Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La journaliste — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La journaliste
Chapitre 9
9/Famille Christos
Linus se remet de ses blessures dans la petite chambre que nous avons prise . Le lendemain, après une nuit tranquille, nous nous retrouvons, dans la chambre d'hôtel. Il a allumé la télé, passe sur CNN : ils voient des images d’actu. La Serbie est en crise, après l’horrible assassinat du Général, et un attentat terroriste dévastateur sur une aire d’autoroute, les vidéos prises par des téléphones portables tournent en boucle montrant la villa du général en flammes, les pompiers intervenants, les ambulances. Pour l’aire d’autoroute, c’est encore plus spectaculaire, un passant a réussi à fimerl la boule de feu de l’explosion du camion,, la propagation de l’incendie sur tout le parking. Le modus opérandi, la mutilation rituelle des cadavres et la présence d’une femme voilée sur les deux lieux laissent à penser à un acte de terroristes islamistes Kosovar. La “fedayin bleue” comme la surnomme la presse fait la une. Un portrait robot vaguement ressemblant à Betty est diffusé par Interpol.
Jean interpelle Betty, “Bravo, ma mignonne bimbo est devenue la fedayin bleue, une criminelle sanguinaire, recherchée par Interpol!”.
Il s’active alors, donne une série de coups de fils. Je l’écoute à peine, perdue dans mes pensées, mes doutes, je pense à Damien, une envie profonde de le serrer dans mes bras, sa gentillesse, sa douceur me manque et je pleure en silence dans mon coin, perdue dans mes doutes, dans mes sentiments envers cet homme qui me tourne le dos, parlant en grec à des inconnus.
Il se tourne vers moi, de bonne humeur, détendu. “Pour le retour en France, vu le bordel que tu as semé en Serbie, Betty, je pense qu’un retour direct en avion est exclu, “the blue fedayin”, comme te décrit CNN, ne quitterait pas la Grèce, mais si tu veux tenter ta chance avec moi et me subir trois jours, voila ma proposition.”.Il continue guettant mon assentiment. Je tressaute, réalisant qu’il me parle... tourne la tête vers lui, furieuse et calme en même temps...
“Moi? foutre le bordel.. mais c’est pour toi que j’ai fait tout ça espèce de salaud!!” lui tabassant la poitrine de mes petits poings en le faisant grimacer de douleur, je me ravise de suite.. souris...
“Tu as raison Jean, j’appelle Damien pour le prévenir, je ne peux pas le laisser sans nouvelles.”
“On prend le train pour Athènes, j’ai réservé, départ midi, arrivée vers 14h30. Ensuite rendez vous aux Chantiers navals Helléniques, avec une amie, Pandora Christos, qui est responsable commerciale pour les yachts de croisière. Nous allons lui rendre service, elle avait un yacht à livrer à Cannes, déjà une belle bête, dix sept mètres de long. Elle me connaît bien et est Ok pour que je fasse le convoyeur, je l’ai prévenu que j’étais avec une jolie minette, une journaliste qui avait égaré ses papiers, une blonde.
L’avantage avec les manifestations contre la politique de rigueur qui n’en finit pas, la police a beaucoup à faire et ne surveille presque plus le port.“. Je le sens plus détendu.
Je me lève pour continuer à l’écouter, ma petite robe rouge et noire lui offre une silhouette parfaite de ma petite personne...
“Je te fais confiance Jean, au point où j’en suis à présent... une petite croisière me fera le plus grand bien...”Énervé de me voir gigoter, il m’attrape par la taille et m’assied de force sur ses genoux, me donne une tape sur mes fesses, et me ceinture puis poursuit comme si de rien n’était, me traitant comme une petite fille indisciplinée. Je ris sottement en gigotant des fesses sur ses cuisses. “hihi oui je suis vilaine, je mérite une fessée”
“Je te fais confiance Jean, au point où j’en suis à présent... une petite croisière me fera le plus grand bien...”Énervé de me voir gigoter, il m’attrape par la taille et m’assied de force sur ses genoux, me donne une tape sur mes fesses, et me ceinture puis poursuit comme si de rien n’était, me traitant comme une petite fille indisciplinée. Je ris sottement en gigotant des fesses sur ses cuisses. “hihi oui je suis vilaine, je mérite une fessée”
“En moins de trois jours, nous devrions être à Cannes. Et ensuite, tu pourras prendre le TGV pour Paris, et retrouver ton petit train train Parisien.
L’air de la mer, rien de tel pour se ressourcer Betty, pour reprendre le dessus, après tout ce que tu as dû endurer”. Il me libère, nous descendons à la réception, Jean son sac de sport à la main. Un dialogue rapide en grec, personne ne m’explique, je boude. Je vois l’employé donner à Jean deux enveloppes et une boîte en carton. Il ouvre l'enveloppe, me tend une liasse de billets de cinquante euros, une vingtaine environ. “On se retrouve dans deux heures à la gare, il regarde sa montre, 11h55, Quai numéro 3. J’ai les billets de train. Voila, tu verras en sortant il y a une rue piétonne commerçante et la gare est indiquée. Thessalonique, c’est 350 000 habitants, et en plus avec la crise Grecque, les prix sont en baisse, tu devrais trouver ton bonheur pour te transformer en jeune femme présentable. Il faut que Pandora ne se pose pas de questions sur la moralité de mon accompagnatrice, retour dans le monde civilisé, fini ton petit cul nu à l’air. “ Pour finir, il ouvre la boîte en carton, voilà, un petit Samsung, tu vas pouvoir papoter à loisir, SMS illimités, 3 heures de communication. Il est anonyme, personne ne pourra remonter jusqu’à ma sanguinaire compagne de voyage”.
“De mon côté, je vais me trouver un médecin, un coup chez le coiffeur, et aussi des fripes. J’oubliais Betty, achète toi un maillot de bain, si tu n’es pas frileuse, l’eau est froide pour se baigner à cette époque, mais la météo prévoit une semaine de grand beau temps.”
“Deux heures pour faire du shoping? tu plaisantes...il me faut au moins l’après midi...” pouffant de rire en m’éloignant, accentuant mon mouvement de hanche pour le provoquer et l’employé en profite pour mater mes adorables petites fesses.
Linus m’attend en tête du quai. Il s’est habillé de neuf, il est à l’aise pour prendre en main ce bateau de croisière. Rasé de près aussi, il est méconnaissable, le médecin grec a fait des miracles et son visage a un semblant d’humanité à présent.
Pantalon sport noir, ceinture, tee-shirt blanc, veste marine et mocassins. Cette petite marche, l’odeur de la mer, deux heures sans sa peste, cela lui a fait du bien. Il pense à elle, là voit arriver, s’attendrit.
Je m’approche de lui mignonne comme tout dans une petite robe jaune citron, bien voyante, moulante à souhait, un ravissante perruque bouclée blonde sur mon crâne désespérément chauve et lui souris en me penchant vers lui, lui offrant une vue ravissante du décolleté pigeonnant. Il décide de jouer le rôle du parfait époux, pour éviter de se faire traiter de larbin. Il m’embrasse chastement, puis prend mes paquets avec les siens et m’entraîne vers la voiture de 1ere classe.
Nous sommes assis côté à côte, il s’installe, s’allonge presque. Il me regarde, “alors Betty, cela va mieux. Le coup de blues de hier est passé?” Le wagon est presque vide, avec la crise, les gens ne voyagent plus guère, surtout en 1ere.
Je tends mes longues jambes, pose mes talons aiguilles sur la banquette libre devant moi, la robe relevée sur les lisières des bas chair et souris, malicieuse et espiègle...
Il me tape légèrement sur une cuisse. “Enlève tes chaussures si tu veux prendre tes, aises, sinon nous allons avoir le contrôleur sur le dos, miss catastrophe, et impératif numéro 1, ne pas se faire remarquer.”
“Je suis inquiet …” il marque un temps d’arrêt …”j’ai l’impression que tu es nue sous ta robe, j’espère que je me trompe ?”. Je pouffe de rire et écarte les cuisses en grand bien en vue de quiconque passerait dans le couloir... lui montre ma chatte épilée, l’allumant en souriant
“hihi pourquoi? ça te gêne maintenant?” le fixant de mes grands yeux bleus en me léchant la bouche, tout en posant une main sous mon sein droit.
En même temps, il rabaisse ma petite robe sur mes cuisses, il bascule sa tablette, fouille mes sacs, “j’espère que tu en acheté une au moins Betty, tu n’as pas fait cela, voyager les fesses à l’air, il ouvre un de mes sacs de shopping, celui contenant ma tenue de bain, il découvre mon achat : un maillot de bain minimaliste, rouge vif, un ravissant ensemble de dentelle rouge, une lingerie coquine affriolante, bref tout le nécessaire pour allumer ce vieux baroudeur de mercenaire qui visiblement n’a pas besoin de ça. Le maillot reste exposé sur la tablette.
Pris soudain par un terrible doute, il lâche un énorme soupir, se maudit de ne pas m’avoir accompagné dans les boutiques.
Je m’étire, ferme les yeux, me laisse aller à ce petit brouhaha sympathique... savourant cet instant de paix.. me délectant de ma liberté sans me soucier de plus rien.
Jean me regarde, “vraiment impossible cette poupée, mais avec son gentil minois, on lui pardonne” tout pense t-il.
Et profitant que le wagon soit presque vide, il me caresse l’intérieur des cuisses. D’abord, il m'effleure à peine de ses doigts, il monte, remonte des genoux aux hauts des cuisses puis la pression se fait plus forte. Il se penche vers moi, hume mon parfum.
Il me glisse à l’oreille, “tu ne perds rien pour attendre ma belle allumeuse, tu vas être trois jours seule avec moi sur ce yacht. Je crois que cette expérience Serbe, ne t’a pas réussi” Ilrajoute, un peu vache, “Que va en penser Belle maman Damien, en découvrant que sa belle fille est totalement dévergondée, de petite vertu …”.
Je frisonne de toute mon corps, le regarde dans les yeux, je prends mon air de de midinette “humm j'espère que ce n’est pas des paroles en l’air...Oublie Damien, je l’oublie en ce moment, profites en” lui léchant discrètement la bouche en riant sottement, prenant sa main et la plaquant directement entre mes cuisses brûlantes en le fixant de mes grands yeux bleus.
Sa main s’anime d’un lent mouvement circulaire, il presse avec sa paume, mon abricot lisse, un lent mouvement de rotation. Son index écarte mes lèvres, appuie, masse mon clito. Des petites pressions, puis de petits étirements avec le dos de son ongle.
Je serre les dents pour ne pas gémir trop fort, apercevant un voisin un peu plus loin qui me regarde fixement, je frissonne, excitée... me force à garder mon visage impassible alors que ses doigts me fouillent me massent, s’éternisent.
Le sadique, me prenant à mon propre jeu, m’explore de plus en plus, deux doigts de sa main gauche me pénètrent, ils entrent et sortent lentement, de plus en plus profondément. Tout cela dissimulé sous la tablette.
Je serre les cuisses à l’approche du contrôleur et replace mes jambes correctement, laissant involontairement la robe remontée, dévoilant une jarretelle rouge, coquine, les joues rosies d’excitation et redresse la tête, lui faisant mon plus joli sourire de mondaine comme je sais si bien le faire.
“Chéri, tu as les billets?” Jouant mon rôle de petite épouse bien sage, hormis cette robe coquine qui lui offre mes cuisses et mes seins, spectacle dont l profite grandement sans vraiment s’en cacher.
Jean tend nos billets, raconte quelque chose en grec, le contrôleur les poinçonne, me fait un grand sourire bienveillant puis s’éloigne. Je râle, vexée de ne pas comprendre.
“Tu lui as dit quoi?” M’attendant à tout de ça part
“Je lui ai dit que nous venions de nous marier et que ton père t’avait imposé 3 mois de chasteté. et Il a répondu que les toilettes étaient confortables ...”
Je pouffe de rire en lui tapotant la main qui cherche à nouveau à se glisser entre mes cuisses
“Hihi puis ce que je dois rester chaste, arrêtes!!” lui répondant en lui retirant la main baladeuse.
“Alors Melle ma chaste et pudique épouse, allez passer une culotte et un soutien gorge et pas en public s’il vous plaît.” Je boude, me lève vexée et prend, rageuse mon sac à main et le sac de lingerie et file sans me retourner, passant devant le mateur, qui me suis du regard, en me trémoussant exagérément... et entre aux toilettes, furieuse...
Jean surveille la sortie des toilettes, il se mord les doigts d’avoir réagi, craignant le pire avec cette blondinette, totalement imprévisible, un tempérament de vraie bombe latine malgré sa blonditude ... Trois jours sur le bateau avec elle, pense t-il, j’ai été fou. Pourvu qu’elle ait le mal de mer … que je puisse respirer un peu. Il regarde sa montre encore une heure de trajet.
Je fouille dans le sac et sort un ravissant string dentelle, l’enfile en me trémoussant.. me tirant la langue dans la glace et me regarde... soupèse mes seins... baisse la robe dessous...et place un soutien gorge hyper sexy qui les redresse encore plus, les tétons sortant des dentelles rouge
“hihi ha oui, tu me veux chaste.. tu vas voir...” riant dans ma tête en replaçant la robe, souriant en constatant que le soutien gorge accentue au lieu de diminuer mon côté sexy, faisant presque déborder mes seins du décolleté.. un vrai appel au viol, surtout que le string dentelle, se dessine parfaitement au travers la robe moulant mes petites fesses et je sors... revenant vers lui, m’arrêtant juste devant le voyeur et faisant semblant de me repoudrer juste devant lui je m’offre à son regard, surveillant de l’œil la réaction de Jean qui m’observe de sa place.
“ho hii” Gloussant en léchant échapper le petit miroir de courtoisie à mes pieds, je m’accroupis juste à ses côtés, de trois quart pour lui, en écartant un peu les cuisses, la robe coincée sous mes cuisses, bien tendue et le string se dessine parfaitement, lui offrant l’envie de me culbuter, là, sur place.
Il se lève, “Stop Betty, j’ai gaffé, j’ai reçu la leçon cinq sur cinq ..” puis il l’attrape par le poignet, il ajoute “Direction le wagon restaurant”. Je me redresse en titubant alors qu’il me tire vers le wagon sous le regard amusé du vieux monsieur.
Je pouffe de rire, satisfaite de mon petit jeu de garce, rassurée de sa réaction. Nous remontons le train à vitesse grand V, il fait de grandes enjambées, m’obligeant à tricoter avec mes talons aiguilles. Arrivés dans le wagon restaurant, il me fait asseoir d’office côté fenêtre et s’installe et appelle le serveur.
Essoufflée par cette course, je m’assois, prenant un petit air boudeur qui, je sais, me va à ravir... et je boude à l’arrivée du serveur stylé., regardant fixement par la fenêtre
Voyant mon air boudeur, il commande d’office pour nous deux, sans se préoccuper de mon choix, il lui glisse juste, “je pense que tu te pré occupes de ta ligne Betty, tu manges light n’est ce pas ?”
Je tourne la tête, grimaçant à un couple de retraité français qui comprend ce que tu dis... et le regarde...continuant mon rôle de boudeuse, de capricieuse “toute façon j’ai pas faim!!” tournant la tête à nouveau, faisant semblant d’une scène de ménage devant les clients du wagon restaurant.
Jean rappelle le serveur, qui ramasse son assiette imperturbable puis pose un verre rempli de liquide transparent et une carafe d’eau fraîche.
Je sursaute, lui tire le bras... et hurle :” non mais laissez ça ici!! je meurs de faim moi!! C’est pas lui qui commande non mais!!” faisant éclater de rire le petit couple de vieux. Je tourne la tête vers eux et souris, amusée de leur réaction. Je vois arriver devant Jean une assiette de crevettes gratinées, accompagnée d’un verre de vin blanc frappé.
J’interpelle le serveur qui ne sait plus où donner de la tête.
“Mon chou, je veux bien un steak bien saignant, le plus gros que vous ayez...” le gratifiant d’un large sourire de bimbo et d’un papillonnement de cils qui le fait chavirer surtout que les tétons pointent, indécent, au travers la robe, à la limite du décolleté pigeonnant.
Le pauvre serveur me regarde, ne comprenant rien, et en plus obnubilé par ma poitrine.
Je râle, voyant que cet abruti ne comprend rien, ne voulant rien lui demander, surtout pas, me débrouiller seule... et me lève... la robe remontée sur les dentelles coquines des bas... et me dirige, lui prenant la main.. vers la table des retraités...et lui montre le plat que mange le vieux monsieur qui n’en rate pas une pour admirer mes jolies courbes sous le regard courroucé de sa vieille compagne. Puis je retourne m'asseoir en lui tirant la langue, reprenant mon allure de poupée boudeuse.
Décidé, de jouer aussi les teignes, Jean m’explique qu’il a demandé une salade Horiatiki, un mélange de tomate, concombre, féta, olives, oignons coupés en rondelles. Il me tend le verre, une odeur d’anis,
“Bois cela te fera du bien” Il ajoute un peu d’eau … Je le regarde, ne pouvant retenir un petit air espiègle... “hihi tu es sûr que tu veux me faire boire?” Prenant le verre et le vidant cul sec en sursautant, prise de quinte de toux sous l’effet de l’alcool fort...
Et à ce moment là, je vois arriver le serveur avec mon assiette de salade, Jean ayant décidé que la plaisanterie avait assez duré, commande pour la suite une assiette de Keftedes, keftedakia.
Il m’explique qu’il s’agit de la spécialité locale, des boulettes de viande hachée et en plus que c’est servi avec des frites. Je fixe de mes yeux le pauvre serveur qui ne sait pas où regarder, n’osant me fixer devant la présence de mon supposé mari et m’apprête à l’engueuler et me ravise devant son air piteux et esquisse un gentil sourire en le remerciant. et je dévore la salade qui ne résiste pas longtemps à mon appétit féroce
Il m’explique qu’il s’agit de la spécialité locale, des boulettes de viande hachée et en plus que c’est servi avec des frites. Je fixe de mes yeux le pauvre serveur qui ne sait pas où regarder, n’osant me fixer devant la présence de mon supposé mari et m’apprête à l’engueuler et me ravise devant son air piteux et esquisse un gentil sourire en le remerciant. et je dévore la salade qui ne résiste pas longtemps à mon appétit féroce
Je redresse la tête, la bouche pleine, le fixe et éclate de rire sans me préoccuper de ce que j’ai dans la bouche... Je vois arriver mon assiette de boulettes, garni de frites, avec un verre de vin rouge local.
Elle ne fait pas long feu à son tour, je dévore comme une goulue sous le regard amusée du vieux monsieur. “ben elle à drôlement faim votre dame!!” faisant un commentaire à Jean en souriant.
Je lève la tête, de la sauce sur les lèvres, la bouche emplie de frites... le regarde amusée, et continue à manger, oubliant toute retenue, toute mon éducation bourgeoise.
Linus se tourne vers moi, “Envie d’un dessert, une tarte aux amandes, peut-être, avec un café. L’après midi va être dure Betty?”
Je redresse la tête, finissant de mâcher, déglutis, évitant tout juste de roter devant tout le monde et souris, enfin rassasiée. “Pourquoi dure Jean.. une bonne sieste oui...” esquissant un gentil sourire en m’étirant, faisant presque sortir mes seins du décolleté, au grand plaisir du petit vieux qui ne me quitte pas du regard.
Son épouse, lui balance un violent coup de coude et il pique vite fait son nez dans son assiette. Elle hèle le serveur, demande l’addition, se lève et entraîne son mari, doublement frustré, privé d’un spectacle digne d’un cabaret et privé de dessert.
Je pouffe de rire en les suivant des yeux.. amusée de la situation... et le regarde, dévorant à nouveau la tarte...” hum c’est délicieux mon chéri...” reprenant mon rôle de gentille épouse.
Il respire, soulagé m’embrasse et glisse
“Je t’adore ma chérie ...et reste comme cela jusqu’à la fin de notre entretien avec Pandora, sinon, notre fuite va devenir aléatoire.
Sur le bateau, c’est promis, je te lâche les baskets, mon amour …”. Je frémis, cesse de mâcher, ne retenant de ce qu’il vient de dire que le début, et la fin, je le fixe, respirant fort.. une boule au ventre en repensant à Damien que j’éclipse rapidement de mon esprit en fixant mes grands yeux vers ce Salaud que j’aime sans vraiment me l’avouer.
Jean appelle le serveur, le règle et rajoute un billet de 20 € de pourboire. Nous avons droit à toutes une série de σας ε�
χαριστώ, Jean m’explique qu’il nous remercie. Je souris, redevenant sage dans mon attitude face au jeune homme et me lève, tirant sagement sur la robe pour la replacer sur les dentelles des bas...
Jean appelle le serveur, le règle et rajoute un billet de 20 € de pourboire. Nous avons droit à toutes une série de σας ε�
χαριστώ, Jean m’explique qu’il nous remercie. Je souris, redevenant sage dans mon attitude face au jeune homme et me lève, tirant sagement sur la robe pour la replacer sur les dentelles des bas...
Nous retournons vers le compartiment, Jean ne baisse pas la garde, je sens sa prise ferme, sur mon poignet, le message non verbal est clair. Fini de rire. Nous allons voir la fameuse Pandora.
je m’assois sagement, les genoux serrés, n’offrant aucune possibilité de vue délicieuse et ferme les yeux, la tête en appuie sur la fenêtre et m’endort...sereine, tranquille, en confiance.
Un peu plus tard, je sent une douce caresse, “Betty, Betty, on arrive.” Je redresse la tête, baille, lui souris tendrement en me redressant un peu...
“Juste un briefing, avec Pandora Christos, nous allons jouer serré, elle ne doit rien savoir de notre histoire en Serbie. Je lui ai dit que tu étais une journaliste un peu coincée et que tu m’avais embauché comme garde du corps, vu la réputation de machisme des pays méditerranéen. Et bien sûr, notre relation est strictement professionnelle.”
“C’est promis mon chéri, je ferais attention, d'ailleurs, je ne dirais rien, comme ça je ne risque pas de dire des bêtises, de toute façon, je comprends rien au grec.. c’est une autre langue de barbare.”, esquissant un sourire de poupée en reprenant mon rôle.
“Pandora a fait toutes ses études à Oxford et sa mère est française, elle est fière de sa maîtrise de notre langue et va parler, nous questionner.”
“Et si elle découvre que tu es une terroriste ou croît que tu es une escort girl que j’ai prise à mon service, c’est fini, elle ne va pas nous laisser le yacht qui doit valoir entre un et deux millions €. “
Je le regarde, le sourire figé.” heu je vais me changer alors, je ne peux pas jouer le rôle d’une journaliste coincée dans cette tenue quand même?”
“Oui, nous nous sommes compris, c’est parfait Betty et ensuite promis, sur le bateau tu pourras te lâcher …”.
Je me lève et ramasse l’ensemble de mes courses, pensant à la tenue que j’avais prise pour ma rencontre avec Damien et file à nouveau vers les toilettes sans accorder le moindre regard vers le mateur qui me suit du regard à nouveau. Il était temps, le train arrive en gare.
J’en ressors, métamorphosée, en working girl, tailleur strict, gris perle, jupe droite, mi longue, une veste cintrée à épaulettes, un ravissant chemisier en satin mauve, discret et flashi à la fois donne une petite touche gaie à cet ensemble tristounet, le foulard Hermes sur mon crane recouvert de fin duvet blond et revient, marchant lentement, l‘air hautaine sur mes talons aiguilles. et m’assois, digne, cambrée, jouant mon rôle à la perfection... mon rôle habituel d’ailleurs
“Hum tu es adorable, craquante, Betty", juste un petit sourire, un peu décontracté, nous sommes en Grèce, et Pandora est la fille d’un riche armateur, qui si cela lui prend, elle peut acheter ton journal, virer tout le monde et en faire un quotidien sportif.”
“Message reçu mon commandant, cinq sur cinq!! “mimant un salut militaire en faisant claquer mes talons aiguilles. Pour récompenser, son bon soldat, Jean m’embrasse sur la bouche, sabotant mon maquillage par la même occasion. Je tressaute, surprise du baiser mais ouvre la bouche et répond passionnément, les yeux mi clos, le ventre noué d’amour et de désir.
Sentant mon désir, il me glisse “Dans trois heures , Betty nous serons seuls sur le yacht.”
Je souris en me dégageant à regret, reprenant mon air austère sous le regard ahuri du mateur qui ne sait plus que penser de notre petit jeu.
Nous descendons du train, une chaleur étouffante, je me tiens devant, commençant à jouer mon rôle et me ravise, viens vers lui... “Il faut s'arrêter dans des boutiques, c’est important Jean”
“Encore? pourquoi faire?” t’es parfaite ainsi” son regard en dit long sur son incompréhension de la gente féminine.
J’ébauche un sourire et sans lui répondre entre chez un opticien, le laissant en plan sur le trottoir. J’en ressors 15 minutes plus tard, ayant pris mon temps de choisir une paire de lunette de soleil adorable, ciselé d’or fin et sors, sans le regarder pour m’engouffrer dans une boutique un peu plus loin, un magasin de froufrou.
“Non c’est pas possible, dites moi que je rêve!!! j’ai fait quoi au diable pour qu’il joue de moi de la sorte!!” Il me regarde faire, jetant un regard inquiet à sa montre, sachant très bien que la Miss Pandora a horreur des retardataires.
Il ne dit plus rien, il a décidé de me faire totalement confiance sur ce coup suite à ma réaction positive et à ma transformation à l’arrivée en gare d’Athènes. Par une remarque intempestive, Il a trop peur de faire ressortir de sa boîte, la peste, la diablesse du wagon restaurant. En conclusion, il se dit “entre femmes, elles doivent se comprendre...”.
Je sors 20 minutes plus tard, après de multiple essayages de perruques blondes, coiffée d’une perruque chignon du plus bel effet qui me donne un air des plus sérieux et m’approche sur mes talons aiguilles, jouant à la super girl, marchant lentement, sûre de ma beauté, ajustant les lunettes sur mon petit nez mutin.. “Je suis prête”.. lui prenant la main en souriant.
Jean apprécie ma transformation, et se dit qu’un petit compliment ne fera pas de mal “Vous êtes splendide, Patronne, ce matin …”, l’air ironique. Puis il m’attrape par le poignet et m’entraîne dans un taxi qui patientait depuis déjà 5 minutes. Nous allons aux Hellenistics Shipyards. C’est à 20 minutes, à cette heure ci cela sera rapide. “Je te briefe en quelques mots, Quand j’ai eu Pandora, au téléphone, je lui ai expliqué que tu étais journaliste, et que ton journal avait loué mes services pour assurer ta protection lors de ton périple dans l’ex Yougoslavie. J’ai expliqué que nous avions rencontré quelques problèmes et que nous souhaitions rentrer en France discrètement. C’est clair ? Elle ne devrait pas poser trop de questions, la famille Christos, et Pandora en particulier me doivent beaucoup.”
Je tire sur la jupe, prenant un petit air boudeur, le regarde...”Je ne suis pas idiote quand même!!” le regardant de ma bouche boudeuse qui le fait craquer, entrouvrant légèrement mes lèvres, “Ne t'inquiète pas, je vais te surprendre...” déposant un chaste baiser sur sa joue bien rasée...” mon beau mercenaire...” rajoutant ce petit compliment en lui caressant furtivement l’entre jambe.
Il me glisse à l’oreille, “Parfait, Betty, cela sera encore mieux si Pandora croît qu’il y a quelque chose entre nous, elle n’est pas née de la dernière pluie, et un scénario où j’ai séduite ma cliente et où j’ai décidé d’organiser de manière impromptu une croisière en tête à tête lui semblera beaucoup plus crédible.”
Il me glisse à l’oreille, “Parfait, Betty, cela sera encore mieux si Pandora croît qu’il y a quelque chose entre nous, elle n’est pas née de la dernière pluie, et un scénario où j’ai séduite ma cliente et où j’ai décidé d’organiser de manière impromptu une croisière en tête à tête lui semblera beaucoup plus crédible.”
Jean pointe du doigt le Christos Building, “Nous arrivons, voilà c’est ici” dit il au chauffeur. Le bâtiment donne directement sur le Port du Pirée, une vue sur les chantiers navals, une autre, sur les pontons où sont arrimés quelques bateaux.
“Leur activités concernent principalement les marines militaires, et en plus, pour ses amis, Mr. Christos père, aménage aussi des bateaux de croisière. “
Il sort le premier, je reste dans la voiture, commençant à jouer mon rôle de femme du monde, attendant que quelqu’un veuille bien m’ouvrir la portière, vérifiant une dernière fois mon maquillage de bourgeoise dans le petit miroir de courtoisie. Il arrive devant l’entrée, se retourne et me voit, toujours à me pomponner dans le taxi. Il revient à grands pas, se dit “reste calme, reste très calme … Nous nous expliquerons sur le bateau, en pleine mer … “.
Il sort le premier, je reste dans la voiture, commençant à jouer mon rôle de femme du monde, attendant que quelqu’un veuille bien m’ouvrir la portière, vérifiant une dernière fois mon maquillage de bourgeoise dans le petit miroir de courtoisie. Il arrive devant l’entrée, se retourne et me voit, toujours à me pomponner dans le taxi. Il revient à grands pas, se dit “reste calme, reste très calme … Nous nous expliquerons sur le bateau, en pleine mer … “.
Le chauffeur m’ouvre, je sors, jambes en avant, digne, élégante et suis mon beau ténébreux, prenant mon temps pour marcher, droite, cambrée, une figure de mode.
Nous entrons dans la réception, une femme jeune, brune, teint mat, cheveux mi long, habillée sobrement, une robe blanche d’été, une petite veste légère en cuir souple, orange, se dirige vers nous. Visiblement nous étions attendus. Dans un français parfait, elle nous accueille “Bonjour, Zandra Isophon, l’assistante de Madame Christos, vous êtes bien Betty Duval et Jean Linus ?
“Oui c’est cela et merci de nous recevoir aussi rapidement...” lui répond Jean.
”Parfait, je vous accompagne à son bureau, ensuite, c’est moi qui vous conduirait au bateau, il est au Port de Zéa, prêt à partir. J’ai supervisé les travaux sur ce petit dossier, je pourrai tout vous expliquer”. Elle nous jauge, un petit sourire aux lèvres puis nous guide vers l'ascenseur. Se tournant Betty, elle ajoute, “Le mois de mai est parfait pour une petite croisière, vous verrez, l’eau n’est pas encore trop chaude, c’est l’idéal. Mais vous connaissez peut être déjà ?”.
Je me laisse conduire, emportée par l’ambiance feutrée, le bon goût de l’immeuble, le luxe y est discret mais bien présent, je suis à mon aise dans cet élément...c’est mon royaume, je l’ai toujours connu et je les codes me sont familiers, reste légèrement en retrait tout en laissant la jeune femme s’adresser à Jean. jouant la patronne, mondaine.
Je me laisse conduire, emportée par l’ambiance feutrée, le bon goût de l’immeuble, le luxe y est discret mais bien présent, je suis à mon aise dans cet élément...c’est mon royaume, je l’ai toujours connu et je les codes me sont familiers, reste légèrement en retrait tout en laissant la jeune femme s’adresser à Jean. jouant la patronne, mondaine.
Pandora nous attend, la petite quarantaine, assise à une petite table de réunion. Devant elle deux feuilles imprimées. Elle se lève, te serre la main, une poignée ferme, “Mme Duval, la fameuse Betty, je suppose ?”, puis fait une accolade à Jean, “Toujours un plaisir de vous avoir Jean, la famille n’oublie pas. Excuse moi, je n’ai pas trop le temps, je dois recevoir dans un quart d’heure un investisseur important.” . “Peux tu nous laisser cinq minutes, je voudrai juste m’assurer de quelques détails.”. Il sort patienter dans le bureau de Zandra.
Pandora se tourne vers moi. “Mme Duval, je veux être sûre que vous allez faire ce voyage de votre plein gré, je connais Jean, il a notre confiance, je sais aussi qu’il utilise des méthodes, dirons nous directes.”.
Je regarde ce petit bout de bonne femme, esquisse un sourire, impressionnée par son calme, sa prestance, on ne peux pas dire qu’elle soit belle mais il se dégage d’elle une beauté insaisissable, loin des canons de la mode., son tailleur noir, d’une classe certaine la rend charmante à mes yeux, son regard noir de madone m’impressionne.
“Je vous rassure madame, Jean m’a été d’un grand secours et je suis bien là de mon plein gré...” croisant dignement mes longues jambes en la regardant droit dans les yeux, de femme à femme.
“Mon père, notre patriarche, Stavros, va régler avec vous ces détails, il va vous faire signer une décharge alors et vous pourrez récupérer le navire si tout est OK. Suivez moi son bureau est un peu plus loin.”
Je me redresse en dépliant mes longues jambes et la suit, nos talons aiguilles résonnent sur le sol de marbre dans une musique douce à mes oreilles, j’adore cet endroit, ce luxe et cette tranquillité.
Nous rentrons dans un immense bureau, un homme fume un cigare, tournant le dos à l’entrée, son regard fixe sur la vue du port, il semble méditer. Pandora prend son temps, reste silencieuse un petit moment, laissant son père se tourner pour bien signifier qu’il est prêt à l’écouter, je jette un regard discret vers elle, et lis dans on regard un profond respect envers cet homme.
Le siège de cuir pivote lentement sur un homme âgé, ridé, d’une beauté certaine, impressionnant dans sa prestance, son regard bleu azur me perfore l’âme immédiatement.
“Père, Madame Duval, la cliente de Jean Linus, je t’en ai parlé, il faut lui faire signer le consentement, ce n’est pas un enlèvement, avec lui , tu le connais.” Et il faudrait aussi vérifier, elle se tourne vers Betty, “Désolé, nous devons être prudent, qu’elle est bien ce qu’elle dit, tu pourrais vérifier avec quelqu’un de son journal en France, qui se pourrait se porter garant. Le yacht vaut deux millions €, je ne voudrai pas le voir disparaître ou sombrer. Je vous laisse”.
“Je comprends Melle il n’y aucun soucis.. “ la regardant sortir, toujours digne, me laissant seule avec le vieux Stavros... je le regarde... toujours debout a trois mètres de son bureau de verre.
Pandora rentre dans son bureau réfléchit quelques instants, puis appuie sur la touche de son interphone, Zandra, Oui .. Pourriez vous dire à Monsieur Linus de venir seul, Oui c’est cela un point urgent, pendant ce temps, débrouillez vous pour faire patienter nos investisseurs, trente minutes environ. Par exemple, une visite de notre nouvelle vedette rapide , la version C-2012. Je compte sur vous.”
Depuis hier, l’appel de Jean Linus, elle a tendu son piège. Depuis trois ans, cet enlèvement, ces viols répétés, forcée sous l’emprise de la drogue, l’ont laissé incapable d’une relation physique normale avec un homme. Ses multiples séances chez des psychologues n’y ont rien changé. Son père le patriarche n’arrange pas les choses, se plaignant de l’absence d’héritier, pouvant reprendre son groupe industriel.
Elle tournait en rond, incapable de sortir de ce piège, quand elle a eu Jean au téléphone, sa voix, son sauvetage, elle a senti qu’avec lui cela pouvait être changé, l’aider à faire un pas dans la bonne direction. D’abord se débarrasser de Betty Duval, connaissant son père, elle savait comment s’y prendre, et dès qu’elle a vu Betty, elle savait que son père n’allait pas pouvoir résister à cette working girl, débordante de sensualité. Pour Zandra, c’était d’une simplicité enfantine, l’expédier sur le chantier avec les investisseurs Qatari. Ensuite, pour Jean, elle avait aussi préparé son piège. Elle avait choisi avec soin sa tenue ce matin. Elle ôte rapidement sa culotte, déboutonne son chemisier, dégrafe son soutien gorge et glisse le tout dans un tiroir. Elle ne peut s’empêcher de se jauger…
Elle se cale, frémissante dans son grand fauteuil, les images atroces des viols répétitifs par ces salauds lui remontent à l’esprit, son ventre est dur et tout son être est tendu vers cette porte qui va s’ouvrir sur le seul homme avec qui elle aimerait faire l’amour. Depuis son enlèvement, elle s’était tournée vers la douceur de la gente féminine, plus aucun homme ne l’avait touchée, elle avait bien essayée de refaire l’amour mais cela c’était soldé à chaque fois en désastre au grand désespoir de son père qui attendait depuis tant d’année un héritier. Là elle était prête, elle le sentait dans son corps de femme, elle se sentait féconde, prête pour le grand saut et priait dans sa tête qu’il ait envie d’elle.
Sa poitrine était gonflée de désir et pointait sous le chemisier entrouvert, elle savait très bien qu’elle n’était pas d’une grande beauté, elle était lucide sur elle même.
Jean entre dans le grand bureau de Pandora, remarque de suite le chemisier largement ouvert sur sa petite poitrine qu’il connaissait bien pour l’avoir découverte nue dans ce repaire mafieu.
C’est son regard qu’il l’interpelle le plus, il lit dans les yeux de la femme l’envie, une envie de faire l’amour... sans équivoque. et il s’approche, sans un mot, restant sur ses gardes et contourne le bureau de ministre en bois massif, se place à ses côtés en faisant pivoter son fauteuil. Lui tend tendrement la main pour qu’elle se redresse...et dépose doucement ses lèvres sur la bouche de Pandora qui ferme les yeux en se collant contre son sauveur.
Leurs bouches restent collées, des petits coups de langues timides, puis de plus en plus passionnés. La Grecque, comme une magicienne, dé zippe sa jupe qui s’étale sur le sol , de la pointe du pied, elle l’éloigne. Elle se colle littéralement à lui, en appui, les fesses contre le bureau. Comme un héron, perché sur une seule jambe, son talon presse les mollets, l'arrière des cuisses de Jean.
Le moment de surprise passé, le mercenaire ouvre les pans du chemisier, le fait glisser en arrière le long des épaules. Puis de ses paumes, il presse les seins, il sent le contact des pointes contre ses paumes, il les sent se durcir. Un mouvement circulaire de plus en plus ferme, la respiration de la brune s'accélère. D’une main, il finit de se débarrasser du chemisier, Pandora se tortille, l’accompagne de petits mouvements pour lui faciliter la tâche. Elle apprécie sa douceur, il a compris son besoin de retrouver confiance en elle. Ses mains lui caressent le dos, la nuque, lui masse, les fesses.
Il sent une main se glisser contre son entrecuisse, des doigts essayant d’ouvrir sa ceinture, de la dégager maladroitement. le petit bout de femme se sent soulever par la taille, déposer sur le rebord de son bureau, quelques dossiers glissent sur le sol.
Elle prend appui de ses deux mains sur les épaules de Jean, et provoquante, elle s’exhibe écartant ses cuisses tout en se laissant basculer en arrière, la poitrine tendue en avant. Délaissant sa maîtresse, pour un bref instant, le militaire se déshabille complètement. Il revient vers elle offerte,
Pandora frémit en le voyant torse nu, les bandages, les bleus, elle comprend immédiatement que le couple vient de sortir de l’enfer.
Elle ne dit rien, sa préoccupation en ce moment est tout autre et tend son visage à la main de Jean qui l’attrape par la nuque l’embrasse, sur sa bouche, ses seins, jouant avec elle. Il glisse deux doigts contre sa toison et écarte délicatement les lèvres de son sexe, il l’ouvre comme si elle était pucelle. Il sent son excitation, ses doigts la pénètre facilement, les appréhensions, les blocages psychologiques ont été vaincus. De sa main la femme attrape le sexe qu’elle sent proche d’elle, l’enserre, le décalotte, allant et venant, le taquinant avec le dos de son ongle.
Les respirations s'accélèrent. La brune gémit, “Baise moi, Baise moi Jean, prends moi.”
Elle l’attire en elle, le tenant fermement, enfonçant le sexe de son amant en elle. Sa tête bascule en arrière, son bas ventre vient se coller contre le ventre de Jean, ses jambes enserrent sa taille comme un étau.
Les mains puissantes du baroudeur la soulèvent par les fesses, puis lentement l’accompagnent, elle se laisse s'empaler, tout en donnant des petits coups de ventre. Les coups de rein de Jean deviennent de plus en plus assurés, vifs, il la presse contre lui, il sent Pandora s’unir avec lui, vibrant au même rythme. Miss Stravos gémit, les mouvements se font de plus en plus précipités, les soupirs plus profonds. Elle prend appui sur les épaules de Jean, se redresse, et se laisse aller comme une masse pour s’enfoncer encore plus. Ils sentent monter en eux des vagues de plaisir.
La Grecque sent l’orgasme de Jean en elle, elle s’abandonne à son tour. Sa tête penchée contre son épaule, elle l’embrasse, se sentant apaisée, lavée de ses anciens cauchemars. Il s’écarte d’elle, tous les deux pantelants, rassasiés après ce rapport intense.
“Damien, le directeur général du journal, voici ses coordonnées Monsieur Stavros...” faisant trois pas en avant et pose une feuille de papier où sont notées les coordonnées de mon fiancé.
L’homme me fixe de ses yeux d’acier, j’en frissonne, son regard est limpide et il pousse le papier sur le côté sans même le lire.
“Ma fille est incroyable Miss Duval, vous ne trouvez pas?” se levant lentement, sa corpulence, son âge, il se déplie et se redresse devant son bureau, se tourne à nouveau devant l’immense baie vitré qui surplombe son royaume.
“Je la sens efficace et très attentionné envers vous monsieur Stavros” faisant un pas dans sa direction en contournant le plateau de verre, me plaçant à ses côtés, regardant avec lui l’activité des chantiers navals.
il me dépasse de deux bonnes têtes, il a du être un vrai play boy du temps de sa splendeur, je n’ose pas le regarder, respirant fort, me sentant petite à ses côtés, il m’impressionne, une aura incroyable se dégage de lui.
Un silence pesant, je n’ose l’interrompre, restant immobile à ses côtés.
“Je connais les hommes, les femmes et je sais faire confiance d’un regard, je ne me trompe jamais mademoiselle Duval”. Il se tourne et regarde son PC, je blêmis en voyant la photo de la fedayin bleu... n’osant pas bouger, pas parler.
Il la fixe, la jauge, l’examine … Il sourit, la ressemblance est troublante, vraiment troublante. Il se tourne vers son bureau, en quelques clics, il affiche une page d’actualités, sur les événements de Serbie.” “Vous êtes arrivées en Grèce par la Macédoine, je crois puisque vous venez de Thessalonique...
Je le regarde, un vide se crée dans mon corps, je saisis de suite où il veut en venir mais le laisse parler, lui réponds un petit oui en pivotant, lui faisant face à présent.
Il poursuit, “Vous étiez avec le Capitaine Linus, en Serbie avant, non? ma fille m’a parlé d’un reportage sur l’ex Yougoslavie non ?” … Il avance à petits pas, traquant sa proie ...
“En effet monsieur Stravos...” restant immobile alors qu’il se trouve plus qu’à cinquante cm de moi, me détaillant du haut de ses deux mètres...” je viens de faire un reportage sur un réseau de prostitution particulièrement dur et Monsieur Linus, j’ignorais d'ailleurs qu’il était capitaine, m’a été d’un grand secours”
Il lit le texte, décrivant l’état de la ferme, de la villa du Général Duvlav, il précise, “Un ami, ce pauvre Général, dommage pour lui, il tempère, un ami peu recommandable, fourbe, corrompu, mais un client, un bon client …”
Je blêmis à l’évocation de ce salaud et me force à garder mon calme alors que le vieux grec pose sa grosse main, à plat sur mon épaule, me gratifiant d’un large sourire, faisant briller une dent en or.
Il poursuit impassible, or il se trouve que je connais les méthode du Capitaine Linus, j’ai fait appel à lui il y a trois ans, on avait enlevé ma fille, nous avons aussi nos mafias en Grèce. “J’ignorais tout ceci monsieur Stravos, je suis désolée pour ce qu’a enduré votre fille” ,compatissant envers ce petit bout de femme, sachant très bien ce qu’elle a du subir
La police piétinait, Monsieur Linus a réglé le problème, les kidnappeurs sont morts, de manière horrible, comme ce pauvre Général, leur villa a explosé, ne laissant aucune trace, quel malheur. Ils avaient drogué ma fille, l’avait transformé en esclave sexuelle, en pute, il a récupéré toutes les pièces compromettantes. Rien n’est sorti dans la presse. Très professionnel ce Monsieur. Dévastateur, mais professionnel. Depuis, la leçon a porté, ma famille et moi, nous vivons en paix. “
J’ébauche un petit sourire...reconnaissant dans la description du vieux grec, mon ange gardien aux méthodes peu orthodoxes. “J’ignorais tout ceci Monsieur Stravos, je suis désolée de ce qui est arrivée à votre fille...” tressautant alors que la main se fait dure sur mon épaule, le vieux me fixant durement de son regard d’acier
“Ceci pour dire que je connais très bien le capitaine et ses méthodes et j’ai horreur que l’on me mente... Et en plus je n’ai pas envie de subir la colère, la vengeance de la Sécurité d’Etat Serbe … Vous me faites courir un gros risque””.
Je n’en mène pas large, ne sachant pas où veux en venir cet homme que j’ai devant moi. je me force à rester calme... “Je vous rassure Monsieur Stravos, personne ne sait que nous sommes venus ici...” le regardant de mes grands yeux bleus...” toutes les traces ont été effacées” me doutant que ce vieux renard a tout compris, je n’avais aucune raison de continuer à lui mentir...
Il tourne l’écran, apparaît une photo de la “Blue Fedayin”, prise par une caméra de télésurveillance sur l’aire d’autoroute. C’est l’avis de recherche d’Interpol. La photo n’est pas très bonne et le crane rasé change à la physionomie.
Je frisonne, le regarde et me décide... et le fixant de mes grands yeux bleus, je retire la perruque devant lui... respirant fort...”Je vous laisse imaginer ce que j’ai subie Monsieur Stravos, si les Grecs qui ont enlevé votre fille vous ont donné une idée de ce que peut subir une femme, croyez moi monsieur Stravos, les Serbe les dépassent de loin en cruauté et en perversité”, me retenant de pleurer devant cet homme en lui montrant mon crâne légèrement blond.
Le patriarche réfléchit, renonce à abuser de cette journaliste, sa franchise, son caractère entier, l’ont désarmé, il faut dire aussi, qu’il craint de voir son chantier naval, mis à feu et à sang par un de ces coups tordus dont le Capitaine Linus a le secret.
La main sur mon épaule se fait douce à présent, je ne ressens plus de pression, il continue de me parler d’une voix douce :“Très bien Madame Duval, j’aime les femmes directes, votre franchise. Nous sommes quittes. Il signe les deux pages, les tourne vers elle et lui tend son stylo. Signez en bas à côté.
Je lui prends le stylo des mains et me penche pour signer, me retenant de pleurer, émue, sous le charme de ce patriarche. et le regarde faire en me redressant, replaçant ma perruque blonde sur mon crâne chauve.
Il se dirige vers son bureau, ouvre une sorte de mini bar, il sort une bouteille, et deux petits verres. C’est du Mastixato, vous connaissez? Un alcool blanc, cela vient de ma production, sur l’île d’Armorgos. C’est fait à partir de la résine de pistachiers. “
“Merci, merci monsieur Stravos, je vous suis redevable…” prenant le verre en le portant à mes lèvres boudeuses sans le quitter de mes grands yeux bleus, m’approchant de lui d’un pas lent, pas sure de moi mais décidée, posant le verre sur la plaque de verre, je me colle à lui et tend mon visage vers lui, dépose mes lèvres douces sur sa bouche devinant en lui un amateur de femmes, délicat et fin gourmet, voulant le remercier de la seule façon que je peux faire en ce moment.
Il se crispe d’un coup sous l’effet de mon baiser et se détend, je sens sa main dans mon dos, et me rapproche de lui alors que sa langue glisse entre mes lèvres ouvertes, savourant l’intimité de ma bouche, sa douceur, je ferme les yeux et m’abandonne à un baiser puissant faisant le vide dans ma tête alors qu’il m’embrasse tendrement et puissamment.
Sa main se fait caressante dans mon dos, je la sens descendre, hésiter et se plaquer sur mes petites fesses, je me cambre sans cherche à résister, je sens qu’il me pousse en arrière tout en continuant de dévorer ma bouche et il me renverse sur le plateau de verre, dégrafant fébrilement ma veste de tailleur, enfouissant son visage buriné sur ma poitrine protégée par le satin mauve du chemisier, je frémis, ferme les yeux alors qu’il déboutonne un à un, le sage chemisier, découvrant mes seins offerts par la lingerie coquine. Je tressaute alors qu’il les embrasse à pleine bouche, se délectant de la douceur de ma poitrine.
Je me tends, me crispe, ouvre les jambes dans la limite de ma jupe droite, il la trousse frénétiquement et se place entre mes cuisses, les ouvrant en grand à présent, tremblante, mon souffle s'accélère, en posant mes mains bien à plat sur le verre glacé.
Je le sens se débraguetter et d’un coup puissant, écartant le voile fin de ma petite culotte sexy, me possède en une seule poussée qui me fait tressauter. Je serre les dents pour ne pas crier en redressant mon bassin vers lui, me collant contre son corps, lui permettant de me prendre au plus profond de mon ventre.
Je m’abandonne, le vide en moi, tressautant sous ses coups de reins alors qu’il malaxe mes seins, les faisant sortir des balconnets pigeonnants. cela dure un long moment, il est méthodique et ses coups de reins me font monter un rare plaisir et je pousse un feulement discret en jouissant alors qu’il se répand dans mon ventre brûlant... écrasant son visage sur ma poitrine en soufflant fort de l’effort fourni à son âge.
Un long silence, je ne bouge pas, le laissant rependre ses forces, encore plantée en moi, je frissonne, le sens se retirer alors qu’il se redresse, restant entre mes cuisses, esquissant un large sourire... “Merci mademoiselle Duval, vous venez de payer votre voyage de la plus belle des manières...” se retirant de moi en reculant. Je reste un petit moment pantelante, et me redresse, m’assois sur son bureau en remettant de l’ordre dans ma tenue, lui souris... et me relève, lissant la jupe, sentant un peu de sperme entre mes cuisses.
Je lui octroie un large sourire, prenant le contrat à la main... le regarde, soulagée que cela ce soit passée de cette façon... découvrant une autre facette de ma personnalité... et je sors sans un mot de plus, inutile en cet instant.
La Grecque se redresse, reprend son souffle, au travers des vitres en verre fumé, elle voit Zandra s’approcher avec sa petite troupe d'investisseurs Qatari. “Zut, ils reviennent déjà, Jean dépêche toi, vite, dans 3 minutes, ils seront là, ces islamistes ne badinent pas avec la moralité.”
Esquissant un sourire en voyant Betty, assise sur un banc, au téléphone se disant que son père avait bien du profiter de cette poupée blonde.
Pandora sort d’un tiroir une tenue identique impeccable. Jean se tourne vers elle. Puis sans un mot, il se rhabille tranquillement, sans même garder un oeil appuyé sur le rhabillage express de la Grecque. Pour lui, il s’agissait plus d’aider une ancienne cliente, il n’a pas ressenti l’excitation ou l’envie que provoque en lui sa bimbo blonde si sexy, si craquante même, malgré son talent à générer des catastrophes. Une bise sur la joue, et il s’éclipse par la salle de réunion. Il descend tranquillement, essayant de lisser pour le mieux sa chemise froissée, légèrement imprégnée du parfum de Pandora. Il craint l’œil de lynx et le flair de Betty. Puis soupire.
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Commentaires ()
A partir du moment ou la lecture même suffit à se projeter dans l'histoire je pense que c'est gagné t'as réussi à mettre le lecteur dans un état second :)
Ce que j'aime bien ici c'est qu'il y a beaucoup d'action, la violence est à la mesure des sentiments des protagoniste.
Et toi Vianne, tu n'es pas en reste avec ta propre série. Je me suis attaché hummm.