Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Je trompe mon mec avec son coloc — Chapitre 2 · Discrètement...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Je trompe mon mec avec son coloc
Chapitre 2 · Discrètement...
Le soleil tape fort à travers les rideaux mal tirés de l'appartement de Pierre et Dorian. C'est samedi, il est treize heures, et je suis vautré sur le canapé, une main sur la cuisse de Pierre, qui zappe entre deux chaînes de sport. On est là depuis ce matin, à boire des cafés, à se marrer pour rien, comme avant.
Sauf que depuis quatre jours, j'ai une boule dans le ventre. Dorian. Son regard, son corps, ce qu'on a fait sur ce même canapé. Je chasse l'image, mais elle revient, tenace. Pierre, lui, rigole, inconscient, sa main chaude sur mon épaule. Puis la porte s'ouvre, et Dorian entre, un sac de courses à la main. Il porte un débardeur gris, taché de sueur, et un short qui moule ses cuisses. Son regard croise le mien, une fraction de seconde, mais ça suffit pour que mon pouls s'emballe.
— Vous faites quoi, les amoureux ? lance-t-il, un sourire en coin, en posant ses sacs sur la table.
— On glande, répond Pierre, sans lever les yeux de l'écran.
— On glande, répond Pierre, sans lever les yeux de l'écran.
Dorian s'affale dans un fauteuil, jambes écartées, et attrape un grand verre d'eau. Il me fixe, pas longtemps, mais assez pour que je sente la provocation. Ses lèvres s'étirent, comme s'il savait quelque chose que Pierre ignore. Je détourne les yeux, mal à l'aise.
— T'as l'air tendu, Arthur, murmure-t-il, juste assez fort pour que Pierre n'entende pas.
— Ta gueule, je marmonne, en serrant ma canette de Coca.
— Ta gueule, je marmonne, en serrant ma canette de Coca.
Pierre rigole, pensant à une vanne, mais Dorian, lui, ne lâche pas. Il passe sa langue sur sa lèvre, un geste discret, mais qui allume en moi un feu d'une intensité rare.
L'après-midi s'étire, lourde, et l'humidité rend la cohabitation du jour assez désagréable. Pierre met de la musique, un vieux rap français qui fait vibrer les murs. On parle de tout et de rien, mais je sens Dorian qui joue, qui me frôle en passant, qui laisse traîner ses doigts sur le dossier du canapé, juste derrière moi. À un moment, il se penche pour ramasser une bouteille vide, et son bras effleure mon genou, volontairement. Je me raidis, mon cœur cogne. Pierre, à côté, scrolle son téléphone, absorbé. Dorian me lance un regard, un défi muet, et je sens ma gorge s'assécher.
— T'as chaud, Arthur ? demande-t-il, narquois, en s'essuyant le front avec son débardeur, dévoilant ses abdos.
— Laisse-moi tranquille, je grogne, mais ma voix tremble.
— Laisse-moi tranquille, je grogne, mais ma voix tremble.
Pierre lève les yeux, fronce les sourcils, mais son portable sonne avant qu'il dise quoi que ce soit. Il se lève en soupirant.
— C'est l'hosto, un entretien pour une formation, explique-t-il en attrapant son téléphone. Je prends l'appel dans la chambre, ça va pas être long.
Il disparaît, la porte se referme, et le silence tombe, épais, chargé. Dorian se redresse, ses yeux plantés dans les miens. Il s'approche, lentement, comme un prédateur.
— T'as cinq minutes, murmure-t-il, sa voix rauque. T'en as envie, je le vois.
— T'es malade, chuchoté-je, mais mon corps me trahit, déjà dur sous mon short.
— T'es malade, chuchoté-je, mais mon corps me trahit, déjà dur sous mon short.
Il s'agenouille devant moi, ses mains sur mes cuisses. Je devrais le repousser, dire non, mais voilà que mon slip se trouve déjà à mes chevilles, et je ferme les yeux, vaincu.
Dorian agit vite, avec précision. Sa bouche est sur moi avant que j'aie le temps de protester. Sa langue, chaude, glisse sur mon sexe, et je retiens un gémissement, les poings serrés. Il me suce avec une avidité qui me coupe le souffle, ses lèvres serrées, ses mains agrippant mes hanches. Je renverse la tête en arrière, le plaisir me submerge, mais la culpabilité me ronge. Pierre est à quelques mètres, derrière une porte. Je murmure :
— Arrête, c'est pas bien...
Mais Dorian grogne, un son animal, et accélère, ses yeux levés vers moi, pleins de défi. Il sait ce qu'il fait, il sait que je vais craquer. Sa langue tournoie, sa gorge s'ouvre, et je sens la pression monter, incontrôlable. Je glisse une main dans ses cheveux, tire fort, et il gémit, le son étouffé par mon sexe. C'est trop. Trop bon... Trop jouissif... Je murmure son nom, dans un souffle cassé, et il redouble d'intensité, ses doigts s'enfonçant dans ma peau.
— T'es à moi, souffle-t-il, la bouche pleine, avant de replonger.
Je perds pied. Le plaisir explose, violent, et je jouis dans sa bouche, un spasme qui me secoue tout entier. Il avale, sans hésiter, ses yeux toujours sur moi, comme s'il voulait graver ce moment. Je halète, sonné, tandis qu'il se redresse, essuie ses lèvres d'un revers de main, un sourire satisfait.
— T'es trop kiffant, Arthur, murmure-t-il, la voix cassée.
Je me rhabille sans attendre, le cœur en vrac, juste avant que la porte de la chambre s'ouvre.
Pierre revient, son téléphone à la main, l'air préoccupé. Il s'assoit à côté de moi, pose une main sur mon genou, mais je me raidis, incapable de le regarder dans les yeux. Dorian, lui, est affalé dans le fauteuil, comme si rien ne s'était passé. Il vide son verre d'eau, avant de m'adresser un clin d'œil absolument pas discret. Je sens mon estomac se nouer à nouveau.
— Ça va, vous deux ? demande Pierre, un sourcil levé. On dirait des gamins qui viennent de faire une connerie.
— Tout va bien, mec, répond Dorian, nonchalant, en étirant ses bras, son débardeur remontant sur son ventre.
— Ouais, nickel, j'ajoute, mais ma voix sonne faux, et Pierre fronce les sourcils.
— Tout va bien, mec, répond Dorian, nonchalant, en étirant ses bras, son débardeur remontant sur son ventre.
— Ouais, nickel, j'ajoute, mais ma voix sonne faux, et Pierre fronce les sourcils.
Il me dévisage, puis regarde Dorian, et je sens une pointe de suspicion dans son regard. Mon cœur bat trop fort, je m'attends à ce qu'il dise quelque chose, qu'il comprenne. Mais il secoue la tête, rigole doucement.
— Vous êtes bizarres, marmonne-t-il, avant de se lever pour aller chercher des biscuits à grignoter.
Dorian profite que Pierre soit dans la cuisine pour revenir vers moi.
— T'as aimé, avoue, murmure-t-il, sa main saisissant mon paquet.
Je le repousse, un geste sec, mais mes joues brûlent. Il ricane, se cale dans son fauteuil, et je vois dans ses yeux quelque chose de nouveau : une obsession, une envie qui ne va pas s'arrêter là. Pierre revient, s'assoit, et la conversation reprend, faussement légère. Mais sous la surface, tout a changé.
On continue à parler, mais l'air est lourd, saturé de non-dits. Pierre râle à propos de la formation qu'on lui impose de suivre, ses horaires pourris, et je fais semblant d'écouter, un sourire plaqué sur le visage. Dorian, lui, joue le mec détendu, mais ses regards me transpercent, pleins de promesses muettes.
À un moment, il se lève. Il n'est pas discret – provocant : son sexe est dressé et il ne s'en cache pas. Mais Pierre ne voit rien. Mon corps réagit, malgré moi, et je maudis cette faiblesse. Pierre bâille, propose de lancer une nouvelle série, et je hoche la tête, mécaniquement. Le sourire qu'il me réserve en s'enfonçant ensuite dans le fauteuil me dit : « On remettra ça ».
Comme pour me convaincre que ça n'avait pas vraiment eu lieu, je serre Pierre dans mes bras, qui me répond en m'embrassant tendrement la main. Mais l'image de Dorian, à genoux, s'ancre dans mon cerveau. C'est plus fort que moi.
Je sais que je devrais arrêter, mettre de la distance, mais une part de moi veut replonger, voir jusqu'où ça peut aller. Et ça, ça me fait peur. Mais je réussis à me détendre et à me concentrer, malgré l'ambiance, sur les images qui défilent sur la télévision.
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