00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Evano Enfin, ton corps parla au mien. XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Enfin, ton corps parla au mien. — Chapitre 3 · L’évidence

12 minutes
3.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Evano
Evano
Histoires publiées
30
Abonnés
87
J'aime cumulés
3.2k

Enfin, ton corps parla au mien.

Chapitre 3 · L’évidence

Nous sommes restés là, haletants, l'un contre l'autre, tremblants dans la moiteur du lit. Je viens de te remplir pour la première fois. Tu viens de jouir, foudroyée de plaisir, tes jambes échouées de part et d'autre de mon torse, ta peau brûlante plaquée contre la mienne, nos souffles mêlés.
Nos corps ruisselants, fébriles, mêlés d'orgasme. Je me redresse doucement, mon sexe sortant de ton corps brûlant. Encore dur. Dressé. Vibrant d'un reste de pulsion qui refuse de mourir.
À peine je bouge que déjà, tu me repousses doucement du plat de la main. Tu baisses les yeux. Tu contemples ma verge, fière et luisante, dressée entre tes cuisses encore ouvertes. Un sourire naît au coin de tes lèvres. Tu ne veux pas que ça s'arrête.
Tu te tournes. Lentement. Comme dans un rêve. Tes genoux s'ancrent dans les draps froissés. Tes mains s'avancent. Tes épaules s'inclinent. Ton dos ondule avec grâce. Vertèbre après vertèbre, ton échine se creuse dans une cambrure parfaite. Ton cul s'élève, offert. Ton sexe s'écarte à peine, juste assez pour laisser couler un filet laiteux entre tes lèvres rouges et gonflées. Tu es parfaite.
 Je m'approche de toi, à genoux derrière ce corps qui m'appelle comme une évidence. Ta voix est un murmure rauque :
— Ne bouge pas. Laisse-moi faire.
 Ta main glisse sous ton ventre et trouve ma verge, la caresse avec lenteur, la guide contre ton antre. Un frisson me traverse. Tu me regardes brièvement, juste assez pour m'embraser.
Puis tu t'empales. D'un coup, tu me prends. 
 
Et soudain, un souvenir jaillit.
Cette soirée. Cette partie de Just Dance, il y a quelques années. Ton copain était rentré plus tôt. Tu étais restée. Il était tard et tôt à la fois. Nous étions les derniers à jouer et à nous trémousser devant la télé. Tu m'avais rendu fou toute la soirée, ta jupe légère virevoltant sans jamais rien révéler. Mauvaise perdante comme toujours, tu ne supportais pas que je puisse gagner. Soudain, instinctivement, tu étais venue coller ton corps au mien. D'abord la hanche pour me pousser, puis, quand je t'ai attrapée pour te bloquer, tes fesses sont venues se poser contre mon bassin… contre mon sexe… Tu le frottais en riant, toujours concentrée sur le jeu. Évidemment que tu as gagné. Mais ce soir, ton cul n'est plus une parade.
Il est à moi.
 
Je te caresse
Sans te toucher autrement que par ma queue. Ton cul rebondit contre mon bas-ventre. Mes couilles frappent et frottent ton clito que tu presses de tes doigts, toujours entre tes cuisses.
 Je te regarde.
Fasciné. Ton bassin ondule lentement, ta cambrure se creuse à chaque mouvement. La joue posée sur le matelas, ton visage se déforme, ta bouche ouverte, tes yeux fermés, contractés, concentrés.
Je te contemple.
Ma queue disparaît en toi, centimètre par centimètre, avalée, dévorée. Ton trou humide m'aspire, m'enlace, me possède. Tu gémis en te frottant sur moi, remontes, redescends.
Je t'écoute.
Tu gémis à chaque va-et-vient. Animal. Sourd. Comme si tu relâchais une tension bien trop longtemps contenue.
Je reprends le contrôle. 
Mes mains saisissent tes hanches moites. Je me retire lentement, jusqu'à ce que seul le bout de mon sexe effleure ta vulve ouverte. 
Tu patientes. Te cambres davantage. Te retournes à peine, rieuse, provocante.
— Tu tiens encore ?
Ma réponse est brute. Une poussée sèche, profonde, brutale. Tu hurles. Ton dos se tend, ton cou s'arque. Je ressors lentement. Ta chatte me serre, m'enlace, s'accroche. Je recommence. Un autre coup. Plus fort. Profond. Entier. Tu te tords, ta voix brisée se perd dans les draps. Mon souffle court, rauque, perdu. Je te tiens. Je te dévore. Encore. Chaque coup fait trembler la pièce.
Tu cries. Un son qui déchire l'air.
 
Soudain, un autre souvenir jaillit.
Un blind test, un soir de printemps. Les musiques de notre jeunesse. Les années 2000. Assis l'un à côté de l'autre, ton copain de l'autre côté, penché sur son téléphone. Tu posais ta main sur ma bouche pour m'empêcher de répondre, hilare. Moi, tentant de te faire lâcher prise en t'enlaçant, te chatouillant. Ce contact trop long, trop électrique pour être innocent. Ce n'était pas un jeu. C'était une promesse.
 
Je te fais taire à mon tour, ma main sur tes lèvres. Tes cris deviennent soupirs étranglés. Tu halètes. Tu gémis. Tes yeux roulent. Tu ne penses plus. Tu ressens mon sexe te pénétrer sans fin. Tes cuisses tremblent. Tes épaules s'écrasent contre le lit. Tu baisses encore d'un cran, ton cul relevé à l'extrême, et je vois tout de toi. Ton intimité, ton cœur battant. Ton anus qui se contracte au rythme de mes coups de reins, appel muet, secret dévoilé. Tes gémissements montent en moi. J'enlève ma main, glisse deux doigts dans ta bouche. Tu les suces avidement, comme une extension de ma queue. Tu tiens à peine. Je varie le rythme, ralentis, mais je te visite entièrement à chaque passage. Mon bassin percute tes fesses rougies. Mes couilles cognent au-dessus.
 
Je glisse mon pouce entre tes lèvres. Tu le lèches. Tu sais. Car je me souviens.
Nous étions réunis chez toi pour les préparatifs du mariage. Les quatre témoins de l'amour de nos amis. On évoquait les jeux à faire durant la cérémonie, quelles questions poser aux mariés, quelles limites franchir dans ce jeu de vérité. Tu avais ri en avouant qu'un petit pouce dans le cul en levrette, “ça faisait toujours son petit effet”…
 Alors je le fais.
Ce que tu aimes.
Ce que tu attends.
Je le glisse contre ta rondelle, la caresse, l'apprivoise… Et tu t'ouvres.
L'effet est immédiat. Tu te cambres, te tends, te redresses, tes mains accrochent ma nuque, ta tête bascule en arrière, ta bouche ouverte dans un râle muet. Ton corps devient arc, flamme, offrande. Tes seins dansent, ton ventre ondule, tout en toi vibre d'une beauté indécente.
 Je te prends comme jamais je n'ai pris femme.
Avec tout ce que je suis. Je me perds en toi. Je me fonds. Et tu me prends.
 
Mon sexe pulse, se retire. Ton corps me suit. Tu gémis, implores. Mes reins cognent tes fesses marquées. Je suis à bout. Mais tu ne me laisses pas partir. Ta main attrape ma queue, la colle contre toi. 
Je jouis. 
Un râle. 
Un cri. 
Une lumière blanche.
 
Ma semence jaillit, éclate sur ton clito, comme un feu sacré. Ton corps se plie, se tend, hurle sans son. Tu jouis contre mon doigt, contre ma peau, contre tout ce que je te donne. Nous chutons ensemble. Éteints, allumés. Enchevêtrés dans une chaleur douce.
Le temps s'efface. Il ne reste que le silence sacré de l'après.
Le matin s'est glissé sur nous sans bruit. Une lumière pâle, dorée, douce comme un murmure, caresse les draps froissés. Le volet entrouvert laisse passer un rai de soleil qui trace sur ton dos une ligne chaude, presque irréelle. Ta peau respire encore la nuit, satinée de sommeil et de plaisir, mêlée à la mienne dans une étreinte lente et paisible.
Je suis réveillé avant toi. Ou peut-être ne me suis-je jamais vraiment endormi. Ton corps est là, contre le mien, abandonné mais vivant. Ton buste contre mon ventre. Mon bras repose autour de toi, paume posée dans ton dos. Ton nez frôle ma nuque, et je respire cette odeur de toi, celle de ta chevelure, de la sueur, du sexe, de la nuit et de l'amour. Je bouge à peine, pour ne pas rompre ce charme. Le monde est figé. Il n'existe que cette lumière, cette chaleur, ce silence traversé par nos souffles mêlés.
 
Enfin tu bouges. Ton bassin se frotte doucement à ma cuisse. Un frisson parcourt mon sexe, encore engourdi mais vivant. Tu souris. Tes yeux s'ouvrent lentement. Tu te retournes sans un mot et nos regards se croisent dans cette clarté nouvelle. Il n'y a rien à dire. Il n'y a que cette évidence, cette douceur suspendue entre nos deux peaux.
Un baiser. Léger. Humide. Comme une rosée. Nos lèvres se cherchent, s'embrassent avec cette tendresse qui naît dans l'après.
Puis, sans un mot, tu te lèves. Nue. Sublime. Ta silhouette éclairée de biais par le soleil est celle d'une déesse sortie d'un rêve. Tu tends la main. J'attrape tes doigts. Je me lève à mon tour, encore engourdi de toi. Nous marchons jusqu'à la salle de bain, lentement, sans rompre le fil.
 
La douche s'ouvre. L'eau tiède cascade sur ton dos. J'entre derrière toi. Mes bras t'enlacent. Nos corps se cherchent, se retrouvent, se redécouvrent dans cette lumière diffuse et cette vapeur douce. L'eau ruisselle sur ta nuque, descend le long de ta colonne. Mes mains suivent le même chemin. Je te caresse comme on murmure. Comme si j'avais peur de troubler la beauté de ce moment. Tu te retournes. Nos fronts se touchent. L'eau coule entre nos visages. Nos corps glissent l'un contre l'autre, encore collés d'amour, encore habités de la nuit. Mon sexe se dresse à nouveau, doucement, sans violence. Juste une réponse naturelle à la splendeur de ta peau contre la mienne.
 Tu souris encore. Tu poses ta main entre nos corps. Et moi, je ferme les yeux. Nous ne faisons pas l'amour. Nous prolongeons ce qu'il reste de notre nuit. Toi. Moi. L'eau. La lumière.
Nous restons là, quelques instants de plus, l'eau ruisselant sur nos corps emmêlés, comme si nous pouvions figer le monde. Puis, sans un mot, nous nous détachons lentement. Il est temps de redescendre.
 
On ne peut pas arriver ensemble. Pas comme ça. Pas avec ces traces de toi sur ma peau, pas avec ce sourire que je n'arrive pas à effacer. Alors, tu t'enveloppes dans une serviette, puis tu enfiles tes vêtements légers et tu descends la première. Je reste encore un moment seul dans la chambre, à écouter le silence après la tempête.
Je repense à tout. À ta bouche sur la mienne. À ta voix étouffée contre mon cou. Aux murs qui ont dû trembler. À nos amis qui vont poser des questions. Aux mariés, surtout. C'est leur jour. Leur histoire. Nous, nous ne devrions être que les témoins discrets. Ce qui s'est passé doit rester un secret. Juste à nous.
 
Quand je descends à mon tour, la terrasse est déjà animée. Les invités rient, les assiettes s'entrechoquent doucement, l'odeur du café flotte dans l'air chaud du matin. Et puis, je croise ton regard.
Quelque chose ne va pas.
Je m'approche. Je m'assois. Je prends la conversation en route.
— …non mais ok, vous êtes mariés, vous vous aimez, tout ça… commence une amie de la mariée en s'adossant à sa chaise, moqueuse. Mais vous auriez pu être un peu plus discrets quand même !
La mariée fronce les sourcils, interloquée.
— De quoi tu parles ?
— T'as crié tellement fort qu'on aurait dit qu'un film porno était tourné sur le toit.
Tu détournes les yeux. Je comprends. Je comprends tout. Nos fenêtres ouvertes. Nos corps sans retenue. Le son de ta voix.
Un autre invité en rajoute une couche.
— Et quand on croyait que c'était fini, je t'ai entendu dire : « ne bouge pas. Laisse-moi faire.! » On s'est dit, ok, c'est reparti pour un tour. Franchement, chapeau !
Je m'assois à la table et immédiatement on me pose la question : 
— T'as entendu aussi, toi ?
Je prends une gorgée de café, fais mine de soupirer.
— Ah bah difficile de pas entendre. Ce n'est pas super sympa pour ceux qui sont célibataires de nous rappeler que vous, vous êtes en couple, et heureux.
Nouvelle salve de rires. Mais la mariée, elle, blêmit.
— Mais… non ! Ce n'était pas moi ! On n'a rien fait ! Je dormais ! Sérieusement, vous croyez vraiment que…
Elle se tourne vers son mari, à moitié dans les vapes, les cheveux en bataille, une cuillère de yaourt à moitié portée à la bouche.
— Tu dis rien, toi ?!
Il cligne des yeux, prend une inspiration.
— Moi ? J'étais tellement bourré que je me suis endormi en deux secondes. J'aurais pas su bander même avec des pilules bleues.
Quelques rires fusent. Il ajoute avec un sourire plein d'ironie :
— D'ailleurs, c'était peut-être pas avec moi que t'as couché, chérie ? 
— QUOI ?! hurle-t-elle. Mais c'est pas moi qui ai baisé ! On n'a rien fait depuis trois mois !
Un silence. Figé. Total.
Toutes les fourchettes s'arrêtent en l'air. Tous les regards se croisent, incertains.
Sauf nous. 
Toi et moi, on ne dit rien. 
On se regarde, comme deux âmes complices dans la rumeur du monde.
Un frémissement sur ta bouche. 
Mon cœur cogne. Mon souffle hésite.
Ton genou vient se coller au mien, sous l'ombre de la table.
Et en silence, enfin, ton corps parla au mien.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Une suite est prévue prochainement. Restez à l'affût !

Commentaires ()

Passer les 6 commentaires
Photo de profil de Catanonymus
Catanonymus
2 juillet 2025 à 12:51
Je me suis laissée porter par ces trois chapitres. Merveilleuses sensations. Très bien écrit. Merci de décrire ces moments sublimes avec tant d'émotions.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de aime28
aime28
2 juillet 2025 à 12:45
Magnifique rencontre entre deux personnes qui se cherchait depuis un moment et se sont trouvés
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Monsieur_Camembert
Monsieur_Camembert
2 juillet 2025 à 07:30
Superbe récit!!!
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Cowlyjobb Au revoir ? XSTORY
Au revoir ?
Chapitre unique
Par
25
0
1.4k
Hétéro
✦ libremax29 Nolween, l'enseignante XSTORY
Nolween, l'enseignante
Chapitre unique
Par libremax29
208
1
17.6k
Hétéro
✦ Moucheroute Moment suspendu au sauna XSTORY
Moment suspendu au sauna
Chapitre 2
Par Moucheroute
106
0
5.9k
Hétéro
✦ xmas Personae XSTORY
Personae
Chapitre 3
Par xmas
45
3
3.7k
Hétéro
✦ Galaxie55 Une part de notre histoire XSTORY
Une part de notre histoire
Chapitre unique
Par Galaxie55
108
6
5.4k
Hétéro
✦ Dudubigzen Un matin avec Sarah XSTORY
Un matin avec Sarah
Chapitre unique
Par Dudubigzen
41
0
12.8k
Hétéro
✦ hermes25111 Une dernière fois XSTORY
Une dernière fois
Chapitre unique
Par hermes25111
145
4
15.3k
Hétéro
✦ Swingme La nuit où je t'ai partagée XSTORY
La nuit où je t'ai partagée
Chapitre unique
Par Swingme
186
3
31.2k
Hétéro
✦ Merangwaï Histoire ordinaire d'un couple adultère XSTORY
Histoire ordinaire d'un couple adultère
Chapitre 1
Par Merangwaï
286
7
19.9k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio