Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Weekend Solo (ou presque) — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Weekend Solo (ou presque)
Chapitre 1
Je m'appelle Louise, j'ai 36 ans, et je pousse la porte de l'entreprise où je travaille depuis quelques mois. C'est une petite structure, une vingtaine de personnes, qui développe des solutions numériques pour des PME. L'ambiance est chaleureuse, presque familiale, mais avec ce dynamisme qui me pousse à donner le meilleur de moi-même. Je suis assistante de direction, un rôle où je jongle entre l'organisation, la communication et les imprévus. Ce matin, mon bureau baigne dans la lumière douce de ce milieu du mois de mai, et je savoure un instant de calme avant que la journée ne s'emballe.
À la maison, c'est une autre aventure. Hugo, mon mari, 37 ans, est commercial pour une entreprise qui vend des machines de production. Il est souvent sur la route, son énergie débordante et son sourire charmeur fait des merveilles avec ses clients. Nous avons deux enfants, Léa, 8 ans, et Milo, 5 ans, qui remplissent nos journées de rires, de questions et de petits chaos. Ce matin, avant de partir, j'ai négocié avec Milo pour qu'il mette ses chaussures sans crise, pendant que Léa me racontait, très sérieusement, pourquoi elle veut un hamster. La vie file à cent à l'heure, mais je ne l'échangerais pour rien au monde.
Chaque matin, c'est la même danse bien rodée, ou presque. Je me lève à 6 h 30, un café brûlant à la main, pendant que la maison s'éveille doucement. Hugo, déjà en costume, consulte son agenda sur son téléphone. Les enfants, Léa et Milo, traînent un peu, entre un bol de céréales renversé et une chaussette introuvable. La question rituelle arrive : qui déposent les enfants à l'école ? «
— Ce matin, je peux, me lance Hugo.
Comme à son habitude, en attrapant ses clés. Mais quand je lui demande pour le soir, sa réponse est prévisible :
— Ce soir, non, j'ai un rendez-vous.
Ses clients, ses machines de production, ses dîners professionnels… Je connais la chanson. Alors, c'est moi qui m'organise pour récupérer Léa et Milo à 17 h 30, après avoir bouclé ma journée à l'entreprise.
Mon travail est intense mais flexible. je passe mes journées à coordonner les agendas, répondre aux e-mails, organiser des réunions et parfois calmer les petites tempêtes internes. L'équipe est soudée, et j'aime cette énergie collective. Mais les jours où je quitte le bureau à 17h, c'est une course contre la montre. Je file à l'école, récupère les enfants
Le mercredi, c'est une autre paire de manches. Ce jour-là, je télétravaille le matin.
Mon bureau improvisé, c'est la table de la salle à manger, avec mon ordinateur, une pile de dossiers et un deuxième café. Je profite du silence pour avancer sur des tâches administratives, répondre aux e-mails urgents et préparer les réunions de la semaine. Mais l'après-midi, c'est la course. Léa a son cours de gymnastique à 14 h, à dix minutes de la maison, et Milo commence son entraînement de rugby à 15 h, à l'autre bout de la ville. Je deviens chauffeuse, intendante, et supportrice en chef.
Mon bureau improvisé, c'est la table de la salle à manger, avec mon ordinateur, une pile de dossiers et un deuxième café. Je profite du silence pour avancer sur des tâches administratives, répondre aux e-mails urgents et préparer les réunions de la semaine. Mais l'après-midi, c'est la course. Léa a son cours de gymnastique à 14 h, à dix minutes de la maison, et Milo commence son entraînement de rugby à 15 h, à l'autre bout de la ville. Je deviens chauffeuse, intendante, et supportrice en chef.
Vers 16 h 30, je récupère Milo, tout rouge et couvert de boue, puis je file chercher Léa, qui sort de son cours, les joues roses et les cheveux en bataille. De retour à la maison, c'est le marathon habituel : Goûter, douche. Hugo m'envoie un message pour me prévenir qu'il sera là vers 18 h. Un client important, précise-t-il. Je soupire, mais je ne lui en veux pas vraiment. On a trouvé notre rythme, même si c'est parfois épuisant. Pendant que les enfants dessinent à la table, je commence à préparer le dîner.
Une semaine plus tard, c'est jeudi soir. Je suis dans la cuisine, en train de ranger les assiettes du dîner, tandis que Léa et Milo regardent un dessin animé dans le salon. La porte d'entrée claque, et Hugo débarque, tout sourire, son énergie débordante emplissant la pièce. Il pose sa sacoche et m'enlace par-derrière, comme un gamin excité.
— Louise, tu ne vas pas y croire ! Mon boss a chopé des places pour la finale de la Coupe d'Europe de rugby ! On part avec quelques collègues, c'est tout organisé !
Je me retourne, une éponge à la main, un peu prise de court. Son enthousiasme est communicatif, mais je sens une pointe d'agacement monter.
— Attends, c'est quand, ça ?
— Le week-end prochain. Samedi soir, le match est à Londres. On prend l'Eurostar, c'est la classe !
— Londres ? Et tu pars combien de temps ?
— On part vendredi après-midi, on revient dimanche soir. C'est rapide, mais ça va être énorme !
— Le week-end prochain. Samedi soir, le match est à Londres. On prend l'Eurostar, c'est la classe !
— Londres ? Et tu pars combien de temps ?
— On part vendredi après-midi, on revient dimanche soir. C'est rapide, mais ça va être énorme !
Je pose l'éponge, les sourcils froncés. Hugo, tout à son excitation, ne semble pas capter mon humeur. L'idée qu'il s'éclate à Londres pendant que je gère les enfants seules, tout le week-end ne m'enchante pas franchement.
— Donc, tu me laisses avec Léa et Milo pour tout le week-end ?
— Allez, Louise, c'est juste deux jours. Et puis c'est la finale ! Tu sais ce que ça représente !
— Allez, Louise, c'est juste deux jours. Et puis c'est la finale ! Tu sais ce que ça représente !
Je soupire, mais je n'insiste pas. Hugo est déjà en train de me raconter les collègues qui viennent, l'ambiance qu'il imagine. Je l'écoute à moitié, déjà en train de calculer comment je vais m'organiser.
Le dimanche, on est chez mes parents pour le déjeuner. Leur maison sent toujours le rôti du dimanche et les souvenirs d'enfance. Léa et Milo jouent dans le jardin, tandis que Papa, Maman, Hugo et moi sommes autour de la table. La conversation roule sur tout et rien, jusqu'à ce qu'Hugo, entre deux bouchées, lâche la nouvelle.
Le dimanche, on est chez mes parents pour le déjeuner. Leur maison sent toujours le rôti du dimanche et les souvenirs d'enfance. Léa et Milo jouent dans le jardin, tandis que Papa, Maman, Hugo et moi sommes autour de la table. La conversation roule sur tout et rien, jusqu'à ce qu'Hugo, entre deux bouchées, lâche la nouvelle.
— Au fait, week-end prochain, je suis à Londres. Mon entreprise a des places pour la finale de la Coupe d'Europe de rugby. On va au stade avec des collègues.
Mon père, grand fan de rugby, manque de s'étouffer avec son vin.
— À Londres ? Pour la finale ? T'as une chance de cocu, toi ! Moi, à ton âge, j'aurais tué pour y aller !
Il rigole, les yeux pétillants, mi-jaloux, mi-amusé.
Hugo bombe le torse, fier comme un coq, et ils se lancent dans une discussion sur les équipes et les pronostics. Moi, je reste silencieuse, triturant ma serviette. Ma mère, elle, ne rate rien. Elle me jette un regard, de ceux qui disent qu'elle a tout compris.
Hugo bombe le torse, fier comme un coq, et ils se lancent dans une discussion sur les équipes et les pronostics. Moi, je reste silencieuse, triturant ma serviette. Ma mère, elle, ne rate rien. Elle me jette un regard, de ceux qui disent qu'elle a tout compris.
— Louise, ma chérie, ça va ? Tu fais une tête…
Je hausse les épaules, un sourire forcé.
— Ça va, c'est juste… Encore un week-end où je vais gérer les enfants toutes seules.
Ma mère pose sa main sur la mienne, douce, mais ferme.
— Écoute, ton père et moi, on en parlait justement. Le week-end prochain, on prend Léa et Milo. Tu auras deux jours pour toi, pour te reposer, faire ce que tu veux.
Je secoue la tête, presque par réflexe.
— Non, Maman, c'est gentil, mais ça va aller. Je vais m'en sortir, comme d'hab.
— Louise, arrête, intervient mon père, un sourire en coin. Ta mère a raison. T'as besoin de souffler. Et puis on adore avoir les petits. On fera des crêpes, ils seront ravis.
— Exactement, renchérit ma mère. C'est décidé. Tu prends ton week-end, point final.
— Louise, arrête, intervient mon père, un sourire en coin. Ta mère a raison. T'as besoin de souffler. Et puis on adore avoir les petits. On fera des crêpes, ils seront ravis.
— Exactement, renchérit ma mère. C'est décidé. Tu prends ton week-end, point final.
Je veux protester, mais leurs regards insistants et leur gentillesse me désarment. Après un moment, je cède, un sourire timide aux lèvres.
— Bon… D'accord. Merci.
Je sens un poids s'alléger. Un week-end pour moi. L'idée commence à faire son chemin.
La semaine file sans accroc, presque trop lisse pour être honnête. Hugo est plus présent que d'habitude, comme s'il voulait se faire pardonner par avance son escapade à Londres. Lundi, il emmène Léa et Milo à l'école sans que j'aie à le lui demander, et mardi, il les récupère à 17h30, revenant avec leurs éclats de rire et des sacs d'école qui traînent par terre. Ça me fait plaisir, vraiment, de le voir s'impliquer autant. Mais je ne suis pas dupe. Je connais Hugo : il sait que son week-end de rugby me reste un peu en travers, et il met les bouchées doubles pour adoucir les choses.
Mardi soir, on est tous les deux dans le canapé, un film en fond sonore qu'on regarde à moitié. Les enfants dorment, la maison est calme, et je savoure ce moment de détente, lovée contre lui. Hugo a son téléphone en main, un sourire en coin. Je le vois taper un message, les doigts rapides sur l'écran.
La semaine file sans accroc, presque trop lisse pour être honnête. Hugo est plus présent que d'habitude, comme s'il voulait se faire pardonner par avance son escapade à Londres. Lundi, il emmène Léa et Milo à l'école sans que j'aie à le lui demander, et mardi, il les récupère à 17h30, revenant avec leurs éclats de rire et des sacs d'école qui traînent par terre. Ça me fait plaisir, vraiment, de le voir s'impliquer autant. Mais je ne suis pas dupe. Je connais Hugo : il sait que son week-end de rugby me reste un peu en travers, et il met les bouchées doubles pour adoucir les choses.
Mardi soir, on est tous les deux dans le canapé, un film en fond sonore qu'on regarde à moitié. Les enfants dorment, la maison est calme, et je savoure ce moment de détente, lovée contre lui. Hugo a son téléphone en main, un sourire en coin. Je le vois taper un message, les doigts rapides sur l'écran.
— C'est un client ? je demande, curieuse.
Il lève les yeux, un éclat malicieux dans le regard.
— Non, j'envoie un message sur le groupe des potes. Je leur dis que je suis à Londres ce week-end pour la finale. Histoire de les rendre un peu jaloux.
Je lève les yeux au ciel, un sourire amusé malgré moi.
— T'as passé l'âge de jouer à ça, non ?
— Oh, c'est pour rire, Louise. On se taquine, c'est tout. T'inquiètes pas.
— Oh, c'est pour rire, Louise. On se taquine, c'est tout. T'inquiètes pas.
Je secoue la tête, mais je ne peux pas m'empêcher de sourire. C'est tellement lui, ce besoin de chambrer, de fanfaronner gentiment.
— Et y à qui, sur ce groupe ?
— Yoyo, Greg et Fab, répond-il sans hésiter, en parlant de Yohan, Gregory et Fabien, ses amis d'enfance avec qui il partage encore des blagues de gamins.
— Yoyo, Greg et Fab, répond-il sans hésiter, en parlant de Yohan, Gregory et Fabien, ses amis d'enfance avec qui il partage encore des blagues de gamins.
Son téléphone vibre, et il éclate de rire en lisant les réponses. Il se tourne vers moi, ravi, comme un gosse qui vient de faire une bonne blague.
Écoute ça : Yoyo dit que je vais me perdre dans Londres et rater le match, et Fab veut savoir si je lui ramène une écharpe de l'équipe perdante.
Je pouffe, imaginant leurs échanges. Hugo lit les messages à voix haute, et la conversation sur le groupe dérive. À un moment, un de ses amis, Greg, je crois, demande ce que les enfants et moi faisons pendant qu'il joue les supporters à Londres. Hugo, tout fier, tape une réponse rapide et me la lit avant d'appuyer sur « envoyer ».
J'ai mis : « Les petits seront chez les parents de Louise, et elle aura un week-end tranquille pour elle. Elle va kiffer. »
Il me jette un regard, attendant ma réaction. Je hausse un sourcil, mi-amusée, mi-sceptique.
Écoute ça : Yoyo dit que je vais me perdre dans Londres et rater le match, et Fab veut savoir si je lui ramène une écharpe de l'équipe perdante.
Je pouffe, imaginant leurs échanges. Hugo lit les messages à voix haute, et la conversation sur le groupe dérive. À un moment, un de ses amis, Greg, je crois, demande ce que les enfants et moi faisons pendant qu'il joue les supporters à Londres. Hugo, tout fier, tape une réponse rapide et me la lit avant d'appuyer sur « envoyer ».
J'ai mis : « Les petits seront chez les parents de Louise, et elle aura un week-end tranquille pour elle. Elle va kiffer. »
Il me jette un regard, attendant ma réaction. Je hausse un sourcil, mi-amusée, mi-sceptique.
— Kiffer, hein ? On verra ça.
Il rit, pose son téléphone et m'attire contre lui.
— Allez, tu vas voir, un week-end rien que pour toi, ça va te faire du bien. Et puis, je te ramènerai un souvenir de Londres. Une tasse kitsche, ça te va ?
Je secoue la tête, mais je ne peux pas m'empêcher de sourire. Malgré tout, son enthousiasme est contagieux, et l'idée d'un week-end pour moi commence à prendre forme. Peut-être que, finalement, je vais vraiment en profiter.
Mercredi, Hugo prend les rênes pour gérer la logistique des enfants il enchaîne les allers-retours pour leurs activités.
La fin de semaine arrive vite. Vendredi matin, c'est moi qui emmène les enfants à l'école. On quitte la maison tous ensemble, un peu comme une équipe bien rodée. Hugo, sac de voyage à l'épaule, nous serre tous dans ses bras avant de partir pour prendre son Eurostar.
La fin de semaine arrive vite. Vendredi matin, c'est moi qui emmène les enfants à l'école. On quitte la maison tous ensemble, un peu comme une équipe bien rodée. Hugo, sac de voyage à l'épaule, nous serre tous dans ses bras avant de partir pour prendre son Eurostar.
Bon week-end, les champions ! lance-t-il avec son sourire de commercial. Et toi, Louise, profite bien de ton week-end solo.
Amuse-toi bien à Londres, je réponds, un brin ironique mais sincère. Et pas trop de bière, hein !
Léa et Milo lui sautent au cou, criant un « Bon week-end, Papa ! » en chœur. On le regarde s'éloigner, et je ressens un mélange de liberté et de légère appréhension à l'idée de ce week-end sans lui.
Dans la voiture, sur le trajet vers l'école, j'explique aux enfants le programme.
Ce soir, c'est Mamie et Papi qui viendront vous chercher, d'accord ? Vous passez tout le week-end avec eux.
Léa, à l'avant, se retourne, les yeux brillants.
Trop bien ! Papi a promis qu'on ferait des crêpes !
Et on pourra jouer dans le jardin ? Ajoute Milo depuis la banquette arrière, déjà excité.
Bien sûr, je réponds en souriant. Vous allez vous éclater.
Leur enthousiasme me réchauffe le cœur. Arrivés à l'école, je me gare, et c'est le rituel habituel : je sors leurs sacs, vérifie qu'ils n'ont rien oublié, et leur fais un dernier bisou. Léa me serre fort, Milo me donne un câlin rapide avant de partir en courant vers ses copains.
Amuse-toi bien à Londres, je réponds, un brin ironique mais sincère. Et pas trop de bière, hein !
Léa et Milo lui sautent au cou, criant un « Bon week-end, Papa ! » en chœur. On le regarde s'éloigner, et je ressens un mélange de liberté et de légère appréhension à l'idée de ce week-end sans lui.
Dans la voiture, sur le trajet vers l'école, j'explique aux enfants le programme.
Ce soir, c'est Mamie et Papi qui viendront vous chercher, d'accord ? Vous passez tout le week-end avec eux.
Léa, à l'avant, se retourne, les yeux brillants.
Trop bien ! Papi a promis qu'on ferait des crêpes !
Et on pourra jouer dans le jardin ? Ajoute Milo depuis la banquette arrière, déjà excité.
Bien sûr, je réponds en souriant. Vous allez vous éclater.
Leur enthousiasme me réchauffe le cœur. Arrivés à l'école, je me gare, et c'est le rituel habituel : je sors leurs sacs, vérifie qu'ils n'ont rien oublié, et leur fais un dernier bisou. Léa me serre fort, Milo me donne un câlin rapide avant de partir en courant vers ses copains.
À dimanche, Maman ! Crie Léa en agitant la main.
Je les regarde s'éloigne et je remonte dans la voiture. En route vers mon travail.
La journée de vendredi touche à sa fin, et pour une fois, je quitte le bureau sans l'habituelle boule de stress au ventre. Pas de course contre la montre pour récupérer les enfants, pas de devoirs à superviser. Juste une liberté inhabituelle qui me rend presque légère. En chemin, je m'arrête dans une petite épicerie près de chez moi. Je flâne dans les rayons, prends le temps de choisir un bon vin rouge, quelques fruits, et une tablette de chocolat noir, juste pour moi. Pas de menus à planifier pour Léa et Milo, pas de compromis. Ce soir, c'est mon moment.
Je les regarde s'éloigne et je remonte dans la voiture. En route vers mon travail.
La journée de vendredi touche à sa fin, et pour une fois, je quitte le bureau sans l'habituelle boule de stress au ventre. Pas de course contre la montre pour récupérer les enfants, pas de devoirs à superviser. Juste une liberté inhabituelle qui me rend presque légère. En chemin, je m'arrête dans une petite épicerie près de chez moi. Je flâne dans les rayons, prends le temps de choisir un bon vin rouge, quelques fruits, et une tablette de chocolat noir, juste pour moi. Pas de menus à planifier pour Léa et Milo, pas de compromis. Ce soir, c'est mon moment.
De retour à la maison, je pose mes courses sur le comptoir, enfile un jogging confortable et me glisse dans le canapé. La maison est étrangement silencieuse, presque trop calme sans les rires des enfants ou les allées et venues d'Hugo. Je me sers un verre de vin, que je pose sur la table basse du salon, et je m'installe avec un livre que je n'ai pas ouvert depuis des semaines. La lumière douce du soir filtre par la fenêtre, et pour la première fois depuis longtemps, je me prélasse sans culpabilité, savourant chaque gorgée et chaque page tournée.
Mon téléphone vibre, et c'est Hugo. Il est bien arrivé à Londres, sa voix pleine d'excitation résonne dans l'écouteur. Il me raconte son trajet en Eurostar, l'ambiance déjà électrique dans la ville, et promet de m'envoyer des photos du stade demain. Il a l'air heureux, et ça me fait sourire, même si une petite part de moi envie son insouciance. On raccroche, et à peine quelques minutes plus tard, mon téléphone sonne à nouveau. Cette fois, ce sont Léa et Milo, surexcités, qui appellent depuis chez mes parents. Leurs voix se mélangent dans un joyeux désordre tandis qu'ils me racontent leur journée : Papi les a emmenés se promener dans le parc, Mamie a promis des crêpes pour demain, et ils ont déjà prévu de construire une cabane dans le jardin. Leur enthousiasme est contagieux, et je ris en les imaginant courir partout.
Puis, ma mère prend le téléphone. Sa voix est douce, rassurante, comme toujours. Elle me demande si je vais bien, me rappelle de profiter de ce week-end pour moi.
Samedi matin, je me réveille sans réveil, une rareté qui me fait presque bizarre. La maison est toujours aussi calme, et je traîne un peu au lit avant de me lever pour un café. J'enfile ma tenue de sport, plus par habitude que par réelle motivation, et je passe la matinée à faire quelques étirements dans le salon, musique en fond. C'est agréable, mais vers midi, une envie de bouger me prend. Je décide de profiter de l'après-midi pour faire du shopping, quelque chose que je ne fais presque plus sans les enfants ou une liste de courses à cocher.
Je troque ma tenue de sport pour une jupe fluide, un haut blanc tout simple et ma veste en similicuir préférée, celle qui me donne un petit côté audacieux. En me regardant dans le miroir, je me sens bien, presque comme une version de moi que j'avais mise en pause. Je prends mon sac et pars direction le centre-ville. L'après-midi est doux, parfait pour flâner. Je passe d'une boutique à l'autre, sans me presser.
Je troque ma tenue de sport pour une jupe fluide, un haut blanc tout simple et ma veste en similicuir préférée, celle qui me donne un petit côté audacieux. En me regardant dans le miroir, je me sens bien, presque comme une version de moi que j'avais mise en pause. Je prends mon sac et pars direction le centre-ville. L'après-midi est doux, parfait pour flâner. Je passe d'une boutique à l'autre, sans me presser.
Vers 16 h 30, je rentre chez moi, mes sacs à la main, un sourire accroché aux lèvres. Je pose mes achats sur la table du salon et m'installe sur le canapé. Mon téléphone vibre : c'est un message d'Hugo, accompagné d'une photo de lui devant l'entrée du stade à Londres. Il a l'air surexcité, entouré de ses collègues, tous en écharpes aux couleurs des équipes. Je zoome sur la photo, amusée par son sourire de gamin. Je lui réponds :
— À quelle heure ça commence ?
Sa réponse arrive presque instantanément :
— 18 h 30 ! Ça va être dingue !
Je secoue la tête, un peu envieuse de son énergie, mais sincèrement heureuse pour lui.
Bon match ! Je tape, avant de poser mon téléphone.
Je m'étire sur le canapé, encore portée par la légèreté de ma journée.
Vers 17 h 45, la sonnette retentit, brisant le calme de mon salon. Je fronce les sourcils, me demandant qui peut bien passer à l'improviste. En ouvrant la porte, je tombe nez à nez avec Yohan, Grégory et Fabien, les potes d'Hugo, les bras chargés comme s'ils préparaient une fête. Yohan brandit une bouteille de vin, Grégory tient un pack de bières, et Fabien agite un énorme sachet de chips avec un grand sourire.
Bon match ! Je tape, avant de poser mon téléphone.
Je m'étire sur le canapé, encore portée par la légèreté de ma journée.
Vers 17 h 45, la sonnette retentit, brisant le calme de mon salon. Je fronce les sourcils, me demandant qui peut bien passer à l'improviste. En ouvrant la porte, je tombe nez à nez avec Yohan, Grégory et Fabien, les potes d'Hugo, les bras chargés comme s'ils préparaient une fête. Yohan brandit une bouteille de vin, Grégory tient un pack de bières, et Fabien agite un énorme sachet de chips avec un grand sourire.
— Surprise ! Lance Yohan. On s'est dit qu'on allait regarder la finale chez toi, histoire de partager l'ambiance avec la femme du chanceux qui est au stade !
Je reste plantée là, partagée entre l'amusement et une furieuse envie de les renvoyer chez eux. Ce week-end était censé être mon moment de tranquillité, et les voilà, envahissant mon espace avec leurs rires et leur énergie de mecs en mode rugby. Grégory, qui a toujours eu un don pour lire les gens, capte mon hésitation. Il pose une main sur mon bras, son regard amical.
— Allez, Louise, on ne va pas faire les fous. Juste un match, un verre, et on te laisse récupérer ton week-end zen. Promis, on sera sages.
Son ton sincère et son sourire désarmant font pencher la balance. Je soupire, un demi-sourire aux lèvres, et ouvre la porte en grand.
— Bon, OK, entrez. Mais pas de bazar, hein !
Ils poussent des exclamations de victoire et se ruent vers le canapé comme des ados, posant leurs provisions sur la table basse. Je secoue la tête, amusée malgré moi, et file à la cuisine cherchée des verres et un tire-bouchon pour le vin. Quand je reviens, ils ont déjà allumé la télé, zappant sur la chaîne du match. Fabien me tend un verre de vin qu'il vient de servir, et je m'installe dans un fauteuil, un peu en retrait, mais curieuse de l'ambiance.
Après avoir servi les verres, on s'installe tous autour de la table basse, le match n'ayant pas encore commencé. Yohan, Grégory et Fabien sirotent leurs bières, l'ambiance est détendue, et ils se tournent vers moi, curieux.
— Alors, Louise, ton week-end solo, ça se passe comment ? Lance Yohan, un sourire en coin.
Je pose mon verre de vin, un sourcil levé, et réponds avec une pointe d'ironie :
— Tout se passait super bien… Jusqu'à ce que vous débarquiez.
Ils éclatent de rire, et Fabien, faussement vexé, porte la main à son cœur.
— Aïe, ça fait mal ! Mais avoue, on est de bonne compagnie. Je parie que tu te sentais seule sans nous.
Je ris, secouant la tête.
— Pas complètement tort, mais je survivais très bien, figure-toi.
Grégory, qui grignote des chips, intervient, l'air taquin :
— T'as passé la journée à glander, c'est ça ? Canapé, Netflix, vin ?
Pas du tout, je réplique. J'ai fait du shopping cet aprèm. J'ai bougé, moi, contrairement à vous qui squattez mon canapé !
Oh, shopping, carrément ! S'exclame Yohan, intéressé.
Oh, shopping, carrément ! S'exclame Yohan, intéressé.
— T'as acheté quoi ?
Je hausse les épaules, volontairement vague.
— Quelques trucs. Des vêtements, rien de fou.
Mais ils ne lâchent pas l'affaire. Fabien se penche en avant, un sourire malicieux.
Allez, Louise, donne des détails ! Un pull ? Une robe ? Des chaussures ?
Je soupire, amusée par leur insistance, mais ils continuent, comme des gamins qui cherchent à percer un secret. Grégory ajoute :
Quoi, t'as dévalisé une boutique de luxe ou quoi ?
À bout, je lâche, avec un mélange d'exaspération et de rire :
Allez, Louise, donne des détails ! Un pull ? Une robe ? Des chaussures ?
Je soupire, amusée par leur insistance, mais ils continuent, comme des gamins qui cherchent à percer un secret. Grégory ajoute :
Quoi, t'as dévalisé une boutique de luxe ou quoi ?
À bout, je lâche, avec un mélange d'exaspération et de rire :
— Bon, OK, j'ai acheté de la lingerie, c'est ça que vous voulez savoir, vous êtes contents ?
Un silence d'une seconde, puis ils explosent de rire, ravis. Yohan lève son verre, comme pour porter un toast.
Oh oui, très contents de le savoir !
Tout en parlant, on grignote des chips et on boit, l'ambiance légère et animée. Je ne fais pas vraiment attention, mais mon verre de vin semble toujours plein, comme par magie. Les garçons, entre deux plaisanteries, veillent à ce que personne ne manque de rien, et je me laisse porter par leur énergie. Quand le match commence, l'attention se rive sur la télé. Les commentaires taquins s'estompent, remplacés par des exclamations et des analyses passionnées. Je me cale dans mon fauteuil, un peu en retrait, observant leur enthousiasme avec un sourire amusé. La première mi-temps est intense, avec quelques actions marquantes de chaque équipe. Les garçons alternent entre cris de joie et grognements de frustration, complètement absorbés.
À un moment, Fabien attrape la bouteille de vin pour se resservir et s'arrête net, l'air surpris.
Oh oui, très contents de le savoir !
Tout en parlant, on grignote des chips et on boit, l'ambiance légère et animée. Je ne fais pas vraiment attention, mais mon verre de vin semble toujours plein, comme par magie. Les garçons, entre deux plaisanteries, veillent à ce que personne ne manque de rien, et je me laisse porter par leur énergie. Quand le match commence, l'attention se rive sur la télé. Les commentaires taquins s'estompent, remplacés par des exclamations et des analyses passionnées. Je me cale dans mon fauteuil, un peu en retrait, observant leur enthousiasme avec un sourire amusé. La première mi-temps est intense, avec quelques actions marquantes de chaque équipe. Les garçons alternent entre cris de joie et grognements de frustration, complètement absorbés.
À un moment, Fabien attrape la bouteille de vin pour se resservir et s'arrête net, l'air surpris.
— Euh, les gars, la bouteille est déjà vide ?
Je ris, secouant la tête.
— Vous êtes des puits sans fond, ma parole. Attendez, je reviens.
Je me lève, traverse la pièce et file à la cuisine cherchée une autre bouteille dans le placard. Quand je reviens, quelques secondes plus tard, les verres sont déjà remplis avec ce qui restait de bière ou de vin. Fabien me tend mon verre, un sourire en coin, et je m'installe à nouveau, amusée par leur efficacité.
Le match continue, et Yohan, profitant d'un moment plus calme, se tourne vers moi.
Le match continue, et Yohan, profitant d'un moment plus calme, se tourne vers moi.
— Au fait, Louise, Hugo, il supporte quelle équipe ? Les bleus ou les rouges ?
— Les bleus, je réponds sans hésiter, me souvenant des écharpes qu'il a sorties de son sac avant de partir.
— Les bleus, je réponds sans hésiter, me souvenant des écharpes qu'il a sorties de son sac avant de partir.
La mi-temps arrive, et l'écran affiche le score : l'équipe d'Hugo, les bleus, est menés de trois points. Les garçons se lancent dans une analyse enflammée, disséquant chaque action, pendant que je sirote mon vin, un peu détachée mais curieuse de voir si les bleus vont se rattraper.
Pendant la mi-temps, alors que les garçons débattent bruyamment des erreurs arbitrales et des chances de remonter des bleus, mon téléphone vibre sur la table basse. Je jette un œil et vois que c'est ma mère. Je lève une main vers Yohan, Grégory et Fabien, l'air faussement autoritaire.
Pendant la mi-temps, alors que les garçons débattent bruyamment des erreurs arbitrales et des chances de remonter des bleus, mon téléphone vibre sur la table basse. Je jette un œil et vois que c'est ma mère. Je lève une main vers Yohan, Grégory et Fabien, l'air faussement autoritaire.
— Chut, pas de bruit, c'est ma mère !
Sans attendre leur réponse, j'attrape le téléphone et me lève un peu trop vite. L'effet des verres de vin, que je n'ai pas vraiment comptés, me fait vaciller, et je manque de trébucher sur le tapis. Les garçons étouffent un rire, mais je les ignore et m'éclipse dans la cuisine, refermant la porte derrière moi pour un peu de calme.
À l'autre bout du fil, ma mère commence par me demander si je profite de mon week-end. Sa voix est chaude, rassurante. Je lui raconte brièvement ma journée, sans m'étendre. Elle me parle ensuite des enfants : Léa et Milo s'amusent comme des fous, ils ont passé l'après-midi à jouer dehors et à préparer des crêpes avec leur papi. Elle glisse qu'ils sont ravis d'être là, ce qui me fait sourire. Puis, j'entends les petites voix excitées de Léa et du Milo qui s'emparent du téléphone pour me souhaiter une bonne soirée, leurs mots rapides et plein d'énergie. Je ris, leur rends leurs vœux, et ma mère reprend le combiné pour me dire de bien profiter, avant qu'on raccroche.
Je prends une seconde pour respirer, un peu étourdie par le vin et le tourbillon de la soirée. Puis, je retourne au salon, où les garçons ont repris leurs discussions animées, la télédiffusant maintenant les pubs de la mi-temps. Fabien me jette un regard amusé.
— Alors, tout va bien chez Mamie et Papi ?
Je hoche la tête, reprenant place dans mon fauteuil, mon verre de vin toujours à portée de main.
— Ouais, les petits s'éclatent.
Alors que je m'apprête à me rasseoir dans mon fauteuil, Grégory m'interpelle avec un grand sourire.
— Eh, Louise, vient plutôt sur le canapé avec nous ! T'es trop loin, là !
Yohan et Fabien insistent, tapotant la place libre à côté d'eux. Amusée, je cède et les rejoins sur le canapé, m'installant entre leurs éclats de rire et leurs commentaires sur le match qui va reprendre. Les verres se remplissent à nouveau, presque par réflexe, et l'ambiance reste légère, électrique.
La deuxième mi-temps démarre, et les bleus, l'équipe d'Hugo, se battent pour combler leur retard de trois points. Les garçons s'enflamment à chaque action, criant à l'arbitre ou applaudissant une percée. Je me prends au jeu, encouragée par leur énergie et les gorgées de vin qui me rendent plus détendue. Mais au fil des minutes, je sens l'effet du vin monter doucement. Ma tête est légère, mes rires plus spontanés, et les garçons le remarquent. Yohan, toujours prêt à lancer une idée, se tourne vers moi avec un sourire malicieux.
La deuxième mi-temps démarre, et les bleus, l'équipe d'Hugo, se battent pour combler leur retard de trois points. Les garçons s'enflamment à chaque action, criant à l'arbitre ou applaudissant une percée. Je me prends au jeu, encouragée par leur énergie et les gorgées de vin qui me rendent plus détendue. Mais au fil des minutes, je sens l'effet du vin monter doucement. Ma tête est légère, mes rires plus spontanés, et les garçons le remarquent. Yohan, toujours prêt à lancer une idée, se tourne vers moi avec un sourire malicieux.
— Louise, on joue un peu ?
Je lève un sourcil, intriguée mais méfiante.
— Quel genre de jeu ?
— Si les bleus gagnent, on plie bagage direct après le match, promis. Mais si les rouges l'emportent, on reste avec toi pour une troisième mi-temps, et… Disons qu'on mettra peut-être un peu plus le bazar.
— Si les bleus gagnent, on plie bagage direct après le match, promis. Mais si les rouges l'emportent, on reste avec toi pour une troisième mi-temps, et… Disons qu'on mettra peut-être un peu plus le bazar.
Fabien et Grégory éclatent de rire, approuvant l'idée. Je réfléchis, un sourire en coin. Les bleus semblent bien partis, et je suis persuadée qu'ils vont l'emporter. Avec l'assurance, du vin et de l'envie de jouer le jeu, j'accepte.
— Deal ! Mais préparez-vous à rentrer chez vous, les gars.
Yohan lève son verre, scellant le pari. Le match reprend de plus belle, et je me surprends à crier avec eux à chaque action, convaincue que les bleus vont renverser le score. L'atmosphère est à son comble, entre tension, rires et l'excitation du pari qui plane.
Le match touche à sa fin, et la tension est à son comble. Les bleus, l'équipe d'Hugo, sont à un cheveu de rattraper les rouges, le score si serré que chaque action fait bondir les garçons du canapé. Je suis penchée en avant, mon verre de vin oublié, prise par l'intensité du moment. Dans la dernière minute, les bleus récupèrent le ballon. Un joueur se positionne pour tenter un drop, une chance de décrocher la victoire. Le salon plonge dans un silence lourd, tous les regards rivés sur l'écran. Le ballon s'élève, et je retiens mon souffle, espérant qu'il passe entre les poteaux. Mais il dévie légèrement, frôlant le poteau gauche, et s'écrase à côté. L'arbitre siffle la fin. Les bleus ont perdu.
Yohan, Grégory et Fabien explosent de joie, sautant du canapé, criant et se tapant dans les mains. Moi, je prends ma tête dans mes mains, un mélange de déception et d'amusement. Le pari me revient en tête, et je réalise que la « troisième mi-temps » va bien avoir lieu dans mon salon. Les garçons, hilares, se tournent vers moi, leurs sourires triomphants.
— Prépare-toi, Louise ! Lance Yohan. On reste, et ça va être épique !
Je gémis pour la forme, mais leur énergie est contagieuse. Ils attrapent les dernières bières et remplissent mon verre, déjà en train de planifier la suite. La télé passe aux analyses d'après-match, mais ici, l'ambiance est à la fête. Je secoue la tête, acceptant mon sort. Mon week-end tranquille s'est transformé en soirée improvisée.
Alors que Yohan, Grégory et Fabien célèbrent leur victoire, je lève les mains pour calmer leur enthousiasme débordant, un sourire mi-amusé, mi-sérieux sur les lèvres.
Alors que Yohan, Grégory et Fabien célèbrent leur victoire, je lève les mains pour calmer leur enthousiasme débordant, un sourire mi-amusé, mi-sérieux sur les lèvres.
— OK, j'ai perdu, vous avez gagné votre troisième mi-temps. Mais vous ne restez pas tard, je suis sérieuse !
Les trois hochent la tête, l'air faussement sage, mais leurs yeux pétillent encore de malice. Yohan fait un salut militaire exagéré.
— Promis, chef ! On sera sages… Enfin, presque.
Je secoue la tête, déjà résignée à leur énergie. Mais avant que la soirée ne reparte de plus belle, je pose les mains sur les hanches et désigne la table basse jonchée de bouteilles vides, de miettes de chips et de verres.
— Avant toute chose, on nettoie un peu. Pas question de transformer mon salon en dépotoir. Ensuite, on verra pour la suite.
Ils échangent un regard, puis Grégory attrape le sachet de chips vide avec un soupir théâtral.
— Vous avez entendu, les gars ? La patronne a parlé.
Fabien ramasse les bouteilles, tandis que Yohan empile les verres pour les porter à la cuisine. Je les suis, amusée par leur obéissance temporaire, et on s'active ensemble pour remettre un semblant d'ordre. En quelques minutes, la table est dégagée, les déchets jetés, et le salon retrouve une allure acceptable. Je reprends mon verre de vin, toujours à moitié plein, et m'adosse au canapé, les observant.
— Bon, c'est mieux. Maintenant, votre fameuse troisième mi-temps, elle consiste en quoi ? Je demande, un sourcil levé.
Ils sourient, prêts à relancer l'ambiance.
Le salon est à peu près rangé, mais l'ambiance prend un tour différent. Les garçons, galvanisés par leur victoire au pari, adoptent un ton plus taquin, jouant sur leur « droit » de décider de la suite de la soirée. Yohan se cale dans le canapé, un sourire en coin, et lance :
Le salon est à peu près rangé, mais l'ambiance prend un tour différent. Les garçons, galvanisés par leur victoire au pari, adoptent un ton plus taquin, jouant sur leur « droit » de décider de la suite de la soirée. Yohan se cale dans le canapé, un sourire en coin, et lance :
— Bon, Louise, on a gagné, donc c'est nous qui choisissons la troisième mi-temps, pas vrai, les gars ?
Gregory et Fabien approuvent, leurs regards malicieux braqués sur moi. J'ouvre la bouche pour protester, tentant de reprendre le contrôle.
— Attendez, je vous ai dit pas tard, et…
Mais Fabien me coupe, levant une main avec un rire.
— Oh non, non, Louise, t'as perdu le pari ! Maintenant, tu joues le jeu.
Grégory, plus audacieux, enchaîne, un éclat espiègle dans les yeux.
— Tu sais, on a beaucoup pensé à ce que t'as acheté aujourd'hui. Surtout… la lingerie. On aimerait bien voir ça, histoire de valider tes goûts.
Je sens mes joues chauffer, partagée entre l'envie de rire et celle de les remettre à leur place. Je croise les bras, cherchant une repartie, mais leur insistance et l'effet du vin me désarment. Yohan, sentant ma hésitation,
— Allez, Louise, soit bonne joueuse. Va te changer, mets cette nouvelle lingerie et reviens nous faire un défilé. On promet d'être… Gentils.
Les trois me fixent, un mélange de défi et d'amusement dans leurs regards. Contre toute attente, je cède, peut-être emportée par l'adrénaline de la soirée. Avec un soupir théâtral, je pointe un doigt vers eux.
— Vous avez intérêt à vous tenir, compris ?
Puis, je quitte le salon sous leurs rires et leurs encouragements, le cœur battant, me demandant dans quoi je viens de m'embarquer.
Dans la chambre, je me change rapidement, enfilant la lingerie que j'ai achetée cet après-midi – un ensemble noir, élégant mais audacieux. Mon cœur bat fort, un mélange d'adrénaline et d'incrédulité face à ce que je m'apprête à faire. Je prends une grande inspiration et reviens dans le salon, où Yohan, Gregory et Fabien m'attendent, leurs regards braqués sur moi. Gênée mais portée par l'élan de la soirée, je me plante devant eux, les bras croisés, essayant de garder un semblant de contrôle.
Dans la chambre, je me change rapidement, enfilant la lingerie que j'ai achetée cet après-midi – un ensemble noir, élégant mais audacieux. Mon cœur bat fort, un mélange d'adrénaline et d'incrédulité face à ce que je m'apprête à faire. Je prends une grande inspiration et reviens dans le salon, où Yohan, Gregory et Fabien m'attendent, leurs regards braqués sur moi. Gênée mais portée par l'élan de la soirée, je me plante devant eux, les bras croisés, essayant de garder un semblant de contrôle.
— Voilà, vous avez vu. Maintenant, c'est bon, je lance, pressée d'en finir.
Mais les garçons ne l'entendent pas ainsi. Fabien secoue la tête, un sourire en coin.
— Oh non, Louise, y'a pas le feu. T'as le temps. Tourne-toi un peu, qu'on apprécie.
Leur ton est taquin, mais il y a une intensité dans leurs regards qui me déstabilise. Je soupire, cède, et fais un tour sur moi-même, sentant leurs yeux suivre chacun de mes mouvements. Revenue face à eux, je croise les bras.
— C'est bon, vous êtes contents ?
— Très, répond Gregory, son sourire s'élargissant.
— Parfait. Je vais me rhabiller, et quand je reviens, vous partez, je dis, tentant de reprendre les rênes.
— Très, répond Gregory, son sourire s'élargissant.
— Parfait. Je vais me rhabiller, et quand je reviens, vous partez, je dis, tentant de reprendre les rênes.
Mais Yohan, comme toujours, a d'autres idées. Il se penche en avant, son regard perçant.
— Partir ? Mais on a le temps, Louise. Et toi aussi. Si on s'amusait un peu ?
Je ne réponds pas, figée par son audace. Il enchaîne, sa voix plus basse.
— Regarde dans quel état tu nous mets. Tu peux pas nous laisser comme ça. Viens nous rejoindre.
Comme hypnotisée, je reste muette. L'atmosphère est lourde, électrique. Sans un mot, je m'avance lentement vers eux, mon pouls s'accélérant. Puis, dans un élan inexplicable, je m'agenouille devant le canapé, leurs regards fixés sur moi, l'ambiance basculant dans quelque chose de totalement inattendu. L'atmosphère dans le salon est devenue lourde, chargée d'une tension que je n'avais pas anticipée. Yohan, Grégory et Fabien se lèvent du canapé, leurs silhouettes imposantes se dressant devant moi alors que je suis agenouillée, le cœur battant à tout rompre. Leurs regards, un mélange de désir et d'audace, me clouent sur place. Le vin, l'excitation du match, l'ambiance taquine qui a dérapé – tout cela m'a menée à cet instant, et je me sens à la fois dépassée et étrangement emportée par le moment.
Yohan, toujours le meneur, baisse son jean, révélant son érection. Sa voix, rauque et assurée, brise le silence.
Vas-y, Louise.
J'hésite une fraction de seconde, mais l'intensité de l'instant l'emporte. Je m'approche, mes lèvres effleurant son sexe avant de le prendre en bouche, doucement d'abord, puis avec plus d'assurance. Le goût salé et la chaleur me surprennent, mais je me concentre sur le rythme, mes mouvements guidés par une impulsion que je ne m'explique pas. Yohan laisse échapper un soupir, sa main frôlant mes cheveux sans s'y attarder.
Vas-y, Louise.
J'hésite une fraction de seconde, mais l'intensité de l'instant l'emporte. Je m'approche, mes lèvres effleurant son sexe avant de le prendre en bouche, doucement d'abord, puis avec plus d'assurance. Le goût salé et la chaleur me surprennent, mais je me concentre sur le rythme, mes mouvements guidés par une impulsion que je ne m'explique pas. Yohan laisse échapper un soupir, sa main frôlant mes cheveux sans s'y attarder.
Pendant ce temps, Grégory et Fabien s'avancent de part et d'autre. Chacun baisse son pantalon, et je sens leurs regards peser sur moi. Grégory attrape ma main droite, la guidant vers son sexe durci, tandis que Fabien fait de même avec ma main gauche. Mes doigts s'enroulent autour d'eux, et je commence à les caresser, mes mains trouvant un rythme instinctif, lent au départ, puis plus rapide, à mesure que je m'adapte. Les sensations se mélangent – la chaleur de Yohan dans ma bouche, la fermeté des deux autres sous mes paumes – et je me perds dans l'instant, l'esprit embrouillé par le vin et l'adrénaline.
Après quelques minutes, je change. Je relâche Yohan et me tourne vers Grégory, prenant son sexe dans ma bouche. Mes lèvres glissent sur lui, et je sens son souffle se couper. Ma main droite passe à Fabien, ma main gauche à Yohan, et je maintiens le rythme, alternant caresses et succion. Les garçons murmurent des encouragements, leurs voix basses et chargées, mais je reste focalisée sur les sensations, sur le contrôle que j'exerce malgré ma position. Je passe à Fabien ensuite, son sexe plus large, mes lèvres s'ajustant à sa forme. Mes mains ne s'arrêtent pas, glissant avec assurance sur Yohan et Gregory, accélérant à mesure que leurs respirations s'intensifient.
Je suis encore agenouillée, le souffle court, quand Yohan me prend par les bras et me relève. Ses mains sont fermes, mais douces, et je tremble un peu, le vin et l'adrénaline me faisant tourner la tête. Sans un mot, il défait ma lingerie, la laissant glisser au sol. Je me tiens nue devant eux.
Gregory et Fabien s'approchent, et ils me guident vers le canapé.
Yohan s'installe entre mes jambes, ses doigts écartent mes cuisses avec délicatesse. Je retiens mon souffle quand sa bouche effleure l'intérieur de ma cuisse, puis se pose sur mon sexe. Sa langue me caresse, chaude, précise, et un gémissement m'échappe. Des frissons me parcourent, c'est presque trop intense. À côté, Gregory et Fabien s'occupent de mes seins. Leurs mains les pétrissent, leurs doigts pincent mes tétons, alternant entre douceur et pression. Je ferme les yeux, submergée par leurs attentions, la langue de Yohan et leurs caresses me font perdre pied.
Quelques minutes passent, et je sens Yohan se redresser. Son regard croise le mien, intense, puis, sans prévenir, il me pénètre d'un coup. Je pousse un cri, surprise, mon corps s'arquant sous la sensation. Il bouge, d'abord lentement, puis plus fort, chaque poussée m'envoie des vagues de chaleur. Gregory et Fabien se rapprochent, leurs sexes à nouveau devant moi. Je ne réfléchis pas, j'attrape celui de Gregory avec ma main droite, le caressant, pendant que je prends Fabien dans ma bouche. Mes lèvres glissent sur lui, puismeilleure vitesse et précision. Je passe à Gregory, puis à Fabien, alternant, ma bouche et mes mains travaillant en rythme avec les mouvements de Yohan.
Les garçons alternent, chacun prenant son tour, leurs corps se succédant en moi avec une intensité qui me fait perdre la notion du temps. Yohan, puis Fabien, leurs mouvements variés mais toujours assurés, me font gémir, mon corps s'adaptant à chaque changement. Puis, Gregory me regarde, un éclat dans les yeux, et me fait signe.
— Viens sur moi, Louise.
Je me redresse, un peu étourdie, et me place au-dessus de lui, mes jambes de chaque côté de ses hanches. Il m'attrape par les hanches, me guide, et me pénètre d'un coup profond. Je pousse un cri, ses mains imposent un rythme rapide, presque brutal. Mes gémissements s'amplifient, le plaisir montant en vagues. Yohan et Fabien, à côté, frappent mes fesses de petites gifles, pas douloureuses, mais assez pour attiser la chaleur qui m'envahit. Mes cris deviennent plus forts, plus incontrôlables, et un orgasme me submerge, intense, me faisant trembler. Je m'effondre sur Grégory, à bout de souffle.
Je me redresse, un peu étourdie, et me place au-dessus de lui, mes jambes de chaque côté de ses hanches. Il m'attrape par les hanches, me guide, et me pénètre d'un coup profond. Je pousse un cri, ses mains imposent un rythme rapide, presque brutal. Mes gémissements s'amplifient, le plaisir montant en vagues. Yohan et Fabien, à côté, frappent mes fesses de petites gifles, pas douloureuses, mais assez pour attiser la chaleur qui m'envahit. Mes cris deviennent plus forts, plus incontrôlables, et un orgasme me submerge, intense, me faisant trembler. Je m'effondre sur Grégory, à bout de souffle.
Il me serre contre lui, ses bras me bloquant doucement. Je sens à peine le mouvement quand il fait un signe discret à Yohan. Sans un bruit, Yohan s'approche, son sexe effleurant l'entrée de mon cul. Il commence à pousser, et je reviens à moi, une alarme dans ma tête.
— Non, pas à deux en même temps ! Je m'exclame, la voix tremblante.
Grégory, sa voix calme et posée, murmure près de mon oreille.
— Tout va bien se passer, Louise. Ne t'en fais pas, on y va doucement.
Avant que je ne puisse répondre, il fait un signe à Yohan, qui reprend, pénétrant lentement. Je me tends, le souffle coupé, mais ils restent patients, Grégory immobile en moi tandis que Yohan progresse avec précaution. La sensation est étrange, presque trop intense, une plénitude que je n'ai jamais connue. Après un moment d'acclimatation, mon corps s'ajuste, la douleur initiale cédant à une chaleur nouvelle. Le plaisir revient, timide d'abord, puis plus fort, alimenté par leurs mouvements synchronisés. Grégory reprend un rythme lent, Yohan suit, et je me perds à nouveau, mes gémissements revenant, plus profonds.
Grégory, sa voix calme et posée, murmure près de mon oreille.
— Tout va bien se passer, Louise. Ne t'en fais pas, on y va doucement.
Avant que je ne puisse répondre, il fait un signe à Yohan, qui reprend, pénétrant lentement. Je me tends, le souffle coupé, mais ils restent patients, Grégory immobile en moi tandis que Yohan progresse avec précaution. La sensation est étrange, presque trop intense, une plénitude que je n'ai jamais connue. Après un moment d'acclimatation, mon corps s'ajuste, la douleur initiale cédant à une chaleur nouvelle. Le plaisir revient, timide d'abord, puis plus fort, alimenté par leurs mouvements synchronisés. Grégory reprend un rythme lent, Yohan suit, et je me perds à nouveau, mes gémissements revenant, plus profonds.
Je suis toujours submergée par la sensation de Yohan et Grégory en moi, leurs mouvements lents mais profonds me faisant osciller entre tension et plaisir. Fabien, jusque-là en retrait, grimpe sur le canapé, se positionnant près de ma tête. Il attrape doucement mes cheveux, guidant mon visage vers son sexe, dur et prêt.
Je commence à le sucer, mes mouvements synchronisés avec les poussées de Yohan et Grégory, mon corps s'adaptant à ce rythme à trois.
Ils alternent ensuite, changeant de position avec une fluidité qui me surprend. Chacun passe par ma chatte, mon cul, ma bouche, leurs corps se succédant dans un ballet presque chorégraphié. Je gémis. Mes mains s'agrippent au canapé, mes jambes tremblent, je m'abandonne, portée par l'intensité de leurs attentions.
Ils alternent ensuite, changeant de position avec une fluidité qui me surprend. Chacun passe par ma chatte, mon cul, ma bouche, leurs corps se succédant dans un ballet presque chorégraphié. Je gémis. Mes mains s'agrippent au canapé, mes jambes tremblent, je m'abandonne, portée par l'intensité de leurs attentions.
Le plaisir monte à nouveau, plus fort, plus urgent. Yohan est maintenant dans ma chatte, ses coups profonds et rapides, tandis que Fabien, dans mon cul, suit un rythme complémentaire.
La pression s'accumule, incontrôlable, et un deuxième orgasme me frappe, plus puissant que le premier. Je tremble violemment, un cri rauque m'échappe, mon corps secoué de spasmes. Yohan et Fabien ralentissent, mais ne s'arrêtent pas, prolongeant les vagues de plaisir qui me traversent.
La pression s'accumule, incontrôlable, et un deuxième orgasme me frappe, plus puissant que le premier. Je tremble violemment, un cri rauque m'échappe, mon corps secoué de spasmes. Yohan et Fabien ralentissent, mais ne s'arrêtent pas, prolongeant les vagues de plaisir qui me traversent.
Yohan accélère, ses mains serrant mes hanches, et soudain, il se tend, un grognement lui échappant alors qu'il jouit, son sperme chaud se répandant en moi. Presque au même moment, Fabien, dans mon cul, atteint son climax, ses doigts crispés sur mes fesses tandis qu'il se libère, une chaleur différente m'envahissant. Grégory, sentant l'instant, se retire de ma bouche et se place au-dessus de moi. Ses mains caressent mes seins, et avec un dernier soupir, il éjacule, son sperme éclaboussant ma poitrine en jets chauds. Je reste là, haletante, mon corps vibrant sous l'intensité de l'instant.
Ils s'effondrent à mes côtés sur le canapé, nos respirations lourdes emplissant le silence. Je sens le sperme couler doucement de mes orifices, une sensation étrange, presque irréelle. Mon esprit est embrouillé, mais une étrange satisfaction m'enveloppe. Grégory, reprenant son souffle, lâche avec un sourire :
— Putain, quelle troisième mi-temps !
Yohan et Fabien éclatent de rire, et je secoue la tête, un sourire incrédule aux lèvres.
— Franchement, je m'attendais pas à… Ça.
Ils rigolent encore, et je me redresse légèrement, sentant mon estomac gargouiller.
— Bon, ça m'a ouvert l'appétit. Des pizzas, ça vous dit ?
Leurs yeux s'illuminent, et Fabien, taquin, lance :
— Tu nous invites ?
Je lève un sourcil.
— Après ce que vous venez de me mettre, vous pouvez payer !
Ils s'esclaffent, et Yohan attrape son téléphone pour commander. Je me lève, un peu chancelante.
— Je vais me nettoyer en attendant la livraison.
Je file vers la salle de bain, laissant derrière moi leurs rires et l'écho de cette soirée totalement inattendue.
Je me glisse dans la salle de bain, encore un peu étourdie par l'intensité de la soirée. Devant le miroir, je m'arrête un instant. Mes cheveux sont en bataille, des mèches collées à mon front, et du sperme luit encore sur mes seins, vestige de ce qui vient de se passer. Je secoue la tête, presque incrédule, et entre dans la douche. L'eau chaude coule sur ma peau, apaisante. Je prends mon temps, savonnant soigneusement mon corps, faisant disparaître toute trace de sperme de mes orifices et de ma poitrine. Sous le jet, je me perds dans mes pensées, revoyant chaque moment, chaque sensation. Comment en suis-je arrivée là ? L'audace, le vin, l'ambiance… tout s'est enchaîné si vite. Je ne ressens ni regret ni honte, juste une étrange satisfaction mêlée de surprise.
Je me glisse dans la salle de bain, encore un peu étourdie par l'intensité de la soirée. Devant le miroir, je m'arrête un instant. Mes cheveux sont en bataille, des mèches collées à mon front, et du sperme luit encore sur mes seins, vestige de ce qui vient de se passer. Je secoue la tête, presque incrédule, et entre dans la douche. L'eau chaude coule sur ma peau, apaisante. Je prends mon temps, savonnant soigneusement mon corps, faisant disparaître toute trace de sperme de mes orifices et de ma poitrine. Sous le jet, je me perds dans mes pensées, revoyant chaque moment, chaque sensation. Comment en suis-je arrivée là ? L'audace, le vin, l'ambiance… tout s'est enchaîné si vite. Je ne ressens ni regret ni honte, juste une étrange satisfaction mêlée de surprise.
La sonnette retentit, me ramenant à la réalité. Les pizzas, je me dis. J'éteins l'eau, attrape un peignoir doux et l'enfile en vitesse, sans prendre la peine de me sécher complètement. De retour dans le salon, les garçons sont déjà là, les boîtes de pizzas ouvertes sur la table basse, l'odeur de fromage et de pâte chaude emplissant la pièce. Je tends la main pour prendre une part, mais Yohan m'arrête, un sourire malicieux aux lèvres.
— Attends un peu. C'est quoi ce peignoir ? Si tu veux une part, tu l'enlèves.
Je souffle, faussement agacée, roulant des yeux.
Avec un soupir théâtral, je défais le nœud du peignoir et le laisse tomber au sol, de nouveau nue devant eux. Grégory siffle doucement, et Fabien lance :
Avec un soupir théâtral, je défais le nœud du peignoir et le laisse tomber au sol, de nouveau nue devant eux. Grégory siffle doucement, et Fabien lance :
— Maintenant, tu peux en avoir.
Je secoue la tête, amusée, et m'assois à leurs côtés, attrapant une part de pizza. On mange, on rigole, l'ambiance plus légère mais toujours teintée de cette complicité nouvelle. Les boîtes vides s'empilent, l'heure tourne. Yohan se lève, suivi par Grégory et Fabien.
— Bon, Louise, c'était une sacrée soirée et une troisième mi-temps d'anthologie, dit Yohan avec un clin d'œil. On va te laisser.
Je hoche la tête, un sourire en coin.
— Ouais, rentrez bien. Et… pas un mot, OK ?
Ils rigolent, promettent vaguement de se taire, puis Fabien ajoute, taquin :
— Vivement la prochaine finale, que Hugo reparte !
Je ris, jouant le jeu.
— Ouais, mais la prochaine fois, prévenez-moi, que je me prépare !
Ils échangent un regard, comprenant que la porte reste entrouverte, et s'en vont.
Les garçons partis, je me tiens au milieu du salon, observant le chaos absolu qui règne.
Je rangerai demain, me dis-je. Pour l'instant, je n'ai qu'une envie : me glisser sous les draps et dormir. Je monte l'escalier, le corps lourd après cette soirée hors du temps, et m'effondre dans mon lit. Le sommeil m'emporte presque instantanément, enveloppant les souvenirs brûlants de la nuit.
— Vivement la prochaine finale, que Hugo reparte !
Je ris, jouant le jeu.
— Ouais, mais la prochaine fois, prévenez-moi, que je me prépare !
Ils échangent un regard, comprenant que la porte reste entrouverte, et s'en vont.
Les garçons partis, je me tiens au milieu du salon, observant le chaos absolu qui règne.
Je rangerai demain, me dis-je. Pour l'instant, je n'ai qu'une envie : me glisser sous les draps et dormir. Je monte l'escalier, le corps lourd après cette soirée hors du temps, et m'effondre dans mon lit. Le sommeil m'emporte presque instantanément, enveloppant les souvenirs brûlants de la nuit.
Ma vie reprend son cours, comme si cette parenthèse audacieuse n'avait été qu'un rêve fiévreux.
Pourtant, au fond de moi, cette soirée, reste là, comme un secret brûlant, une porte entrouverte sur une facette de moi que je ne soupçonnais pas.
Je ne cherche pas à la rouvrir, pas tout de suite.
Je sais que l'occasion pourrait se représenter... une autre finale, un autre week-end où Hugo s'absente. Mais cette parenthèse, je la garde, précieuse et secrète, jusqu'à ce qu'une prochaine étincelle vienne la raviver
Pourtant, au fond de moi, cette soirée, reste là, comme un secret brûlant, une porte entrouverte sur une facette de moi que je ne soupçonnais pas.
Je ne cherche pas à la rouvrir, pas tout de suite.
Je sais que l'occasion pourrait se représenter... une autre finale, un autre week-end où Hugo s'absente. Mais cette parenthèse, je la garde, précieuse et secrète, jusqu'à ce qu'une prochaine étincelle vienne la raviver
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Commentaires ()
Je vous remercie pour ce bon moment de lecture.
Je m aboone à vos histoires et je vais lire vos précédentes publications qui je suis sur auront la même belle plume.
Merci chérie Nusab26 pour ce très joli moment.