Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une vérité crue — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une vérité crue
Chapitre 1
La maison est silencieuse, à peine troublée par le tic-tac de l'horloge dans le salon. Je rentre plus tôt que prévu, les clés tintant dans ma main, alors que je pousse la porte. L'odeur familière du parfum de Claire, sucré et entêtant, flotte dans l'air. Elle n'est pas dans la cuisine ni dans le salon. Une sensation étrange me serre la poitrine, comme un pressentiment. Je monte les escaliers, mes pas feutrés sur le tapis. La porte de notre chambre est entrouverte. Un murmure, un gémissement étouffé, me fige sur place.
Je pousse la porte d'un geste lent. Claire est là, sur notre lit, les cuisses écartées, les doigts enfoncés dans sa chair humide. Ses seins, lourds et dressés, tressautent à chaque mouvement de sa main. Elle ne me voit pas, les yeux clos, la tête rejetée en arrière, un râle rauque s'échappant de sa gorge. Mais ce n'est pas ça qui me coupe le souffle. C'est le téléphone posé à côté d'elle, l'écran allumé sur une conversation. Des messages. Des mots crus, des promesses obscènes. Un nom que je ne connais pas : « Julien ».
— Claire, c'est quoi ça ?
Ma voix claque comme un fouet. Elle sursaute, referme les cuisses d'un coup, attrape le drap pour couvrir son corps nu. Ses yeux s'écarquillent, paniqués, et son visage passe du rouge de l'excitation à une pâleur mortelle.
— Marc... je... tu... tu es rentré tôt...
Elle bafouille, les mains tremblantes, le téléphone glissant sur le matelas. Je m'approche, ramasse l'appareil avant qu'elle ne puisse le récupérer. L'écran affiche des lignes de texte qui me brûlent les yeux. « J'ai encore le goût de ta chatte sur ma langue. » « Tu jouis tellement fort quand je te prends par-derrière. » Mes doigts se crispent sur le téléphone, et je sens une colère sourde monter, mêlée d'une douleur aiguë.
— C'est qui, ce Julien ?
Ma voix est basse, presque un grognement. Claire se recroqueville, les larmes commençant à perler au coin de ses yeux. Elle secoue la tête, comme si elle pouvait nier l'évidence.
— Je... je suis désolée, Marc. Tellement désolée...
Elle éclate en sanglots, le corps secoué par des spasmes. Elle ramène ses genoux contre sa poitrine, toujours enveloppée dans le drap, et ses pleurs redoublent. Je m'assieds au bord du lit, le téléphone toujours en main, les messages défilant sous mes yeux comme une litanie obscène. Je devrais être furieux, briser quelque chose, crier. Mais une partie de moi, une partie sombre et tordue, sent une chaleur étrange naître dans mon bas-ventre.
— Explique-moi, Claire. Pourquoi ? Depuis quand ? Et qui est ce type ?
Elle renifle, essuie ses joues trempées du revers de la main. Ses yeux évitent les miens, fixant un point invisible sur le mur. Sa voix, brisée, sort dans un murmure.
— C'est... c'est arrivé il y a six mois. Julien, c'est... un collègue. On a commencé à discuter, à plaisanter, et puis... ça a dérapé. Je ne voulais pas te faire de mal, Marc. Je t'aime, je te jure que je t'aime.
— Alors pourquoi ?
— Alors pourquoi ?
Le mot sort plus durement que je ne le voulais. Elle tressaille, ferme les yeux un instant, comme pour rassembler son courage.
— Parce que... j'ai besoin de plus. Sexuellement, je veux dire. Tu es incroyable, Marc, mais... j'ai des envies, tout le temps. Des pulsions. Je ne peux pas les contrôler. Avec toi, c'est tendre, c'est doux, mais parfois... parfois, j'ai besoin que ce soit sale, brutal. J'ai honte, mais c'est comme ça.
Ses mots me frappent, mais pas comme je m'y attendais. Au lieu de la colère, je sens une curiosité malsaine s'éveiller. Mes yeux glissent sur son corps, sur la courbe de ses hanches à peine cachée par le drap, sur ses lèvres tremblantes. Je me rends compte que je suis dur, ma queue tendue contre la toile de mon pantalon. Elle ne l'a pas encore remarqué, trop perdue dans sa honte.
— Qu'est-ce qu'il t'a fait, Claire ? Raconte-moi. Tout.
Elle me regarde, surprise, ses yeux rougis cherchant à comprendre. Elle hésite, mordille sa lèvre inférieure, puis baisse la tête.
— Tu... tu veux vraiment savoir ?
— Oui. Dis-moi.
— Oui. Dis-moi.
Ma voix est rauque, presque autoritaire. Elle déglutit, passe une main nerveuse dans ses cheveux emmêlés.
— La première fois, c'était dans son bureau, après une réunion tardive. On était seuls. Il m'a plaquée contre le mur, il a relevé ma jupe sans un mot. Ses doigts... ils étaient partout, durs, insistants. Il m'a fait jouir en quelques minutes, juste avec sa main. Et après, il m'a penchée sur son bureau et... il m'a prise. Fort. J'ai crié, Marc. J'ai aimé ça.
Ses mots sont comme des coups, mais chaque détail fait pulser mon sang plus fort. Je vois la scène dans ma tête, ma femme, ma Claire, les cuisses écartées, gémissant sous les assauts d'un autre. Je devrais être dégoûté, mais ma queue palpite, douloureusement à l'étroit.
— Continue, dis-je, la voix tendue. Qu'est-ce qu'il te faisait d'autre ?
Elle lève les yeux, et cette fois, elle remarque mon état. Son regard s'arrête sur la bosse évidente dans mon pantalon. Une lueur de surprise, puis de confusion, passe dans ses yeux. Elle hésite, mais ma main se pose sur sa cuisse, à travers le drap, et je répète :
— Continue.
— Il... il aimait me dominer. Une fois, il m'a attachée à son lit, les poignets liés avec sa cravate. Il m'a léchée pendant des heures, jusqu'à ce que je le supplie d'arrêter. Et puis il m'a baisée, encore et encore, jusqu'à ce que je ne puisse plus bouger. Il disait que j'étais sa salope, que ma chatte était faite pour lui.
— Il... il aimait me dominer. Une fois, il m'a attachée à son lit, les poignets liés avec sa cravate. Il m'a léchée pendant des heures, jusqu'à ce que je le supplie d'arrêter. Et puis il m'a baisée, encore et encore, jusqu'à ce que je ne puisse plus bouger. Il disait que j'étais sa salope, que ma chatte était faite pour lui.
Ses joues sont rouges, mais sa voix devient plus assurée, comme si elle se laissait emporter par le souvenir. Elle se rapproche légèrement, le drap glissant pour révéler la courbe de son sein. Je sens mon souffle s'accélérer.
— Et toi, Claire ? Tu faisais quoi ?
Elle baisse les yeux, honteuse, mais il y a une pointe d'excitation dans sa voix quand elle répond.
— Je... je le suçais. Partout où il voulait. Dans sa voiture, dans les toilettes du bureau. J'avalais tout, Marc. J'aimais le sentir jouir dans ma bouche, le goût de lui. Je me sentais... vivante.
Je grogne, incapable de me retenir. Ma main glisse sur son genou, remonte lentement le long de sa cuisse. Elle tressaille, mais ne recule pas. Ses yeux, toujours humides, brillent d'une lueur nouvelle. Elle voit l'effet que ses mots ont sur moi, et ça la trouble.
— Tu... tu es excité, Marc ?
Sa voix est un murmure, incrédule. Je ne réponds pas, mais ma main s'arrête à quelques centimètres de son entrejambe, mes doigts frôlant la chaleur de sa peau sous le drap. Elle retient son souffle, et je vois ses tétons durcir sous le tissu. La honte est toujours là, mais autre chose s'y mêle. Du désir. Du trouble. Elle se rend compte que je bande, que ses aveux, loin de me détruire, me font bander comme jamais.
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