Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le prof de français — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le prof de français
Chapitre 2
Sa petite bouche sur la mienne me retourne la tête. Je reste stupéfait.
Maëlys se décolle de moi, et je la vois cacher son visage avec sa main.
— Pardon...! s'exclame-t-elle.
Elle est choquée par son propre geste.
— Je suis désolée, monsieur Saunier. Je ne sais pas ce qui m'a pris.
— Maëlys, du calme, je ricane, amusé par sa soudaine panique. Il n'y a pas de mal.
— Mais... Enfin, quand même, c'était déplacé et...
— Maëlys... Je t'assure que ça va.
Silence.
Je suis un peu surpris, mais j'ai aussi envie de rire.
Cette situation est vraiment particulière...
Cette situation est vraiment particulière...
— Ça va même très bien, je précise dans un petit sourire.
Elle tourne la tête vers moi et me scrute. Je lis dans son regard un ''ah oui ?", et ses yeux se posent rapidement sur mes lèvres.
— Ça veut dire...?
Je ne la laisse pas parler. Je saisis son menton et cette fois, c'est moi qui viens coller ma bouche à la sienne. Contre mes lèvres, elle étouffe un gémissement. Ses mains se posent sur mon corps, mes épaules, ma jambe, mon torse. Et j'adore. J'adore qu'elle me touche ainsi.
Moi, j'ose un peu moins. Mais d'elle-même, elle guide ma main entre ses cuisses.
Elle soupire quand j'attaque son cou à coups de dents. Elle se love contre moi, du mieux qu'elle peut malgré le levier de vitesse. Ma main la caresse au travers de son collant.
Sa sienne me caresse au travers de mon jean.
— Vous... vous voulez monter ? me propose-t-elle en chuchotant.
Ses petites mains encadrent mon visage. Elle me smack. Une fois, deux fois, trois fois et attend ma réponse.
— Va pour un dernier verre, je rétorque en retirant la clef du contact.
On sort de la voiture. Elle prend ma main et on se dirige vers le petit immeuble. Son appart est au premier étage. On y arrive rapidement. Elle déverrouille la porte et me fait entrer.
À l'intérieur, ça sent la vanille. Une bougie éteinte trône sur la table basse en bois. Elle l'allume, elle, et une lampe tamisée.
— Asseyez-vous dans le canapé. Vous voulez boire quelque chose ?
— Une bière, c'est très bien.
Ce sera ma troisième, mais bon. Vu comment ça se profile, je ne vais pas reprendre le volant de sitôt.
— Tenez.
— Merci.
Elle vient s'asseoir à côté de moi, sa bouteille dans la main. Elle boit une gorgée.
— C'est ''OK'' pour vous ? me demande-t-elle en chuchotant.
Elle parle de ce qu'on fait. De ce qu'on pourrait faire.
— C'est ''OK'' pour moi, je lui souris.
— Parce que je n'ai pas vraiment l'habitude de tout ça. Peut-être que je m'y prends mal.
— Je n'ai pas l'habitude de ça non plus. Mais j'ai plutôt l'impression que tu t'y prends bien.
Elle rougit encore.
Je soupire en la regardant. Elle est toute mimi.
Je me penche vers elle, attrape sa bouteille et la pose sur la table. Puis, je l'attrape, elle, et la rapproche de moi.
— Mais le plus important, c'est ''est-ce que c'est ''OK'' pour toi'' ?
Elle fixe mes yeux, puis ma bouche.
— C'est ''OK'' pour moi.
On ne dit rien de plus. Nos lèvres se rencontrent, nos langues se mêlent, nos souffles s'attisent.
C'est très bon.
Elle est contre moi et laisse à peine la place à ses mains pour défaire ma chemise. Elle me déshabille. Je lui retire sa robe, puis son collant. Elle est en sous-vêtements devant moi, et moi, torse nu. Alors que je décroche son soutien-gorge, elle défait ma ceinture.
J'attrape l'un de ses petits seins dans ma main et le porte à mes lèvres. Je passe la langue sur son téton au moment où sa main se glisse dans mon boxer.
— Oh...
Je l'entends gémir et soupirer de plaisir. Elle est discrète, comme toujours.
J'adore.
Dans un commun accord silencieux, elle s'allonge dans le canapé, et moi, je m'allonge sur elle. Elle continue de me déshabiller, et tout doucement, de sa petite main, fait des allers-retours sur mon sexe.
Je suce ses tétons un à un, embrasse sa poitrine, son plexus, son cou, et redescends sur ses côtes et son ventre. Je la regarde quand mes pouces crochètent l'élastique de sa culotte et que je la fais descendre sur ses jambes. Elle se retrouve nue devant moi, et je suis bien trop bas maintenant pour qu'elle puisse continuer ses caresses. Alors, elle plonge sa main dans mes cheveux.
— J'ai toujours rêvé de les toucher, avoue-t-elle dans un petit gloussement.
— Ah oui ? je demande en lui relevant les genoux. Est-ce à hauteur de tes espérances ?
— Je dirais que c'est même mieux.
Cette fois, c'est moi qui ricane.
— Tant mieux.
Je me penche sur son intimité, cette petite vulve à qui j'adresse les premiers coups de langue.
— Oh, monsieur Saunier...!
Je crois lui faire mal, mais pas du tout. Elle se dévoile encore plus en écartant les cuisses, me frayant ainsi un passage privilégié.
Je la lèche avec un plaisir monstrueux tandis qu'elle se tortille en me caressant les cheveux.
Elle mouille beaucoup.
Elle mouille beaucoup.
— Vous allez me faire venir trop vite, se plaint-elle en se redressant sur les coudes.
— Hum...
Je reste là encore quelques minutes. Elle soupire profondément, les yeux tremblants.
— Je devrais aller chercher un petit quelque chose, m'annonce-t-elle.
Elle saute du canapé et se dirige, nue, vers une autre pièce. Je la regarde, elle et ses courbes, disparaître derrière la porte. Elle réapparaît deux secondes plus tard, un objet carré plat aux bords dentelés dans la main.
Un préservatif.
Elle me le rend, timidement, en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.
— Merci, je ris. Ça peut être utile.
La plupart des gens n'aiment pas la sensation de la capote. Je peux comprendre, en tout cas, du point de vue physique. Maintenant, côté psychologique, ça a pour moi un effet complètement euphorisant. Ce simple petit objet dit clairement “oui, je veux faire l'amour avec toi”. Ce n'est pas impulsif. Ce n'est pas animé par de la bestialité. C'est réfléchi, consenti, mutuel. J'y vois là un véritable partage.
Elle hausse les épaules, un peu intimidée, mais ne se rallonge pas dans le canapé. Elle me fait lever, vient m'embrasser, et descend sur mes hanches pour me dévêtir entièrement. Mon jean, puis mon boxer. Et avant que je ne me pose la question, ses petites lèvres happent mon sexe.
Wah...
Elle est d'une très grande douceur, alternant les petits coups de langue, et les succions plus ou moins profondes. Elle est loin de ressembler à toutes ses filles dans les films de cul. Elle, elle le fait avec une tendresse folle. Un désir inqualifiable.
— C'est toi qui vas me faire venir trop vite, si tu continues, je susurre.
Voir cette ancienne élève, à genoux devant moi, est déroutant. Je ne suis pas le genre de prof à se taper ses étudiantes, à user de son autorité pour les enchaîner dans son lit. Mais je dois dire tout de même que cette situation a quelque chose de très excitant.
Elle se relève. Elle me regarde toujours avec ces petits yeux timides. Je m'assois dans le canapé, attrape le préservatif, et le déroule sur moi. Elle me regarde faire en même temps qu'elle m'embrasse le cou.
Alors, je tourne les yeux vers elle et silencieusement, je lui demande son approbation. D'elle-même, elle m'enjambe et nu l'un contre l'autre, on s'étreint.
— Ça fait un moment, murmure-t-elle.
Mes mains caressent ses fesses. Elle se cambre. J'essaie de me faufiler entre nos jambes pour accompagner la rencontre de nos sexes.
— Un moment ? Je répète.
— Que je ne l'ai pas fait.
Oh.
— Je vais y aller doucement, je la rassure. Pour ne pas te faire mal.
— D'accord, acquiesce-t-elle. Merci.
"Merci”...? Ce devrait juste être normal, de ne pas blesser son partenaire...
De mes doigts, je glisse sur sa fente et récupère un peu de son lubrifiant. Je m'en sers pour l'écarter tout doucement et entre un premier doigt en elle.
Elle se tend, se contracte, plonge son visage dans mon cou. Elle le mord, même, et je sens un léger pincement sur ma peau qui s'accompagne de somptueux frissons.
Un suçon.
Aïe aïe aïe... Ça m'excite beaucoup.
— Ça va ? Je m'inquiète en continuant de la doigter tendrement.
— J'aime beaucoup.
Tant mieux.
J'insère un deuxième doigt et accélère un peu le rythme. Je profite qu'elle soit sur moi pour reprendre son sein dans ma bouche. Tout est... enivrant. Surtout les petits couinements qu'elle me livre et les “monsieur Saunier” qu'elle répète d'une voix brisée par l'émotion.
Puis d'elle-même, elle attrape ma queue, et la dirige entre ses cuisses. Elle mène la danse. Elle me place. Elle s'empale progressivement.
On lâche le même gémissement de soulagement.
C'est très bon.
Elle commence à bouger un peu les hanches et ça me dévaste. Ses sensations sont géniales. Effectivement, elle est un peu serrée, mais... elle est notamment très prévenante. Ses mains me caressent le torse, palpent ma peau. Elle respire mon odeur, s'imprègne de ma chaleur, s'empare de mes lèvres alors que son bassin ondule sur moi.
C'est elle qui me fait l'amour. Moi, épris par ces sensations vertigineuses, je ne peux que la contempler nous faire du bien.
Ses cheveux bouclés rebondissent sur ses épaules. Tout comme sa petite poitrine. Elle se penche sur moi pour m'embrasser encore. Ses mouvements se font moins rapides, mais plus profonds.
Elle mordille mon oreille. Tout mon corps se contracte.
— Maë... Je ne sais pas si je vais tenir très longtemps...
Ses yeux s'écarquillent et elle a un petit sourire en coin.
— J'adore quand vous m'appelez comme ça, m'avoue-t-elle.
— ''Maë'' ?
— Redites-le, pour voir ?
Je ricane. Ça a le mérite de me calmer un peu.
— Maë, si tu continues, tu vas me faire jouir.
Elle rougit et se cache contre ma poitrine. Je ris encore, la serre contre moi et lui embrasse les cheveux.
Moi aussi, j'ai très envie de lui faire du bien.
— Je peux... ? Je lui demande.
Pour illustrer ma requête, je donne en elle un lent coup de reins. Ça glisse tout seul.
Elle acquiesce.
Alors, c'est à mon tour de transpirer un peu. Je la pénètre, enserrant, immobilisant fermement son bassin. Ses bras s'enroulent autour de ma nuque pour s'accrocher à moi. Pour s'abandonner à mes pénétrations. Je la prends d'abord doucement, entrant complètement ma queue dans sa fente, puis plus vite, et enfin plus fort.
Ses plaintes se font un peu moins discrètes en se mêlant au claquement de mon ventre contre son cul. Clairement, elle apprécie, et le plaisir qu'elle prend décuple le mien.
Un courant électrique me parcourt insidieusement. Mon corps se tétanise, vibre, tremble.
Cette fois, ça va être dur de résister.
— Maë, je viens...
Elle décolle sa tête de mon épaule et me regarde. Elle m'attrape même les joues pour planter ses yeux dans les miens. Pour me voir. Me contempler. Ça me déstabilise un peu. Je n'ai pas l'habitude de ça, pourtant, cet échange cru, direct de regards, booste considérablement mon orgasme. Je la prends plus lentement, plus profondément, et ça y est. J'explose dans un soupir étouffé.
Mon cœur s'emballe. Ma respiration aussi. Je suis en sueur. Mes muscles me font mal.
Mais les secondes passent, et l'apaisement assomme mon corps. Je reprends peu à peu mes esprits.
— Vous êtes super sexy.
Je relève les yeux sur Maëlys. Elle me décroche un petit rire.
Sans prévenir, je l'attrape sous les fesses et la retourne sur le canapé.
Elle crie de surprise.
Je suis encore assez dur pour lui enchaîner quelques pénétrations, mon pouce, cherchant dans sa fente humide, son clito. Que je masse. Que je stimule. Que je lubrifie avec sa propre mouille.
Maë couine, se tend, gémit, crochète ses doigts dans mes bras contractés par l'effort. Ses yeux sont fermés. Son front, couvert de sueurs. Ses sourcils, tordus dans une expression éloquente de plaisir.
Maëlys est à point, elle aussi.
— Monsieur Saunier..., soupire-t-elle. Ça vient...
Oui, vas-y ma belle... Jouis.
Elle se tétanise. La pointe de ses pieds se tend. Tout son sexe se contracte, et pulse autour de ma queue.
Elle retient un petit cri, ses ongles se plantent dans ma chair.
Délicieusement douloureux...
On s'enlace, le cœur battant, et, fatigué, je m'écroule sur elle, alors qu'elle continue de jouer avec mes cheveux.
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