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L'inconnu de Montparnasse — Chapitre 2 · La parenthèse étoilée.

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L'inconnu de Montparnasse

Chapitre 2 · La parenthèse étoilée.

Le TGV s'était ébranlé doucement depuis Montparnasse. Assise côté fenêtre, Claire regardait défiler les paysages encore engourdis par l'hiver. Mais elle ne voyait rien vraiment. Tout en elle vibrait encore. Son corps, las et chaud, gardait les empreintes de Marc comme une brûlure délicieuse. Ses reins, ses cuisses, son ventre… tout vibrait du souvenir de ce début de journée. Cette troisième étreinte, animale, brute, sauvage, l'avait laissée pantelante. Et pourtant, elle en aurait re-demandé.
Quand elle posa enfin le pied sur le quai de la gare Saint-Jean, elle reprit lentement ses esprits. Elle n'était plus la femme frémissante de tout à l'heure, mais Claire, quarante-trois ans, épouse fidèle, fille attentionnée. Et elle venait pour sa mère.
Une opération bénigne de la cataracte, à la clinique Bel Air. Trois jours à Bordeaux, le temps que sa mère se remette un peu, qu'elle l'aide dans les gestes du quotidien, qu'elle lui tienne compagnie. Rien d'exceptionnel, mais c'était le genre de présence que Claire avait toujours voulu avoir pour elle. Une forme de fidélité et de reconnaissance envers sa mère
Le taxi la déposa à l'entrée de l'immeuble de sa mère, dans le quartier de Caudéran. L'appartement sentait le propre, les volets étaient entrouverts, et sa mère, lunettes sombres sur le nez, l'accueillit avec son éternel sourire doux.
— Tu es venue, ma chérie… Merci. Ce n'est rien, tu sais, juste un peu flou encore.
— C'est normal maman, et puis je suis contente d'être là.
Claire joua son rôle à la perfection. Elle l'aida à s'asseoir, lui prépara du thé, lui lut les instructions du médecin. Mais au fond d'elle, quelque chose revenait sans cesse à son esprit : Marc.
Elle s'enferma dans la salle de bains pour se doucher et changer de vêtements. En se déshabillant, elle vit son reflet. Ses seins, encore rougis par les caresses. Son cou, une marque presque invisible, mais pourtant bien réelle. Elle eut un frisson.
Son téléphone vibra.

Bien arrivée ? J'espère que ta mère va bien. Je pense à toi. Si tu veux, je suis à deux pas du Grand Théâtre. Je n'ai rien prévu ce soir. Mais tu n'as aucune obligation, Claire. Je voulais juste te dire que j'aimerais te revoir.

Simple et élégant. Aucun chantage, il la laissait libre. Et pourtant, ces quelques mots suffisaient à faire fondre toutes ses défenses. Elle prit quelques minutes avant de répondre.

Elle va bien. Merci. Je suis un peu fatiguée… mais peut-être que ça me fera du bien de sortir un peu. Je te dirai plus tard.

Après avoir pris sa douche, elle s'assit au bord du lit, la serviette nouée autour d'elle, le cœur battant. La nuit allait tomber sur Bordeaux, et en elle, une question grandissait, obsédante :
Et si j'y retournait ?
Claire referma la porte de l'appartement avec mille précautions. Sa mère s'était endormie paisiblement, les volets à moitié clos, un peu de musique douce dans le fond. Elle laissa une petite lumière dans le couloir, mit son téléphone sur silencieux, et descendit les escaliers sans faire de bruit.
Il était 21h15. L'air était doux pour un mois de décembre à Bordeaux. Le ciel avait cette teinte bleu nuit, à peine striée par les réverbères dorés. Claire avait enfilé une robe noire simple, élégante, subtilement décolletée, avec un manteau long pour ne pas attirer les regards. Elle se sentait fébrile, comme avant un premier rendez-vous. Elle n'avait pas eu cette sensation depuis... des années.
Marc l'attendait dans le hall du Grand Hôtel. Il se leva en la voyant entrer. Costume parfaitement taillé, une main dans la poche, l'autre tendue vers elle.
— Tu es magnifique. dit-il simplement, en l'embrassant tendrement sur la joue.
Le maître d'hôtel les accueillit aussitôt avec les égards les plus distingués. Ils furent conduits à leur table, dans la salle feutrée du Pressoir d'Argent. Moquette épaisse, nappes immaculées, argenterie brillante. La lumière tamisée caressait les visages, adoucissait les gestes. Le plafond était orné de moulures délicates, les murs capitonnés étouffaient le moindre bruit. Tout ici respirait le luxe, la discrétion, l'excellence.
Le ballet silencieux du personnel commença : le maître d'hôtel présenta la carte, la sommelière, d'un ton à la fois précis et chaleureux, proposa un Pessac-Léognan aux notes boisées et profondes. Claire acquiesça, un peu intimidée, mais touchée par l'attention. Elle sentait le regard de Marc sur elle, doux et brûlant à la fois.
Le menu dégustation fut lancé.
Un premier amuse-bouche délicat, une émulsion de cèleri et truffe. Puis une langoustine rôtie à la perfection, un filet de bar au beurre citronné, un pigeon tendre, cuisson rosée. Chaque plat était une œuvre d'art. Claire savourait, à la fois le repas, l'ambiance, et surtout... le moment.
Ils parlaient peu, ils n'en avaient pas besoin, leurs regards se suffisaient. Parfois, leurs mains se frôlaient. Une tension subtile, continue, irrésistible.
À la fin du dîner, Marc se leva en silence et simplement l'invita d'un regard. Claire le suivi. Dans l'ascenseur il n'y avait plus que le bruit léger de leurs souffles.
Dans la chambre, vaste et baignée d'une lumière douce, il la regarda longuement. Puis s'approcha, lentement, comme pour s'assurer qu'elle ne fuirait pas. Elle leva les yeux vers lui, et sans un mot, vint cueillir ses lèvres.
Le baiser fut d'abord tendre, puis plus profond, plus affirmé. Claire retira son manteau, sa robe glissa au sol. Elle se retrouva nue, pieds nus sur la moquette douce, offerte et désirable. Marc ne disait rien, il la regardait, fasciné. Il approcha ses mains, caressa ses hanches, ses seins, la courbe de son dos.
Ils s'allongèrent sur le lit.
Cette nuit ne serait pas comme l'après-midi torride à Paris. Ce serait une nuit douce, raffinée, mais tout aussi brûlante. Une nuit d'exploration, de murmures, de mains patientes, de corps qui se cherchent et se trouvent dans une harmonie parfaite.
Et quand leurs souffles se mêlèrent à nouveau dans l'ombre du grand lit du Régent, ce fut comme une consécration. Claire se laissa aimer. Et cette fois, elle l'aima aussi.
Le rideau tiré n'empêchait pas la lumière discrète de la ville de filtrer par les bords. Dans cette semi-obscurité, le corps nu de Claire se dessinait en ombres douces sur les draps immaculés. Marc s'était approché, avait défait sa chemise sans la moindre hâte, sous ses yeux. Il sentait que Claire n'était pas seulement prête, elle était avide. Mais d'une avidité élégante, contenue, brûlante sous la surface.
Elle le regardait comme on admire une œuvre précieuse qu'on rêve de toucher. Et quand il s'allongea contre elle, leurs peaux se rencontrèrent dans un frisson commun. Elle passa sa main sur son torse, sur ses épaules solides, sur ce corps masculin qui dégageait une force tranquille.
Leurs bouches se retrouvèrent. Le baiser était langoureux, profond, chargé de tout ce qui n'avait pas pu s'exprimer au restaurant. Claire se laissait porter. Ses jambes s'ouvrirent pour accueillir Marc, mais il ne se précipita pas. Il s'attarda sur ses seins qu'il embrassa avec une tendresse vorace. Il les caressa, les lécha, les mordilla doucement jusqu'à la faire frissonner, gémir.
— Tu es divine... murmura-t-il dans le creux de son oreille avant d'y glisser sa langue, provoquant un soupir de plaisir.
Il descendit lentement, traçant un chemin de baisers entre ses côtes, son ventre, jusqu'à la naissance de ses cuisses. Là, il la contempla un instant. Claire ouvrit un peu plus les jambes, offerte, haletante déjà, le regard plongé dans le sien. Il n'eut plus aucune hésitation.
Ses lèvres et sa langue trouvèrent le cœur de son désir. D'abord tendres, presque taquines, puis plus précises, plus déterminées. Claire bascula la tête en arrière, une main dans les cheveux de Marc, l'autre crispée sur le drap. Il savait exactement comment la faire fondre. Il alternait pression et douceur, s'arrêtait juste avant qu'elle n'explose, puis recommençait avec une lenteur exquise. Il la fit monter, descendre, puis remonter encore. Jusqu'à ce que, d'un cri retenu, elle se cambre, le corps tendu et jouisse sous sa langue, secouée d'un spasme long, profond, presque douloureux tant il était intense.
Il remonta vers elle et l'embrassa à nouveau, lui faisant goûter sa propre saveur. Claire, encore tremblante, se redressa et le fit basculer sur le dos. Cette fois, c'est elle qui prit les rênes.
Elle monta à califourchon sur lui, lentement, sentant sous elle la raideur de son sexe dressé. Elle le guida en elle, doucement, s'empalant avec un soupir long et profond. Ils restèrent immobiles quelques secondes, savourant cette union. Puis elle commença à bouger. Un va-et-vient lent, maîtrisé, où chaque mouvement faisait gémir Marc de plaisir.
Elle s'offrait à lui, belle, rayonnante, sensuelle. Elle ondulait du bassin, le regardait dans les yeux, le caressait, le tenait par les poignets, prenait son plaisir en même temps qu'elle offrait le sien. C'était sauvage et élégant à la fois. Marc la laissait faire, fasciné.
Quand il sentit qu'il était au bord, il la saisit soudain par la taille, la fit basculer sur le côté, puis la retourna, la mettant à quatre pattes. Claire ne protesta pas, au contraire. Elle aimait cette énergie, cette prise en main soudaine.
— Prends-moi… comme tu veux… souffla-t-elle, la voix rauque.
Il la pénétra d'un coup ferme, profond, les mains accrochées à ses hanches. Elle gémit, les mains agrippées à la tête de lit. Il accéléra. Le bruit des corps qui se frappent, le souffle rapide, les gémissements, tout montait dans la chambre comme une symphonie charnelle.
Marc la tenait fermement, la tirait vers lui à chaque coup de reins. Il glissa une main sous elle, caressa son clitoris pendant qu'il la prenait, et Claire explosa une nouvelle fois, les cuisses tremblantes, les reins cambrés, le cri étouffé dans l'oreiller.
Il la suivit peu de temps après, se répandant en elle dans une ultime poussée, le souffle court, les yeux clos, les muscles noués par le plaisir.
Ils restèrent ainsi un moment, collés, mêlés, encore unis. Puis il s'allongea à côté d'elle, l'attira dans ses bras. Ils ne dirent rien. Pas besoin, le silence était plus éloquent que n'importe quel mot.
Claire n'avait plus envie de penser à rien. Ni à demain, ni à son mari, ni à la réalité… Juste à cette nuit.
La nuit avait doucement avancé, mais le temps semblait suspendu entre les murs feutrés de la chambre du Grand Hôtel. Les draps froissés, le parfum de leurs corps mêlés, et la lumière tamisée des appliques faisaient de cette pièce un cocon de volupté.
Claire, nue contre Marc, sentait encore la chaleur de ses mains sur sa peau. Elle aurait pu s'endormir là, comblée, repue, enveloppée par la force tranquille de cet homme. Mais un feu doux, continu, brûlait encore en elle. Une faim nouvelle, insatiable, qu'elle ne se connaissait pas.
— Tu veux dormir ? demanda-t-il dans un murmure, la bouche contre ses cheveux.
Elle releva les yeux vers lui, et un petit sourire mutin étira ses lèvres.
— Non… je n'ai pas envie que cette nuit s'arrête.
Il la regarda avec cette intensité qui la faisait chavirer à chaque fois. Il effleura sa joue du bout des doigts, puis ses lèvres, puis descendit le long de son cou, lentement. Claire sentit à nouveau ce frisson délicieux naître dans son ventre, cette tension douce s'installer, ce besoin de lui revenir.
Elle se redressa, s'assit à califourchon sur lui. Ses cheveux tombaient en cascade autour de son visage, caressant sa poitrine. Elle le regardait fixement, et d'une main sûre, elle recommença à explorer son corps, de son torse ferme jusqu'à son sexe. Il était déjà presque prêt à la recevoir.
Mais cette fois, elle voulait prendre son temps.
Elle s'abaissa, glissa entre ses jambes, le caressa, l'embrassa. Sa langue s'aventura, chaude, souple, précise. Marc gémit doucement, la main dans ses cheveux, la respiration saccadée. Elle le suçait lentement, en rythme, en l'observant, comme pour l'amener à la limite… puis s'arrêter, encore et encore. Il n'en pouvait plus, il lui murmura :
— Viens… laisse-moi te sentir encore…
Elle remonta sur lui, et s'empala à nouveau, mais cette fois sans un mot, dans un gémissement presque douloureux de plaisir. Elle resta immobile, juste ce contact, profond, puissant. Puis elle se pencha et l'embrassa avec une langueur infinie. Leur respiration s'unissait, se fondait.
Ils recommencèrent à bouger ensemble, lentement, avec un naturel bouleversant. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Elle ondulait, il la guidait, leurs corps glissaient l'un contre l'autre, dans une chorégraphie silencieuse, brûlante. Il l'embrassait partout, sur ses seins, sa bouche, ses tempes pendant qu'elle le montait avec une grâce féline, tremblante de plaisir.
Puis Marc la fit basculer à nouveau, avec une douceur ferme. Il s'allongea sur elle, la regarda dans les yeux, et la pénétra profondément en prenant tout son temps, s'enfoncant centimètre par centimètre. Claire poussa un cri étouffé, et l'enlaça avec force. Ils firent l'amour ainsi, longtemps, intensément, en se regardant, en se caressant, en murmurant des mots qu'ils ne contrôlaient même plus. Le plaisir monta lentement, comme une vague chaude, irrésistible, jusqu'à les submerger ensemble, cette fois dans un cri commun, une étreinte infinie.
Après cela, ils restèrent lovés l'un contre l'autre. Claire avait la tête sur son torse, et Marc lui caressait doucement le dos, le regard perdu dans le plafond orné de moulures anciennes.
Elle ne savait plus quelle heure il était. Et elle s'en fichait.
Elle n'avait jamais vécu ça. Ce genre de nuit. Cette sensation de fusion. Ce sentiment d'être pleinement vivante. Désirée. Vibrante.
Elle sentit qu'elle allait pleurer, pas de tristesse bien sûr, mais de plénitude.
Marc le comprit sans un mot. Il la serra un peu plus fort contre lui, et ils s'endormirent ainsi, dans le silence feutré d'une chambre luxueuse, enveloppés d'une parenthèse dont aucun des deux ne voulait sortir.
Au matin, la chambre baignait dans une lumière tamisée, filtrée par les lourds rideaux couleur ivoire. Un silence feutré enveloppait la pièce, interrompu seulement par le souffle régulier de Marc, toujours endormi à ses côtés. Claire ouvrit lentement les yeux, encore enveloppée de cette douce torpeur qui suit les nuits d'extase.
Elle mit quelques secondes à se rappeler où elle était. Le lit immense, les draps d'un blanc immaculé, l'épaisse moquette sous ses pieds nus la veille... Tout cela n'était pas un rêve. Elle tourna la tête et le regarda. Marc dormait sur le dos, le visage détendu, paisible, viril. Sa poitrine se soulevait doucement. Et plus bas, sous les draps rejetés, se dressait une évidence.
Son sexe, gonflé, dressé vers le plafond, palpitait doucement dans le matin calme. Claire resta un instant immobile, le cœur battant, fascinée par cette érection matinale, brutale dans sa simplicité. Un frisson la parcourut. Ce sexe, elle le connaissait déjà, elle l'avait senti profondément en elle quelques heures plus tôt, en elle, contre elle, dans sa bouche, son ventre, contre son dos... Et pourtant, il lui paraissait encore plus désirable dans cet abandon.
Doucement, comme un chat, elle se glissa sous les draps. Elle ne voulait pas le réveiller d'un seul coup, mais le faire glisser vers elle, dans un éveil lent, brumeux, sensuel.
Elle commença par l'effleurer de ses doigts, tout doucement. La peau tendue, chaude, pulsait sous sa main. Elle approcha ses lèvres, déposa un baiser à la base, puis un autre, un peu plus haut. Elle le prit délicatement dans sa bouche, jouant avec lenteur, en silence, savourant chaque mouvement.
Marc remua, grogna légèrement. Il ouvrit à peine les yeux, encore entre deux mondes, puis les referma aussitôt en soupirant. Un long soupir de plaisir animal.
Claire poursuivit, avec une lenteur calculée, rythmée par la respiration de son amant. Elle le sentait durcir encore, réagir à sa langue, à ses lèvres qui le prenaient, le relâchaient, puis le reprenaient. Marc posa doucement sa main sur sa tête, l'encourageant sans parler, les yeux toujours fermés.
Mais Claire voulait plus. Elle voulait le sentir de nouveau en elle.
Elle remonta lentement, embrassa son torse, son cou, mordilla son oreille. Il la regarda enfin, un sourire paresseux au coin des lèvres.
— Voilà une merveilleuse façon de se réveiller, murmura-t-il, la voix rauque.
Elle ne répondit pas. Elle s'installa à califourchon sur lui, empoigna son sexe dur et le guida en elle, en un mouvement lent, profond, irrésistible. Ils soupirèrent ensemble.
Elle commença à bouger, très doucement d'abord, ondulant du bassin, les mains posées sur son torse. Marc caressait ses hanches, ses seins, suçait ses mamelons, la regardait avec admiration. Il la laissait faire, laissait Claire prendre le contrôle de ce réveil sensuel.
Le rythme s'intensifia. Leurs souffles s'accélérèrent. Claire, dans une transe délicieuse, les yeux clos, s'abandonna complètement à la sensation de son sexe tendu la remplissant à nouveau. Elle allait jouir, elle le savait. Pas d'explosion cette fois. Juste une montée, douce, continue, une vague lente qui l'envahit entièrement.
Marc la serra contre lui dans un dernier mouvement, et ils se figèrent ensemble, l'un contre l'autre, haletants, comblés.
Ils restèrent ainsi un moment, sans bouger, enveloppés par la chaleur du matin et du plaisir partagé.
Puis, dans un murmure, Claire dit :
— Je n'ai jamais vécu un réveil aussi doux… ni aussi troublant.
Marc la serra davantage, l'embrassa et répondit :
— Et ce n'est peut-être que le début.
Le silence s'était à nouveau installé dans la chambre, mais il n'avait plus rien de vide. Il était habité, par les soupirs, les caresses, les souvenirs à peine refroidis du plaisir partagé. Claire reposait contre Marc, sa joue sur sa poitrine. Ils ne disaient rien, savourant l'instant.
Puis, doucement, il glissa une main vers la table de nuit et attrapa le téléphone. Il appela le room service.
— Le petit déjeuner dans la chambre, murmura-t-il à Claire avec un sourire. Tu ne vas pas t'habiller tout de suite, si ?
Elle sourit, l'embrassa dans le cou.
— Non, je veux encore traîner nue contre toi.
Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte. Marc enfila un peignoir, alla ouvrir. Claire resta sous les draps, amusée, à peine cachée. Le chariot roulait silencieusement sur la moquette, chargé de viennoiseries encore chaudes, de fruits frais, de beurre et de confitures, de deux grands cafés et de jus d'orange fraîchement pressés.
Il referma la porte, roula le chariot jusqu'au lit.
— Service cinq étoiles, annonça-t-il. Et la plus belle femme de la ville pour le partager.
Elle se redressa, toujours nue, les draps glissant autour de sa taille découvrant sa belle poitrine. Ses cheveux en désordre, son corps encore marqué d'amour, elle était magnifique. Elle s'installa contre les coussins, tira une tasse de café vers elle, le regard brillant.
— Tu sais que je n'ai pas envie de partir ? dit-elle doucement, presque malgré elle.
Marc lui tendit la corbeille de viennoiseries.
— Et pourtant, tu le dois. Ta mère t'attend, n'est-ce pas ?
Elle hocha la tête.
— Oui. Elle est réveillée à cette heure. Je vais la rejoindre et passer la journée avec elle.
Il la regarda longuement.
— Et moi, j'ai un déjeuner d'affaires tout à l'heure. Pas loin d'ici.
Il ne proposa pas de la revoir. Il la laissa libre, comme toujours. Mais dans son regard, il y avait une lueur… une attente.
Ils finirent de petit-déjeuner dans une ambiance légère, presque complice, comme s'ils étaient déjà amants depuis longtemps. Claire se leva la première, enfila lentement ses vêtements, en silence. Marc la regardait, assis au bord du lit, toujours en peignoir. Lorsqu'elle fut prête, elle s'approcha, déposa un long baiser sur ses lèvres.
— Merci pour… tout.
— Merci à toi, Claire.
Elle hésita un instant. Puis :
— Tu m'écriras ? Ou… tu m'appelleras ?
Il sourit, caressa sa joue.
— Si tu veux, oui. Mais c'est toi qui décideras. Moi, je ne suis pas pressé. Je suis juste heureux de t'avoir rencontrée.
Elle acquiesça, émue. Et tourna les talons, quittant la chambre en silence, sans se retourner.
Dans le couloir du Grand Hôtel, alors que l'ascenseur descendait lentement vers le hall, elle sentit son cœur battre à tout rompre. Était-ce le début d'une histoire ? Une simple parenthèse ? Elle n'en savait rien, mais elle se sentait vivante, vraiment vivante.
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Conteurreveur
9 septembre 2025 à 11:23
Belle suite...
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Diablessee
3 août 2025 à 13:13
Ravie de voir une suite, hâte de lire la suite.
Toujours aussi belle plume
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assas78
2 août 2025 à 19:40
Une très belle suite, toujours aussi bien écrite.
Une rencontre pleine de sensualité entre deux personnes qui n'auraient jamais du se rencontrer.
Un rêve pour beaucoup que l'on aime faire pour s'endormir, plein d'espoir, dans un grand lit vide.
On se dit : Et pourquoi pas moi, demain ?
Merci
Soyez respectueux
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Photo de profil de Domat_75015
Domat_75015
30 juillet 2025 à 16:47
Excellent !
Tres belle plume.
Claire commence à etre déchirée entre son éducation, son sens du devoir, et ce qu'elle est en train de découvrir d'elle, en elle.
Elle pourrait aller avec Marc, profiter d'une soirée en face, au Grand Théatre ou profiter d'un des fameux concert de Cathedra, à la cathédrale Saint André ...
Soyez respectueux
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