mon menton. La confrontation virait à quelque chose d'autre, une autre forme de tension, moins prédatrice que celle de Julia, mais tout aussi dévastatrice. Nina voulait des réponses, mais son corps, lui, réclamait la même attention que j'avais portée à l'autre.
En fin d'après-midi, alors que l’Azure Serenity glissait silencieusement vers l'alcôve d'une crique déserte, l’air dans la suite Master était devenu irrespirable, chargé d’une électricité que même la climatisation ne pouvait dissiper. La lumière ambrée du crépuscule léchait les boiseries sombres, jetant des reflets fauves sur Julia. Elle était étalée sur le lit king-size, une silhouette de soie et d’or qui semblait irradier la chaleur.
Nina entra, son mètre quatre-vingt imposant une verticalité presque intimidante dans ce décor de luxure. Son uniforme blanc, cintré à l'excès, craquait légèrement à chacun de ses pas.
— Nina... approchez. Ne restez pas dans l’ombre, murmura Julia.
Sa voix était basse, traînante, saturée par le champagne qu’elle sirotait depuis le départ de l'hélicoptère. Nina s’avança jusqu'au bord du lit, les mains jointes devant elle, le regard fuyant vers l’horizon marin.
— Madame a besoin d'aide pour sa robe ? demanda l'hôtesse, son accent slave roulant avec une rudesse qui trahissait son trouble.
— Entre autres, Nina. Entre autres...
— Entre autres, Nina. Entre autres...
Julia se redressa sur les coudes, faisant glisser son peignoir de soie transparente. Le tissu glissa sur ses épaules pour s’échouer à sa taille, dévoilant l’insolence de sa poitrine dorée. Elle fixa Nina avec une intensité prédatrice.
— Dites-moi, Nina... Que se passe-t-il dans les quartiers de l’équipage quand les clients dorment ? Ou quand le Capitaine commande le quart de nuit ?
Nina se tendit. L'allusion au Capitaine fit passer un frisson visible sur sa nuque.
— Le Capitaine est un homme rigoureux, Madame. Nous suivons le règlement.
Julia laissa échapper un rire cristallin, moqueur. Elle se leva lentement, sa nudité à peine voilée par la soie, et vint encercler la silhouette de l'hôtesse. Elle était plus petite que Nina, mais son aura de domination comblait l'espace. Elle posa une main sur le revers du col de Nina, ses doigts effleurant la peau laiteuse de son cou.
— Rigo-rr-ueux... répéta Julia en imitant le roulement des « r » de Nina. C’est le mot que vous utilisez quand il vous plaque contre les cloisons de l’office ? Je vois comment il vous regarde. Et je vois comment vous baissez les yeux quand il entre dans une pièce. Est-ce qu’il est aussi autoritaire avec vous sous les draps qu'il l'est à la barre ?
— Madame, c’est inapproprié... balbutia Nina, alors que Julia faisait glisser sa main vers le bas, écrasant la paume de sa main contre la poitrine généreuse de l'hôtesse, à travers le tissu de l'uniforme.
— Ce qui est inapproprié, c’est de me mentir, Nina. Je sens votre cœur cogner sous ma main. Il bat pour lui ? Ou il bat parce que je vous touche là où il ne s'aventure pas ?
— Madame, c’est inapproprié... balbutia Nina, alors que Julia faisait glisser sa main vers le bas, écrasant la paume de sa main contre la poitrine généreuse de l'hôtesse, à travers le tissu de l'uniforme.
— Ce qui est inapproprié, c’est de me mentir, Nina. Je sens votre cœur cogner sous ma main. Il bat pour lui ? Ou il bat parce que je vous touche là où il ne s'aventure pas ?
Julia força Nina à reculer jusqu’à ce que l’hôtesse sente le bord du lit contre ses cuisses. D’un geste brusque, Julia saisit les mains de Nina et les posa sur ses propres hanches, sur cette peau brûlante de soleil qui ne demandait qu’à être saisie.
— Est-ce que le Capitaine sait à quel point vos mains sont tremblantes, Nina ? Est-ce qu'il sait que derrière votre chignon strict se cache une femme qui meurt d'envie de trahir son poste ? Imaginez s'il nous voyait maintenant... Imaginez s'il entrait et qu'il vous ordonnait de finir ce que j'ai commencé.
Le souffle de Nina se rompit. Elle était prise au piège entre la soie de Julia et le souvenir de la poigne de fer du Capitaine.
— Il... il ne viendra pas, murmura Nina, sa résistance s'effondrant alors que ses doigts s'ancraient malgré elle dans la chair ferme de la cliente.
— Oh, il viendra, Nina. Les hommes comme lui sentent l'odeur du péché à des milles à la ronde. Et quand il entrera, il ne saura plus s'il doit vous punir ou vous rejoindre.
— Oh, il viendra, Nina. Les hommes comme lui sentent l'odeur du péché à des milles à la ronde. Et quand il entrera, il ne saura plus s'il doit vous punir ou vous rejoindre.
Julia se colla contre Nina, frottant son bassin contre la cuisse de l'hôtesse, cherchant la réaction physique, l'humidité, l'aveu. Elle chercha les lèvres de Nina, ne lui laissant plus d'autre choix que de sombrer dans ce naufrage charnel, alors que sur le pont, le bruit des pas lourds et réguliers du Capitaine commençait à résonner sur le parquet...
Au-dessus de leurs têtes, le grondement sourd du moteur s'apaisa, laissant place au sifflement métallique de la chaîne d'ancre qui filait dans l'écume. On entendait les pas lourds et cadencés du Capitaine sur le pont supérieur, sa voix de bronze tonnant des ordres brefs pour stabiliser l’Azure Serenity au cœur de la crique. Chaque vibration du navire semblait se répercuter directement dans le bas-ventre de Nina, encore prisonnière de l'étreinte de Julia.
Julia inclina la tête, un sourire prédateur aux lèvres, écoutant le vacarme de l'autorité qui s'exerçait quelques mètres plus haut. Elle resserra sa prise sur la taille de l'hôtesse, forçant leurs bassins à s'emboîter sous la soie fine.
— Écoutez-le, Nina... souffla Julia à son oreille, sa langue traçant un sillage de feu sur son lobe. Le Capitaine verrouille le navire. Il croit tout contrôler, alors qu'ici, dans l'ombre, vous êtes en train de m'échapper. Dites-moi... est-ce le bruit de l'ancre qui vous fait haleter ainsi, ou est-ce le fait que vous êtes déjà totalement trempée sous votre uniforme ?
Nina ferma les yeux, la tête renversée, incapable de nier l'évidence. L'humidité entre ses cuisses était une trahison liquide, une réponse instinctive à l'impudeur de cette femme qui la malmenait avec tant de grâce.
— Je... je dois monter, balbutia Nina, la voix brisée par un spasme de plaisir contenu. Le Capitaine... il a besoin de moi pour les manœuvres de mise à l'eau de l'annexe. Si je ne suis pas sur le pont dans une minute, il descendra me chercher.
Julia ne la lâcha pas immédiatement. Au contraire, elle fit glisser ses mains avec une lenteur provocante sous la veste de l'uniforme de Nina, remontant jusqu'à écraser ses paumes contre la rondeur ferme de ses seins. Elle sentit les tétons de l'hôtesse durcir instantanément sous le tissu, comme deux perles de désir pointant vers l'interdit.
— Allez-y alors, Nina. Allez l'assister, avec votre visage de sainte et votre corps qui brûle, murmura Julia en se reculant d'un pas, ses yeux brûlant d'une lueur sombre. Mais gardez ceci en tête pendant que vous borderez sur les amarres sous ses ordres : ce soir, quand la lune sera haute, je veux vous retrouver ici.
Elle s'approcha à nouveau, à quelques millimètres des lèvres de Nina, son souffle court se mêlant à celui de l'hôtesse.
— J’ai une envie dévorante de briser ce chignon, de vous embrasser jusqu'à vous couper le souffle, et surtout... de goûter à vos seins. Ils sont si beaux, si arrogants dans ce coton blanc... Je veux les sentir se libérer, les voir s'alourdir sous ma langue et les sucer jusqu’à ce que vous criiez mon nom assez fort pour que votre Capitaine vous entende depuis la passerelle.
Julia lâcha enfin Nina, qui manqua de trébucher, les jambes flageolantes. L'hôtesse réajusta son uniforme d'une main tremblante, lissa ses cheveux avec une hâte nerveuse et s'échappa de la cabine.
Lorsqu'elle déboucha sur le pont, la brise marine la gifla, mais ne parvint pas à éteindre l'incendie. Le Capitaine, debout à la proue, l'attendait, imposant et massif dans la lumière déclinante. Il la fixa un instant, ses yeux d'acier semblant sonder l'âme de son hôtesse.
Lorsqu'elle déboucha sur le pont, la brise marine la gifla, mais ne parvint pas à éteindre l'incendie. Le Capitaine, debout à la proue, l'attendait, imposant et massif dans la lumière déclinante. Il la fixa un instant, ses yeux d'acier semblant sonder l'âme de son hôtesse.
— Vous êtes en retard, Nina. Prenez les amarres de bâbord, ordonna-t-il d'une voix sèche.
Nina s'exécuta, sentant le regard brûlant de son patron peser sur sa cambrure, ignorant si la chaleur qu'elle ressentait venait du soleil couchant, de la promesse de Julia, ou de l'autorité silencieuse de l'homme qui, lui aussi, commençait à deviner le désordre de ses sens.
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Commentaires ()
Ça arrive bientôt
Je m'imagine tellement à la place de Nina!
Je suis bien curieuse de savoir qui est ce capitaine...
Peux tu nous faire un petit teasing de la suite?