Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Léa, ma copine — Chapitre 1 · Le jour où je l’ai vue autrement
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Léa, ma copine
Chapitre 1 · Le jour où je l’ai vue autrement
Je rentrais plus tôt ce jour-là.
Un cours annulé, une réunion déplacée, et cette étrange envie de retrouver Léa. L'idée de la serrer contre moi, de l'embrasser dans le creux du cou pendant qu'elle travaille ou lit sur le canapé... Rien d’extraordinaire. Juste ce besoin doux et diffus de sentir sa présence.
Je poussai délicatement la porte de l’appartement, pour m'avancer dans le couloir, sans bruit. Je voulais la surprendre par un baiser volé, une caresse imprévue.
Mais ce n’est pas moi qui surpris Léa : la première chose que j’entendis, c’est un soupir, long, étouffé. Puis un gémissement, bas, presque retenu. Mon cœur se mit à battre trop fort. La porte de la chambre était entrouverte.
Mais ce n’est pas moi qui surpris Léa : la première chose que j’entendis, c’est un soupir, long, étouffé. Puis un gémissement, bas, presque retenu. Mon cœur se mit à battre trop fort. La porte de la chambre était entrouverte.
Je la vis. Léa. Ma Léa. Nue, à quatre pattes sur le lit. Le dos cambré, la tête enfouie dans l’oreiller. Son corps vibrait sous les coups de reins d’un autre homme. Un inconnu. Grand, musclé. Son torse nu luisait de sueur. Et elle... elle gémissait, haletante, offerte. Elle ne m’avait pas entendu entrer. Aucun des deux ne m’avait vu. J’étais là, figé, à quelques mètres, témoin muet de cette scène irréelle. Je n’arrivais pas à détacher mes yeux d’elle.
Elle s'agrippait aux draps, ses hanches ondulaient sous lui. Elle semblait ailleurs, loin de moi, dans un monde de plaisir brut, animal, incontrôlable. Et ce regard – quand elle le levait vers lui, ce regard chargé de désir – je ne l’avais jamais vu ainsi.
Elle s'agrippait aux draps, ses hanches ondulaient sous lui. Elle semblait ailleurs, loin de moi, dans un monde de plaisir brut, animal, incontrôlable. Et ce regard – quand elle le levait vers lui, ce regard chargé de désir – je ne l’avais jamais vu ainsi.
Puis elle me vit. Tout bascula.
— Oh merde... dit-elle.
— Oh merde... dit-elle.
L’homme suivit son regard, jura, se dégagea et sauta du lit sans même prendre le temps de s’habiller. Il ramassa ses affaires, évitant mon regard et s'enfuit.
La chambre bascula dans un silence irréel.
Léa se couvrit d'une serviette ramassée au sol, puis s'assit sur le bord du lit. Elle ne bougeait plus. Elle me regardait avec des yeux embués, effrayés. Je suis entré dans la pièce. Mon cœur battait à en exploser.
— Depuis combien de temps ?
— Depuis combien de temps ?
Ma voix était calme. Trop calme. C’était peut-être ça le plus inquiétant. Elle baissa les yeux. Elle avait l’air vulnérable. Coupable. Mais pas brisée.
— C’est la première fois... mais pas la première fois que j’en ai eu envie.
— C’est la première fois... mais pas la première fois que j’en ai eu envie.
Ne tentant pas de se couvrir, elle resta face à moi. Je restai debout, figé, incapable de comprendre ce que je ressentais. De la colère ? Du chagrin ? Du désir ?
— Et tu l’as fait ici ! Dans notre lit !
— Et tu l’as fait ici ! Dans notre lit !
Elle leva les yeux vers moi.
— C’est ici que je me sens vivante. Et aujourd’hui, j’avais besoin de me perdre un peu.
— C’est ici que je me sens vivante. Et aujourd’hui, j’avais besoin de me perdre un peu.
Ses mots me glaçaient... et en même temps, ils me touchaient au cœur. Je voyais dans ses yeux une honnêteté désarmante. Elle ne me mentait pas. Elle ne se justifiait pas. Elle s’exposait.
Je m'assis sur la chaise, face au lit. Elle tourna son corps vers moi, lentement, sans jamais rompre le contact de nos regards.
— Je suis désolée, je sais que tu voulais que je sois cette fille parfaite, douce, fidèle, organisée...
— Je ne t’ai jamais demandé ça !
— Peut-être pas avec des mots. Mais avec ton regard. Ton amour m’a enfermée dans une image. Et j’ai adoré y être. Mais j’ai eu besoin d’autre chose...
— Je suis désolée, je sais que tu voulais que je sois cette fille parfaite, douce, fidèle, organisée...
— Je ne t’ai jamais demandé ça !
— Peut-être pas avec des mots. Mais avec ton regard. Ton amour m’a enfermée dans une image. Et j’ai adoré y être. Mais j’ai eu besoin d’autre chose...
Un silence se fit. Puis elle ajouta, en soufflant :
— Et quand je l’ai senti en moi... j’ai pensé à toi.
— Et quand je l’ai senti en moi... j’ai pensé à toi.
Je déglutis. Mon ventre se tordait.
— C’était qui, ce mec ?
— C’était qui, ce mec ?
Elle inspira profondément.
— Un ami... de la fac.
— Un ami... de la fac.
Ma mâchoire se crispa.
— Tu comptes le revoir ?
— Non.
— Tu comptes le revoir ?
— Non.
Elle le dit vite, comme pour fermer la porte sur cette idée.
— Vous avez... mis un préservatif ?
— Vous avez... mis un préservatif ?
Elle hocha la tête, la voix basse.
— Oui.
— Qui a apporté la capote ?
— Moi.
— Et pourquoi t’en avais une, si... c’était pas prévu ?
— Oui.
— Qui a apporté la capote ?
— Moi.
— Et pourquoi t’en avais une, si... c’était pas prévu ?
Elle se mordit la lèvre.
— J’en avais déjà dans mon sac... depuis longtemps.
— J’en avais déjà dans mon sac... depuis longtemps.
Un silence lourd.
— Il t’a embrassée ?
— Oui.
— Il t’a touchée ?
— Il t’a embrassée ?
— Oui.
— Il t’a touchée ?
Elle ferma les yeux, comme pour se protéger.
— Oui.
— Et toi ?
— Oui.
— Et toi ?
Elle finit par relever la tête.
— ... Je l’ai sucé.
— ... Je l’ai sucé.
Mon ventre se noua. Ma voix tremblait. Je sentais un mélange violent de colère et de chaleur me monter à la gorge.
— Pourquoi t’as couché avec lui ?
— Pourquoi t’as couché avec lui ?
Elle suffoqua, presque en sanglots.
— Parce que... j’avais envie. C’était pas réfléchi.
— T’as aimé ça ?
— Parce que... j’avais envie. C’était pas réfléchi.
— T’as aimé ça ?
Elle hésita :
— Oui... un peu.
— T’as joui ?
— Non.
— Oui... un peu.
— T’as joui ?
— Non.
Je respirai fort.
— T’as pensé à moi ?
— T’as pensé à moi ?
Elle me fixa, les yeux brillants.
— Oui... et c’est ça qui m’a fait mal.
— Oui... et c’est ça qui m’a fait mal.
Après un silence, je m’approchai, si près que je la sentais respirer.
— Tu m’aimes encore ?
— Tu m’aimes encore ?
Elle retint une larme.
— Plus que tout.
— Plus que tout.
Je l’écoutai, les poings serrés, mais le désir qui montait en moi était incontrôlable.
Alors, elle me demanda :
— Tu me détestes ?
— Tu me détestes ?
Je m'approchai d’elle, pour effleurer sa joue.
— Non... Je t’aime. Je t’aime à en crever. Mais je crois que je ne t’avais jamais vraiment regardée. Pas comme aujourd’hui.
— Non... Je t’aime. Je t’aime à en crever. Mais je crois que je ne t’avais jamais vraiment regardée. Pas comme aujourd’hui.
Elle ferma les yeux. Une larme roula sur son visage. Je l’embrassai, lentement, tendrement. Son corps se tendit contre le mien, et dans ce silence brûlant, je compris quelque chose. Je me reculai pour la regarder, profondément touché par sa sincérité, et alors que mes émotions tourbillonnaient dans un chaos indécis, une pensée claire s’imposa à moi.
— Léa... Je suis jaloux, blessé, mais je t’aime tellement que je veux comprendre. Si c’est une expérience que tu dois vivre, alors vas-y. Tu as carte blanche. Mais je veux tout savoir. Je veux être ton seul témoin. Ton miroir. Ton refuge.
— Léa... Je suis jaloux, blessé, mais je t’aime tellement que je veux comprendre. Si c’est une expérience que tu dois vivre, alors vas-y. Tu as carte blanche. Mais je veux tout savoir. Je veux être ton seul témoin. Ton miroir. Ton refuge.
Elle éclata en sanglots. Je l’attirai contre moi, serrant fort ce corps fragile qui m’appartenait malgré tout. Elle m’embrassa, doucement. Un baiser triste, beau, chargé de promesses.
Mais je savais, à ce moment précis, que rien ne serait plus jamais comme avant.
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