Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le sms qui a tout changé — Chapitre 1 · Et m'a transformé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le sms qui a tout changé
Chapitre 1 · Et m'a transformé
Le tic-tac de l'horloge de la cuisine rythmait mon existence. Une existence rangée, parfaite, presque stérile. J'aimais Marc, mon mari. J'adorais mes enfants. Notre maison était un cocon de douceur et de sécurité. Mais parfois, la nuit, quand tout le monde dormait, je me sentais vieillir à vitesse grand V. J'étais devenue « la maman », « la femme de Marc ». Plus vraiment Élise. Ce corps, ce désir qui m'avaient définie semblaient s'être mis en veille, endormis sous une couche de lessive au lilas et de plats mijotés.
Ce jour-là, l'ordinaire a vacillé. C'était l'anniversaire de Thomas, le mari de Laura, ma meilleure amie. Laura était à mes yeux une déesse. Une femme libre, sensuelle, que j'imaginais être une amante insatiable, une chaudasse dans le plus noble sens du terme. Elle incarnait le feu qui me manquait. Assise sur mon canapé pendant la sieste des enfants, j'ai pris mon téléphone pour lui envoyer un message, comme on le fait pour un ami cher :
« Joyeux anniversaire, Thomas ! »
« Joyeux anniversaire, Thomas ! »
Sa réponse est arrivée aussitôt :
« Merci Élise, ça fait plaisir :) »
Et là, sans réfléchir, poussée par un démon que je ne connaissais pas, une impulsion de me sentir vivante, j'ai tapé :
« Tu diras à Laura de te faire un bisou tu sais où en guise de cadeau. »
J'ai envoyé. Mon cœur a fait une embardée. C'était idiot, déplacé. J'ai attendu, le souffle coupé, qu'il me traite de dérangée. Les trois petits points sont apparus. Ils ont dansé pendant une éternelle seconde. Puis son message :
« Haha. Promis, je ne manquerai pas de lui transmettre. Et si elle refuse, je saurai qui solliciter. »
Le sol m'a manqué. Ce n'était pas une simple blague. C'était une porte entrouverte. Une invitation secrète. Une étincelle dans la plaine de mon ennui.
Le dîner suivant chez eux était tendu d'électricité silencieuse. Marc et Laura discutaient bruyamment, inconscients. Mais Thomas et moi, nous nous évitions dans un regard qui en disait long. Plus tard, alors que je l'aidais à débarrasser dans sa cuisine, son corps a frôlé le mien. L'air est devenu lourd, épais. Sa main a glissé sur mon bas du dos, sous ma blouse. Un simple contact, mais c'était comme s'il m'avait brûlée au fer rouge. J'ai laissé faire, paralysée par le désir et la peur. Puis, alors qu'on entendait Marc rire dans le salon, sa main a remonté, a contourné ma hanche et s'est faufilée sous la bande de mon pantalon. Ses doigts ont effleuré la dentelle de ma culotte. J'ai étouffé un gémissement. Et puis, un doigt a glissé à l'intérieur, explorant ma chatte déjà humide. Il l'a gardé là, immobile, un simple point de pression qui me disait : « Je t'ai vue. Je te veux. »
Mon souffle s'est bloqué. Son doigt se retirait lentement, laissant un vide frustrant. Dans un murmure à peine audible, j'ai osé, piquée au vif par une jalousie absurde et une envie de prouver que j'étais celle qui pouvait le faire fondre :
— Et alors... Laura t'a donné ton cadeau ?
Il a laissé échapper un petit rire sourd, un son qui m'a vibrée dans le bas-ventre.
— Non, a-t-il soufflé, son visage si près du mien que je sentais sa chaleur. Laura est fatiguée. Elle pense aux enfants. Tu sais comment c'est.
Le verdict était tombé. La déesse que j'idolâtrais n'était qu'une femme comme moi, peut-être même moins. Et dans ce vide, il y avait ma place. Une place à prendre. Sans une seconde de réflexion, guidée par une faim primitive, je suis descendue. Accroupie sur le carrelage froid de la cuisine, cachée par l'îlot central, j'ai attaqué la ceinture de son pantalon. Il n'a pas bougé, s'adossant simplement au plan de travail, offrant. J'ai libéré sa queue, déjà dure, déjà prête. Elle était belle, puissante. Jamais je n'avais fait ça à Marc. Jamais il ne me l'avait demandé, et moi, je n'avais jamais eu envie.
Mais là, avec Thomas, c'était une évidence. C'était le cadeau. J'ai pris son gland dans ma bouche. Le goût de sa peau, légèrement salé, mâle. J'ai commencé à le sucer, maladroitement d'abord, puis avec une fureur grandissante. Chaque mouvement de ma langue, chaque descente plus profonde était une façon de lui dire : « C'est moi. Choisis-moi. »
Il a posé une main sur ma tête, sans forcer, juste pour m'ancrer. Des hoquettements de plaisir étouffés s'échappaient de sa gorge.
Il a posé une main sur ma tête, sans forcer, juste pour m'ancrer. Des hoquettements de plaisir étouffés s'échappaient de sa gorge.
— Élise... oui... comme ça...
Ses murmures étaient du carburant. J'ai senti ses testicules se resserrer, son corps se tendre. Il a gémi silencieusement, un son bas et guttural, et ma bouche s'est remplie de son sperme, chaud et salé. Je l'ai tout avalé, sans hésiter, le nettoyant avec ma langue, absorbant cette part de lui, cette victoire.
Je suis remontée, essuyant un coin de mes lèvres. Il m'a regardée avec un mélange de stupéfaction et de désir pur. Il a rajusté son pantalon, moi ma blouse. Le silence dans la cuisine n'était plus que le son de nos respirations qui se calmaient.
— On retourne à table ? a-t-il demandé, sa voix un peu rauque.
J'ai hoché la tête. Nous sommes revenus nous asseoir comme si de rien n'était, avec le sourire de nos conjoints qui ne se doutaient de rien. Mais sous la table, mes genoux tremblaient encore et je sentais la saveur de lui sur mes lèvres, un secret délicieux et brûlant.
C'était le début. Des SMS d'abord. Des messages anodins en journée, devenus nocturnes et suggestifs. « Pense à toi. » « Et si on se retrouvait 5 minutes ? » Puis les photos.
Un soir, après ma douche, j'ai osé. J'ai pris une photo de ma poitrine nue dans le miroir de la salle de bain, seulement couverte par la vapeur. Je l'ai envoyée. Sa réponse est arrivée une minute plus tard :
Un soir, après ma douche, j'ai osé. J'ai pris une photo de ma poitrine nue dans le miroir de la salle de bain, seulement couverte par la vapeur. Je l'ai envoyée. Sa réponse est arrivée une minute plus tard :
« Tu es sublime. Je meurs d'envie de toi. »
Ces petits riens sont devenus notre drogue. Une photo de mon cul dans un jean moulant pris dans le miroir de l'ascenseur. Une photo de ma bouche, les lèvres légèrement entrouvertes, pendant que les enfants faisaient leurs devoirs. Chaque notification faisait monter la pression dans ma poitrine, un mélange délicieux de culpabilité et d'excitation pure. Je vivais une double vie. La mère parfaite le matin, la femme adultère et avide la nuit, dans ma tête, puis dans la réalité.
Le jour J est arrivé. Marc était parti pour trois jours à Lyon pour un séminaire. La maison était vide, silencieuse. J'avais toute la place pour moi. Et Thomas allait venir. Toute la journée, mon cœur a battu la chamade. Le soir, après avoir couché les enfants chez mes parents, je me suis préparée comme jamais. Pas pour Marc, pas pour une soirée, mais pour lui. Pour moi. Dans le tiroir de mon armoire, au fond, sous les soutiens-gorge de sport et les culottes pratiques, se trouvait un ensemble en dentelle noire, acheté des années plus tôt dans un élan d'optimisme jamais concrétisé. Un balconnet à armatures qui moulait mes seins et un string si fin qu'il était presque inexistant. Je l'ai enfilé. Je me suis maquillée, un rouge à lèvres carmin que je n'osais jamais porter. Je me suis regardée dans le miroir. Je ne voyais plus la maman fatiguée. Je voyais une femme. Une femme désirable.
Quand la sonnette a retenti, j'ai failli avoir une crise de panique. J'ai ouvert. Et là, il était. Thomas. Pas le Thomas du dîner entre amis, ni même le Thomas de la cuisine furtive. C'était un Thomas qui venait pour moi. Son regard a dévoré la silhouette en dentelle noire que je lui présentais, et j'ai vu une flamme s'allumer dans ses yeux, une faim qui était le miroir de la mienne. Il n'a pas dit bonjour. Il a juste fait un pas en avant, a refermé la porte d'un coup de pied, et sa bouche s'est écrasée sur la mienne.
Ce n'était pas un baiser. C'était une prise de possession. Ses lèvres étaient dures, exigeantes, sa langue a envahi ma bouche sans prévenir, explorant, combattant, affirmant sa domination. Ses mains n'étaient pas douces ; elles m'ont saisie par la taille, m'ont plaquée contre lui, et j'ai senti la dureté de son sexe contre mon ventre à travers le tissu de sa chemise. Mon corps a réagi instantanément, une vague de chaleur qui m'a submergée, effaçant toute trace de peur ou d'hésitation. J'étais dans sa bouche, dans ses bras, et c'était exactement là que je devais être.
Il a rompu le baiser, me laissant haletante, et a balayé l'appartement d'un regard.
— Où ? a-t-il grogné.
— Le salon, ai-je soufflé, le guidant d'une main tremblante.
— Le salon, ai-je soufflé, le guidant d'une main tremblante.
Une fois dans la pièce, il m'a repoussée doucement contre le canapé. Il ne s'est pas jeté sur moi. Il a reculé d'un pas et m'a regardée. Vraiment regardée. Ses yeux ont parcouru chaque centimètre de mon corps, de la lisière de ma dentelle sur mes hanches au gonflement de mes seins dans le balconnet. Le silence était total, seulement brisé par ma respiration courte. C'était un examen intense, quasi clinique, mais chargé d'une telle tension sexuelle que mes mamelons se sont durs sous le tissu.
— Élise... a-t-il murmuré, sa voix grave. Tu es... magnifique.
Ce n'était pas un compliment poli, c'était une affirmation. Une vérité qu'il découvrait.
— Je me suis imaginé cette scène des centaines de fois. Mais la réalité...
Il s'est approché, s'est agenouillé devant moi. Il n'a pas touché mon sexe. Il a pris mon pied, a soulevé ma jambe et a déposé un baiser sur la cheville, puis sur l'intérieur de mon genou. Chaque baiser était une promesse, une étincelle qui remontait le long de ma cuisse. Puis ses mains se sont posées sur mes hanches, ses doigts se sont accrochés à l'élastique de mon string. Il l'a fait descendre lentement, lentement, le long de mes cuisses, jusqu'à mes chevilles. Je l'ai aidé à le retirer, me sentant à la fois vulnérable et puissante.
C'est là que le parallèle s'est fait dans ma tête. Brusquement. Comme un flash. Je me suis revue, des années plus tôt, seule dans mon lit après que les enfants soient endormis. Marc ronflait à côté de moi. Sur mon téléphone, je regardais des films X, pas par voyeurisme, mais par une sorte de nostalgie d'une vie que je n'avais pas eue. Je voyais ces femmes, ces actrices, se faire prendre dans des positions acrobatiques, avec une ferveur qui semblait si loin de ma réalité. Je me disais : « C'est du cinéma. C'est faux. La vraie vie, ce n'est pas ça. Il y a trop de freins, trop de pudeur, trop de "on ne fait pas ça". C'est peu probable, impossible même. » Et voilà que j'étais là, dans mon propre salon, et que la fiction devenait soudainement la réalité la plus crue qui soit.
Thomas m'a soulevée comme si je ne pesais rien et m'a allongée sur le canapé. Il a dégrafé mon soutien-gorge d'un seul geste expert, libérant mes seins. Il s'est penché, a pris un mamelon dans sa bouche, l'a sucé, mordillé, tandis que sa main caressait l'autre. Je me suis archée, un gémissement s'échappant de mes lèvres. C'était bon, tellement bon, mais je voulais plus. Je voulais sentir "ça".
Il a compris. Il a ouvert sa chemise, puis son pantalon, les laissant tomber sur le sol. Sa queue était là, droite, puissante, pulsant de vie. Il s'est positionné entre mes jambes, et mon cœur s'est emballé. C'était le moment. Le moment de la transgression ultime.
Il a posé son gland à l'entrée de ma chatte. Il a glissé le long de mes lèvres, me narguant de sa chaleur, de sa dureté. J'étais trempée, prête. Puis, lentement, il a commencé à pénétrer. Et le ressenti a été... déferlant.
Ce n'était pas la pénétration de Marc. La sienne était familière, confortable, prévisible. Celle de Thomas était une invasion. Une découverte. Chaque centimètre qui s'enfonçait était une nouvelle sensation. Sa queue était différente. Plus épaisse peut-être, ou peut-être que c'était seulement l'interdiction qui la rendait ainsi. Elle étirait mes parois, me remplissait d'une manière qui me semblait à la fois nouvelle et profondément juste. Il y avait une légère douleur, un étirement qui rappelait à mon corps qu'il n'avait pas connu ça depuis longtemps, et cette douleur se mêlait instantanément à un plaisir intense, presque douloureux. C'était le plaisir de la nouveauté, le frisson de l'interdit. J'ai fermé les yeux, me concentrant sur cette sensation unique : être remplie par un autre homme que mon mari. C'était comme si une partie de moi, endormie depuis des années, se réveillait brutalement et criait sa joie.
Une fois qu'il fut entièrement en moi, il a marqué une pause. Il a posé son front contre le mien.
— Tu sens comment ? a-t-il murmuré.
— Incroyable, ai-je répondu, et c'était la vérité la plus simple.
— Incroyable, ai-je répondu, et c'était la vérité la plus simple.
Et alors, il a commencé à bouger. Lentement d'abord, des coups de hanches profonds et lents qui me faisaient perdre la tête. Puis le rythme s'est accéléré. Le canapé a commencé à grincer, un rythme sauvage qui accompagnait nos souffles et nos gémissements. Il m'a prise comme ça, face à face, nos yeux plantés dans les uns des autres. Il y avait une passion dans son regard, une adoration presque, qui me donnait un pouvoir que je n'avais jamais connu.
— Tu es parfaite, Élise. Putain, tu es parfaite, répétait-il entre deux coups de hanches. Ton corps... ta chatte... c'est fait pour moi.
Ces compliments crus, si différents des douces paroles de Marc, étaient comme de l'acide qui dissolvait les dernières couches de « la maman » et de « la femme de Marc ». Je n'étais plus ça. J'étais la femme qu'il désirait, celle qui le faisait jouir.
Il m'a retournée. Je me suis retrouvée à quatre pattes, le visage enfoui dans un coussin. Cette position, celle des chiennes, celle que je voyais dans mes films et que je jugeais dégradante, était ici une libération. Il a repris possession de moi par l'arrière, plus profondément encore. Ses mains serraient mes hanches, me tirant vers lui à chaque coup de reins. Je sentais ses testicules heurter mon clitoris. C'était une position bestiale, primitive, et le plaisir était physique, presque brutal. Je me sentais comme une déesse païenne, offerte à un rituel ancien.
Puis, il s'est allongé sur le dos et m'a fait monter sur lui. C'est là que j'ai pris le contrôle. J'ai posé mes mains sur sa poitrine et j'ai commencé à rider. Lentement, en rotulant mes hanches, savourant chaque sensation, chaque regard qu'il me posait. Il était à ma merci, et je voyais dans ses yeux l'extase que je lui procurais. C'était un pouvoir inouï. J'ai accéléré, bondissant sur lui, mes seins rebondissant à chaque mouvement. Il a attrapé mes fesses, m'a guidée, m'aidant à trouver l'angle qui nous faisait le plus de bien. C'était une danse, une chorégraphie parfaite de nos deux corps en quête du même sommet. Je me souvenais de ces actrices dans les films, semblant maîtresses de leur plaisir, et je comprenais. Ce n'était pas de la comédie, c'était une compétence, une confiance que l'on acquiert. Une confiance que Thomas m'offrait sur un plateau.
Il m'a soulevée sans me sortir de lui, ses bras puissants s'enroulant autour de mon dos. Il s'est redressé, nous passant de la position de la cow-girl à celle de l'étreinte assise, mes jambes enroulées autour de sa taille. Je l'ai enserré avec mes jambes, le forçant à rester au plus profond de moi. Nos visages étaient si proches que je pouvais sentir son souffle sur ma peau. C'était la position la plus intime, la plus fusionnelle. Il ne bougeait plus, c'était moi qui faisais tout le travail, de micro-mouvements de bassin qui le frottaient contre mes parois internes, contre mon point G. Le plaisir montait, non plus en vagues, mais en une marée montante, constante, inexorable.
— Regarde-moi, m'a-t-il ordonné doucement.
J'ai ouvert mes yeux que je n'avais pas remarqués fermés.
— Je veux te voir quand tu jouiras.
Ses mots ont été le déclencheur. La marée est devenue tsunami. Un cri a jailli de ma gorge, un cri que je ne reconnais pas, un cri animal de pur plaisir. Mon corps s'est arqué, a tressailli, mes muscles vaginaux se sont contractés violemment autour de sa queue, le happant, le buvant. C'était un orgasme d'une intensité que je n'avais jamais connue, un orgasme qui venait de mon âme autant que de mon sexe. Il a continué à bouger doucement, prolongeant mon plaisir, me faisant gémir de satisfaction.
Quand les spasmes se sont calmés, il m'a délicatement reposée sur le canapé. Il était toujours en moi, dur, battant. Il n'avait pas fini. Et moi, j'en voulais plus. Beaucoup plus.
— Changer de pièce, ai-je murmuré, la voix rauque.
Il a souri, un sourire de complicité pure. Il s'est retiré de moi, laissant un vide que j'ai eu hâte de combler. Il m'a pris par la main et m'a entraînée vers la cuisine, le lieu de notre premier péché. Le carrelage était froid sous mes pieds nus, une sensation délicieuse après la chaleur de nos corps. Il m'a soulevée et m'a assise sur le plan de travail, à côté de l'évier. Je me suis sentie comme une offrande sur un autel de marbre froid.
Il est entré à nouveau en moi, d'un seul coup, cette fois. Le choc m'a fait crier de plaisir. Il était plus profond dans cette position, me pénétrant d'un angle qui faisait tout frissonner en moi. Il a commencé un rythme implacable, ses coups de reins si puissants qu'ils me faisaient glisser sur le plan de travail. J'ai dû m'accrocher au bord du comptoir pour ne pas être projetée en arrière. C'était brutal, presque violent, et j'adorais ça. Chaque claquement de nos hanches était un clou que l'on enfonçait dans le cercueil de ma vie d'avant.
— Plus fort ! ai-je crié, sans même savoir ce que je disais. Encule-moi !
Le mot est sorti de ma bouche, cru, obscène, un mot que je n'avais jamais prononcé, même dans mes pensées les plus secrètes. Il s'est arrêté net, me regardant, surpris, puis une lueur de triomphe a allumé son visage.
— Tu es sûre ? a-t-il demandé, sa voix tremblante d'excitation.
J'ai hoché la tête, incapable de parler, le corps parcouru de frissons d'anticipation. Il m'a fait descendre du plan de travail, m'a retournée et m'a penchée en avant, mes avant-bras posés sur le froid du marbre. J'ai entendu le bruit d'un tiroir qui s'ouvre, puis celui d'une bouteille d'huile d'olive qui se débouche. Il a versé un filet d'huile tiède dans mon sillon, puis sur son sexe. La sensation était étrange, glissante, érotique.
Il a posé son gland contre mon anus. J'ai tendu mon corps, m'attendant à la douleur. Il a poussé très doucement, avec une patience infinie. Il y a eu une résistance, puis une sensation d'étirement bizarre, inconfortable, mais pas douloureuse. Puis, le sphincter a cédé, et il est entré. Le monde entier s'est réduit à cette seule sensation. Être remplie là. C'était une autre forme de plaisir, plus profonde, plus intime, plus interdite encore. Il a attendu que je m'habitue, puis il a commencé à bouger, de très lents mouvements de va-et-vient. Le plaisir était différent, plus diffus, plus cérébral presque. Je sentais ma chatte se contracter de vide, désirant être remplie elle aussi. J'ai glissé une main entre mes jambes et j'ai commencé à me caresser le clitoris.
Le double assaut a été fatal. La stimulation de mon anus et celle de mon clitoris ont créé une boucle de plaisir infernale. Il a accéléré ses coups de reins, et j'ai senti son propre contrôle lâcher prise. Il a gémi, un son long et guttural, et j'ai senti son sperme chaud m'emplir, une sensation nouvelle, liquide, finale. C'était le sceau de notre transgression. J'ai joui à nouveau, un orgasme plus silencieux cette fois, une onde qui m'a submergée de la tête aux pieds.
Nous sommes restés comme ça, un long moment, collés l'un à l'autre, baignant dans la lumière blafarde de la cuisine et le son de nos respirations qui retrouvaient un rythme normal. Il s'est retiré doucement. J'ai senti son sperme couler le long de ma cuisse. C'était dégueulasse et c'était magnifique.
Il m'a aidée à me redresser, m'a essuyée avec un torchon propre, un geste d'une tendresse inattendue. Il m'a pris dans ses bras et m'a embrassée, un baiser doux cette fois, un baiser de remerciement.
— On va au lit, a-t-il dit.
Nous sommes montés dans ma chambre, le lit de Marc et moi. Le paradoxe ne m'a pas échappé. C'était le sanctuaire de mon couple, et je le profanais avec une joie immense. Nous nous sommes allongés, et nous avons fait l'amour encore. Doucement cette fois. Missionnaire. Le regard dans les yeux. C'était l'après, la récréation. Chaque contact était une caresse, chaque mouvement une affirmation. Il a exploré mon corps avec une patience infinie, passant des heures à me lécher, à me sucer, à me pénétrer avec ses doigts, me faisant jouir encore et encore, jusqu'à ce que je sois un pantin épuisé et comblé.
Je me suis endormie dans ses bras, le corps endolori, l'âme en paix. Pour la première fois depuis des années, je ne pensais pas au lendemain, aux enfants, aux lessives. Je pensais à la sensation de sa peau contre la mienne. Au goût de sa bouche. À la chaleur de son sperme en moi. Je dormais, non plus dans la maison de Marc et Élise, mais dans le corps d'une femme qui venait de se réveiller. Et cette nuit-là, j'ai rêvé, non pas aux scènes de films X que je regardais avec nostalgie, mais à celles que nous venions d'inventer. Celles qui étaient bien plus vraies, bien plus intenses, parce qu'elles étaient à moi. Les freins sociaux n'étaient plus qu'un lointain souvenir, une barrière ridicule que j'avais enfin eu le courage de faire sauter. Et le monde, enfin, semblait vaste et plein de possibilités infinies.
Et tandis que nos souffles se mêlent encore dans l’ombre, dites-moi : voulez-vous que je vous raconte la suite de mes aventures et échanges de messages avec mon amant ?
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Commentaires ()
C’est drôle la madame a tout, mari.,famille j’imagine avec un peu d’argent mais elle ne communique pas avec son conjoint. Elle prend le chemin le plus facile pour se satisfaire mais en réalité ce chemin la conduira à la perte de tout ce qui lui tient à cœur. Une cervelle d’oiseau?!
Je vois que l’auteure se spécialise dans les histoires d’adultères. Peut-être réussirez-vous à guider quelques-uns vers tourments d’angoisses, de regrets qui auront détruit leur vie.
Ça m'a amené à souhaiter que ma femme, que j'aime, ait vécu la même chose un jour où l'autre...
Bien raconté, mais pourquoi Élise n'a pas parlé de ses frustrations à son mari ?
Pourquoi ne pas se transformer avec son mari , devenir la salope de son mec.
Pourquoi offrir à un autre des choses qu' elle ne fait pas avec son mari ? Reprocher la routine est plus facile.
Le plus drôle serait que Marc se tape Laura....d'où la fatigue ...
Mais seul l'auteur...
La prise de risque aussi c'est normal !!!
Ah non c'est plus simple de prendre 1 amant en plus chez quelqu'un que la femme connait , elle n'a pas de figure comme lui.
A part ça l'histoire décrit très bien, la gonzesse frustrée qui s'emmerde et cherche ailleurs pour se faire ouvrir en 2.