Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un nouveau souffle — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un nouveau souffle
Chapitre 1
Je me souviens encore du vertige que j’ai ressenti en acceptant cette mutation. Lyon. Une ville que je ne connaissais pas, une page blanche. À trente-quatre ans, j’avais besoin d’autre chose. Un ailleurs. Un nouveau souffle. Ma rupture récente m’avait laissée éreintée, vidée d’envie, mais une part de moi réclamait ce changement comme une nécessité vitale.
Le premier matin, je suis arrivée plus tôt à l’agence. Je voulais observer, m’imprégner. L’intérieur était baigné de lumière, tout semblait fluide, organisé. Et puis, je l’ai vu. Tom.
Je ne savais encore rien de lui, mais il m’a marquée immédiatement. Son regard était franc, mais tranquille, comme une mer lisse en apparence, pleine de courants en profondeur. Sa voix grave résonnait doucement, et j’ai senti cette présence silencieuse s’installer dans un coin de mon esprit sans que je puisse l’en déloger.
Les jours ont passé. Nos échanges étaient polis, professionnels. Mais quelque chose glissait entre les lignes : des regards trop longs, des silences qui frôlaient le langage secret. Il me troublait. Et j’aimais ça.
Un vendredi soir, après un apéro entre collègues, il m’a proposé de marcher un peu. Nous avons flâné le long des quais. La ville était belle, et moi... je me sentais bien. Vraiment bien. Il m’écoutait avec une attention rare. Je parlais trop, peut-être. Je riais un peu fort. Mais il ne semblait pas s’en lasser. Ses yeux restaient accrochés aux miens. Et quand nos doigts se sont frôlés, je n’ai pas reculé.
Je ne sais pas exactement quand j’ai commencé à désirer Tom. Peut-être dès le premier jour, en voyant son regard calme, sa manière de me parler, de m’écouter. Il avait cette façon tranquille de m’observer, sans jamais être intrusif, mais toujours attentif. Ce genre d’homme rare, qui sait exactement ce qu’il veut... et le fait sentir sans un mot de trop.
Ce vendredi soir, lorsque nous avons quitté le reste de l’équipe pour marcher sur les quais, j’ai senti cette tension douce s’intensifier entre nous. Chaque frôlement devenait intentionnel. Il ne m’a pas touchée tout de suite. Il m’a d’abord regardée longtemps. Comme s’il lisait en moi. Et quand nos lèvres se sont enfin trouvées, je n’ai plus pensé à rien. Tout était instinctif.
Chez lui, il m’a laissée entrer la première. Il m’a suivie sans un mot, m’a prise par la taille et a posé ses lèvres dans mon cou, lentement. J’ai frissonné, tout mon corps en alerte. Nous avons commencé à nous déshabiller sans nous presser. Je voulais sentir le tissu glisser sur ma peau, entendre son souffle changer à mesure que je me dévoilais.
Il m’a allongée sur le lit, m’a contemplée un instant. Puis ses mains ont exploré chaque parcelle de mon corps, sans précipitation. Il a commencé par m’embrasser partout : la nuque, les épaules, la poitrine. Sa langue jouait avec mes tétons qu’il prenait ensuite dans sa bouche, alternant entre douceur et légère morsure. J’étais déjà trempée.
Je l’ai déshabillé à mon tour. Son sexe était dur, palpitant entre mes doigts. Je l’ai pris dans ma bouche, lentement, avec application, le regard plongé dans le sien. Il m’a caressée en même temps, glissant deux doigts entre mes cuisses, les faisant jouer sur mon clitoris, puis en moi, doucement, avec maîtrise.
Il m’a prise d’abord dans la position du missionnaire, ses bras autour de moi, me maintenant fermement. Il poussait lentement au début, savourant chaque mouvement. Puis plus profondément, plus fort, quand j’ai commencé à gémir contre son oreille. Il s’est ensuite redressé sur ses genoux, attrapant mes hanches pour mieux contrôler la cadence. Je le regardais me prendre avec intensité, ses yeux rivés aux miens, sa main libre glissant entre mes jambes pour stimuler mon clitoris.
Je suis montée sur lui ensuite. J’avais besoin de prendre le contrôle. Je me suis empalée sur lui avec lenteur, bougeant mes hanches en cercle, sentant chaque centimètre m’emplir. Ses mains me guidaient, caressaient mes seins, descendaient sur mes hanches. Il me laissait mener la danse, mais je sentais qu’il luttait pour se retenir.
Il m’a retournée ensuite à quatre pattes. Il m’a pénétrée par-derrière, d’un coup lent et profond qui m’a arraché un cri de plaisir. Dans cette position, il allait plus fort, plus vite, et sa main tapait légèrement mes fesses. Puis il a de nouveau glissé ses doigts sur mon clitoris pendant qu’il me prenait, m’amenant au bord de l’explosion.
Je jouis en me cambrant, la bouche ouverte sur un gémissement rauque, les jambes tremblantes. Il s’est allongé derrière moi, m’a prise une dernière fois en cuillère, tout en m’embrassant dans le cou, son souffle haletant contre ma nuque. Il a joui dans un râle sourd, le corps tendu contre le mien, enfoncé au plus profond.
Nous sommes restés là, en silence, collés l’un à l’autre. Ma peau brillait de sueur, mon cœur battait encore trop fort. Mais je me sentais vivante. Enfin.
Le matin filtrait à peine à travers les rideaux quand je me suis réveillée. J’étais nue, lovée contre Tom, sa main posée sur ma hanche, sa respiration encore lente. Mon corps me rappelait la nuit — des frissons, des traces de plaisir, des muscles encore sensibles. J’ai fermé les yeux un instant de plus. Sourire aux lèvres.
Je me suis levée doucement pour ne pas le réveiller, enfilant juste sa chemise posée sur le fauteuil. Elle sentait sa peau. J’ai traversé l’appartement silencieusement et suis entrée dans la salle de bain. L’eau chaude a commencé à couler, brume et chaleur se répandant peu à peu sur les carreaux froids. Je suis entrée sous le jet, les yeux fermés, laissant l’eau glisser lentement sur ma nuque, mes épaules, mes seins... C’était apaisant. Jusqu’à ce que je sente ses bras m’enlacer par-derrière.
Tom s’était levé. Nu. Il se colla contre moi, son torse chaud épousant mon dos. Il posa un baiser sur ma nuque, puis un autre, plus bas, à la base de mon cou. Son sexe, déjà dur, se glissait contre mes fesses.
— Tu pensais te laver sans moi ? murmura-t-il avec un sourire dans la voix.
Je n’ai pas répondu. J’ai juste appuyé ma tête contre son épaule. Ses mains glissèrent sur mon ventre, remontèrent lentement jusqu’à mes seins qu’il massa doucement sous l’eau. Mes tétons se durcirent aussitôt entre ses doigts. Mon souffle se fit plus court. Je sentais déjà l’envie me gagner.
Il me retourna lentement face à lui. Nos bouches se retrouvèrent, langoureuses, gourmandes. L’eau ruisselait entre nos corps collés. Il s’agenouilla soudain, me regardant du bas, les mains posées sur mes hanches.
— Laisse-moi prendre soin de toi.
Il écarta mes cuisses et y glissa sa langue. Je me suis appuyée contre le mur, les mains plaquées, le cœur battant. Il me léchait lentement, avec une maîtrise qui frôlait la cruauté. Sa langue tournait autour de mon clitoris, revenait, s’enfonçait en moi, me faisant gémir contre le carrelage encore tiède de vapeur. Mon bassin bougeait sans que je puisse le contrôler. Il savait exactement ce qu’il faisait.
Quand j’ai joui, j’ai senti mes jambes trembler légèrement. Il s’est relevé doucement, m’a embrassée, me laissant goûter mon propre plaisir sur ses lèvres.
Puis il me souleva, me plaquant contre le mur, mes jambes enroulées autour de sa taille. Son sexe est entré en moi d’un coup lent et profond. J’ai poussé un cri étouffé contre son cou. Il me tenait fermement, me baisait avec puissance, mais précision, chaque coup de reins me percutant avec une intensité délicieuse. L’eau dégoulinait entre nos corps, rendant chaque mouvement plus fluide, plus animal.
Il changea légèrement l’angle, cherchant ce point en moi qui me faisait perdre la tête — et il le trouva. Je me suis accrochée à lui, les ongles plantés dans ses épaules, haletante, humide d’eau et de désir mêlés. Le deuxième orgasme m’a prise d’un coup, brutal, m’arrachant un cri incontrôlé.
Il ne tarda pas à me suivre, dans un râle profond, se vidant en moi, toujours enfoncé, tendu contre moi, les yeux fermés.
Nous sommes restés ainsi quelques secondes, collés, épuisés, rincés à la fois par l’eau chaude et le plaisir.
Il m’a reposée doucement. J’ai ri, haletante, la tête contre sa poitrine.
— Tu sais que je ne vais plus jamais prendre une douche seule, maintenant ?
Il a souri.
— C’est bien l’idée.
— C’est bien l’idée.
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Commentaires ()
Une sensualité décrite avec douceur.
Un plaisir à lire.