Mélanie et ses envies de grossesse
Chapitre 3
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✦ nusab26 Mélanie et ses envies de grossesse XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mélanie et ses envies de grossesse — Chapitre 3

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nusab26
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Mélanie et ses envies de grossesse

Chapitre 3

Cela fait presque un mois depuis ce vendredi avec Jérôme, et ma vie a glissé de nouveau dans son rythme familier, comme une rivière qui retrouve son lit après une crue. Les journées s'enchaînent, remplies du tourbillon habituel : réveiller les enfants, préparer les sacs, les déposer à l'école, jongler avec les appels et les emails pour mon entreprise de décoration d'intérieur, puis rentrer pour gérer la maison. Théo et Clara, mes aînés, sont des amours. Ils prennent en charge une bonne partie des tâches ménagères – vaisselle, lessive, ranger le bazar des petits – et ça me laisse des moments précieux pour souffler, poser mes pieds sur le canapé, sentir les coups vigoureux du bébé dans mon ventre. Ces instants de calme sont devenus ma bouée de sauvetage, surtout avec la fatigue de la grossesse qui s'intensifie. Je n'ai pas revu Jérôme depuis ce jour-là. Pas un mot, pas un regard.
Il est plongé dans ses chantiers, comme Arnaud, qui court d'un rendez-vous à l'autre tout en supervisant ses équipes. L'entrepôt d'Arnaud, où je passe parfois pour des signatures ou des discussions rapides, est devenu étrangement neutre, presque trop ordinaire. Plus de frissons en croisant la silhouette de Jérôme près du camion, plus de ces regards complices qui faisaient accélérer mon pouls. C'est comme si ce vendredi n'avait été qu'un rêve brûlant, un éclat de fièvre qui s'est éteint aussi vite qu'il s'était allumé. Et pourtant, son souvenir reste là, tapi dans un coin de ma tête, comme une braise qui pourrait se raviver au moindre souffle.
Ce matin, un jeudi de mai, le ciel est d'un bleu éclatant, et un beau soleil inonde la maison, faisant danser des ombres légères sur les murs. Les premières chaleurs de la saison réchauffent l'air, et j'ai laissé les fenêtres entrouvertes pour laisser entrer une brise tiède. Les enfants sont à l'école, la maison est silencieuse, hormis le bourdonnement du lave-vaisselle. Je suis installée dans mon bureau, un espace encombré de rouleaux de tissus, d'échantillons de peinture et de moodboards pour mes projets. Les deux gros contrats – la maison de campagne et le restaurant – avancent bien, mais la pression des délais me tient en alerte. Je viens de raccrocher avec un fournisseur pour négocier des délais sur des luminaires artisanaux quand mon téléphone vibre. Un message. Mon cœur fait un petit bond, par réflexe, mais c'est juste Clara qui me demande si elle peut aller chez une amie après les cours. Je réponds un rapide.
— OK, soit rentrée pour le dîner, et repose le téléphone, un peu déçue, sans trop savoir pourquoi.
En vérité, je me surprends parfois à guetter un signe de Jérôme. Pas forcément pour recommencer – du moins, je ne crois pas –, mais pour voir si ce qui s'est passé a laissé une trace en lui aussi. Cette pulsion, ce feu, comme je l'appelais, s'est calmés, mais je sens qu'il n'est pas loin. Il suffit d'un moment de solitude, d'un souvenir qui surgit – le contact de la corde, son ton autoritaire, la chaleur de l'huile sur ma peau – pour que mon corps s'éveille à nouveau, juste un instant. Ça me trouble, mais je repousse ces pensées, me replongeant dans mes planches de tendances ou les chamailleries des enfants.
Vers midi, je décide de faire un saut à l'entrepôt d'Arnaud pour lui apporter des documents à signer. Le soleil chauffe l'asphalte, et l'air sent l'herbe fraîchement coupée. En arrivant, je pousse la porte de l'atelier, et l'odeur familière de peinture et de bois poncé m'enveloppe. Arnaud est là, en train de discuter avec un de ses employés, un jeune gars que je ne connais pas bien. Pas de trace de Jérôme. Arnaud m'aperçoit et me fait signe, un sourire fatigué mais chaleureux aux lèvres.
— Salut, toi ! Ça va ? Dit-il en s'approchant pour m'embrasser sur le front.
— Ouais, juste un peu crevée. Tiens, les papiers pour le chantier des Martin, dis-je en lui tendant une pochette.
Il feuillette rapidement, signe là où je lui indique, puis me regarde, un peu plus sérieux.
— T'as l'air ailleurs, ces derniers temps. Tout va bien ?
Sa question me prend de court. Je force un sourire, haussant les épaules.
— C'est juste la grossesse, le boulot, tout ça. Rien de grave.
Il hoche la tête, pas totalement convaincu, mais il n'insiste pas.
Je regarde autour de moi dans l'atelier, l'espace est inhabituellement calme, presque vide. Les établis sont encombrés de pots de peinture et d'outils, mais il n'y a presque personne. Intriguée, je me tourne vers Arnaud, qui range les documents que je viens de lui donner.– Où sont passés les autres ? On dirait un désert, ici, dis-je en haussant un sourcil.
Arnaud relève la tête, essuyant ses mains sur son jean, un petit rire au coin des lèvres.
— Les trois-quarts de l'équipe sont sur des chantiers. Y n'a que moi et les apprentis aujourd'hui, à préparer le matos pour les prochains jours.
Sa réponse me frappe comme une évidence : Jérôme n'est pas là. Mon cœur, qui avait discrètement accéléré à l'idée de le croiser, ralentit d'un coup. Pas de silhouette familière près du camion, pas de regard complice à esquiver sous les yeux d'Arnaud. Je masque ma réaction, gardant un sourire neutre, mais à l'intérieur, c'est un mélange étrange de déception et de soulagement. Déception, parce qu'une part de moi espérait, peut-être, ce frisson furtif, ce moment suspendu. Soulagement, parce que ça m'évite de jouer les équilibristes devant mon mari, de jongler avec ce secret qui pulse encore en moi.
— OK, dis-je simplement, Bon, je vais rentrer, je suis un peu crevée. Je vais me poser un peu avant de récupérer les petits.
Arnaud acquiesce, son regard toujours doux, mais un peu distrait par son travail.
— Repose-toi, ma belle. On se voit ce soir, dit-il en se penchant pour m'embrasser sur la joue.
Je hoche la tête, lui rends un sourire, et pousse la porte de l'atelier. Dehors, le soleil de mai chauffe doucement ma peau, et l'air sent l'herbe fraîche et les premières fleurs. En marchant vers la maison, à quelques minutes à peine, je me sens partagée. Une partie de moi est presque frustrée de ne pas avoir vu Jérôme, de ne pas avoir senti cette étincelle qu'il réveille si facilement. Une autre est reconnaissante pour ce répit, pour ce retour à la normalité, loin de cette tentation qui pourrait tout compliquer. Mes pas résonnent sur le trottoir, et je pose une main sur mon ventre, sentant un petit coup du bébé, comme un rappel de tout ce qui compte vraiment.
De retour à la maison, je m'effondre sur le canapé, les fenêtres ouvertes laissant entrer la brise tiède. Il est à peine 13 h 30. J'ai un peu de temps avant d'aller chercher les enfants à l'école. Je m'autorise un moment de repos, m'allongeant, un coussin sous la tête, et je ferme les yeux.
À 16 h, je me réveille en sursaut, l'horloge me rappelant qu'il est temps de partir. Je me redresse, passe une main dans mes cheveux, et attrape mes clés. La routine reprend : je récupère les petits à l'école, leurs voix joyeuses et leurs cartables, qui s'entrechoquent, remplissent la voiture. Le soir, Arnaud rentre, ses bottes laissant des traces de poussière dans l'entrée. Il me lance un sourire fatigué, mais complice, puis s'active en cuisine, insistant pour préparer le repas ce soir. Les enfants tournent autour de lui, réclamant des bouts de carottes ou chipant des morceaux de pain. Le dîner est bruyant, plein de rires et de chamailleries, comme toujours. Une fois la table débarrassée et les petits couchés, Théo et Clara se retirent dans leurs chambres pour leurs devoirs ou leurs écrans. La maison retrouve enfin un semblant de calme. Arnaud et moi, nous retrouvons au salon, affalé sur le canapé. Il a mis un vieux film en fond, mais aucun de nous ne le regarde vraiment.
Il passe un bras autour de mes épaules, et je me blottis contre lui, savourant la chaleur de son corps.
— Dure journée ? Demande-t-il, sa voix basse, presque endormie.
— Comme d'hab, dis-je avec un petit rire. Et toi ?
— Pareil. Les chantiers, les apprentis qui font des bourdes… Mais ça va. Il me serre un peu plus fort, et je ferme les yeux, laissant la fatigue m'envahir. Ce moment, simple et doux, ancre mon esprit dans le présent. Pourtant, quelque part, l'image de Jérôme flotte encore, comme une ombre discrète. Je ne sais pas si je le reverrai bientôt, ni ce que je ressentirais si ça arrivait. Pour l'instant, je me contente de ce calme, de ce refuge auprès d'Arnaud, même si je sens que cette étincelle, ce feu, n'est jamais très loin.
Le lendemain matin, vendredi, le soleil de mai brille toujours, baignant la maison d'une lumière dorée et chaude. La routine bat son plein : je réveille les enfants, prépare les sacs, distribue les tartines avant de les déposer à l'école. Mon ventre, de plus en plus rond, ralentit mes mouvements, mais je m'accroche, portée par cette énergie qui me pousse à tout gérer. En rentrant, je m'installe dans mon bureau, un espace encombré de rouleaux de tissus, d'échantillons de peinture et de moodboards pour mes projets. Les deux gros contrats – la maison de campagne et le restaurant – avancent bien, mais la pression des délais me tient en alerte. Je réponds à quelques emails, finalisant une proposition pour le restaurant, quand je décide de faire une pause.
Vers 10 h, je sors prendre l'air et me dirige vers le petit marché du quartier, à quelques rues de la maison. J'ai besoin de fruits frais, d'une excuse pour marcher sous ce soleil qui réchauffe la peau. Les étals débordent de fraises juteuses et de cerises précoces, l'odeur des herbes fraîches flottant dans l'air. Je flâne, échangeant quelques mots avec une commerçante, mon panier se remplissant de couleurs vives. En quittant le marché, je me sens plus légère, le soleil caressant mes épaules à travers ma robe légère. En rentrant, je passe devant l'entrepôt d'Arnaud.
Alors que je m'approche, je l'aperçois : Jérôme. Il est là, devant le camion, un sac de matériel à la main, ses cheveux légèrement en désordre sous la lumière du matin. Nos regards se croisent, juste une seconde, et un sourire furtif passe sur son visage. Pas le sourire complice d'avant, mais quelque chose de plus discret, presque interrogateur.
— Salut, Mélanie, lance-t-il en s'approchant, sa voix neutre, presque professionnelle.
— Salut, Jérôme. T'es sur quel chantier, là ?
Je réponds, jouant le même ton détaché, mon panier de courses pesant contre ma hanche.
— Un immeuble à l'autre bout de la ville. Gros boulot, ça me prend tout mon temps.
Il marque une pause, ses yeux s'attardant un peu trop longtemps sur moi, glissant brièvement sur ma silhouette, ma robe qui épouse mon ventre rond. Puis, il ajoute, plus bas :
— Et toi ? Tout va bien ?
Il y a une pointe de sous-entendu dans sa voix, comme s'il testait le terrain. Je sens cette chaleur familière remonter, un frisson discret qui me rappelle ce vendredi d'il y a un mois. Je la contiens, gardant un sourire léger.– Ouais, la routine. Les gosses, le boulot, tu vois le genre.Il hoche la tête, son regard toujours accroché au mien, et l'air entre nous semble vibrer d'une tension subtile. Je resserre ma prise sur mon panier, cherchant à ancrer mes pensées dans le concret.
— Faut que je rentre, dis-je, brisant le silence. Les courses, tout ça…
— Ouais, je comprends, répond-il, son sourire s'élargissant légèrement, comme s'il savait quelque chose que je n'admets pas.
À bientôt, Mélanie.
— À bientôt, dis-je, tournant les talons, mon cœur battant un peu trop vite.
En rentrant à la maison, je pose mes courses sur le comptoir de la cuisine, les fraises rouges et brillantes me narguant presque. Je m'assois, un verre d'eau à la main, et je repense à cet échange. C'était si bref, si anodin en surface, et pourtant, il a rallumé une étincelle. Pas une flamme, pas encore, mais quelque chose qui refuse de s'éteindre complètement.
. Après avoir rangé les courses et répondu à quelques emails, je m'installe avec un thé, essayant de me concentrer sur une planche de tendances pour le restaurant. Les couleurs chaudes et les textures brutes que j'ai choisies me captivent un instant, mais mon esprit dérive encore vers ce bref échange avec Jérôme devant l'entrepôt. Cette étincelle, toujours là, me perturbe autant qu'elle m'intrigue. Je secoue la tête, me forçant à revenir au présent.
Vers 14h, un email arrive dans ma boîte de réception. C'est le couple de Parisiens, ceux pour qui j'avais recommandé Arnaud pour la peinture de leur future maison de campagne. Ils expliquent qu'il y a un changement de dernière minute : ils veulent ajouter une couleur accentuée sur un mur de la chambre principale, un bleu profond que j'avais suggéré dans une proposition initiale. Rien de bien compliqué, mais il faut prévenir Arnaud rapidement pour qu'il ajuste son planning. Je soupire, attrape mon téléphone et les documents nécessaires, puis décide d'aller directement à l'entrepôt. Pas le temps d'appeler, et puis, je me dis que le voir en personne sera plus simple. En arrivant à l'entrepôt, je pousse la porte de l'atelier. L'odeur familière de peinture et de bois poncé m'enveloppe, mais l'espace est encore calme, presque désert, comme la veille. Pas de Jérôme en vue, et une petite part de moi en est presque soulagée.
Je me dirige directement vers le bureau d'Arnaud, au fond de l'atelier, où je le trouve assis, le téléphone collé à l'oreille. Il me fait un signe de la main, m'invitant à entrer, et je m'assois sur la chaise en face de lui, posant mon dossier sur le bureau encombré. Il termine son appel, un échange bref avec un fournisseur, puis repose le téléphone et me regarde avec un sourire fatigué.
— Encore toi ? Plaisante-t-il. Qu'est-ce qui se passe ?
— Les Parisiens, dis-je en lui tendant la feuille avec les modifications. Ils veulent ajouter un mur d'accent bleu dans la chambre principale. Ce n'est pas grand-chose, mais je me suis dit qu'il valait mieux te prévenir tout de suite.
Il jette un œil au document, hoche la tête.
— OK, ce n'est pas un gros changement. On peut gérer ça sans problème. Ça va juste décaler un peu la commande de peinture, mais rien de méchant.
— Cool, dis-je, soulagée. C'était juste pour être sûre. Il se lève, rangeant quelques papiers sur son bureau, puis me regarde.
— C'est tout ? Parce que je dois filer à un chantier qu'on vient de finir. Il faut que je vérifie avec le promoteur que tout est OK.
— Ouais, c'est tout, dis-je avec un petit sourire.
— T'en as pour longtemps ?
Il attrape ses clés, déjà dans le mouvement.
— Un peu, ouais. Ça risque de prendre la fin de l'après-midi. Ne m'attends pas pour le dîner, je rentrerai peut-être tard.
— D'accord, pas de souci.
Nous quittons le bureau ensemble, traversant l'atelier où un apprenti trie des pinceaux. Dehors, le soleil tape fort, et Arnaud monte dans sa camionnette, me lançant un dernier regard.
— À ce soir, ma belle, dit-il avant de démarrer à toute vitesse, le moteur rugissant alors qu'il s'éloigne.
Je reste un instant sur le parking a poussière soulevée par la camionnette d'Arnaud retombant lentement. L'entrepôt derrière moi est silencieux, presque trop calme, et je m'apprête à reprendre le chemin de la maison quand j'entends le crissement de pneus sur le gravier. Je me retourne, et mon cœur fait un bond. C'est Jérôme, qui descend de son camion, un sac de matériel jeté sur l'épaule. Il m'aperçoit immédiatement, et un sourire familier, discret mais chargé, éclaire son visage.
— Salut, Mélanie, lance-t-il en s'approchant, sa voix légère, presque trop décontractée.
— Salut, Jérôme, dis-je, ajustant mon dossier contre ma hanche, tentant de garder un ton neutre. T'es de retour de chantier ?
— Ouais, juste un arrêt rapide pour déposer du matos, répond-il, posant son sac près de la porte de l'entrepôt. Et toi ? T'es venue voir le patron ?
Je ris doucement, jouant le jeu de la conversation anodine.
— Ouais, un changement de dernière minute pour un client. Rien de bien méchant.
On échange quelques banalités – le soleil, les chantiers, la chaleur qui s'installe. Mais très vite, nos regards se croisent, et quelque chose change. Ses yeux s'attardent sur moi, glissant sur ma robe, mon ventre rond, et je sens cette chaleur familière remonter, comme une vague qui refuse de rester enfouie. Son sourire s'adoucit, devient plus complice, et je sais qu'il ressent la même chose.
Il fait un pas plus près, baissant la voix, son ton devenant plus intime.
— Tu sais, Mélanie, j'y repense souvent… À ce qu'on a fait.
Mon pouls s'accélère, et je sens mes joues chauffer. Je pourrais esquiver, rester dans le vague, mais quelque chose en moi cède, poussé par cette étincelle qu'il ravive si facilement.
— Moi aussi, dis-je, ma voix plus basse, presque un murmure. Ça… Revient, parfois.
Son regard s'intensifie, et un sourire audacieux se dessine sur ses lèvres.
— Et si on recommençait ? Propose-t-il, direct, sans détour.
Le feu en moi s'embrase, mais je hausse un sourcil, mi-intriguée, mi-méfiante.
Il s'adosse au camion, croisant les bras, son assurance me déstabilisant comme toujours.
— Recommencer ? Comment ça ? Je demande, sentant l'excitation pointer sous ma prudence.
Jérôme me fixe, son sourire en coin s'élargissant, comme s'il lisait en moi. Je prends une inspiration, les mots sortant avant que je ne puisse les retenir.
— Écoute, Jérôme, dis-je, ma voix tremblante mais honnête. Cette flamme… elle est là, elle revient. J'y pense, à ce qu'on a fait, mais entre les enfants, l'école, la maison, mon boulot, c'est le chaos. Je n'ai pas le temps, pas l'espace pour ça.
Il hoche la tête, pas surpris, son regard toujours planté dans le mien.
— Le temps, ce n'est pas le problème, Mélanie, répond-il, sa voix basse, presque conspiratrice. On peut trouver un endroit, un moment. Tu sais que c'est possible.
Je marque une pause, mon esprit s'emballant. Puis, comme un éclair, je me souviens :
— Attends… Le week-end prochain, Arnaud ne sera pas là. Il part avec des potes. Mais les enfants, je ne sais pas encore comment m'organiser pour eux. Son sourire s'élargit, un éclat audacieux dans les yeux.
— T'as déjà la moitié du chemin, Mélanie.
— Et c'est quoi, ton plan, exactement ? Je demande, méfiante.
Il rit doucement, secouant la tête.
— Tu réfléchis trop, Mélanie. Pense à ce que t'as ressenti la dernière fois. On en reparle la semaine prochaine, d'accord ? Tu me diras ce que t'as décidé.
Il ramasse son sac, me lançant un dernier regard, chargé de cette assurance qui me désarçonne.
De retour chez moi, je pose le dossier sur la table de la cuisine et m'effondre sur une chaise, le regard perdu dans le vide.
La proposition de Jérôme tourne en boucle dans ma tête – son assurance, ce mystère qu'il laisse planer, cette promesse d'un moment hors du temps. Une part de moi est tentée, attirée par l'inconnu, par cette liberté brute qu'il m'a déjà fait goûter. Mais une autre voix, plus prudente, me rappelle tout ce que j'ai : Arnaud, les enfants, ce bébé qui grandit en moi, cette vie chaotique mais belle. Et puis, il y a la question des enfants – comment m'organiser pour samedi soir ? Une baby-sitter ? Une amie ? Rien n'est sûr, et cette incertitude pèse lourd. Je me dis que j'ai encore un peu de temps pour réfléchir, pour peser ce que je veux vraiment faire. La flamme est là, vive, mais je ne sais pas encore si je vais la suivre. Les jours suivants passent comme un tourbillon.
Je jongle entre l'excitation et la peur, entre l'envie de céder à cette pulsion et la crainte de ce que ça pourrait bouleverser. Lundi soir, je prends mon courage à deux mains et appelle mes parents. Je leur explique qu'Arnaud sera absent le week-end prochain et que j'aimerais me reposer un peu. Est-ce qu'ils pourraient prendre les enfants ? Ils acceptent sans hésiter, ravis de passer du temps avec leurs petits-enfants. Quand je l'annonce à Théo, Clara et les plus petits, ils sautent de joie à l'idée d'un week-end chez mamie et papi, avec leurs gâteaux préférés et des balades au parc. La deuxième partie du problème est réglée. Maintenant, reste la question : vais-je vraiment y aller, ou pas ?Mardi soir, après le dîner, les enfants couchés, je me retrouve seule avec Arnaud dans le salon. Il est affalé sur le canapé, un bras autour de mes épaules, un match de foot en fond qu'aucun de nous ne regarde vraiment. Je prends une inspiration, cherchant à garder un ton léger.
— Au fait, ce week-end, les enfants iront chez mes parents, dis-je, jouant avec un fil de ma robe. Ça me fera du bien de me poser un peu.
Il tourne la tête vers moi, un sourire doux aux lèvres.
— Bonne idée, t'as besoin de souffler.
Mercredi matin, le soleil de mai inonde l'entrepôt d'Arnaud où je me rends pour déposer un autre document. En traversant l'atelier, je tombe sur Jérôme, occupé à charger des pots de peinture dans son camion. Mon pouls s'accélère instantanément. Il me voit, pose un pot, et son sourire familier, à la fois audacieux et énigmatique, réapparaît.
— Salut, Mélanie, lance-t-il, s'essuyant les mains sur son jean. Alors, t'as trouvé une solution pour samedi ?
Je prends une inspiration, croisant les bras pour cacher ma nervosité.
— Ouais, les enfants seront chez mes parents, dis-je, ma voix plus assurée que je ne le ressens. C'est réglé.
Son regard s'illumine, et il s'approche d'un pas, son assurance me désarçonnant comme toujours.
— Parfait. Alors, samedi, 20 h, chez moi. T'es partante ?
Je hausse un sourcil, cherchant à percer son mystère.
— Peut-être. Mais c'est quoi, ton plan, Jérôme ? Qu'est-ce que t'as en tête ?
Il rit doucement, secouant la tête, fidèle à son jeu.
— Samedi, 20 h, chez moi. Tu verras sur place, Mélanie. Tout ce que je peux te dire, c'est que ça ne va pas être un tête-à-tête comme la dernière fois.Il baisse la voix, un sous-entendu clair dans son ton, et je sens mon cœur s'emballer. Pas un tête-à-tête. Quelqu'un d'autre sera là. Une autre personne ? Un autre jeu ? Je comprends à demi-mot, et cette idée ravive la flamme, tout en faisant naître une pointe d'appréhension.
— À samedi, alors, ajoute-t-il avec un sourire en coin, avant de retourner à son camion.
Les jours suivants, jeudi et vendredi, passent dans une tension croissante.
Vendredi matin, en préparant les sacs des enfants pour le week-end chez mes parents, je leur rappelle le programme.
— Ce soir, c'est mamie qui vient vous chercher, dis-je, vérifiant les cartables. Vous serez de retour dimanche après-midi, OK ? Soyez sages.
Ils acquiescent, excités, déjà en train de parler des jeux qu'ils feront chez leurs grands-parents. L'après-midi, Arnaud prépare son sac pour son week-end entre amis.
Arnaud part, sa valise à la main, et la porte se referme derrière lui avec un claquement discret. La maison est soudain silencieuse, presque trop vide sans le brouhaha des enfants ou le rire d'Arnaud. Je me tiens là, dans l'entrée, le cœur battant d'une étrange mixture d'excitation et d'incertitude.
Pour chasser ces pensées, je décide de prendre soin de moi. Je me fais couler un bain chaud, ajoutant quelques gouttes d'huile essentielle de lavande. L'eau brûlante détend mes muscles, et je ferme les yeux, laissant la vapeur apaiser mon esprit. Après le bain, je m'enveloppe dans un peignoir doux et passe du temps à me chouchouter.
Le soir, je n'ai pas envie de cuisiner. Je commande un poke bowl, quelque chose de léger, et m'installe sur le canapé avec un film romantique un peu niais, espérant me distraire. Le repas est délicieux, mais je picore plus que je ne mange, l'esprit ailleurs. Le film défile, et je finis par m'endormir, bercée par les dialogues prévisibles et la chaleur d'une couverture jetée sur mes jambes. Quand je me réveille, l'écran est en veille, et il est tard. Je monte me coucher, le cœur toujours en bataille entre l'envie et le doute. Samedi matin arrive, et la journée s'étire lentement. Je ne fais rien, ou presque. Pas de ménage, pas d'emails professionnels, pas de courses. Je traîne en legging et en tee-shirt, une tasse de thé à la main, errant dans la maison vide. L'impatience pour ce soir grandit, mêlée d'une pointe de nervosité. Je sais que je serai chez Jérôme. La décision s'est imposée d'elle-même, presque malgré moi.
Cette flamme, ce besoin, de lâcher prise, de retrouver cette liberté brute, est trop forte pour que je l'ignore. Mais le doute persiste : qui sera là ? Qu'est-ce qu'il a prévu ? Chaque fois que je pense à son « pas un tête-à-tête », mon estomac se serre, et pourtant, ça attise encore plus cette curiosité brûlante. En fin d'après-midi, je commence à me préparer. Je veux me sentir belle, audacieuse, à la hauteur de cette soirée dont je ne sais rien. Je choisis une tenue qui me fait vibrer : une robe noire ajustée, qui épouse mon ventre rond sans le cacher, avec un décolleté subtil mais suggestif. En dessous, je porte un ensemble de lingerie en dentelle rouge, un choix audacieux qui me donne un frisson d'anticipation. Je complète avec une paire de bottines noires, élégantes mais confortables. Devant le miroir, je prends mon temps pour me maquiller.
Il est 19 h 30. L'heure approche. Je prends mon sac, mes clés, et jette un dernier coup d'œil à la maison vide.
Je monte dans ma voiture, le GPS réglé sur l'adresse de Jérôme, et je démarre, le soleil de mai se couchant doucement à l'horizon. Chaque kilomètre me rapproche de cet inconnu, de cette soirée qui promet d'être tout sauf ordinaire. Je ne sais pas ce qui m'attend, mais une chose est sûre : je suis prête à le découvrir.
Le trajet jusqu'à la maison de Jérôme passe en un éclair. Les routes familières défilent, baignées par la lumière orangée du soleil couchant, et je me surprends à conduire presque machinalement, l'esprit entièrement tourné vers ce qui m'attend. Mon cœur bat fort, mais les doutes qui m'ont rongée toute la journée – et même pendant le trajet – se dissipent peu à peu, remplacés par une envie familière, ce feu brut que j'ai déjà ressenti il y a un mois, lors de ce vendredi incandescent. J'arrive devant la maison de Jérôme, une bâtisse moderne avec une façade épurée, entourée d'un jardin soigné. Le portail est ouvert, comme une invitation silencieuse. Je m'engage dans l'allée, coupe le moteur et jette un coup d'œil autour de moi. À ma gauche, trois voitures sont garées : celle de Jérôme, reconnaissable avec son logo d'entreprise sur le côté, et deux autres que je ne connais pas. Mon pouls s'accélère. Plus de doute possible : nous ne serons pas seuls.
Mais au lieu de raviver l'appréhension, cette certitude fait naître une excitation nouvelle, une curiosité brûlante qui étouffe les dernières hésitations. La flamme en moi est vive, dévorante, et je me sens prête à plonger dans l'inconnu. Je récupère mon sac, sors de la voiture, et ajuste ma robe noire, sentant la dentelle de ma lingerie rouge frôler ma peau. Chaque pas vers la porte d'entrée renforce cette assurance qui m'a portée en me préparant. Je monte les quelques marches menant à la terrasse.
Devant la porte en bois massif, je marque une pause. Mon cœur bat à tout rompre, mais il n'y a plus de place pour le doute. Je prends une profonde inspiration, l'air frais de la soirée emplissant mes poumons, et je frappe à la porte. Plus de marche arrière possible.
Quelques secondes passent, rapides, mais lourdes, avant que la porte s'ouvre. Jérôme se tient là, vêtu d'une chemise sombre entrouverte au col, son sourire audacieux éclairant son visage. Ses yeux me détaillent, s'attardant sur ma tenue, mon maquillage, et un éclat d'approbation traverse son regard.
— Mélanie, dit-il, sa voix basse, chargée d'une promesse implicite. T'es là.
Il s'écarte légèrement, m'invitant à entrer, et je sens ce feu en moi s'intensifier, prêt à consumer tout le reste.
Je franchis le seuil, et Jérôme referme la porte derrière moi avec un claquement discret. L'intérieur de la maison est chaleureux
Mon cœur bat vite, mais l'excitation l'emporte, cette flamme en moi brûlant plus fort à chaque pas. Jérôme me guide vers un salon spacieux, où un grand canapé en cuir trône face à une table basse en bois brut. Sur la table, quelques verres, une bouteille de vin, et un pichet d'eau citronnée. Puis, je les vois : deux hommes, assis sur le canapé, en pleine conversation. Ils se lèvent en m'apercevant, et je sens leurs regards se poser sur moi, curieux, mais sans insistance. L'un est grand, avec une barbe bien taillée et des cheveux poivrent et sel, vêtu d'une chemise bleu foncé qui contraste avec son allure décontractée. L'autre, plus jeune, a une carrure athlétique, des cheveux bruns en bataille et un sourire amical.
Mon estomac se serre brièvement, mais l'envie, ce feu, prend le dessus, me poussant à avancer.– Mélanie, je te présente Marc et Julien, dit Jérôme, sa voix assurée, un sourire en coin. Les gars, voici Mélanie.
— Salut, Mélanie, ravie de te rencontrer, dit Marc, le plus âgé, avec une poignée de main ferme mais chaleureuse.
— Enchantez, ajoute Julien, son sourire révélant une pointe de malice qui me rappelle vaguement celui de Jérôme.
— Salut, dis-je, ma voix plus stable que je ne l'aurais cru. Contente de vous rencontrer.
Je m'assois sur un fauteuil en face du canapé, posant mon sac à mes pieds, consciente de leurs regards discrets mais attentifs. Jérôme s'approche de la table basse, désignant les boissons.
— Un verre pour commencer ? Propose-t-il, son ton léger, mais chargé d'une intention subtile ?
— Quelque chose sans alcool, s'il te plaît, dis-je, posant une main sur mon ventre par réflexe.
Il hoche la tête, sans commentaire, et me sert un verre d'eau citronnée, qu'il me tend avec un regard complice. Je prends une gorgée, le goût frais me recentrant un instant. Les deux hommes reprennent leur conversation, parlant d'un projet de rénovation que Marc supervise, mais je sens que l'atmosphère est en train de se charger, comme si chacun attendait un signal pour que la soirée prenne une autre tournure. Jérôme s'assoit à côté de moi, son genou frôlant presque le mien, et je sens ce feu en moi s'intensifier, alimenté par l'inconnu et cette tension palpable dans la pièce.
Je prends une nouvelle gorgée d'eau citronnée, sentant la tension dans la pièce s'épaissir, comme un courant électrique. Les regards de Marc et Julien, bien que discrets, sont chargés d'une curiosité qui fait monter la chaleur en moi. Jérôme, assis près de moi, son genou frôlant le mien, semble attendre le moment parfait.
— Mélanie, t'es prête pour ce pourquoi on est tous là ? Demande-t-il, ses yeux plongés dans les miens, un mélange d'audace et de défi dans son sourire.
Mon cœur bat à tout rompre, mais l'excitation, ce feu qui brûle en moi depuis des jours, prend le dessus. Sans hésiter, je réponds, ma voix ferme, presque surprenante.
— Oui.
Jérôme hoche la tête, son sourire s'élargissant
.– Très bien. Commençons.
Ils se lèvent d'un même mouvement, et je sens une montée d'adrénaline m'envahir. Marc, Julien et Jérôme m'entourent, leurs présences imposantes mais pas menaçantes. Il y a une sorte de chorégraphie implicite, un accord tacite entre eux. Jérôme tend la main, effleurant mon épaule, et je frissonne sous son contact. Lentement, avec une assurance maîtrisée, ils commencent à me déshabiller. Ma robe noire glisse sur ma peau, tombant au sol dans un froissement léger, révélant l'ensemble de lingerie rouge que j'ai choisi avec soin. Leurs regards s'attardent, admiratifs, et je sens une vague de confiance m'envahir, mêlée d'une excitation brute.Je me tiens la dans ma lingerie, mon ventre rond légèrement éclairé par la lumière tamisée. Marc murmure quelque chose d'appréciatif, Julien esquisse un sourire, et Jérôme, fidèle à lui-même, garde ce regard dominateur qui me fait frissonner. Puis, ils se déshabillent à leur tour, leurs vêtements rejoignant les miens au sol.
Mon souffle se coupe en voyant leurs sexes tendus, gros, remplis d'envie. La vue de leur désir brut fait grimper mon excitation à un niveau que je n'ai jamais connu. Ce feu en moi s'embrase, et je me sens vivante, puissante, prête à plonger dans cet inconnu.Je m'agenouille, guidée par une impulsion instinctive, et les trois hommes se rapprochent, formant un cercle autour de moi. Mon regard passe de l'un à l'autre, et je tends la main vers Julien, le plus proche. Mes lèvres se referment doucement sur son sexe, et un soupir étouffé échappe de sa gorge. Le goût, la chaleur, l'intensité du moment me submergent. Mes mains, presque d'elles-mêmes, se saisissent des membres de Marc et Jérôme, mes doigts s'enroulant autour d'eux avec assurance. Je commence à les masturber lentement, alternant les rythmes, mes mouvements synchronisés avec le va-et-vient de ma bouche sur Julien. Jérôme, toujours maître du jeu, se penche légèrement et, d'un geste précis, dégrafe mon soutien-gorge.
La dentelle rouge glisse, libérant mes seins, et l'air frais sur ma peau nue intensifie chaque sensation. Ses doigts effleurent mon épaule, un contact léger mais chargé, et je sens son regard brûlant sur moi alors que je continue, passant de Julien à Marc, puis à Jérôme, alternant ma bouche et mes mains avec une fluidité qui me surprend moi-même. Leurs souffles s'accélèrent, leurs murmures d'encouragement emplissant l'espace.
Jérôme m'aide à me relever, ses mains fermes mais douces sur mes bras. L'air est chargé, électrique, et je sens les regards des trois hommes sur moi, intenses, affamés. Marc et Julien se rapprochent, et ensemble, ils font glisser le reste de ma lingerie, la culotte en dentelle rouge tombant au sol dans un silence lourd de désir. Je me tiens nue devant eux, mon ventre rond baigné par la lumière tamisée, mes seins libérés et ma peau frissonnante sous leurs regards. Leurs mains s'activent alors, explorant mon corps avec une audace contrôlé. Des doigts effleurent mes seins, sensibles et tendus, d'autres glissent sur la courbe de mon ventre, et une main audacieuse trouve ma chatte, m'arrachant un premier gémissement, un petit cri qui trahit l'intensité de ce feu en moi. Je suis guidée vers le canapé, mes genoux s'enfonçant dans le cuir souple alors que mes seins se plaquent contre le dossier.
Une main, ferme, se pose sur le bas de mon dos, m'ancrant dans cette position vulnérable, mais électrisant. Je sens un corps se presser derrière moi, et bientôt, le sexe d'un des hommes Marc.
Se présente à l'entrée de ma chatte. D'une poussée légère, il avance, écartant délicatement mon intérieur. Un frisson me traverse, et je gémis à nouveau, plus fort, alors que les va-et-vient commencent, lents au début, puis gagnant en rythme. Chaque mouvement attise la flamme, me faisant perdre pied dans cette vague de sensations. De l'autre côté du canapé, Jérôme et Julien se rapprochent, leurs sexes tendus à nouveau devant moi. Je tends la main, saisissant celui de Jérôme, puis ma bouche trouve celui de Julien, alternant entre eux avec une avidité qui me surprend. Mes lèvres, ma langue, mes doigts travaillent en rythme avec les coups de reins derrière moi, et l'air s'emplit de souffles rauques, de murmures d'encouragement. Les trois hommes échangent leurs places, chacun prenant son tour en moi, leurs mouvements fluides, presque chorégraphiés. Je me perds dans ce ballet, mes gémissements se mêlant à leurs soupirs, le plaisir montant en spirale.
Après que chacun soit passé une première fois, Jérôme me propose de continuer dans la chambre. Sans hésiter, j'accepte, l'excitation pulsant toujours en moi, plus forte que tout doute. Je me relève du canapé avec quelques difficultés, mon corps encore frémissant des sensations intenses. En commençant à marcher vers la chambre, je me rends compte que j'ai encore mes bottines, dernier vestige de ma tenue. Je m'arrête un instant pour les retirer, et mes pieds nus entrent en contact avec le carrelage froid, un contraste saisissant avec la chaleur qui émane de mon corps, de leurs corps. Leurs mains effleurent ma peau alors que nous avançons dans le couloir sombre, leurs touchers légers mais assurés ravivant la flamme qui me consume.
Nous arrivons dans la chambre, spacieuse, dominée par un grand lit aux draps sombres, baigné par une lumière douce. Pas le temps d'attendre : les hommes m'entourent à nouveau, et je suis reprise dans différentes positions, chacun apportant sa propre énergie. Marc me prend avec une intensité brute, Julien avec une douceur surprenante, et Jérôme, toujours maître du jeu, avec cette assurance qui me fait perdre pied. Leurs mouvements, leurs mains sur mes seins, mon ventre rond, ma chatte, me poussent jusqu'à un premier orgasme, salvateur, qui me traverse comme une vague, me laissant pantelante mais vivante.
Une fois remise, je reprends mon souffle, encore agenouillée sur le lit. Jérôme attrape un flacon sur la table de chevet, un détail que je n'avais pas remarqué. Il me regarde, un sourire énigmatique aux lèvres.– T'as compris ce qu'on te réserve pour la suite ? demande-t-il, sa voix basse, chargée d'une promesse audacieuse. Un bref moment de doute me traverse, le seul de la soirée.
Mon cœur s'accélère, l'inconnu me faisant hésiter. Mais les regards rassurants des trois hommes, leurs murmures d'encouragement, balaient mes appréhensions. Je hoche la tête, un sourire timide mais décidé, et me remets à genoux au bord du lit, prête à plonger plus loin. Jérôme s'approche, le flacon à la main. Avec une délicatesse surprenante, il prépare mon cul, appliquant l'huile avec soin, ses doigts glissant doucement, me faisant frissonner. Puis, il enduit son sexe et se positionne derrière moi, présentant son membre à l'entrée de mon cul. Il y va lentement, si délicatement que je suis surprise par l'absence presque totale de douleur.
La sensation est intense, nouvelle, mais étrangement enivrante. Il me remet sur le lit, m'allongeant sur le côté, relevant une de mes jambes pour me prendre en cuillère. Ses mouvements sont fluides, maîtrisés, et je gémis doucement, emportée par cette intimité inattendue. De l'autre côté, Marc et Julien se rapprochent, leurs sexes tendus à nouveau. Je tends la main, saisissant celui de Julien, tandis que ma bouche trouve celui de Marc, alternant entre eux, mes lèvres et ma langue travaillant en rythme avec les va-et-vient de Jérôme. L'air est rempli de souffles rauques, de murmures, et je me perds dans ce tourbillon de sensations.
Jérôme se retire après un moment, son sourire audacieux toujours en place.
— À vous, les gars, dit-il à Marc et à Julien. Profitez.
Julien prend sa place en premier, ses mouvements sont plus doux, mais tout aussi précis, puis Marc, dont l'intensité brute me fait gémir plus fort. Chacun passe à son tour, et je me laisse emporter, mon corps s'abandonnant complètement à cette danse. Puis, Jérôme revient, s'allonge sur le lit et m'attire à lui.
— Viens, murmure-t-il, me guidant pour m'asseoir sur lui en cowgirl inversée, son sexe reprenant mon cul.
Après quelques allers-retours, il ralentit et fait signe à Marc.
— Viens, dit-il.
Marc ne se fait pas attendre. Il se rapproche, présentant son sexe à l'entrée de ma chatte. Il pousse doucement, et je sens mon corps s'adapter, accueillant les deux hommes en même temps. Une sensation intense, presque écrasante, m'envahit alors que Jérôme et Marc commencent à bouger en rythme, leurs mouvements synchronisés. Mes gémissements s'intensifient, mêlés de petits cris, et je m'abandonne totalement, portée par ce feu qui consume tout, par cette liberté brute que je n'ai jamais connue ailleurs.
Jérôme, ses mains fermes sur mes hanches, me soulève légèrement, ajustant ma position tandis que lui et Marc se synchronisent. Leurs mouvements, ni trop rapides ni trop lents, créent un rythme hypnotique, et nos trois corps s'entrechoquent, produisant un bruit charnel qui résonne dans la chambre. Julien, qui observait jusque-là, grimpe sur le lit, son regard brûlant. Sans un mot, il présente son sexe à ma bouche, et je l'accueille, mes lèvres se refermant autour de lui. Je suis prise de toutes parts, submergée par les sensations, mon corps vibrant sous cette intensité. Les hommes échangent à nouveau leurs places, chacun profitant de mes orifices, leurs mouvements fluides et assurés, et je me perds dans ce tourbillon, mes gémissements étouffés par Julien.Un deuxième orgasme me frappe, plus puissant encore, et un cri rauque s'échappe de ma bouche, résonnant dans la pièce. Mon corps tremble, secoué par la vague de plaisir, et je m'effondre presque, à bout de souffle.
Je n'en peux plus, j'ai besoin d'une pause. Entre deux respirations haletantes, je murmure :
— Stop… juste une seconde… j'ai besoin de souffler.
Les hommes s'écartent immédiatement, respectant mon besoin d'espace. Jérôme me lance un regard attentif, presque protecteur, tandis que Marc va chercher un verre d'eau sur la table de chevet.
Julien me le tend, et je bois à grandes gorgées, l'eau fraîche apaisant ma gorge sèche. Je m'assois au pied du lit, encore nue, mon corps luisant de sueur, mon ventre rond et mes seins sensibles exposés sous la lumière tamisée. Les trois hommes se tiennent debout face à moi, leurs regards toujours chargés de désir.
Ils commencent à se masturber, leurs mouvements lents mais déterminés, et je les observe, fascinée, le feu en moi toujours présent malgré la fatigue. Un à un, ils atteignent leur climax. Marc est le premier, son sperme chaud éclaboussant mon ventre et mes seins, suivis de Julien, puis de Jérôme, chacun marquant ma peau dans un silence chargé. Une fois fini, un silence de cathédrale s'installe dans la chambre, seulement troublé par nos respirations lourdes. C'est Julien qui brise le calme, un sourire reconnaissant aux lèvres.
— Merci, Mélanie, c'était… Incroyable, dit-il, sa voix douce mais sincère. Et merci à toi, Jérôme, pour l'invitation.
— Ouais, vraiment, ajoute Marc, hochant la tête. C'était quelque chose.
Je leur rends un sourire, encore essoufflée, mais touché par leurs mots.
— Merci, à vous, dis-je, ma voix un peu rauque. C'était… Intense.
Je marque une pause, sentant la sueur et les fluides sur ma peau, et ajoute :
— Je peux prendre une douche ?
Jérôme hoche la tête.
— Bien sûr. Viens, je te montre. Il m'aide à me relever, sa main soutenant mon bras avec une douceur inattendue. Mes jambes tremblent légèrement, mais je tiens bon. Il m'indique une porte au fond de la chambre, menant à une salle de bain attenante. Je m'y dirige, mes pieds nus frôlant le carrelage frais, et referme la porte derrière moi. Sous le jet d'eau chaude, je laisse l'eau laver mon corps, emportant la sueur, le sperme, et cette intensité brute.
Sous le jet d'eau chaude, je laisse la vapeur envelopper mon corps, apaisant les tensions et lavant les traces de cette soirée intense. Le silence de la salle de bain est presque apaisant, seulement troublé par le bruit de l'eau. Puis, j'entends la porte s'ouvrir doucement, et mon cœur fait un bond. Des mains se posent sur mes hanches, fermes mais familières. Je me retourne légèrement, et c'est Jérôme, nu, l'eau commençant à perler sur sa peau.
— Qu'est-ce que tu fais là ? Je demande, ma voix un peu rauque, surprise mais pas vraiment alarmée.
Il sourit.
— Marc et Julien sont partis, murmure-t-il, ses mains glissant lentement sur ma taille, mes seins, mon ventre rond. On est que tous les deux, maintenant.
Ses doigts explorent ma peau mouillée, et je sens ce feu, bien que fatigué, frémir encore. Mais je secoue la tête.
— Jérôme, je suis crevée, vraiment, dis-je, ma voix douce, mais ferme.
Il se rapproche, son corps frôlant le mien sous l'eau chaude.
— T'inquiètes, ce sera rapide, promet-il, sa voix basse, persuasive.
Avant que je ne puisse protester, il me fait pivoter doucement, me guidant contre la paroi de la douche. Ses mains écartent mes jambes avec assurance, et il me pénètre, ses mouvements lents mais déterminés. Je gémis malgré moi, la fatigue se mêlant à une dernière vague de plaisir. Il me baise pendant quelques minutes, ses mains ancrées sur mes hanches, et je sens son souffle s'accélérer avant qu'il n'éjacule à nouveau, un grognement sourd s'échappant de sa gorge.
Nous sortons de la douche, encore essoufflés. Il me tend une serviette, et nous nous séchons en silence, l'air chargées d'une intimité étrange, presque tendre. Nous retournons au salon, où nos vêtements gisent en désordre.
Je ramasse ma robe, ma lingerie, et commence à me rhabiller, mes gestes lents, mon corps lourd de fatigue. Jérôme m'aide à remonter la fermeture de ma robe, ses doigts effleurant ma nuque, et je lui lance un sourire fatigué mais reconnaissant.
— Tu peux rester, tu sais, propose-t-il t'as l'air épuisé. Dors ici.
Je secoue la tête.
— Non, merci. Je veux rentrer chez moi.
Il hoche la tête, respectant ma décision.
— D'accord. Merci pour ce soir, Mélanie. C'était… Mémorable.
— Merci, à toi, dis-je, un dernier sourire échangé avant que je ne prenne mon sac.
Je quitte la maison, l'air frais de la nuit me frappant doucement.
Il est minuit quand je gare ma voiture devant chez moi. Je jette mes clés et mon sac sur la table de l'entrée, retire mes bottines d'un geste las, et monte dans ma chambre, chaque pas pesant. Ma robe glisse au sol, et je m'effondre sur le lit, m'endormant en quelques minutes, enveloppée par le silence de la maison vide.
Le lendemain, je me réveille courbaturée, chaque muscle protestant contre les excès de la veille. Mais avec Arnaud et les enfants absents jusqu'à dimanche après-midi, j'ai le temps de me poser. La journée se résume à une paresse assumée : je reste sur le canapé, enchaînant des films légers, un plaid sur les jambes, et je commande un repas réconfortant – une pizza bien garnie, suivie d'un dessert gourmand.
Les semaines qui suivent cette soirée chez Jérôme s'écoulent dans un calme relatif. La flamme qui m'avait consumée, ce feu audacieux, s'apaise peu à peu, reléguée au fond de mon esprit par la routine trépidante de ma vie.
Juillet arrive, et avec lui, la naissance de notre septième enfant. Un matin lumineux, dans une salle d'accouchement baignée de soleil, je donne naissance à un petit garçon
Quelques semaines plus tard, à l'entrepôt, j'ai une brève discussion avec Jérôme, loin des oreilles d'Arnaud. D'un commun accord, nous reconnaissons avoir pleinement profité de cette aventure, mais elle appartient désormais au passé. La page se tourne sans regret, avec une compréhension mutuelle, et je ressens un profond soulagement. La vie reprend son cours normal. Les journées s'enchaînent entre biberons, devoirs, réunions avec les clients. Parfois, dans un instant de calme, je repense à cette parenthèse avec Jérôme.
Et qui sait ? Peut-être qu'un huitième enfant viendra un jour agrandir notre tribu et amènera à nouveau ses envies de grossesse qui me son propre...
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océane.25
19 décembre 2025 à 20:45
J'ai trouvé ça super excitant, cela me rappelle ma grossesse et mes envies de sexe. J'adore
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Photo de profil de La Chipie
La Chipie
3 décembre 2025 à 22:54
Elle se plaint de sa libido mais n'en n'informe pas le mari. Par contre se faire niquer enceinte sans capotes ça elle sait le faire !!!

Certes c'est un fantasme mais j'appelle ça prendre son mari pour un con. :rolleyes:

Après ce n'est que mon avis.
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