Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
"Toute nue" — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
"Toute nue"
Chapitre 7
‒ Tu dois le voir quand au juste, Alessandro ?
‒ À cinq heures. Après les cours.
Elle a soupiré.
‒ Tu crois qu'il a vraiment eu un empêchement l'autre jour ou bien c'était un prétexte ? Peut-être qu'il avait plus envie. Ça se peut. Ou bien qu'il a eu la trouille. Ou bien encore qu'il a voulu retarder de me voir en vrai pour pouvoir continuer à rêver au moment où ça arriverait. Qu'est-ce tu crois, toi ?
‒ Qu'il arrive parfois qu'on ne puisse pas faire autrement que de rater un rendez-vous.
‒ Oui. T'as sûrement raison. Bon, mais tu me raconteras bien tout, hein ! Comment il est. Ce qu'il t'a dit. Ce qu'il pense de moi. Tout.
‒ À cinq heures. Après les cours.
Elle a soupiré.
‒ Tu crois qu'il a vraiment eu un empêchement l'autre jour ou bien c'était un prétexte ? Peut-être qu'il avait plus envie. Ça se peut. Ou bien qu'il a eu la trouille. Ou bien encore qu'il a voulu retarder de me voir en vrai pour pouvoir continuer à rêver au moment où ça arriverait. Qu'est-ce tu crois, toi ?
‒ Qu'il arrive parfois qu'on ne puisse pas faire autrement que de rater un rendez-vous.
‒ Oui. T'as sûrement raison. Bon, mais tu me raconteras bien tout, hein ! Comment il est. Ce qu'il t'a dit. Ce qu'il pense de moi. Tout.
On était tout en haut de l'amphi tous les deux. Au loin, en dessous, Martini poursuivait imperturbablement son cours sur le droit constitutionnel.
Elle a levé les yeux au ciel.
‒ C'est d'un chiant !
Et m'a lancé un petit clin d'œil mutin.
‒ T'imagines si c'était lui ?
‒ Lui ?
‒ Alessandro. Alessandro Martini. Ça sonne bien. Ce serait trop rigolo, non ?
‒ Mais infiniment peu probable.
‒ Je suis sûre que c'est un gros cochon en fait. Je les sens de loin, ceux-là. Et je te parie ce que tu veux que, le soir, une fois rentré chez lui, il se tire sur l'élastique en fantasmant comme un malade sur ses étudiantes.
Ses yeux se sont embrumés
‒ Et j'y attrape souvent, si ça tombe.
‒ Tu aimerais ?
‒ Pose pas de questions idiotes.
Elle a glissé une main sous sa robe. Son coude s'est saccadé contre le mien. Ça s'est amplifié. Elle a posé son autre main sur ma queue. L'a enserrée. A renversé sa tête en arrière. Elle a croisé, décroisé, recroisé les jambes. Murmuré.
‒ Je vais jouir… Je vais jouir…
Elle a refermé les dents sur la manche de son gilet, a serré de toutes ses forces. Elle s'est penchée sur mon épaule. S'y est abandonnée. Et ça l'a traversée.
Elle s'est doucement reprise.
‒ T'as vu ce qu'il m'a fait faire, ce salaud ?
A jeté un long regard circulaire autour d'elle.
‒ Il y en a qui se sont rendu compte, tu crois ?
‒ Je sais pas, mais la fille à droite, là juste en dessous, avec le pull rouge, elle s'est retournée à plusieurs reprises.
‒ Grand bien lui fasse ! Dis, tu pourrais me prêter ta veste ? Parce que…
J'ai suivi la direction de son regard. Une large tâche humide prenait ses aises au centre de sa robe.
* * *
‒ Qu'est-ce tu foutais ? T'as vu l'heure ?
‒ Je sais, oui. Mais je viens juste de le quitter, Alessandro.
‒ Tout ce temps, vous avez mis ?
‒ Il est très bavard. Et puis il m'a emmené chez lui.
‒ Bon, mais j'arrive. Que tu me racontes…
‒ Et Richard ?
‒ On vient de s'engueuler, avec Richard. Ça lui fera pas de mal de se demander où je suis. Qu'il psychote un peu…
Elle a levé les yeux au ciel.
‒ C'est d'un chiant !
Et m'a lancé un petit clin d'œil mutin.
‒ T'imagines si c'était lui ?
‒ Lui ?
‒ Alessandro. Alessandro Martini. Ça sonne bien. Ce serait trop rigolo, non ?
‒ Mais infiniment peu probable.
‒ Je suis sûre que c'est un gros cochon en fait. Je les sens de loin, ceux-là. Et je te parie ce que tu veux que, le soir, une fois rentré chez lui, il se tire sur l'élastique en fantasmant comme un malade sur ses étudiantes.
Ses yeux se sont embrumés
‒ Et j'y attrape souvent, si ça tombe.
‒ Tu aimerais ?
‒ Pose pas de questions idiotes.
Elle a glissé une main sous sa robe. Son coude s'est saccadé contre le mien. Ça s'est amplifié. Elle a posé son autre main sur ma queue. L'a enserrée. A renversé sa tête en arrière. Elle a croisé, décroisé, recroisé les jambes. Murmuré.
‒ Je vais jouir… Je vais jouir…
Elle a refermé les dents sur la manche de son gilet, a serré de toutes ses forces. Elle s'est penchée sur mon épaule. S'y est abandonnée. Et ça l'a traversée.
Elle s'est doucement reprise.
‒ T'as vu ce qu'il m'a fait faire, ce salaud ?
A jeté un long regard circulaire autour d'elle.
‒ Il y en a qui se sont rendu compte, tu crois ?
‒ Je sais pas, mais la fille à droite, là juste en dessous, avec le pull rouge, elle s'est retournée à plusieurs reprises.
‒ Grand bien lui fasse ! Dis, tu pourrais me prêter ta veste ? Parce que…
J'ai suivi la direction de son regard. Une large tâche humide prenait ses aises au centre de sa robe.
* * *
‒ Qu'est-ce tu foutais ? T'as vu l'heure ?
‒ Je sais, oui. Mais je viens juste de le quitter, Alessandro.
‒ Tout ce temps, vous avez mis ?
‒ Il est très bavard. Et puis il m'a emmené chez lui.
‒ Bon, mais j'arrive. Que tu me racontes…
‒ Et Richard ?
‒ On vient de s'engueuler, avec Richard. Ça lui fera pas de mal de se demander où je suis. Qu'il psychote un peu…
* * *
Elle a jeté son sac sur la banquette, s'est assise à côté.
‒ Tu bois quelque chose ?
‒ Oui.
‒ Quoi ?
‒ N'importe ! Choisis, toi !
Ce fut une limonade.
‒ Bon, mais alors ?
‒ En fait, s'il voulait me voir tout seul, c'était pour le plaisir de parler en long et en large de toi avant de te rencontrer. Il s'en fait une de ces fêtes !
‒ C'est quel genre de type ?
‒ Pas mal de sa personne. La soixantaine bien tassée. Poli. Amoureux de la femme, ça, c'est sûr. Et de toi en particulier. Il a d'ailleurs en fond d'écran la photo que tu lui as envoyée.
‒ Il prend des risques.
‒ Pas trop, non. Parce que, pour autant que j'aie pu en juger, il n'est pas en couple. Et, de toute façon, il a deux portables. Un personnel et un professionnel.
‒ Et donc… il t'a emmené chez lui.
‒ Oui. Il tient un hôtel. En pleine campagne.
‒ Ah, carrément !
‒ Un hôtel où, je lui en ai parlé, il serait ravi que tu puisses t'amuser, au bar, avec les tabourets. Devant de vrais clients cette fois.
Elle s'est dandinée sur sa chaise.
‒ Ce serait…
‒ Mais, en fait, ce qu'il souhaiterait par-dessus tout, c'est que tu ailles passer une nuit là-bas. Que tu y dînes. Que tu y dormes. Le lendemain matin, il t'apporterait le petit déjeuner au lit. Tu dormirais. Ou tu ferais semblant. Tu aurais rejeté les couvertures. Et adopté une pose très lascive. Et il te contemplerait. Longuement. Tout son saoul.
Elle a fait la grimace.
‒ Faudrait pas que ça dégénère…
‒ Oui, oh, ben ça aussi, on en a parlé. Et il ne voit aucun inconvénient à ce que je sois là, avec toi.
Elle a hoché la tête.
‒ À ce que tu dormes avec moi, en fait, quoi ! Si t'es sûr d'être sage.
‒ Comme une image.
‒ Mouais… Oh, de toute façon, je saurais bien te recadrer, va, t'inquiète ! Et puis faudra bien qu'il y ait quelqu'un, au matin, pour immortaliser le moment.
Son Smartphone a vibré.
‒ Richard ! Il doit être dans ses petits souliers.
‒ Vous vous êtes disputés pour quoi ?
‒ Oh, des conneries ! Sauf que, quand on se dispute pour des conneries, il y a forcément autre chose derrière. De beaucoup plus profond. Non. On est en train de se perdre. On s'est déjà perdus. Un signe qui ne trompe pas, c'est que j'ai plus du tout envie avec lui. Je trouve toujours un prétexte. Ou bien alors, quand je peux pas faire autrement, je pense à quelqu'un d'autre. À tous ces mecs que j'excite sur « Toute nue ». Et puis pas seulement ça, mais j'ai plus envie de rien avec lui. Ni resto. Ni cinéma. Ni aller danser. Rien. Même être dans la pièce avec lui, maintenant ça me saoule. Tout m'agace chez lui. Ses petites manies. Ses sourires. Sa façon de traîner les pieds. Mais le pire de tout, c'est sa façon de faire l'autruche. De pas vouloir aborder le problème de front. Il a une de ces façons d'éluder. De foutre le camp dans la cuisine : « Mais oui, je t'écoute ! » Ou de hausser les épaules : « Qu'est-ce tu cherches midi à quatorze heures ? Faut toujours que tu voies des problèmes partout. »
Elle s'est levée. A repris son sac. Soupiré.
‒ Pas la peine de se faire d'illusions. C'est sur la fin nous deux.
Sur le trottoir, elle s'est arrêtée.
‒ Je pourrais pas venir dormir chez toi ?
‒ Pas de souci
Mais s'est aussitôt ravisée.
‒ Non. Vaut mieux, tout compte fait, que j'aille prendre le taureau par les cornes.
Et elle s'est enfuie avec un petit signe de la main.
‒ Tu bois quelque chose ?
‒ Oui.
‒ Quoi ?
‒ N'importe ! Choisis, toi !
Ce fut une limonade.
‒ Bon, mais alors ?
‒ En fait, s'il voulait me voir tout seul, c'était pour le plaisir de parler en long et en large de toi avant de te rencontrer. Il s'en fait une de ces fêtes !
‒ C'est quel genre de type ?
‒ Pas mal de sa personne. La soixantaine bien tassée. Poli. Amoureux de la femme, ça, c'est sûr. Et de toi en particulier. Il a d'ailleurs en fond d'écran la photo que tu lui as envoyée.
‒ Il prend des risques.
‒ Pas trop, non. Parce que, pour autant que j'aie pu en juger, il n'est pas en couple. Et, de toute façon, il a deux portables. Un personnel et un professionnel.
‒ Et donc… il t'a emmené chez lui.
‒ Oui. Il tient un hôtel. En pleine campagne.
‒ Ah, carrément !
‒ Un hôtel où, je lui en ai parlé, il serait ravi que tu puisses t'amuser, au bar, avec les tabourets. Devant de vrais clients cette fois.
Elle s'est dandinée sur sa chaise.
‒ Ce serait…
‒ Mais, en fait, ce qu'il souhaiterait par-dessus tout, c'est que tu ailles passer une nuit là-bas. Que tu y dînes. Que tu y dormes. Le lendemain matin, il t'apporterait le petit déjeuner au lit. Tu dormirais. Ou tu ferais semblant. Tu aurais rejeté les couvertures. Et adopté une pose très lascive. Et il te contemplerait. Longuement. Tout son saoul.
Elle a fait la grimace.
‒ Faudrait pas que ça dégénère…
‒ Oui, oh, ben ça aussi, on en a parlé. Et il ne voit aucun inconvénient à ce que je sois là, avec toi.
Elle a hoché la tête.
‒ À ce que tu dormes avec moi, en fait, quoi ! Si t'es sûr d'être sage.
‒ Comme une image.
‒ Mouais… Oh, de toute façon, je saurais bien te recadrer, va, t'inquiète ! Et puis faudra bien qu'il y ait quelqu'un, au matin, pour immortaliser le moment.
Son Smartphone a vibré.
‒ Richard ! Il doit être dans ses petits souliers.
‒ Vous vous êtes disputés pour quoi ?
‒ Oh, des conneries ! Sauf que, quand on se dispute pour des conneries, il y a forcément autre chose derrière. De beaucoup plus profond. Non. On est en train de se perdre. On s'est déjà perdus. Un signe qui ne trompe pas, c'est que j'ai plus du tout envie avec lui. Je trouve toujours un prétexte. Ou bien alors, quand je peux pas faire autrement, je pense à quelqu'un d'autre. À tous ces mecs que j'excite sur « Toute nue ». Et puis pas seulement ça, mais j'ai plus envie de rien avec lui. Ni resto. Ni cinéma. Ni aller danser. Rien. Même être dans la pièce avec lui, maintenant ça me saoule. Tout m'agace chez lui. Ses petites manies. Ses sourires. Sa façon de traîner les pieds. Mais le pire de tout, c'est sa façon de faire l'autruche. De pas vouloir aborder le problème de front. Il a une de ces façons d'éluder. De foutre le camp dans la cuisine : « Mais oui, je t'écoute ! » Ou de hausser les épaules : « Qu'est-ce tu cherches midi à quatorze heures ? Faut toujours que tu voies des problèmes partout. »
Elle s'est levée. A repris son sac. Soupiré.
‒ Pas la peine de se faire d'illusions. C'est sur la fin nous deux.
Sur le trottoir, elle s'est arrêtée.
‒ Je pourrais pas venir dormir chez toi ?
‒ Pas de souci
Mais s'est aussitôt ravisée.
‒ Non. Vaut mieux, tout compte fait, que j'aille prendre le taureau par les cornes.
Et elle s'est enfuie avec un petit signe de la main.
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Commentaires ()
Encore merci.
Un chapitre de transition? Peut-être, puisque vous semblez unanimes sur la question.
Toutefois, en l'écrivant, je n'ai pas eu ce sentiment.
D'abord parce que, pour la première fois, Lydie se caresse en sa présence (jusque-là elle l'avait soigneusement évité) Et en amphi, en fantasmant sur les fantasmes supposés du prof.
Ensuite, parce que les "exigences" d'Alessandro vont les amener à partager le même lit, ce qui ouvre bien évidemment toutes sortes de perspectives.
Et enfin, parce que la relation avec Richard, qui paraissait si idyllique, est en train, à l'évidence, de prendre l'eau. Ce qui peut amener, de ce côté- là aussi, bien des changements.
Bien des choses sont en germe et, effectivement, j'en suis d'accord, c'est sans doute un chapitre moins "chaud" que les précédents.
J'espère que les deux suivants (et derniers) répondront davantage à vos attentes.
Bonne journée à tous les quatre
Vivement la suite ...
Cela dit ce chapitre, je trouve qu'il n'est pas clair, qu'il ne s'y passe pas grand -chose et enfin, elle utilise le désir des hommes pour booster son ego, mais on entre dans une phase où elle fait miroiter des choses puis les refuse. Tout homme normalement constitué lui dirait d'arrêter de jouer ou quelque chose du genre.
Cela dit, peut-être la suite prendra-t-elle une autre direction, avec plus de générosité ...