Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le maître-nageur — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le maître-nageur
Chapitre 3
Il n'est rentré qu'à cinq heures du matin.
‒ Eh, ben, tu vas être frais demain au boulot. Bon, mais alors, raconte ! Tu l'as sautée, Chloé ?
‒ Oui.
‒ Et c'était bien ?
‒ Ça allait.
‒ T'as pas l'air franchement enthousiaste, dis donc !
‒ C'est pas ça, c'est que…
‒ T'as sommeil.
‒ Oui, ben tu dormiras après. Quand tu m'auras dit. Et je veux tout savoir. Tout. Vous y êtes allés ensemble en boîte où vous vous êtes retrouvés là-bas ?
‒ On est d'abord passés par la case café.
‒ Où elle t'a exhibé tant et plus ses nibards sous le nez, je parie.
‒ Non. Enfin, si ! Un peu.
‒ Un peu ? Alors là, je suis bien tranquille. Je la vois d'ici. Comme si j'y étais. Vous êtes restés longtemps ?
‒ Une heure. À peu près.
‒ À parler de quoi ?
‒ D'elle. De sa vie. Qui n'est pas toute rose.
‒ Tu parles !
‒ Non, si c'est vrai, hein ! Contrôleuse fiscale, c'est pas de tout repos. Les trois quarts du temps, t'es reçue comme un chien dans un jeu de quilles. Sans compter les collègues qui passent leur temps à lui mettre des bâtons dans les roues. Si encore ça allait, sur le plan sentimental… mais même pas… c'est de galère en galère. À croire qu'elle les attire…
‒ La pauvre chérie ! Oui, bon. Et vous avez fini par atterrir en boîte. Où vous avez dansé, j'imagine.
‒ Et bu. Beaucoup bu. Surtout elle.
‒ Eh, ben, tu vas être frais demain au boulot. Bon, mais alors, raconte ! Tu l'as sautée, Chloé ?
‒ Oui.
‒ Et c'était bien ?
‒ Ça allait.
‒ T'as pas l'air franchement enthousiaste, dis donc !
‒ C'est pas ça, c'est que…
‒ T'as sommeil.
‒ Oui, ben tu dormiras après. Quand tu m'auras dit. Et je veux tout savoir. Tout. Vous y êtes allés ensemble en boîte où vous vous êtes retrouvés là-bas ?
‒ On est d'abord passés par la case café.
‒ Où elle t'a exhibé tant et plus ses nibards sous le nez, je parie.
‒ Non. Enfin, si ! Un peu.
‒ Un peu ? Alors là, je suis bien tranquille. Je la vois d'ici. Comme si j'y étais. Vous êtes restés longtemps ?
‒ Une heure. À peu près.
‒ À parler de quoi ?
‒ D'elle. De sa vie. Qui n'est pas toute rose.
‒ Tu parles !
‒ Non, si c'est vrai, hein ! Contrôleuse fiscale, c'est pas de tout repos. Les trois quarts du temps, t'es reçue comme un chien dans un jeu de quilles. Sans compter les collègues qui passent leur temps à lui mettre des bâtons dans les roues. Si encore ça allait, sur le plan sentimental… mais même pas… c'est de galère en galère. À croire qu'elle les attire…
‒ La pauvre chérie ! Oui, bon. Et vous avez fini par atterrir en boîte. Où vous avez dansé, j'imagine.
‒ Et bu. Beaucoup bu. Surtout elle.
Il s'est assoupi. Je l'ai secoué.
‒ Eh, je veux connaître la suite, moi !
‒ Dehors, ça s'est fait.
‒ Sur le parking ?
‒ Oh, non ! Non ! À l'écart. Contre un arbre. Elle en voulait. Comment elle en voulait !
‒ T'es bien avare de détails ! Oh, mais elle me dira, elle ! Elle demandera pas mieux.
Et je l'ai laissé dormir
* * *
‒ Eh, je veux connaître la suite, moi !
‒ Dehors, ça s'est fait.
‒ Sur le parking ?
‒ Oh, non ! Non ! À l'écart. Contre un arbre. Elle en voulait. Comment elle en voulait !
‒ T'es bien avare de détails ! Oh, mais elle me dira, elle ! Elle demandera pas mieux.
Et je l'ai laissé dormir
* * *
Chloé n'était pas là. Pardi ! Il fallait qu'elle récupère. Quant à Pascaline, elle barbotait dans la piscine. Elle est venue me rejoindre, toute dégoulinante.
J'ai fait la moue.
‒ Ça laisse à désirer.
‒ Quoi donc ?
‒ Tu sais pas du tout nager en fait.
‒ Pas bien, non.
‒ Et ça te dirait pas d'apprendre ?
Avec un coup de menton dans la direction de Johann.
‒ Tu crois qu'il voudrait ?
J'ai éclaté de rire.
‒ C'est son boulot. Et ça t'offrirait des opportunités.
‒ Oui, mais…
‒ Vas-y ! Allez, vas-y ! Fonce !
Elle l'a fait. D'un pas hésitant.
Ils ont échangé quelques mots. Et elle est revenue, rayonnante.
‒ Ce soir, après la fermeture, il me prendra.
‒ Ah, ben tu vois !
J'ai fait la moue.
‒ Ça laisse à désirer.
‒ Quoi donc ?
‒ Tu sais pas du tout nager en fait.
‒ Pas bien, non.
‒ Et ça te dirait pas d'apprendre ?
Avec un coup de menton dans la direction de Johann.
‒ Tu crois qu'il voudrait ?
J'ai éclaté de rire.
‒ C'est son boulot. Et ça t'offrirait des opportunités.
‒ Oui, mais…
‒ Vas-y ! Allez, vas-y ! Fonce !
Elle l'a fait. D'un pas hésitant.
Ils ont échangé quelques mots. Et elle est revenue, rayonnante.
‒ Ce soir, après la fermeture, il me prendra.
‒ Ah, ben tu vois !
***
Chloé a fait son apparition sur le coup de quatre heures. S'est laissée tomber dans un transat à nos côtés.
‒ Bon, ben, ça y est, les filles ! Ça y est !
‒ Le maître-nageur ?
‒ Le maître-nageur, oui. Je l'ai épinglé à mon tableau de chasse. Ça a pas été bien compliqué. Et même, pour tout vous dire, un peu plus de résistance n'aurait pas été pour me déplaire. Mais bon, les mecs restant les mecs, dès qu'ils sentent qu'ils vont pouvoir tremper leur queue, ils la mettent en batterie.
J'étais curieuse de savoir ce qu'elle en pensait, justement, de sa queue.
‒ Elle est comment ?
Elle a eu une petite moue dédaigneuse.
‒ Bof !
Bof ? Je n'ai pas relevé, mais elle était quand même pas si mal que ça la queue de mon mari, merde !
Elle a cru bon de préciser.
‒ Les prunes, par contre, elles sont exactement comme je les apprécie. Bien charnues. T'as de quoi palper. Faire rouler. T'en as plein la main.
Elle l'a regardé passer, se pencher pour vérifier la température de l'eau.
‒ Bon, mais que je vous raconte… On a fait un petit passage rapide au café, où il a fait semblant, par politesse, de s'intéresser à moi, à ce que je vivais, mais il en avait rien à foutre en réalité. La seule chose qui comptait, c'était Popaul qui lui tambourinait dans le pantalon. Et il a abrégé. Comme sur la piste de danse, après. Juste le temps de me faire sentir que sa queue était bien gonflée contre mon bas-ventre, de me balader un peu les mains sur les fesses, d'en introduire une dans mon corsage et il a voulu qu'on aille « faire un tour ». Oh, on n'est pas allés bien loin. On s'est un peu écartés. Que la lumière du parking ne nous tombe pas directement dessus. Il m'a plaquée contre un arbre, il a écarté le bord de ma culotte et…
Elle a éclaté de rire.
‒ Et il était tellement pressé qu'il arrivait pas à trouver l'entrée. Un véritable ado. J'ai dû le guider. Et carrément me l'introduire, même. À croire qu'avec sa légitime il doit pas y avoir droit souvent.
J'ai suggéré.
‒ Ou bien alors, c'est la première fois qu'il la trompe et ça l'a mis dans un état pas possible.
‒ Peut-être, oui. En tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il m'a burinée comme un furieux. Et en trois coups de cuillère à pot, c'était plié
‒ Dommage pour toi !
‒ Pas vraiment, non ! Parce que c'est pas forcément déplaisant, de temps en temps, d'être prise à la prussienne, comme ça. De sentir que le mec, il a complètement perdu la tête. Et puis aussi, parce que, par la suite, il a remis le couvert et que, par la force des choses, c'était beaucoup moins tumultueux.
‒ Toujours contre l'arbre ?
‒ Non, sur un tapis de mousse, un peu plus loin. J'avoue qu'il y avait longtemps que j'avais pas fait ça, comme ça, dans la nature. Ça a aussi son charme. Ça m'a rappelé ma jeunesse.
Pascaline a fait remarquer :
‒ On vous a peut-être vus.
‒ Oh, ça, sûrement ! On n'était pas les seuls à avoir voulu s'isoler. On entendait gémir par-ci par-là. Sans compter que les abords de boîte de nuit, c'est pain béni pour les voyeurs. T'en as toujours qui traînent dans les parages.
J'ai voulu savoir.
‒ Tu vas faire quoi ?
‒ Comment ça ?
‒ Tu vas le revoir ?
‒ Je sais pas. Dans un sens, j'ai bien envie de voir comment il se comporterait dans une vraie chambre, un vrai lit. Et puis, dans un autre, j'ai eu ce que je voulais. Et il y a tant de tentations par ailleurs. Le petit blond, par exemple, là-bas, en maillot de bains rouge. Oui, je crois que je vais aller tenter ma chance. Et même… pas plus tard que tout de suite. À tout à l'heure, les filles !
‒ Bon, ben, ça y est, les filles ! Ça y est !
‒ Le maître-nageur ?
‒ Le maître-nageur, oui. Je l'ai épinglé à mon tableau de chasse. Ça a pas été bien compliqué. Et même, pour tout vous dire, un peu plus de résistance n'aurait pas été pour me déplaire. Mais bon, les mecs restant les mecs, dès qu'ils sentent qu'ils vont pouvoir tremper leur queue, ils la mettent en batterie.
J'étais curieuse de savoir ce qu'elle en pensait, justement, de sa queue.
‒ Elle est comment ?
Elle a eu une petite moue dédaigneuse.
‒ Bof !
Bof ? Je n'ai pas relevé, mais elle était quand même pas si mal que ça la queue de mon mari, merde !
Elle a cru bon de préciser.
‒ Les prunes, par contre, elles sont exactement comme je les apprécie. Bien charnues. T'as de quoi palper. Faire rouler. T'en as plein la main.
Elle l'a regardé passer, se pencher pour vérifier la température de l'eau.
‒ Bon, mais que je vous raconte… On a fait un petit passage rapide au café, où il a fait semblant, par politesse, de s'intéresser à moi, à ce que je vivais, mais il en avait rien à foutre en réalité. La seule chose qui comptait, c'était Popaul qui lui tambourinait dans le pantalon. Et il a abrégé. Comme sur la piste de danse, après. Juste le temps de me faire sentir que sa queue était bien gonflée contre mon bas-ventre, de me balader un peu les mains sur les fesses, d'en introduire une dans mon corsage et il a voulu qu'on aille « faire un tour ». Oh, on n'est pas allés bien loin. On s'est un peu écartés. Que la lumière du parking ne nous tombe pas directement dessus. Il m'a plaquée contre un arbre, il a écarté le bord de ma culotte et…
Elle a éclaté de rire.
‒ Et il était tellement pressé qu'il arrivait pas à trouver l'entrée. Un véritable ado. J'ai dû le guider. Et carrément me l'introduire, même. À croire qu'avec sa légitime il doit pas y avoir droit souvent.
J'ai suggéré.
‒ Ou bien alors, c'est la première fois qu'il la trompe et ça l'a mis dans un état pas possible.
‒ Peut-être, oui. En tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il m'a burinée comme un furieux. Et en trois coups de cuillère à pot, c'était plié
‒ Dommage pour toi !
‒ Pas vraiment, non ! Parce que c'est pas forcément déplaisant, de temps en temps, d'être prise à la prussienne, comme ça. De sentir que le mec, il a complètement perdu la tête. Et puis aussi, parce que, par la suite, il a remis le couvert et que, par la force des choses, c'était beaucoup moins tumultueux.
‒ Toujours contre l'arbre ?
‒ Non, sur un tapis de mousse, un peu plus loin. J'avoue qu'il y avait longtemps que j'avais pas fait ça, comme ça, dans la nature. Ça a aussi son charme. Ça m'a rappelé ma jeunesse.
Pascaline a fait remarquer :
‒ On vous a peut-être vus.
‒ Oh, ça, sûrement ! On n'était pas les seuls à avoir voulu s'isoler. On entendait gémir par-ci par-là. Sans compter que les abords de boîte de nuit, c'est pain béni pour les voyeurs. T'en as toujours qui traînent dans les parages.
J'ai voulu savoir.
‒ Tu vas faire quoi ?
‒ Comment ça ?
‒ Tu vas le revoir ?
‒ Je sais pas. Dans un sens, j'ai bien envie de voir comment il se comporterait dans une vraie chambre, un vrai lit. Et puis, dans un autre, j'ai eu ce que je voulais. Et il y a tant de tentations par ailleurs. Le petit blond, par exemple, là-bas, en maillot de bains rouge. Oui, je crois que je vais aller tenter ma chance. Et même… pas plus tard que tout de suite. À tout à l'heure, les filles !
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