Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma mère, la Belle et les Betes — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma mère, la Belle et les Betes
Chapitre 1
Ce texte fait partie d' une histoire plus large, écrivez un commentaire si vous voulez lire la suite, je la publierai...
...
...
Je suis toujours là, planqué.
Le couloir du gymnase est à moitié plongé dans la pénombre.
Les rires résonnent derrière la porte entrouverte d'une salle de rangement transformée, ce soir-là, en lieu étrange. Presque interdit.
Je suis là, tapi dans l'ombre, derrière les vestiaires.
Le cœur battant.
Le couloir du gymnase est à moitié plongé dans la pénombre.
Les rires résonnent derrière la porte entrouverte d'une salle de rangement transformée, ce soir-là, en lieu étrange. Presque interdit.
Je suis là, tapi dans l'ombre, derrière les vestiaires.
Le cœur battant.
Dedans, Fred parle fort, ricanant comme un type qui sait des choses. Momo rit à gorge déployée, avec ce ton de celui qui se sent invincible. Le troisième homme, plus âgé, plus silencieux, observe. Il ricane par éclats. Inquiétants.
Et Véronique, ma mère, est là.
Elle ne parle presque pas.
Je la vois par l'interstice de la porte. Son legging gris, bande rose sur le côté, colle à ses jambes. Ses ballerines vernies noires brillent doucement sous les lumières jaunes et fatiguées du plafond. Sa coiffure est encore parfaite, comme figée dans un moment qu'elle veut prolonger... ou oublier.
Et Véronique, ma mère, est là.
Elle ne parle presque pas.
Je la vois par l'interstice de la porte. Son legging gris, bande rose sur le côté, colle à ses jambes. Ses ballerines vernies noires brillent doucement sous les lumières jaunes et fatiguées du plafond. Sa coiffure est encore parfaite, comme figée dans un moment qu'elle veut prolonger... ou oublier.
Fred murmure quelque chose que je n'entends pas. Mais Véronique hoche la tête. Elle se lève, les regarde un à un.
Elle se met à danser.
Pas comme plus tôt au cours.
Pas pour le sport.
Pour eux.
Elle danse lentement, comme prise dans un filet invisible.
Comme si chaque geste racontait une histoire que je ne dois pas entendre.
Elle se met à danser.
Pas comme plus tôt au cours.
Pas pour le sport.
Pour eux.
Elle danse lentement, comme prise dans un filet invisible.
Comme si chaque geste racontait une histoire que je ne dois pas entendre.
Les hommes la regardent, sourient.
Fred dit :
Fred dit :
— T'as vu comme elle obéit ?
Et Momo éclate de rire :
— Elle sait qu'on oublie pas.
Je me fige, planqué derrière le rideau.
Le mystère me serre la gorge.
Je sens que je suis à deux doigts de comprendre, mais que chaque chose m'échappe au dernier moment.
Le mystère me serre la gorge.
Je sens que je suis à deux doigts de comprendre, mais que chaque chose m'échappe au dernier moment.
Ma mère...
Pas "Véro la danseuse", pas "la femme que les gars regardent". Non. Ma mère.
Et je la reconnais dans ses gestes, même si c'est flou. Même s'il y a une sorte de filtre entre elle et moi.
Un truc que je ne capte pas.
Pas "Véro la danseuse", pas "la femme que les gars regardent". Non. Ma mère.
Et je la reconnais dans ses gestes, même si c'est flou. Même s'il y a une sorte de filtre entre elle et moi.
Un truc que je ne capte pas.
Elle danse au milieu des trois mâles qui la matent en bavant, elle suit les ordres de Fred, elle glisse, elle ondule, elle se plie au tempo.
Et moi, je ne comprends rien. Qu'est-ce qu'elle fout là ? Pourquoi elle accepte ça ?
Pourquoi elle dit rien ?
Fred parle encore, sur un ton plus sec. Il lui balance des ordres, comme si c'était normal.
Et elle... elle obéit.
La musique continue. Elle enchaîne sans interruption.
Les basses résonnent dans les murs du vieux gymnase, étouffées, mais vibrantes, comme un cœur qui bat à travers le béton.
Elle danse comme si elle n'en avait rien à faire. Ou comme si elle voulait les défier. Peut-être même... comme si elle voulait provoquer ces trois taureaux prêts à la sauter dessus à la moindre occasion.
Et je sens... je sens que ça pourrait exploser à tout moment, que la situation peut déraper à tout moment...
Et moi, je ne comprends rien. Qu'est-ce qu'elle fout là ? Pourquoi elle accepte ça ?
Pourquoi elle dit rien ?
Fred parle encore, sur un ton plus sec. Il lui balance des ordres, comme si c'était normal.
Et elle... elle obéit.
La musique continue. Elle enchaîne sans interruption.
Les basses résonnent dans les murs du vieux gymnase, étouffées, mais vibrantes, comme un cœur qui bat à travers le béton.
Elle danse comme si elle n'en avait rien à faire. Ou comme si elle voulait les défier. Peut-être même... comme si elle voulait provoquer ces trois taureaux prêts à la sauter dessus à la moindre occasion.
Et je sens... je sens que ça pourrait exploser à tout moment, que la situation peut déraper à tout moment...
Momo rit encore.
— Elle est chaude ce soir, hein ? Presque trop.
Le colosse tape du poing sur la table, secoue la tête avec un ricanement.
La lumière dans la pièce est toujours chaude, un peu trouble, comme si l'air lui-même était imbibé d'alcool et de non-dits. L'enceinte crache des titres des divas de la pop.
Les hanches de ma mère guident le mouvement, larges, assurées. Son legging gris semble danser avec elle, la bande rose traçant une ligne vive à chaque rotation, chaque flexion. Les ballerines ne freinent rien — au contraire, elles accentuent la précision de ses pas, claquent, tournent, glissent.
La lumière dans la pièce est toujours chaude, un peu trouble, comme si l'air lui-même était imbibé d'alcool et de non-dits. L'enceinte crache des titres des divas de la pop.
Les hanches de ma mère guident le mouvement, larges, assurées. Son legging gris semble danser avec elle, la bande rose traçant une ligne vive à chaque rotation, chaque flexion. Les ballerines ne freinent rien — au contraire, elles accentuent la précision de ses pas, claquent, tournent, glissent.
Depuis ma cachette, je capte des bribes, étouffées de la conversation.
— Elle chauffe, hein ?
— Elle joue à quoi, là ?
— Elle joue à quoi, là ?
Momo et le vieux baraqué, eux, sont hilares. Ils tapent sur la table, ils s'enfilent des gorgées, et entre deux rires, ils se marrent de ce spectacle qui prend une drôle d'allure.
— Si elle continue comme ça, ça va finir comme l'autre fois...
— Elle teste. Elle veut savoir jusqu'où elle peut aller.
— Elle teste. Elle veut savoir jusqu'où elle peut aller.
Et Véronique, elle danse toujours.
Mais quelque chose a changé.
Elle ne contrôle plus autant ses gestes. Son blouson est tombé, elle l'a laissé là, au sol, comme une mue. Son legging semble plus serré que jamais, comme une armure étirée à sa limite. Les ballerines claquent au sol, elle tourne, lève les bras, penche la tête en arrière. Elle boit. Elle prend une gorgée d'un verre qu'on lui tend, sans demander ce que c'est. Un liquide trouble, brun, peut-être fort. Elle grimace à peine. Elle danse encore.
Elle ne contrôle plus autant ses gestes. Son blouson est tombé, elle l'a laissé là, au sol, comme une mue. Son legging semble plus serré que jamais, comme une armure étirée à sa limite. Les ballerines claquent au sol, elle tourne, lève les bras, penche la tête en arrière. Elle boit. Elle prend une gorgée d'un verre qu'on lui tend, sans demander ce que c'est. Un liquide trouble, brun, peut-être fort. Elle grimace à peine. Elle danse encore.
Mon cœur bat trop fort.
Ce n’est pas la gêne, ce n'est pas juste la surprise.
C'est un vide qui monte. Une jalousie bizarre. Une colère floue.
Pas contre les autres. Contre elle.
Parce que je ne pige pas ce qu'elle cache.
Parce qu'elle ne m’a jamais parlé de ça.
Parce que je pensais tout savoir d'elle.
Et là, je suis juste un inconnu qui l'espionne.
Ils rient tous, les trois gars. Comme s'ils partageaient un passé que moi je ne pourrai jamais toucher.
Comme s'ils détenaient une version d'elle que je n’ai jamais connue.
Je serre les poings. J'hésite à sortir de ma cachette.
Mais non.
Pas encore.
Je dois comprendre avant.
Comprendre ce qu'elle fait ici. Pourquoi elle les laisse rire comme ça. Et surtout...
qu'est-ce qu'elle veut vraiment.
Je reste planqué.
Ce n’est pas la gêne, ce n'est pas juste la surprise.
C'est un vide qui monte. Une jalousie bizarre. Une colère floue.
Pas contre les autres. Contre elle.
Parce que je ne pige pas ce qu'elle cache.
Parce qu'elle ne m’a jamais parlé de ça.
Parce que je pensais tout savoir d'elle.
Et là, je suis juste un inconnu qui l'espionne.
Ils rient tous, les trois gars. Comme s'ils partageaient un passé que moi je ne pourrai jamais toucher.
Comme s'ils détenaient une version d'elle que je n’ai jamais connue.
Je serre les poings. J'hésite à sortir de ma cachette.
Mais non.
Pas encore.
Je dois comprendre avant.
Comprendre ce qu'elle fait ici. Pourquoi elle les laisse rire comme ça. Et surtout...
qu'est-ce qu'elle veut vraiment.
Je reste planqué.
Le son est fort, mais lointain. Ma respiration couvre presque la musique.
Véronique — ma mère — continue de danser. Elle enchaîne les mouvements comme si ce n’était pas elle, comme si elle avait laissé son vrai visage ailleurs, ou plutôt, dans une autre vie.
Fred ricane. Momo tape dans ses mains. Le gros, lui, garde ce sourire bizarre, figé. Un rictus de type qui a vu trop de choses.
Et moi, je suis là. À moitié glacé, à moitié brûlant.
Je n’arrive pas à détourner les yeux.
Chaque geste qu'elle fait, chaque regard qu'elle évite, me pousse plus profond dans un vertige que je ne contrôle pas.
J'essaie de me rappeler la dernière fois qu'on a parlé vraiment.
Quand est-ce qu'elle a changé ? Ou est-ce moi qui n’ai rien vu ?
Il y a des images qui me reviennent, floues, pas nettes. Des silences à table. Des regards perdus. Des phrases coupées.
Fred tape du doigt sur son verre.
Véronique — ma mère — continue de danser. Elle enchaîne les mouvements comme si ce n’était pas elle, comme si elle avait laissé son vrai visage ailleurs, ou plutôt, dans une autre vie.
Fred ricane. Momo tape dans ses mains. Le gros, lui, garde ce sourire bizarre, figé. Un rictus de type qui a vu trop de choses.
Et moi, je suis là. À moitié glacé, à moitié brûlant.
Je n’arrive pas à détourner les yeux.
Chaque geste qu'elle fait, chaque regard qu'elle évite, me pousse plus profond dans un vertige que je ne contrôle pas.
J'essaie de me rappeler la dernière fois qu'on a parlé vraiment.
Quand est-ce qu'elle a changé ? Ou est-ce moi qui n’ai rien vu ?
Il y a des images qui me reviennent, floues, pas nettes. Des silences à table. Des regards perdus. Des phrases coupées.
Fred tape du doigt sur son verre.
— Une autre, Véro. Tu sais laquelle.
Momo rigole.
— La fameuse !
Et elle... elle se redresse.
Et dans son regard, je vois un éclair que je n’avais jamais vu.
Ce n’est pas de la peur.
Ce n’est pas de la fatigue.
C'est du défi.
Elle sait ce qu'elle fait. Elle joue avec eux. Peut-être même qu'elle les tient, eux aussi.
Elle fait. Sans rien dire. Elle glisse au sol, lentement, puis se redresse dans un mouvement fluide.
Les deux autres explosent de rire, claquent dans leurs mains, visiblement ravis.
Et là, pour la première fois, je doute.
Est-ce qu'elle subit... ou est-ce qu'elle dirige ?
Est-ce que c'est elle qui danse... ou c'est eux qui la font danser ?
Et moi, dans l'ombre, je me sens tout petit.
Fils d'une inconnue.
D'une femme que je n’ai peut-être jamais vraiment regardée.
Et dans son regard, je vois un éclair que je n’avais jamais vu.
Ce n’est pas de la peur.
Ce n’est pas de la fatigue.
C'est du défi.
Elle sait ce qu'elle fait. Elle joue avec eux. Peut-être même qu'elle les tient, eux aussi.
Elle fait. Sans rien dire. Elle glisse au sol, lentement, puis se redresse dans un mouvement fluide.
Les deux autres explosent de rire, claquent dans leurs mains, visiblement ravis.
Et là, pour la première fois, je doute.
Est-ce qu'elle subit... ou est-ce qu'elle dirige ?
Est-ce que c'est elle qui danse... ou c'est eux qui la font danser ?
Et moi, dans l'ombre, je me sens tout petit.
Fils d'une inconnue.
D'une femme que je n’ai peut-être jamais vraiment regardée.
Commentez si vous voulez la suite, cet extrait fait partie d'une longue histoire
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Commentaires ()
Je dois avoir rater une saison carrément ;-)
Super début.
Progression du récit ou flashback...Suspens.