Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Affinités philosophiques et bien plus — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Affinités philosophiques et bien plus
Chapitre 1
Affinités philosophiques et plus
— Tiens, vous êtes là ou, plutôt, comme on peut se tutoyer maintenant, TU es là.
Anne Laure ne s'attendait pas à me voir ce soir dans ce temple maçonnique. Moi non plus d'ailleurs.
Nous nous connaissons pourtant depuis une dizaine d'années, et nous côtoyons parfois plusieurs fois par semaine. Elle, avocate, moi chroniqueur judiciaire.
Je dis souvent à mes collègues qu'elle a les plus belles jambes du barreau de la Cour d'appel et une voix sans pareil. Important pour un avocat. La voix, je veux dire. Moins les jambes, sauf pour les magistrats évidemment.
Nous nous connaissons pourtant depuis une dizaine d'années, et nous côtoyons parfois plusieurs fois par semaine. Elle, avocate, moi chroniqueur judiciaire.
Je dis souvent à mes collègues qu'elle a les plus belles jambes du barreau de la Cour d'appel et une voix sans pareil. Important pour un avocat. La voix, je veux dire. Moins les jambes, sauf pour les magistrats évidemment.
Certains hommes avocats ont un débit vocal et un timbre exceptionnel. Très travaillés sans doute. C'est un bonheur de les écouter. Pour une raison que j'ignore, c'est rarement le cas chez leurs consœurs. J'en connais même certaines qui, pour se faire entendre, croient bon d'atteindre le niveau sonore du Concorde au décollage.
Tel n’est pas le cas d'Anne Laure qui sait alterner phrasé grave ou aigu. Grave surtout. Parfois, excusez la vulgarité, avec une voix de slip.
Hors audience, l'avocate Anne Laure semble m'apprécier. Bref ! Sans être proches, comme je peux l'être avec d'autres professionnels de la justice, on s'aime bien. Il est vrai que généralement, on me trouve souvent sympa, certes un peu chambreur.
Hors audience, l'avocate Anne Laure semble m'apprécier. Bref ! Sans être proches, comme je peux l'être avec d'autres professionnels de la justice, on s'aime bien. Il est vrai que généralement, on me trouve souvent sympa, certes un peu chambreur.
Mais elle comme moi, ignorions que nous partagions les mêmes affinités philosophiques. Elle me dit appartenir à la Grande Loge Féminine de France, et moi je suis Grand Orient. Les membres des deux obédiences s'accueillent et se reçoivent sans difficulté pour leurs réunions, les ‘'tenues' en langue de frangins et frangines. Avec ma sœur Anne Laure, nous nous faisons les trois bises rituelles, avant d'entrer dans le temple.
Nous choisissons de nous asseoir côte à côte. Pas question de poursuivre notre conversation. Le silence doit régner dès le début de la tenue. Selon un rituel respecté très strictement, on doit demander l'autorisation au président, le Vénérable, pour se lever et prendre la parole, on ne s'interrompt pas, on ne proteste pas quand on entend quelque chose qui ne vous plaît pas. Je ne connais aucun autre lieu ailleurs qu'en franc maçonnerie une telle qualité d'écoute et d'échanges.
J'enfreins la règle, murmure quand même quelques mots à Marie Laure.
— Tu restes aux agapes. Je t'invite.
— Merci, avec plaisir,
— Merci, avec plaisir,
me répond ma sœur en me posant un bref instant sur mon genou sa main, gantée de blanc comme tous les assistants.
Je ne peux résister à la tentation de l'observer du coin de l'œil, assise, les jambes non croisées, comme le veut l'usage, les mains posées sur les cuisses. Son corsage en satin de soie est très sagement boutonné sur une poitrine qui doit être voluptueuse. Par une minuscule échancrure, je note cependant qu'elle porte un soutien-gorge noir. Mon coup d'œil coquin ne lui a pas échappé et n'a pas l'air de l'avoir offusquée. Elle sourit.
Ola ! On se calme, me dis-je.
Fin de la tenue et du silence. Direction le bar aménagé dans ce que nous appelons dans notre jargon, la salle humide, la pièce où se tiennent les agapes, le repas traditionnel après la tenue.
Je ne peux résister à la tentation de l'observer du coin de l'œil, assise, les jambes non croisées, comme le veut l'usage, les mains posées sur les cuisses. Son corsage en satin de soie est très sagement boutonné sur une poitrine qui doit être voluptueuse. Par une minuscule échancrure, je note cependant qu'elle porte un soutien-gorge noir. Mon coup d'œil coquin ne lui a pas échappé et n'a pas l'air de l'avoir offusquée. Elle sourit.
Ola ! On se calme, me dis-je.
Fin de la tenue et du silence. Direction le bar aménagé dans ce que nous appelons dans notre jargon, la salle humide, la pièce où se tiennent les agapes, le repas traditionnel après la tenue.
— J'ai été surprise de te voir ici. Mais je ne suis pas vraiment étonnée, vu ta discrétion, tu ne te la ‘'pètes ‘'pas à la différence souvent de tes collègues ; il y a aussi le fait que tu tutoies certaines personnes, voire leur tape la bise.
Durant les agapes, les échanges se font plus personnels. Elle me confirme ce que les langues vipérines du milieu m'ont rapporté. Elle a été larguée par son mec, avocat également parti se mettre en couple avec un flic de la BAC qu'il avait défendu après une bavure pas très claire et qui s'était terminée par une surprenante relaxe. Le flic avait sans doute trouvé les bons arguments pour remercier le baveux (le surnom donné aux avocats par les policiers), ou alors est-ce lui qui avait préféré se faire payer en nature.
J'ose suggérer cette hypothèse. Elle se marre.
J'ose suggérer cette hypothèse. Elle se marre.
— Cela faisait un bout de temps, en tout cas, que moi je ne l'intéressais plus du tout.
Quel goujat ! Et mec stupide, me dis-je.
Marie-Laure, fine mouche, a-t-elle compris que, moi, en revanche, je ne me désintéresse pas du tout de la belle franc-maçonne quinqua qui est à mon côté. Tellement à mon côté que, sous la table, je sens son pied collé contre le mien. Effet conjugué sans doute de la chaleur dans la salle et des deux Martini Gin pris à l'apéritif, trois boutons du corsage sont ouverts, m'offrant la vue sur un décolleté qui me fait de plus en plus d'effet.
Marie-Laure, fine mouche, a-t-elle compris que, moi, en revanche, je ne me désintéresse pas du tout de la belle franc-maçonne quinqua qui est à mon côté. Tellement à mon côté que, sous la table, je sens son pied collé contre le mien. Effet conjugué sans doute de la chaleur dans la salle et des deux Martini Gin pris à l'apéritif, trois boutons du corsage sont ouverts, m'offrant la vue sur un décolleté qui me fait de plus en plus d'effet.
— Je suis venue à pied. Après les tenues, on dépasse souvent la dose permise pour reprendre le volant. Tu veux bien me reconduire. J'habite en ville.
Un peu que je veux, même que, timide comme je suis, je n'aurais jamais osé le proposer.
Dans la rue, Marie Laure me prend le bras, faisant mine de tituber.
Dans la rue, Marie Laure me prend le bras, faisant mine de tituber.
— Je crois que j'ai un peu trop bu.
Respectant un usage totalement désuet, preuve, paraît-il, de sexisme, je lui ouvre la porte de la voiture. Elle s'assoit, dévoilant les plus belles jambes du barreau. Elle ne juge pas utile de tirer vraiment sur sa robe, alors que je me mets au volant.
J'ai à peine de demander l'adresse où je dois la reconduire qu'elle pose sa main sur mon genou.
J'ai à peine de demander l'adresse où je dois la reconduire qu'elle pose sa main sur mon genou.
— C'est un immeuble, il y a un parking au sous-sol où tu peux te garer un moment pour boire un verre.
L'autoradio s'est mis en marche tout seul et diffuse l'Ave Maria d'Anton Bruckner. Nous restons silencieux. Elle me prend la main, la pose sur sa cuisse. Je me sens autorisé à la glisser un peu plus haut sous la robe, elle ne me retient pas.
Je parviens à conduire prudemment avec la seule main gauche ; avec ma boîte automatique, je n'ai pas besoin de manipuler un levier de vitesse.
Nous sommes déjà arrivés au domicile de ma passagère dans l'un des immeubles le plus haut de la ville.
Je parviens à conduire prudemment avec la seule main gauche ; avec ma boîte automatique, je n'ai pas besoin de manipuler un levier de vitesse.
Nous sommes déjà arrivés au domicile de ma passagère dans l'un des immeubles le plus haut de la ville.
— Alors que fais-tu ? Tu as le temps de venir voir la vue chez moi. Elle est superbe ?
Le parking aux sous-sols donne accès directement à l'ascenseur. Anne Laure appuie sur le bouton du septième étage, on ne peut rêver mieux comme destination. Elle se colle à moi.
— J'ai envie que tu t'occupes de moi.
Son désir est un ordre auquel j'obéis sur-le-champ.
Je m'empare de ses lèvres, ma langue cherche la sienne qui se montre très coopérative. L'ascenseur est arrivé à l'étage, nos langues, ses lèvres continuent à faire connaissance alors que la porte s'ouvre et se referme.
Je m'empare de ses lèvres, ma langue cherche la sienne qui se montre très coopérative. L'ascenseur est arrivé à l'étage, nos langues, ses lèvres continuent à faire connaissance alors que la porte s'ouvre et se referme.
— Ne restons pas ici, ça risque de déraper et des voisins pourraient appeler l'ascenseur.
L'appartement domine effectivement toute la ville.
— Quand mon homo de mec m'a largué, j'ai décidé de rester ici, et lui racheter sa part.
Nous nous approchons de l'une des baies vitrées pour admirer le panorama. Je suis derrière Anne-Laure. Je déboutonne son chemisier, ma main se glisse dans son soutien-gorge à corbeille.
— Hum, hum.
Ses murmures, ses petits coups de langue dans mon cou, me font penser qu'elle apprécie cet instant. Elle m'arrête et se retourne.
— Attends ; je vais aller me rafraîchir un peu.
Elle me pousse vers le couloir et une chambre. Elle m'embrasse à nouveau, défait ma ceinture de pantalon, masse la bosse qui a grossi depuis longtemps.
— Mets-toi à l'aise, je reviens.
J'ôte mes mocassins, enlève mon pantalon, déboutonne ma chemise.
Elle est de retour avec une robe de chambre bien mal fermée.
Elle est de retour avec une robe de chambre bien mal fermée.
— Où en étions-nous ? Dis donc, je t'avais dit de te mettre à l'aise.
Elle revient vers moi, m'enlève ma chemise, descend mon slip. Je suis bien au garde à vous. Pour ne pas êtes en reste, je dénoue la ceinture de sa robe de chambre. Elle est nue.
— Viens. Ca fait six mois que je n'ai pas testé à deux le matelas.
Nous avons les mêmes goûts pour les préliminaires.
Je salive mes doigts et pars à la recherche d'un bouton que je sais magique. Je lui montre qu'il ne faut pas me décalotter. Elle comprend que je suis très sensible à cet endroit, elle choisit de l'effleurer entre pouce et index. Exquise sensation.
Je me glisse au pied de lit. Elle a compris mon intention, ouvre les jambes.
Je salive mes doigts et pars à la recherche d'un bouton que je sais magique. Je lui montre qu'il ne faut pas me décalotter. Elle comprend que je suis très sensible à cet endroit, elle choisit de l'effleurer entre pouce et index. Exquise sensation.
Je me glisse au pied de lit. Elle a compris mon intention, ouvre les jambes.
— Tu as encore faim. Eh bien, mange-moi.
Je ne sais pas combien de temps dure la dégustation. Suffisamment pour entraîner des gémissements de plus en plus forts et des encouragements.
— Continue ; oui, continue.
Orgasme ? Je n'ai pas la prétention d'en être sûr. Elle m'entraîne vers le haut du lit, glisse un oreiller sous la tête.
— A moi, maintenant de profiter.
Ses premiers coups de langue m'électrisent.
— Oh oui, c'est bon...
Tour à tour, jeu de langue, jeu de bouche, jeu de main.
Désormais, c'est elle qui est à la manœuvre.
Elle m'enjambe.
Désormais, c'est elle qui est à la manœuvre.
Elle m'enjambe.
— J'ai envie de te baiser. Je vais te baiser.
Je ne pensais pas que cette artiste de l'art oratoire pouvait parler cru.
Je me laisse faire, m'empare de ses seins.
La chevauchée est sonore, très sonore. Je n'avais jamais entendu une partenaire manifester aussi fort son plaisir.
Je me laisse faire, m'empare de ses seins.
La chevauchée est sonore, très sonore. Je n'avais jamais entendu une partenaire manifester aussi fort son plaisir.
— Tinquiète. Je suis la seule à l'étage. Je n'ai pas de voisin.
Je suis aux anges, pas inquiet. Je sais qu'en cas de poursuites pour tapage, j'ai une bonne avocate.
—
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