Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La deuxième vie de Linda — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La deuxième vie de Linda
Chapitre 4
Nous étions au mois de janvier, juste après les fêtes. Période difficile à passer malgré la présence aimante de mes fils qui durent partager leur temps entre moi et avec la famille de Vanessa, la copine de Sylvain, ou avec ses copains de prépa pour Jules. Je n'avais à ce moment-là aucune ébauche de relation avec un homme.
J'arrivai à mon cours de dessin lorsque je remarquai cette annonce d'un artiste cherchant des modèles hommes et femmes de quarante ans et plus. Il y avait quelques photos des œuvres de l'artiste avec l'annonce. J'y repensai lors de ma séance et vint en parler à notre professeur. Celle-ci m'indiqua que plusieurs photos et peintures de l'artiste étaient au mur de notre salle, en reproduction évidemment. J'aimai la beauté des corps, peu importait leur âge ou leur aspect. C'était le regard que je voulais qu'on porte sur le mien. Je déposai donc ma candidature.
J'arrivai à mon cours de dessin lorsque je remarquai cette annonce d'un artiste cherchant des modèles hommes et femmes de quarante ans et plus. Il y avait quelques photos des œuvres de l'artiste avec l'annonce. J'y repensai lors de ma séance et vint en parler à notre professeur. Celle-ci m'indiqua que plusieurs photos et peintures de l'artiste étaient au mur de notre salle, en reproduction évidemment. J'aimai la beauté des corps, peu importait leur âge ou leur aspect. C'était le regard que je voulais qu'on porte sur le mien. Je déposai donc ma candidature.
— C'est ok de son côté, me dit un soir ma professeure de dessin. Rendez-vous jeudi à 20h à cette adresse : xxxxxx Paris 13ème.
* * *
Jeudi, me voilà donc devant ce qui ressemble effectivement à un atelier d'artiste, un ancien garage automobile. Plusieurs ateliers y ont été aménagés dont celui qui m'intéresse. Je suis un peu loin de chez moi mais le quartier est rassurant. Je sonne, on m'ouvre directement sans que j'aie à m'annoncer.
— Atelier Lumière des corps, dis-je en cherchant le bon nom sur les portes.
Je frappe puis j'entends des pas approcher. La porte s'ouvre sur l'artiste que je suis venue voir. C'est une femme brune dont j'ai du mal à situer l'âge. A son visage ovale aux pommettes saillantes je dirais trente-cinq ans. A ses nombreux cheveux blancs striant ses cheveux noirs, je dirais plus de cinquante. Néanmoins, le sourire qu'elle m'offre est rassurant, autant que le fait que ce soit une femme. Un homme, je n'aurais pas pu, pas tout de suite.
— Bonsoir, Linda ?
— Bonsoir, oui c'est moi.
— Je vous attendais. Je vous en prie, entrez.
— Bonsoir, oui c'est moi.
— Je vous attendais. Je vous en prie, entrez.
Elle me fait entrer et m'invite à la suivre. Nous nous installons sur un canapé au milieu de son atelier qui est rempli de divers matériels, pour la peinture, la sculpture, le dessin ou la photo. C'est une touche à tout.
— Excusez-moi, j'ai oublié votre prénom.
— Je m'appelle Ambre.
— Je m'appelle Ambre.
C'est un joli prénom. Ça lui va bien. Elle est assise en face de moi, une jambe nonchalamment repliée sous elle. Elle porte une ample chemise blanche, tachée de quelques gouttes de peinture ainsi qu'un pantalon, type sarouel. Elle est pieds nus. Ses cheveux sont relevés en chignon mais des mèches s'échappent en tous sens.
Je me sens un peu guindée face à elle. Je suis sortie du bureau et suis venue ici sans passer chez moi. Je suis en tailleur strict bleu marine, un chemisier blanc et des talons noirs pas très haut. Mon manteau n'est guère plus coloré. Seule ma lingerie l'est car je ne porte plus que du rouge, ou des teintes similaires. Mes cheveux blonds sont impeccablement coiffés dans mon carré mi-long habituel. Que d'écart entre nous. Je me demande si j'ai bien fait de venir.
Je me sens un peu guindée face à elle. Je suis sortie du bureau et suis venue ici sans passer chez moi. Je suis en tailleur strict bleu marine, un chemisier blanc et des talons noirs pas très haut. Mon manteau n'est guère plus coloré. Seule ma lingerie l'est car je ne porte plus que du rouge, ou des teintes similaires. Mes cheveux blonds sont impeccablement coiffés dans mon carré mi-long habituel. Que d'écart entre nous. Je me demande si j'ai bien fait de venir.
— Je vais vous expliquer ce qu'il va se passer. Ce soir nous allons parler, surtout vous. Racontez-moi qui vous êtes. Pour quoi croyez-vous être venue ici. Ce qui vous plaît ou pas dans mon travail. Pendant ce temps, je vais faire des esquisses de vous. Avec tout ceci, je verrai si vous me plaisez. En tant que modèle, finit par préciser Ambre. Des questions ?
— Je voudrais savoir quel est exactement le thème de votre travail en ce moment.
— Je voudrais savoir quel est exactement le thème de votre travail en ce moment.
Ambre me l'explique posément puis avec plus de ferveur. J'apprécie son enthousiasme pour son travail ainsi que sa démarche. Elle me fait ensuite parler, me laissant me raconter sans plus vraiment intervenir. J'évoque mon parcours alors qu'elle attrape un bloc de feuilles et des crayons qui me semblent être du fusain. La feuille est vraiment grande, Ambre voit mon étonnement et me confie :
— J'ai besoin de liberté et d'espace pour travailler. C'est l'atelier le plus grand ici. J'ai des vêtements amples. J'ai des grandes feuilles A2. Généralement je fais plusieurs esquisses sur la même et non une seule grande. Surtout pour une première entrevue.
— Je vois.
— Je vois.
Je reprends la parole mais je m'aperçois que je débite mon CV ou pas loin. Je sens Ambre ne pas vraiment accrocher à mon discours, je dois changer d'approche. Et puis, ce n'est pas la commerciale et la directrice qui est venue mais Linda. Je me livre donc plus intimement, remontant à mon enfance, à mon plaisir du dessin et du sport, à mon épanouissement dans ce dernier. Ambre m'écoute et me regarde avec plus d'attention. Son coup de crayon est plus rapide, plus vif. J'aime son regard sur moi, elle cherche à me découvrir. Je parle avec passion de ma rencontre avec Éric et de mes deux garçons. Ma voix se brise quelque peu quand je raconte sa maladie.
— Je suis navrée. Toute mes condoléances, me dit Ambre en posant une main sur la mienne.
— Merci, j'ai fait mon deuil en grande partie.
— Merci, j'ai fait mon deuil en grande partie.
Je lui dévoile mon parcours depuis son décès, mes moments de désespoir. Ceux où je remontais la pente et ceux où je glissais à nouveau. Je lui dis mon envie de vivre à nouveau pleinement, esquissant les contours de mes relations récentes et de mes blocages. Je n'aurais jamais pensé aller aussi loin. Ambre n'a presque pas parlé, ne réagissant qu'à travers son crayon. Elle est en est à troisième feuille et a changé deux fois de place pour me croquer sous d'autres angles.
Je me suis bien livrée mais pas sur mes escapades nues et voyeuristes. Mon aventure au château ou avec Olivier et son coach, je les garde pour moi. Je sens Ambre intéressée par ma personne. Assez pour me prendre comme modèle ? Elle s'arrête de dessiner et contemple son dernier croquis. J'ai la sensation que quelque chose l'intrigue. Soudain un portable sonne quelque part, rompant ses réflexions.
Je me suis bien livrée mais pas sur mes escapades nues et voyeuristes. Mon aventure au château ou avec Olivier et son coach, je les garde pour moi. Je sens Ambre intéressée par ma personne. Assez pour me prendre comme modèle ? Elle s'arrête de dessiner et contemple son dernier croquis. J'ai la sensation que quelque chose l'intrigue. Soudain un portable sonne quelque part, rompant ses réflexions.
— Il est où, encore, celui-là, peste Ambre en se levant.
J'en profite pour jeter un œil aux esquisses. Sur les deux premières feuilles, ce sont surtout des détails, mes mains, un œil, mes cheveux... Il y a aussi deux portraits, un s'arrêtant à mon cou, l'autre avec mon buste. Sur la troisième feuille, je suis surprise de voir qu'il n'y a qu'un seul dessin. Un grand portrait de moi, plus détaillé que le reste.
A côté, Ambre fait des va-et-vient à la recherche de son téléphone qui ne sonne plus. En même temps, il y a un certain bazar dans cet atelier. J'en fais le tour du regard et aperçois sur un chevalet un téléphone.
A côté, Ambre fait des va-et-vient à la recherche de son téléphone qui ne sonne plus. En même temps, il y a un certain bazar dans cet atelier. J'en fais le tour du regard et aperçois sur un chevalet un téléphone.
— Ce n'est pas ça ? dis-je en le montrant du doigt.
— Ah si, merci.
— Ah si, merci.
Ambre le prend et écoute le message qu'on lui a laissé. Elle fronce les sourcils puis regarde son téléphone avec surprise.
— Excusez-moi, je n'ai pas vu l'heure passer. Je suis censée me présenter à un vernissage.
— Ce n'est rien, dis-je.
— Ce n'est rien, dis-je.
Je suis moi-même surprise de l'heure tardive.
— J'aurais aimé finir calmement cette séance, j'ai la sensation de ne pas être allée au bout de mon dessin, me dit-elle ennuyée.
— Je pourrais revenir si vous voulez. J'ai aimé ce que j'ai entraperçu de votre travail.
— Ça m'arrangerait... Je vais devoir vous laisser partir pour me préparer à y aller.
— Bien, je vais rentrer dans ce cas.
— Oh, attendez. Je vous ai mis du fusain sur la manche et la main.
— Je pourrais revenir si vous voulez. J'ai aimé ce que j'ai entraperçu de votre travail.
— Ça m'arrangerait... Je vais devoir vous laisser partir pour me préparer à y aller.
— Bien, je vais rentrer dans ce cas.
— Oh, attendez. Je vous ai mis du fusain sur la manche et la main.
En effet, il y a quelques traces, sans doute dû au moment où elle m'a tenue la main.
— Venez avec moi pour vous laver les mains.
Je la suis pour passer dans une autre partie de l'atelier qui se révèle être un petit loft. Ambre me guide jusqu'à une salle d'eau. Ou plutôt le coin réservé à la toilette. Ça fait très bohème, tout le loft est dans un style récup et vintage.
— Voilà, je vous en prie. J'en profite pour me préparer si ça ne vous dérange pas.
— Non, non, ne soyez pas en retard à cause de moi.
— Ils sont habitués, me dit-elle en riant.
— Non, non, ne soyez pas en retard à cause de moi.
— Ils sont habitués, me dit-elle en riant.
Ambre s'en va devant une armoire près de son lit qu'elle ouvre en grand. Elle est alors cachée par la porte de l'armoire. Je m'attelle à me laver les mains, ce qui n'est pas difficile. Enlever le fusain de mon chemisier s'avère plus compliqué. J'entends soupirer et par réflexe je regarde dans le miroir. Je vois la chemise étalée sur le lit et soudain le pantalon voler pour la rejoindre.
J'aperçois le dos d'Ambre légèrement dépasser de la porte. Je ne remarque aucun soutien-gorge, je reste figée dans le miroir à l'observer. Il me semble qu'elle en avait un, j'ai cru deviner une bretelle noire. Ambre se penche et ses fesses apparaissent fugacement avant qu'elle ne se redresse. Je suis subjuguée par ce voyeurisme involontaire. Je ne peux m'empêcher d'essayer d'en voir plus. Mais Ambre semble faire attention à ne pas se montrer. J'entends le claquement de l'élastique d'une culotte sur la peau mais pas le son de l'agrafe d'un soutien-gorge.
Le froissement d'une robe qu'on enfile met fin à ma tentative de voyeuse. Je me surprends à être encore les mains sous l'eau. Je ferme le robinet puis m'essuie les mains et éponge ma manche. Je me retourne vers Ambre qui ressort de derrière son armoire vêtue d'une robe trop ample pour sa silhouette. Elle a détaché ses cheveux qui ondulent et frisottent plus que je l'imaginais.
— Ça a été ? Le chemisier n'a rien ?
— Euh, oui, oui. Ça va.
— Désolée encore une fois, me dit-elle en se donnant quelques coups de brosse.
— Euh, oui, oui. Ça va.
— Désolée encore une fois, me dit-elle en se donnant quelques coups de brosse.
Je la regarde faire en essayant d'imaginer son corps. Mais sa robe m'en empêche totalement.
— Dites, vous pouvez revenir demain ?
— Non, ça va être difficile. Samedi si vous voulez.
— En début d'après-midi alors. Si ça vous va.
— Non, ça va être difficile. Samedi si vous voulez.
— En début d'après-midi alors. Si ça vous va.
J'acquiesce d'un signe de tête, je vois Ambre hésiter avant de me proposer :
— Voulez-vous venir à ce vernissage ? Il y aura de quoi grignoter, me murmure-t-elle en souriant.
C'est que je n'ai pas mangé et que j'ai gargouillé plusieurs fois, elle aussi d'ailleurs.
— Je n'y vais que parce que j'y suis obligée et que leurs petits fours sont délicieux, m'avoue Ambre.
Je ne sais si c'est vraiment une bonne idée mais j'accepte l'invitation. Nous retournons côté atelier où je récupère mes affaires puis sortons toutes les deux dans le froid.
— Je suis en voiture.
— Ça m'évitera d'appeler un taxi. C'est plus agréable comme ça. Je me trouverais bien un chauffeur pour le retour.
— Ça m'évitera d'appeler un taxi. C'est plus agréable comme ça. Je me trouverais bien un chauffeur pour le retour.
Moi j'aurais déjà prévu mon moyen de transport et un plan de secours. Ambre s'en soucie beaucoup moins.
* * *
Il fait doux pour un samedi de janvier, deux jours après ma première entrevue avec Ambre. Me voilà de retour, cette fois dans une tenue bien plus décontractée ; je suis en jean et pull marinière. Cela surprend Ambre qui a presque du mal à me reconnaître. De son côté, elle porte un haut très ample avec une immense encolure qui dénude son épaule. Elle a aussi un sarouel et les pieds nus, comme jeudi. Elle m'annonce d'emblée qu'elle a décidé de travailler avec moi et qu'elle aimerait commencer dès cet après-midi. Je suis décontenancée par sa proposition subite, moi qui pensais venir pour une autre discussion.
— Bien, pourquoi pas. Allons-y !
Après tout je suis venue pour ça. Après quelques tentatives debout ou sur le canapé, Ambre me fait assoir à califourchon sur une chaise, les bras reposés sur le dossier.
— Ah, oui, parfait ! s'exclame l'artiste.
Elle fait le tour de moi, ajustant légèrement ma pause. Je dois regarder droit devant, les fesses un peu plus reculées. Ça m'oblige à me cambrer et à faire jouer les muscles de mon dos pour tenir la position. Je sens Ambre assez excitée par ce début de séance. Elle commence par refaire des dessins sur le même genre de feuille. Des détails puis elle se lance dans un portrait en pied de profil. Je me sens d'abord bien puis mal à l'aise. J'ai chaud et je fatigue. Des gouttes de sueur coulent sur ma tempe.
— Ça va ?
— J'ai un peu chaud.
— Je me sens plus à l'aise dans une ambiance chaude, me répond Ambre. Enlevez votre pull, si vous voulez...
— J'ai un peu chaud.
— Je me sens plus à l'aise dans une ambiance chaude, me répond Ambre. Enlevez votre pull, si vous voulez...
J'aimerais bien mais je n'ai rien en dessous à part mon soutien-gorge. Ambre ressent ma gêne mais ne la comprend pas.
— Je n'ai que mon soutien-gorge en-dessous.
— Oh, ça te dérange ? me demande Ambre avec compréhension mais déception.
— Oh, ça te dérange ? me demande Ambre avec compréhension mais déception.
Ça me frustre un peu aussi, j'aime le travail qu'elle fait autour corps, il faudra bien que je me dévoile à un moment.
— Non, c'est juste que je ne pensais pas poser dès aujourd'hui...
Je mens un peu mais ce n'est pas tout à fait faux non plus. Je retire mon pull que je jette sur le canapé à deux mètres de là, puis reprends la pose.
— Magnifique ! s'exclame Ambre en prenant un appareil photo.
Quelques clichés plus tard à tourner autour de moi, elle me demande si je peux retirer mes chaussures pour être pieds nus. Je n'y vois rien de mal et fais comme demandé. Ambre me demande de ne poser que le bout du pied au sol. Elle me mitraille à nouveau en tournant autour de moi. Je suis mitigée quant à cette expérience. Je me sens en partie bien et en partie gênée.
Ambre s'arrête soudain et me dit de me détendre. Je la vois aller à un ordinateur portable qui est sur la table basse devant le canapé et y brancher son appareil photo. Elle s'assoit au sol et commence à regarder son travail. J'en profite pour m'étirer tout en l'observant. J'ai l'impression qu'elle est dubitative quant au rendu. Je pense que ça va s'arrêter là et puis soudain je la vois hausser les sourcils en souriant. Elle se penche attentivement sur les photos et sourit un peu plus.
Ambre s'arrête soudain et me dit de me détendre. Je la vois aller à un ordinateur portable qui est sur la table basse devant le canapé et y brancher son appareil photo. Elle s'assoit au sol et commence à regarder son travail. J'en profite pour m'étirer tout en l'observant. J'ai l'impression qu'elle est dubitative quant au rendu. Je pense que ça va s'arrêter là et puis soudain je la vois hausser les sourcils en souriant. Elle se penche attentivement sur les photos et sourit un peu plus.
— Ah, je comprends mieux. Viens voir, Linda. Et dis-moi ce que tu en penses.
Elle vient subitement de passer au tutoiement. Je n'ai rien contre, surtout en soutien-gorge. Le vouvoiement me paraîtrait saugrenu.
— J'arrive. Tu veux me montrer quoi ?
— Tiens, regarde, me dit Ambre en tournant le PC vers moi.
— Tiens, regarde, me dit Ambre en tournant le PC vers moi.
Je me penche pour mieux voir et c'est là que je le vois : son sein gauche, par l'encolure de son haut. Je vois un sein plus petit que le mien mais plus rond aussi avec un mamelon plus foncé. Je me sens rougir à toute vitesse. Je me focalise sur les photos mais je n'ai que ce sein devant les yeux. Les miens s'en émeuvent et prennent plus de place dans mes bonnets.
Lorsque je jouais les voyeuses, j'aimais surprendre les couples. J'avais pu voir Olivier au château et un autre homme seul, une fois. Mais c'était la première que j'épiais, malgré moi, une femme seule.
Après un gros effort, je parviens à me concentrer sur les photos. Certaines sont réussies, d'autres moins. Je ne comprends pas pourquoi. Je relève les yeux vers Ambre pour obtenir une explication. Elle a remis en place son haut, cachant son sein. Mais elle est toute rouge. Est-ce qu'elle est gênée d'avoir laissé voir son anatomie ? Ça me surprend car elle est parfois le sujet de ses créations. Ou alors, ce sont mes seins ? Son regard bien bas me le confirme. Et mes tétons qui pointent l'ont apparemment attiré. Je suis honteuse mais troublée de cette exhibition fortuite et de sa réaction.
— Je vois lesquelles sont moins bien mais...
— Là, là et là, tu es imperceptiblement en retrait, sur tes gardes. Alors que là et là, tu es plus rayonnante. Tu vois la différence ?
— Non... Ah, si. Mon visage, quand on le voit c'est plus terne.
— Il est magnifique ton visage, me rassure-t-elle. C'est comme si tu acceptais qu'on te devine sans qu'on te voie vraiment.
— Euh, oui. J'ai un poste à responsabilité et un peu public.
— Là, là et là, tu es imperceptiblement en retrait, sur tes gardes. Alors que là et là, tu es plus rayonnante. Tu vois la différence ?
— Non... Ah, si. Mon visage, quand on le voit c'est plus terne.
— Il est magnifique ton visage, me rassure-t-elle. C'est comme si tu acceptais qu'on te devine sans qu'on te voie vraiment.
— Euh, oui. J'ai un poste à responsabilité et un peu public.
Ce n'est pas vraiment ça, mais ça se rapproche de ce que j'aime faire en me promenant nue. Et de mes relations avec mes derniers partenaires.
— Mmmh, je ne suis pas sûre. Il n'y a pas autre chose ? insiste Ambre.
Me sentant percée en partie à jour, j'avoue à demi-mot des fantasmes d'exhibition incognito.
— Mmmh, charmant comme idée, sourit Ambre.
Elle n'est pas choquée, juste amusée. Elle me propose de refaire des clichés maintenant que nous savons cela. J'en suis heureuse, je retourne m'assoir et reprends ma pose. Ambre revient vers moi avec son appareil photo. Et là, c'est une drôle de surprise pour moi : ses tétons sont visibles. Son haut est léger et épouse parfaitement ces protubérances érigées.
— Tu permets ? me demande Ambre en mettant ses doigts dans mes cheveux.
— Oui, oui.
— Oui, oui.
Nous nous retrouvons les yeux dans les yeux et je sens une connexion se faire entre nous. Ambre me décoiffe puis dispose des mèches devant mon visage. C'est fait délicatement, sensuellement pour ainsi dire. Mes seins se tendent un peu plus, elle va le voir mais l'idée me plait autant que j'en ai honte. Ambre me demande de mettre mon menton dans mes mains, mes doigts masquant ma bouche. Elle se redresse, satisfaite du résultat. Ses yeux brillent d'excitation artistique. Elle me mitraille un bon moment durant lequel je me sens bien. Je me cambre un peu plus et mets légèrement la tête en arrière.
— Oui, génial, se félicite Ambre.
J'aime l'idée qu'on me verra sans m'identifier. On distinguera sans doute mes tétons pointant sous la dentelle rouge de mon soutien-gorge. Ceux de mon artiste n'ont pas disparu sous son chandail. Ambre vient faire un cliché au plus près de mon visage, voulant capter mon regard. Lorsque l'appareil se retire j'ai une vue plongeante dans son chandail. Ses deux seins sont bien visibles et probablement aussi tendus que les miens.
— Super séance... J'ai plein d'envies pour la suite, me lance-t-elle finalement.
— J'ai beaucoup aimé aussi. Tu me montreras ce que tu feras de tout ça ?
— Oui. Je ne sais pas encore quoi mais j'adore. Tu reviens quand ? me demande Ambre.
— J'ai beaucoup aimé aussi. Tu me montreras ce que tu feras de tout ça ?
— Oui. Je ne sais pas encore quoi mais j'adore. Tu reviens quand ? me demande Ambre.
* * *
Cela fait un mois et demi que je viens faire le modèle pour Ambre. Je viens de plus en plus souvent. Ambre et moi avons noué une relation plus amicale que simplement de modèle à artiste. Quand je viens le soir, elle me propose souvent d'aller à telle exposition ou tel vernissage. J'ai pu admirer ce qu'elle a pris des photos de la première séance. Avec quelques croquis faits aussi ce jour-là, elle a fait une sorte de collage en apparence désorganisé mais qui me reconstitue parfaitement. Par-dessus elle a ajouté de grands jets de peinture colorée rouge, jaune, rose, bleu. Je me trouve splendide, et pas reconnaissable.
Dans les séances suivantes, Ambre a tenté d'autres choses, d'autres poses. Il s'en dégage toujours une grande énergie, dans des poses souvent très physiques pour moi. Surtout mon visage reste masqué ou hors-champ ; je me sens bien plus à l'aise. J'ai même fait un nu intégral mais elle et moi préférons quand on me devine sous un drap ou un voile, grâce à une ombre chinoise ou une silhouette lointaine.
Ambre aussi est plus à l'aise. Elle travaille maintenant sans son sarouel pour ne porter qu'une culotte et un chandail ou une chemise large. Elle m'a demandé il y a trois semaines si ça me dérangeait. J'étais debout, avec une étole nouée sur l'épaule. J'étais nue dessous, mon sein droit pratiquement découvert et si je bougeais l'étole s'écartait et dévoilait mon pubis. Alors, non, ça ne me dérangeait pas. Ambre s'est révélée après cela. Elle bouge, tourne, va et vient de son modèle à son travail. Elle s'accroupit parfois pour changer d'angle de vue ou monte sur un escabeau. C'est finalement très physique pour elle aussi et nous finissons les séances de travail éreintées.
Depuis la fois où j'ai fait un nu intégral. Ambre me permet de me doucher chez elle. Elle m'a fait mettre nue pour faire couler sur mon corps des filets de peinture de différentes couleurs. J'ai dû ensuite m'allonger sur une toile posée au sol afin que mon corps impressionne la surface. Elle a retravaillé le résultat de grands gestes vifs et rapides avec les doigts. Ambre m'a proposé de me doucher, ce dont j'avais vraiment besoin. Je l'ai fait alors qu'elle essayait de se laver les mains au lavabo.
En ressortant, je lui ai fait remarquer qu'elle s'en était mis partout et qu'elle aurait mieux fait de se doucher. Elle l'a fait en évitant de se déshabiller devant moi. Mais je l'ai longuement observée, découvrant son corps à travers le verre dépoli de la porte de la douche. J'ai follement aimé, je me suis même caressé les seins en m'essuyant. Ambre est sortie enroulée d'une serviette et s'est rapidement habillée mais j'ai pu voir sa jolie petite poitrine et son pubis lisse.
Depuis, les choses sont plus simples entre nous, Ambre me fait plus facilement prendre des poses audacieuses et je m'y adonne avec curiosité. Elle-même se lâche un peu plus et il arrive souvent qu'un de ses seins s'échappe de son chandail ou de sa chemise largement déboutonnée.
Je devinai déjà qu'il y avait deux Ambre. Celle enthousiaste, libre, débordant d'énergie et d'idées dans son atelier et celle plus réservée et pudique en public. En témoignaient les robes longues et amples qu'elle se choisissait.
Mais aujourd'hui est une journée spéciale, Ambre va réaliser une œuvre demandant plus de travail et qui nécessitera plusieurs séances de pose. Je suis perplexe, curieuse et excitée. A tel point que j'ai une bonne demi-heure d'avance. J'ai mes entrées maintenant et je peux me rendre directement à son atelier. Je frappe tout en entrant et en annonçant mon arrivée. Mais la musique couvre ma voix. J'avance et découvre Ambre allongée sur son canapé. Son occupation est plus qu'évidente. Sa main gauche est dans sa culotte et la droite a sorti un sein de son chandail pour jouer avec.
Mon artiste est en pleine séance solitaire. Je devrais partir mais ma part voyeuse veut rester. Je suis troublée par sa masturbation. Pas tant par ce sein malaxé ou cette culotte qui bouge sous l'action de sa main sur son sexe ; plutôt par son visage extatique. Ambre semble se marmonner des fantasmes car ses lèvres bougent mais je n'entends rien à cause de la musique.
Je suis frustrée de ne pouvoir observer ses doigts aller et venir sur son sexe. Je suis obligée de les imaginer. Je visualise son sexe humide, ses lèvres gonflées de désir, son clitoris peut-être titillé par son index. Je m'émoustille à l'imaginer comme ça. Mon propre sexe s'émeut de ces visions, il frémit de désir. Mes seins se tendent également dans mon soutien-gorge. J'aimerais me mettre nue pour me caresser en espionnant Ambre. Je tremble de peur et d'excitation à l'idée du danger que cela représente d'être découverte par Ambre ou un inconnu par la porte entrouverte.
Néanmoins, une partie de moi est réticente à l'idée de faire la voyeuse sur une personne que je connais et que j'apprécie. D'habitude, ce sont de parfaits inconnus que j'observe. La seule exception a été au château la première fois, mais ce n'était pas voulu. Et Olivier dans le parc, je ne peux pas dire que je le connaissais.
A force de tergiverser, je me rends compte que le corps d'Ambre se raidit de plus en plus. Je n'entends toujours rien mais je lis aisément sur ses lèvres des "oui, oui, oui", trahissant son orgasme. Je suis excitée par cette jouissance silencieuse mais explosive. Ambre retombe sur son canapé en poussant un long soupir satisfait. Elle retire sa main de sa culotte pour porter les doigts à sa bouche et les lécher un instant. Puis elle s'étire de tout son long, m'incitant à opérer une retraite ordonnée.
Je sors du bâtiment toute tremblante. L'air frais me fait du bien et me calme rapidement. Je commence même à avoir froid mais je ne peux tout de même pas revenir dans l'atelier d'Ambre si vite. Il ferait nuit noire j'aurais cédé à mes pulsions exhibitionnistes. Finalement, à l'heure du rendez-vous, je me présente chez Ambre. Il n'y a plus de musique, l'ambiance parait même studieuse à l'intérieur.
— Salut, Linda !
— Bonjour, Ambre.
— Bonjour, Ambre.
Elle est enjouée et détendue, on le serait à moins. Elle vient me faire la bise comme d'habitude et je ne peux m'empêcher de la sentir au passage. Mais elle s'est lavé les mains, peut-être douchée, car je ne sens rien de spécial.
— Ça va ? Oh, mais tu as l'air frigorifiée !
— Il ne fait pas chaud dehors. Alors, ce projet, tu me le montres ?
— Il ne fait pas chaud dehors. Alors, ce projet, tu me le montres ?
Je préfère me lancer dans le travail tout de suite car sinon je risque de repenser à tout à l'heure. Ambre m'attire vers le canapé, sa main chaude prenant la mienne est agréable. Nous nous asseyons et elle me montre plusieurs croquis qu'elle a dessinés. C'est schématisé, je me reconnais néanmoins parfaitement. Je constate également que je ne vois pas comment prendre cette pose. J'ai l'impression que mon corps est attiré vers le ciel, j'ai les bras et les jambes pendants, effleurant juste le sol. Ma tête tombe en arrière alors que mon ventre est comme tiré vers le haut.
Je suis raide dingue du rendu final. Deux choses me chagrinent néanmoins. La première est qu'on voit mon visage, la seconde est que je suis intégralement nue.
Je suis raide dingue du rendu final. Deux choses me chagrinent néanmoins. La première est qu'on voit mon visage, la seconde est que je suis intégralement nue.
— Ça ne te plaît pas ? s'inquiète Ambre.
Je la rassure sur ce point mais lui fait part de mes réticences. Pour le visage, elle me jure ne l'avoir dessiné que pour bien positionner le cou. Pour la nudité intégrale, elle est plus embêtée. Elle griffonne un voile transparent posé sur moi. Je me sens mieux ainsi, mais je trouve que ça alourdit le dessin.
— Alors ? Tu vas me peindre comme ça ?
— Non, cette fois, je me lance dans le bronze.
— Ok... Mais je fais comment pour tenir cette position ?
— J'ai pensé à un tabouret sous tes reins...
— Non, cette fois, je me lance dans le bronze.
— Ok... Mais je fais comment pour tenir cette position ?
— J'ai pensé à un tabouret sous tes reins...
Ambre se lève et va vers l'estrade où je pose habituellement. Il y a déjà un tabouret et un gros coussin posé dessus. Je me défais de ma doudoune et approche à mon tour. C'est alors que je remarque une structure en fil de fer et un énorme bloc d'argile. Ambre me demande de faire un essai. Je pose mes reins sur le coussin et étends les bras et les jambes. Mais je touche trop le sol, elle rajoute une épaisseur, c'est bien mieux pour la pose et mon dos. Ambre en profite alors pour ajuster le squelette en fer qu'elle a préparé. Elle le tort, le détend, fait tourner son socle et l'estrade pour corriger tous les angles de vue.
— C'est bon, on va pouvoir commencer, lance-t-elle finalement.
Je pars me déshabiller puis revient vers le tabouret. Ambre me laisse m'installer puis me pose un voile transparent. Il est si léger qu'il épouse pratiquement tous les reliefs de mon corps.
— Ça va ?
— Pour l'instant oui...
— Pour l'instant oui...
En fait je sens déjà une gêne dans mon dos, elle s'amenuise si je tends mes muscles du dos, mes abdos, mes cuisses, mes bras.
— C'est exactement ça ! s'exclame Ambre.
Elle retourne précipitamment à son argile et commence à recouvrir le squelette de fer. Les couches d'argile s'enchaînent, je trouve cependant le temps très long. J'ai mal un peu partout, aux reins essentiellement. Je cherche à m'évader en pensant à autre chose mais c'est l'image d'Ambre se caressant qui ne cesse de me hanter. Plus que me hanter, elle me trouble. Je sens mes tétons pointer sous le fin voile. Les lèvres de mon sexe s'écartent et se décollent sous l'effet d'une humidification légère.
J'ai honte et en même temps je prends un plaisir infini à sentir le regard d'Ambre sur moi, sur mon corps et ma nudité. Je crois que mon plaisir se voit sur mon visage. Ambre vient de tourner la plateforme et doit avoir une vue imprenable sur mon entrejambe. J'imagine aisément ce qu'elle voit à travers le voile posé sur mon pubis. Je devine aussi que mes tétons pointant ne lui échappent pas.
Ambre me regarde en détail et admire mon corps. J'aime cela, enfin je ressens de la satisfaction à ce que quelqu'un me regarde avec les yeux du désir ; désir artistique mais désir tout de même. Elle vient plusieurs fois s'inquiéter de moi et de mon dos. J'aime sa sollicitude, j'aime sa douceur quand elle me replace un bras ou un pied. J'aime sa gentillesse envers moi et l'énergie qui déborde d'elle quand elle crée, loin de son caractère introverti en public. J'aime Ambre tout simplement. Je suis en train de tomber amoureuse d'une femme !
Cette vérité fulgurante me foudroie d'un coup. Désarçonnée, je perds l'équilibre et chute lourdement sur l'estrade.
— Oh ! Ma chérie, ça va ?
J'entends les pieds nus d'Ambre sauter sur l'estrade. Elle se penche sur moi pour voir comment je vais. Je croise son regard paniqué et inquiet. Je l'évite car je suis mal à l'aise de ressentir cela pour elle.
— Euh, oui, oui, dis-je.
— On va arrêter là pour aujourd'hui... J'ai trop abusé, se lamente Ambre.
— On va arrêter là pour aujourd'hui... J'ai trop abusé, se lamente Ambre.
Ma tentative pour me relever se solde par un échec cuisant. Ambre doit m'aider à me mettre debout et constate que je ne suis pas en état d'aller bien loin.
— Viens t'allonger, dit-elle larmoyante.
Je me laisse guider vers le canapé où elle m'allonge en douceur. Ça me fait du bien mais j'ai toujours mal au dos.
— Laisse-moi te masser un peu.
Je suis gênée, je refuserais bien si je n'avais si mal. Je passe donc sur le ventre, avec son aide, et me laisse aller sous ses doigts. Ambre me masse lentement et avec attention. Je soupire plusieurs fois malgré moi, j'espère qu'elle prend cela comme le signe d'un réconfort physique alors que c'est bien plus que ça. Les yeux fermés, je revois sans cesse Ambre se caresser, se pencher sur moi, sa chemise largement ouverte sur une poitrine tendue de désir. Est-ce le fruit de mon désir pour elle ou bien était-elle troublée de me voir dans cette position ?
Il me revient soudain en mémoire qu'elle m'a appelée "ma chérie" quand je suis tombée. Entre amies cela peut se dire, mais j'ose croire qu'il y a plus que ça. Prend-elle plaisir à ce massage autant que moi ? Rêve-t-elle de m'embrasser ? Moi, j'aimerais bien. J'ouvre brusquement les yeux et me redresse sur les coudes. Depuis combien de temps je suis là ? Et qu'est-ce que c'est que ces idées ?
Il me revient soudain en mémoire qu'elle m'a appelée "ma chérie" quand je suis tombée. Entre amies cela peut se dire, mais j'ose croire qu'il y a plus que ça. Prend-elle plaisir à ce massage autant que moi ? Rêve-t-elle de m'embrasser ? Moi, j'aimerais bien. J'ouvre brusquement les yeux et me redresse sur les coudes. Depuis combien de temps je suis là ? Et qu'est-ce que c'est que ces idées ?
— Pardon, je t'ai fait mal ? s'inquiète Ambre.
Sa voix me fait frissonner de plaisir.
— Non, au contraire, dis-je en me retournant.
Ambre a les yeux brillants et palpitants de désir. C'est indéniable. Les miens ne sont guère mieux, j'imagine.
— Embrasse-moi, embrasse-moi, la supplie-je intérieurement.
Je n'ai jamais fait le premier pas, laissant les hommes s'en charger. Si je ne le fais pas moi-même, je vais m'en vouloir et tant pis si je me fourvoie dans mes impressions. Je me dresse et tends mes lèvres vers les siennes. Elles se touchent, je suis électrisée. Mais Ambre se retire brusquement ne me laissant pas le temps de savourer plus.
— Oh, Linda ?! Je..., soupire Ambre.
Mon artiste ne s'attarde pas plus et me rassure immédiatement par un baiser très passionné. Nos langues jouent ensemble, nos lèvres fusionnent littéralement. Je m'attendais à quelque chose de très différent par rapport à un homme. Ça l'est par rapport à mes dernières fréquentations, pas vraiment par rapport à mon défunt mari. Pas de doute, je suis amoureuse d'Ambre.
Après quelques instants de passion, Ambre se relève pour me laisser respirer. Mais je n'en ai cure, je la veux contre moi à m'embrasser et me caresser. Ambre attrape sa chemise et la retire lentement, me dévoilant ses seins aux tétons dressés. Je baisse les yeux vers sa culotte, une tâche humide me révèle ses désirs, qui sont aussi les miens.
Je tends le bras et pose ma main sur un sein féminin pour la première fois de ma vie. Ambre ferme les yeux en gémissant. Je sens sa main venir empoigner mon sein droit. En bonne gauchère, elle me titille le mamelon d'une main habile et habituée. Je n'avais cherché à savoir mais je devine qu'elle est homosexuelle. Je fonds et je soupire à nouveau. Je suis moins à l'aise qu'elle mais je semble la faire vibrer tout autant.
Ambre revient sur moi pour m'embrasser, ses seins s'écrasant sur les miens. Je pose ma main sur sa nuque pour ne plus la laisser s'échapper. Je crois qu'elle n'en a aucune envie. Je caresse son dos de ma main libre, descendant rapidement sur ses fesses et me glisse sous l'élastique. Ambre se tortille quelque peu et gémit alors que je la pelote. D'une main elle baisse son slip puis elle colle son pubis contre le mien et s'y frotte avidement. Nos baisers s'intensifient fortement sous l'effet de ces frottements.
Ambre se décolle légèrement de moi, sans perdre le contact de mes lèvres. Je sens sa main glisser le long de mon ventre et plonger vers mon entrejambe. Instinctivement, je lance une main ingénue à l'assaut de son sexe. Mes doigts et les siens glissent en même temps entre nos lèvres respectives.
Quelle impression étrange mais divine ! Mes doigts vont et viennent sur cette vulve trempée de désir pour moi. C'est lisse et doux à la fois, son clitoris ressort plus que le mien., je n'ai pas de mal à le titiller. Le mien est plus discret, surtout au milieu de ma toison, même taillée et épilée. Néanmoins, elle n'a aucun mal à le trouver et à s'en occuper.
— Aaaah, aaaah, ouiii, gémis-je.
— Mmmh, ooooh, aaaah, soupire Ambre.
— Mmmh, ooooh, aaaah, soupire Ambre.
Je vais jouir dans les bras d'une femme et la faire jouir aussi. J'insère un doigt dans son vagin mais je la sens réticente. Je retourne sur son clitoris et vois avec ravissement qu'elle a deviné mon envie. Elle me pénètre de ses doigts tout en frottant mon bouton de la paume de sa main. Ambre enfouit son visage dans le creux de mon cou qu'elle embrasse. Ma main dans ses cheveux l'incite à continuer. Je ne peux lui en faire autant, tellement je suffoque plaisir.
— Aaaah, aaaah, ouiii, ouiii, oui ! jouit Ambre à mon oreille.
Ça me fait tout drôle de faire jouir une femme. Laquelle ne m'en oublie pas pour autant et poursuit sa stimulation. Celle-ci porte ses fruits, mon orgasme me prend alors que le sien décroît déjà :
— Ouiii, ouiiii, ouiiiii ! Aaaaah, ouiiii...
C'est divin, je tremble, je crie, j'inonde la main de mon amante comme elle enduit mes doigts. Cela dure, dure, dure... Mais je finis par retomber de mon nuage. Je suis en nage, Ambre est à bout de souffle. Après un instant, elle m'embrasse tendrement.
— Merci, ma chérie, me dit-elle.
— J'ai eu si envie de toi.
— J'ai eu si envie de toi.
Son visage s'assombrit quelque peu, je crois qu'elle craint que j'aie voulu jouer les hétéros curieuses.
— Ma chérie, j'aime tellement que tu le dises. Dis-le encore...
— Ma chérie, ma chérie, ma chérie, rit Ambre.
— Ma chérie, ma chérie, ma chérie, rit Ambre.
Je ris avec elle et nous nous embrassons une nouvelle fois.
— Ma chérie, veux-tu prendre ta douche ?
— D'accord, si tu viens avec moi...
— D'accord, si tu viens avec moi...
Ambre se lève, me tendant la main pour m'aider. J'ai le dos raide mais ça va mieux. Je la suis sous la douche. Je détache ses cheveux, appréciant la beauté de ces longues boucles brunes striées de blanc. J'y plonge les mains et caresse ensuite leur propriétaire. Ambre ouvre l'eau puis nous nous savonnons l'une l'autre.
Irrémédiablement nos doigts reviennent vers nos sexes pour aller les caresser. Ceux-ci ne semblent pas repus, ils en veulent encore, suintant rapidement. Ambre en profite pour goûter la mienne, je fais de même avec une légère appréhension ; vite envolée en découvrant sa saveur et sa fluidité. J'en veux encore et encore. Ambre semble aussi assoiffée que moi. Elle gauchère et moi droitière, cela nécessite un peu de gymnastique pour nous permettre à toutes deux de masturber l'autre. Notre passion est ardente, elle nous fait brûler de l'intérieur. Je sais ce qu'elle aime, elle a retenu mes préférences. Je voudrais que nous jouissions en même temps.
Irrémédiablement nos doigts reviennent vers nos sexes pour aller les caresser. Ceux-ci ne semblent pas repus, ils en veulent encore, suintant rapidement. Ambre en profite pour goûter la mienne, je fais de même avec une légère appréhension ; vite envolée en découvrant sa saveur et sa fluidité. J'en veux encore et encore. Ambre semble aussi assoiffée que moi. Elle gauchère et moi droitière, cela nécessite un peu de gymnastique pour nous permettre à toutes deux de masturber l'autre. Notre passion est ardente, elle nous fait brûler de l'intérieur. Je sais ce qu'elle aime, elle a retenu mes préférences. Je voudrais que nous jouissions en même temps.
— Aaah, aaah, aaah ! crions-nous toutes les deux.
J'en pleure de joie tant cela me comble et me ravie. Il n'y avait eu qu'avec Éric que j'avais pu atteindre ce genre d'extase simultané. Nous nous caressons et nous cajolons un moment avant d'enfin sortir de la douche. Nous nous séchons mutuellement avant de nous enlacer.
— Tu sais, il est tard. Tu as quelque chose de prévu ce soir ? me demande Ambre.
— Je vis seule, sans mes enfants désormais. Personne ne m'attend ce soir, ni cette nuit...
— Alors reste, j'en ai envie, ma chérie.
— Moi aussi, ma chérie.
— Je vis seule, sans mes enfants désormais. Personne ne m'attend ce soir, ni cette nuit...
— Alors reste, j'en ai envie, ma chérie.
— Moi aussi, ma chérie.
Ambre m'attire vers son lit. Elle m'y allonge et vient sur moi pour reprendre nos baisers. Elle descend sur mon cou puis vient téter mes seins. Lorsque sa bouche poursuit sa descente, je sais ce qu'elle a en tête : elle va me faire un cunnilingus !
— Mmmmmh, ouiii...
Mon soupir initial est langoureux quand ses lèvres se posent sur celles de mon sexe. Elle m'embrasse, me lèche, titille mon bouton du bout de sa langue. Je me sens couler dans sa gorge. Ambre n'en a cure et poursuit son œuvre. Elle sait y faire, me faisant grimper avant de me faire retomber pour ensuite repartir de plus belle. C'est lorsqu'elle use autant de sa langue que de ses doigts que j'atteins enfin cet orgasme libérateur. Je crie et je me débats sous ses ultimes coups de langue. Je m'affale sur le lit, Ambre revient vers moi pour m'embrasser. Ma cyprine macule ses lèvres, je me goûte pour la première fois de ma vie. Je repousse Ambre et la met sur le dos. Je commence à descendre à mon tour quand elle me dit :
— Tu n'es pas obligée.
— Peut-être, mais j'ai envie.
— Peut-être, mais j'ai envie.
J'appréhende mais ma passion naissante pour elle m'y pousse. Je tète ses petits seins, c'est excitant. Je descends, j'embrasse son pubis glabre puis le haut de son sexe et enfin ses lèvres. Ambre soupire de plaisir, je recommence, je découvre le sexe féminin de ce point de vue. Je trouve son clitoris et joue avec de la langue. Les gémissements d'Ambre redoublent immédiatement. Je bois et lape avec ravissement un sexe de femme, le sien en particulier.
Ambre mouille bien plus que moi. Je me sens un peu débordée par son plaisir. Mais je m'accroche à ses cuisses révélées et continue mon action sur son bouton. Et puis tout à coup, elle se cabre, cesse de respirer mais son sexe m'abreuve de son orgasme. La surprise m'en fait échapper une bonne partie. A bout de souffle, Ambre retombe enfin sur son lit, je voudrais continuer à la butiner mais je sais qu'il ne vaut mieux pas. Je remonte vers son visage et l'embrasse avec douceur. Ambre se laisse bécoter avec plaisir, appréciant visiblement son jus intime sur mes lèvres. Je finis par me laisser enlacer dans ses bras et pose ma joue sur sa poitrine. Je suis bien.
— Tu es fatiguée ?
— Oui, un peu. Tu voudrais dormir ? réponds-je.
— Non, j'ai dans l'idée qu'on ne va pas beaucoup dormir...
— C'est un programme qui me va.
— Moi aussi, me dit Ambre en souriant. Mais ça serait bien de manger un morceau. On commande ? Pizza ? Chinois ? Indien ?
— Indien... Les épices, c'est aphrodisiaque, non ? souris-je à mon tour.
— Oui, un peu. Tu voudrais dormir ? réponds-je.
— Non, j'ai dans l'idée qu'on ne va pas beaucoup dormir...
— C'est un programme qui me va.
— Moi aussi, me dit Ambre en souriant. Mais ça serait bien de manger un morceau. On commande ? Pizza ? Chinois ? Indien ?
— Indien... Les épices, c'est aphrodisiaque, non ? souris-je à mon tour.
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