Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julien, un garçon discret — Chapitre 4 · virtuel / réel
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julien, un garçon discret
Chapitre 4 · virtuel / réel
Deux semaines s'étaient passées depuis qu'Alexandre et Julien s'étaient masturbés ensemble. Et pour le jeune historien, deux semaines à éviter à tout prix son voisin, à faire comme si de rien n'était. Comme si Alexandre, son voisin de résidence universitaire, ne lui avait jamais mis la main sur le sexe, comme si ses propres doigts n'avaient pas effleuré la peau blanche du sportif, comme si lui-même n'avait pas aimé cela. Après cette soirée intense, un poids sourd s'était installé dans la tête du garçon, un mélange de désir frustré et de questions sans réponse. Évidemment il n'en avait parlé à personne. Auprès de qui, d'ailleurs, aurait-il bien pu le faire ? Il s'était enfermé dans une routine rassurante : études, repas, séries. Le vide en boucle.
Pourtant, c'était là, dans son ventre, dans ses nuits. Alexandre habitait ses pensées. Le silence de sa chambre n'avait rien de reposant : quand il était seul, le souvenir poisseux, à la fois dérangeant et terriblement excitant, repassait sans fin dans son esprit. Il repensait aux yeux mi-clos du jeune sportif blond, à sa bouche entrouverte, au souffle rauque qui montait quand leurs mains avaient accéléré. Les détails du corps pâle et musclé ne s'effaçaient pas. Son ami était si beau ! Il se dégageait de lui une telle puissance virile, si érotique ! Et cette bite ! Cette grosse bite qu'il avait vu éjaculer ! Bordel ! Chaque fois qu'il y resongeait, alors il bandait comme jamais. Et comme de son côté Alexandre l'avait si bien branlé ! Et la chaleur de leurs deux corps nus ! Et s'ils étaient allés plus loin ?...
Julien aurait aimé en discuter avec Alexandre, comprendre ce que cela signifiait, mais la gêne l'étouffait. Alors il se contentait, lorsqu'il arrivait qu'ils se croisent, d'enchaîner les banalités, de lancer des œillades furtives ou, au contraire, d'observer Alexandre, de le scruter. Il notait la façon dont ses mains bougeaient, le grain de sa peau, la courbe de ses lèvres quand il souriait à d'autres, ce petit détail de son parfum. Pourtant, chaque fois qu'il croisait le regard de son ami, Julien ressentait un étrange malaise. Le jeune homme blond demeurait le même, rieur, viril, un peu macho. Contrairement à l'étudiant historien, il ne semblait pas avoir été bouleversé outre mesure par cette masturbation réciproque. Mais aucun mot ne venait évoquer ce qui s'était passé. C'était comme si un voile de pudeur et de peur flottait entre eux, rendant l'atmosphère à la fois lourde et électrisante.
Julien ne savait pas si c'était le geste, si puissamment érotique, cette première expérience sexuelle véritable, ou la transgression qui le bouleversait à ce point, s'il avait été excité ou sidéré. Alors il chercha, naïvement, sans grande méthode, sur le net. Comme un ado qui tape des mots flous dans un moteur de recherche, il espérait tomber sur une vérité plus nette : « Comment savoir si on est homo ? », « Expérience entre potes », « Est-ce que ça veut dire que je suis gay ? », « Je me suis laissé faire, ça signifie quoi ? » Mais les résultats étaient toujours les mêmes : flous, contradictoires, saturés de publicités intempestives. Julien demeurait insatisfait dans ses questions et frustré dans ses désirs. Et inlassablement, il achevait ses pérégrinations sur internet par des sites de vidéos gays, devant lesquelles il soulageait sa fièvre en se branlant avec vigueur.
Un après-midi, il finit par tomber sur une appli de rencontres gay. Il savait qu'elles existaient mais il n'avait jamais éprouvé la curiosité de s'y rendre. C'était là un univers qu'il ne connaissait pas vraiment, qui était loin de lui. Il hésita longtemps, la téléchargea sur son smartphone. Il supprima, puis il installa de nouveau. Il se créa un faux profil. Pseudo : TiMecCho ; âge : 21 ; photo : aucune ; description : « Discret. Là pour parler. Curieux. » Cela le fit sourire un peu mais, dans le même instant, il en éprouva comme une angoisse.
Aussitôt il fut assailli par le défilé ininterrompu des profils qui s'affichaient les uns après les autres. Il les scrollait à la chaîne, observateur pour le moment. Il y avait là tous les âges, tous les corps, tous les caractères, que Julien scannait sans vraiment comprendre s'il était attiré ou terrifié. Certains demeuraient sans visage, affichant juste un torse musclé, un lit défait, une main sur un ventre nu. D'autres au contraire présentaient des selfies, souriants, confiants, déjà en terrain connu. Ou encore se voulaient très excitants, faisant valoir des parties de corps plus intimes, étalant des lignes de texte suggestives. Ceux-là disaient tout : « Envie d'un plan vite fait » ; « Tu viens, je te suce » ; « À poil dans 10 min ? » La crudité des mots excitait l'étudiant. Quelques-uns enfin, plus rares, le mettaient vraiment mal à l'aise. Il avait beau fermer l'appli, il la rouvrait une heure plus tard. Puis de nouveau, dans son lit, tard, quand il faisait noir et qu'il était seul.
Il se connectait souvent, visitait les profils dont certains déclenchaient une chaleur sourde dans le ventre. Il avait envie de cliquer, d'entamer un dialogue, d'en savoir plus. Mais incapable d'entrer en contact avec qui que ce soit, il demeurait tétanisé, se contentait de regarder cette foire aux individus. Il demeurait une ombre parmi les ombres, un « non-profil » qui se connectait sans rien dire.
Il était trois heures du matin quand Julien ralluma son téléphone. Il tomba sur une photo très floue. On ne distinguait pas le visage, caché par les mains. Juste un bout de joue. Une peau foncée, caramel : métis ? africain ? Un rideau beige en arrière-plan. Mais un détail le heurta de plein fouet. Un bracelet brésilien noir et rouge. Au poignet gauche. Serré, un peu élimé.
C'était celui de Terence.
Julien sentit son estomac se crisper. Était-ce lui ? Il n'en était pas parfaitement convaincu.
Il cliqua. Le pseudo ne lui parlait pas : « Prince_972. » L'âge affiché : 22 ans. À moins d'un kilomètre. Mais cela ne confirmait pas l'identité du profil. La description était lapidaire : « Juste envie de discuter. Ou plus. Sans prise de tête. Plans ? » Il revint vers la photo et vers ce bracelet qu'il pensait avoir reconnu. Il y avait sûrement plein de bracelets similaires. Mais son instinct disait l'inverse. Il ressemblait tout de même furieusement à celui de Terence !
Pendant trois jours, Julien espionna le profil. Il s'étonnait que l'ami d'Alexandre, qu'il trouvait si viril, sans doute hétéro, soit attiré par les hommes et qu'il ait pu s'inscrire sur ce genre de sites. Mais il se souvenait aussi des bruits étranges qui venaient de la chambre de son voisin, et qui avaient mis son imagination en branle.
À chaque fois qu'il se connectait, ce mystérieux « Prince_972 » était lui aussi en ligne. Alors il se décida. Il écrivit un premier message, sans l'envoyer. Il recommença, et le message partit tout seul :
Julien aurait aimé en discuter avec Alexandre, comprendre ce que cela signifiait, mais la gêne l'étouffait. Alors il se contentait, lorsqu'il arrivait qu'ils se croisent, d'enchaîner les banalités, de lancer des œillades furtives ou, au contraire, d'observer Alexandre, de le scruter. Il notait la façon dont ses mains bougeaient, le grain de sa peau, la courbe de ses lèvres quand il souriait à d'autres, ce petit détail de son parfum. Pourtant, chaque fois qu'il croisait le regard de son ami, Julien ressentait un étrange malaise. Le jeune homme blond demeurait le même, rieur, viril, un peu macho. Contrairement à l'étudiant historien, il ne semblait pas avoir été bouleversé outre mesure par cette masturbation réciproque. Mais aucun mot ne venait évoquer ce qui s'était passé. C'était comme si un voile de pudeur et de peur flottait entre eux, rendant l'atmosphère à la fois lourde et électrisante.
Julien ne savait pas si c'était le geste, si puissamment érotique, cette première expérience sexuelle véritable, ou la transgression qui le bouleversait à ce point, s'il avait été excité ou sidéré. Alors il chercha, naïvement, sans grande méthode, sur le net. Comme un ado qui tape des mots flous dans un moteur de recherche, il espérait tomber sur une vérité plus nette : « Comment savoir si on est homo ? », « Expérience entre potes », « Est-ce que ça veut dire que je suis gay ? », « Je me suis laissé faire, ça signifie quoi ? » Mais les résultats étaient toujours les mêmes : flous, contradictoires, saturés de publicités intempestives. Julien demeurait insatisfait dans ses questions et frustré dans ses désirs. Et inlassablement, il achevait ses pérégrinations sur internet par des sites de vidéos gays, devant lesquelles il soulageait sa fièvre en se branlant avec vigueur.
Un après-midi, il finit par tomber sur une appli de rencontres gay. Il savait qu'elles existaient mais il n'avait jamais éprouvé la curiosité de s'y rendre. C'était là un univers qu'il ne connaissait pas vraiment, qui était loin de lui. Il hésita longtemps, la téléchargea sur son smartphone. Il supprima, puis il installa de nouveau. Il se créa un faux profil. Pseudo : TiMecCho ; âge : 21 ; photo : aucune ; description : « Discret. Là pour parler. Curieux. » Cela le fit sourire un peu mais, dans le même instant, il en éprouva comme une angoisse.
Aussitôt il fut assailli par le défilé ininterrompu des profils qui s'affichaient les uns après les autres. Il les scrollait à la chaîne, observateur pour le moment. Il y avait là tous les âges, tous les corps, tous les caractères, que Julien scannait sans vraiment comprendre s'il était attiré ou terrifié. Certains demeuraient sans visage, affichant juste un torse musclé, un lit défait, une main sur un ventre nu. D'autres au contraire présentaient des selfies, souriants, confiants, déjà en terrain connu. Ou encore se voulaient très excitants, faisant valoir des parties de corps plus intimes, étalant des lignes de texte suggestives. Ceux-là disaient tout : « Envie d'un plan vite fait » ; « Tu viens, je te suce » ; « À poil dans 10 min ? » La crudité des mots excitait l'étudiant. Quelques-uns enfin, plus rares, le mettaient vraiment mal à l'aise. Il avait beau fermer l'appli, il la rouvrait une heure plus tard. Puis de nouveau, dans son lit, tard, quand il faisait noir et qu'il était seul.
Il se connectait souvent, visitait les profils dont certains déclenchaient une chaleur sourde dans le ventre. Il avait envie de cliquer, d'entamer un dialogue, d'en savoir plus. Mais incapable d'entrer en contact avec qui que ce soit, il demeurait tétanisé, se contentait de regarder cette foire aux individus. Il demeurait une ombre parmi les ombres, un « non-profil » qui se connectait sans rien dire.
Il était trois heures du matin quand Julien ralluma son téléphone. Il tomba sur une photo très floue. On ne distinguait pas le visage, caché par les mains. Juste un bout de joue. Une peau foncée, caramel : métis ? africain ? Un rideau beige en arrière-plan. Mais un détail le heurta de plein fouet. Un bracelet brésilien noir et rouge. Au poignet gauche. Serré, un peu élimé.
C'était celui de Terence.
Julien sentit son estomac se crisper. Était-ce lui ? Il n'en était pas parfaitement convaincu.
Il cliqua. Le pseudo ne lui parlait pas : « Prince_972. » L'âge affiché : 22 ans. À moins d'un kilomètre. Mais cela ne confirmait pas l'identité du profil. La description était lapidaire : « Juste envie de discuter. Ou plus. Sans prise de tête. Plans ? » Il revint vers la photo et vers ce bracelet qu'il pensait avoir reconnu. Il y avait sûrement plein de bracelets similaires. Mais son instinct disait l'inverse. Il ressemblait tout de même furieusement à celui de Terence !
Pendant trois jours, Julien espionna le profil. Il s'étonnait que l'ami d'Alexandre, qu'il trouvait si viril, sans doute hétéro, soit attiré par les hommes et qu'il ait pu s'inscrire sur ce genre de sites. Mais il se souvenait aussi des bruits étranges qui venaient de la chambre de son voisin, et qui avaient mis son imagination en branle.
À chaque fois qu'il se connectait, ce mystérieux « Prince_972 » était lui aussi en ligne. Alors il se décida. Il écrivit un premier message, sans l'envoyer. Il recommença, et le message partit tout seul :
L'écran resta muet. Julien jeta son téléphone au pied du lit, le cœur battant, comme s'il venait de déclencher un incendie. Quelques minutes plus tard, une notification lui indiqua une réponse reçue :
Le cœur de Julien se mit à battre. C'était un coup de tonnerre. La gorge serrée, il répondit : « Oui. » Alors le dialogue débuta. Prince_972 écrivit :
Julien sentit une chaleur remonter le long de son cou. Il voulait faire attention, ne pouvait pas se dévoiler. Il tapa à l'aveugle.
Julien sentit un frisson. Il osa aller un peu plus loin :
La réponse de ce mystérieux Prince_972 mit un peu de temps à arriver.
Julien eut un sourire nerveux. Il ne savait pas s'il devait continuer mais il en avait envie. Une part de lui voulait aller plus loin, tester les limites. Mais le message qu'il reçut le prit de court :
« Putain... » se dit Julien. Mais il ne pouvait envoyer son visage. Cela lui était impossible. Il écrivit :
Il compléta néanmoins son message, espérant qu'un portrait tracé à grands traits, mais qu'il voulait flatteur, retiendrait son interlocuteur :
Julien s'inventait un corps, qu'il imaginait le plus désirable possible. Cet autoportrait créé de toutes pièces lui donna de l'assurance. Il envoya un troisième message, plus explicite :
Un « Mdr » lui confirma que, derrière son écran, celui qu'il prenait pour Terence mordait à l'hameçon. Julien avait les mains moites. Il n'arrivait plus à décrocher de cette discussion, espérait d'autres messages. Puis, sans prévenir, une notification. Une image. Julien mit quelques secondes avant d'oser l'ouvrir. C'était flou, pris à l'arrache, mais maîtrisé : un corps sombre, allongé sur son lit, torse nu, en jean à moitié ouvert. Le bas du ventre apparaissait nu, parfaitement rasé, les abdos en léger relief descendant en V. Les biceps étaient puissants et les pectoraux étaient extrêmement solides, puissants. Le haut du pubis apparaissait, la peau sombre légèrement brillante, tendue. Le tissu en jean laissait deviner sans effort une forme lourde, appuyée contre la cuisse. C'était à peine érotique, mais incroyablement suggestif. Le visage restait hors champ, suffisamment pour garder l'anonymat. Mais pas assez pour tromper Julien : il s'arrêta à nouveau sur le bracelet brésilien rouge et noir que Terence portait toujours. D'autres détails confirmaient l'identité : la couleur de la peau, les muscles des bras et torse et le cou massif étaient clairement ceux du jeune ami d'Alexandre. Il y avait également ce petit grain de beauté sur le haut du cou que Julien avait déjà repéré.
La question de Terence tomba brutalement, arrachant Julien à sa contemplation. Celui-ci hésita à répondre trop vite. Il voulait garder l'ascendant.
De façon étrangement abrupte, leur échange prit fin sur ce message. Le lendemain, en fin d'après-midi, Julien se reconnecta. Par chance, Prince_972 était également en ligne. L'étudiant en histoire, dont la timidité s'estompait, lança la conversation.
Et la conversation s'engagea entre Julien et son mystérieux interlocuteur. Pendant plusieurs jours, ils échangèrent ainsi. D'abord par bribes, ils discutaient à présent en phrases plus longues. Julien faisait attention à ne rien dire de trop reconnaissable. Il s'était inventé une identité, un masque qu'il conservait sur le visage pour parler avec son interlocuteur : « David », un informaticien en intérim, amateur de foot et de rap. Quelqu'un de suffisamment loin de lui.
De toute façon, ils ne se disaient pas grand'chose d'eux-mêmes, conservant leur anonymat respectif. Prince_972 expliqua qu'il était étudiant en STAPS. Il disait s'appeler « Maxime ». Mais Julien n'eut plus le moindre doute : c'était Terence. Et puis ce pseudonyme : Prince_972... 972, comme la Martinique ? Julien croyait se souvenir qu'Alexandre lui avait dit que Terence était originaire de cette île…
Au fil des soirées, le jeune homme se mettait à attendre, à espérer ces discussions sur le net avec une impatience presque douloureuse. Dès la fin des cours, une partie de son esprit était déjà tournée vers son téléphone. Il rentrait précipitamment à la résidence et s'enfermait dans sa chambre comme dans un refuge. Alexandre, que du reste il ne croisait presque plus, sortait peu à peu de ses pensées. Il vivait désormais au rythme des notifications. Chaque soir, vers 23 h, il sentait son ventre se nouer. Prince_972 serait-il en ligne ? Allait-il répondre rapidement ? Ou allait-il le laisser mariner, comme la veille, pendant plus d'une heure ? Car, parfois, celui qu'il prenait pour Terence mettait du temps à répondre. Julien restait alors planté devant son écran, les yeux fixés sur la mention « en ligne », puis « hors ligne », puis de nouveau « en ligne ». Cette attente le rendait fou. Incapable de se concentrer sur ses révisions, il rafraîchissait l'application toutes les deux minutes, le pouce tremblant, le cœur battant trop fort. Il imaginait Terence dans sa chambre, peut-être en train de discuter avec d'autres mecs en même temps. En train de faire « des trucs ». Peut-être même avec Alexandre à côté. Cette pensée le rendait malade de frustration.
Et lorsqu'enfin les messages arrivaient, Julien éprouvait un soulagement presque ridicule, mêlé à une grande joie qu'il avait honte de ressentir. Il savait alors que le dialogue durerait longtemps et c'était comme si, pendant quelques heures, il existait vraiment pour quelqu'un. Ils parlaient d'abord de choses simples. De musique — Terence aimait le rap US et le zouk – , de solitude, d'ennui, de la fac. Terence parlait de ses études de sport : il était très bon, très ambitieux. Julien, derrière son faux profil, osait dire qu'il se sentait invisible, qu'il avait du mal à se connecter aux autres.
Ils glissaient parfois, presque naturellement, sur des pentes plus sensuelles, plus floues. Plus excitantes aussi. Un compliment, une question un peu joueuse, une remarque sur le corps. Les messages devenaient plus lourds, plus chargés. C'était un terrain sur lequel les deux garçons semblaient se plaire à s'entraîner l'un l'autre. Chaque mot de Terence avait sa propre musique : direct, un peu arrogant, provocateur. Il ne tournait jamais vraiment autour du pot.
Et Julien sentait alors le désir grossir lentement entre ses cuisses. Il était fasciné par cette capacité qu'avait Terence à l'exciter. Chaque message un peu cru faisait naître en lui une chaleur sensuelle. Il se touchait alors presque sans s'en rendre compte, une main glissée dans son pyjama, se caressant lentement pendant qu'il lisait les réponses. Insensiblement, ses doigts trouvaient sa verge durcie, au bout de laquelle fuyait déjà un peu de liquide clair. Prince_972 et lui finissaient toujours par parler de cul, et, excités par les mots de l'autre et le jeu de séduction qui s'installait, ils se branlaient, chacun devant son écran. Du moins, c'est ce que Julien imaginait. Chaque soir, il jouissait plus fort que la veille, gémissant le prénom de Terence dans le silence de sa chambre. Il était devenu complètement accro à ces sessions secrètes. L'excitation était d'autant plus forte qu'il savait que c'était bien lui à qui il parlait, Terence, le mec viril, le pote d'Alexandre, celui qui riait avec lui dans le couloir quelques semaines plus tôt.
Ces discussions continuèrent ainsi plusieurs soirées. Julien n'avait presque plus rencontré Alexandre, n'avait plus cherché à le revoir ; apaisé en somme, il n'avait plus songé à ce qui s'était passé entre eux. Toute son attention se concentrait sur Prince_972. Un jeudi matin pourtant, en sortant de sa chambre, le jeune homme se figea. Dans le couloir, Alexandre se tenait là, adossé contre sa porte, seulement vêtu d'un caleçon gris qui moulait ses cuisses musclées et la forme lourde de son sexe. À ses côtés, une fille aux cheveux bruns emmêlés, portant simplement un t-shirt trop grand qui lui couvrait à peine les fesses – probablement celui d'Alexandre. Elle riait doucement, la main posée sur le torse nu du blond, tandis que ce dernier lui murmurait quelque chose à l'oreille avec ce sourire nonchalant et satisfait que Julien connaissait trop bien.
— Salut mec, lança Alexandre avec son sourire habituel, mais un peu troublé. Ça va comme tu veux ?
Julien déglutit, la gorge serrée.
— Euh… Ouais… j'allais partir.
La jeune fille prêta à peine attention à ce garçon laid et sans intérêt, dont l'arrivée impromptue l'agaçait. Quel était ce drôle de type, cette espèce de geek boutonneux qui venait interrompre son moment ? Sans un regard vers lui, elle réajusta le t-shirt sur ses cuisses. Un instant de gêne s'installa entre les trois jeunes gens.
Julien ne bougeait pas, les bras ballants, conscient d'être de trop dans ce moment intime. Le contraste était cruel : Alexandre, beau, musclé, et lui, pâle, maigre et, comme toujours, invisible. Il se sentit soudain ridicule dans son sweat informe et son jean trop large, face à cette fille à moitié nue qui devait sortir du lit d'Alexandre. Finalement, le jeune sportif passa nonchalamment un bras autour des épaules d'elle et tenta des présentations :
— Julien… C'est Chloé. On a un peu trop picolé hier soir, expliqua-t-il en riant. Du coup on s'est réveillés tard.
— Salut… marmonna Julien.
— ‘Lut… répondit froidement la jeune fille, lui jetant un œil méprisant.
— T'as cours ce matin ? Reprit Alexandre, qui s'efforçait de lancer une conversation.
— Ouais… histoire médiévale, répondit Julien.
Le silence tomba. Ils n'avaient rien à se dire. Rien, à ce moment là.
— Ah merde, bonne chance, mec, fit Alexandre, avec un sourire embarrassé que Julien trouva niais. Nous on va juste traîner un peu. Faut que je la raccompagne après.
Chloé donna un petit coup de hanche contre Alexandre.
— T'es con… Allez, je vais m'habiller.
Bousculant Alexandre, elle retourna dans la chambre du jeune sportif, sans un mot ni un regard pour Julien. Celui-ci la regarda faire ; puis, d'un coup de menton en guise d'au revoir, il salua son ami, qui eut un dernier sourire fatigué. D'un pas traînant, il longea le couloir obscur de la résidence. La jalousie lui vrilla le ventre comme un coup de poignard. Il enviait cette fille avec une force qui l'étonnait lui-même. Pas seulement pour le sexe, mais pour cette facilité avec laquelle elle pouvait toucher Alexandre, le faire rire, dormir dans son lit. Une tristesse lourde, presque nauséeuse, lui serra la gorge. Il avait beau se répéter que c'était logique ; il ne découvrait rien, il savait qu'Alexandre était hétéro, qu'il couchait à droite et à gauche avec des filles. Mais cette intimité brute, cette complicité entre son ami et cette fille lui faisait mal. Il s'en voulait d'être resté planté là, forcé d'assister aux œillades amourachées entre Alexandre et cette connasse qu'il avait dû baiser toute la nuit. Chaque mot banal, chaque sourire, chaque geste complice entre eux lui donnait l'impression de recevoir une gifle : voir Alexandre si détendu près de cette Chloé stupide lui rappelait cruellement qu'il ne serait jamais si près de ce garçon.
La journée fut douloureusement longue et dépourvue d'intérêt. Julien se trouvait nul ; pathétique. Il enviait l'assurance qu'avait Alexandre, cette facilité à plaire, à être désiré. Tout au contraire, Chloé avait porté sur lui le même regard méprisant que toutes les autres filles lui avaient adressé, un mélange de pitié et de dédain. Un gros naze. Un garçon transparent, maigre, sans charisme. Il n'était rien pour elles, il ne méritait pas leur attention.
Une fois rentré dans sa chambre, le soir venu, il claqua la porte derrière lui et s'adossa au battant, les yeux fermés. Sa gorge était serrée. Une tristesse lourde et une frustration mauvaise, presque nauséeuse, lui comprimaient la poitrine. Il avait besoin d'oublier, besoin de se soulager.
Il se déshabilla fébrilement. Une fois en slip, il s'affala sur son lit et se connecta à l'appli. Il respirait. Ses doigts allaient vite, presque trop nerveux. Il voulait retrouver Terence. Tout de suite. Prince_972 était en ligne. Julien éprouva un soulagement immense. La frustration de la journée, la jalousie envers Alexandre, tout remontait d'un coup et se transformait en un désir presque animal. Il avait urgence à lire les mots de Terence, surtout les plus obscènes. Alors, ce soir-là, à l'initiative de Julien, après quelques banalités sur la fac, les messages devinrent plus crus :
De toute façon, ils ne se disaient pas grand'chose d'eux-mêmes, conservant leur anonymat respectif. Prince_972 expliqua qu'il était étudiant en STAPS. Il disait s'appeler « Maxime ». Mais Julien n'eut plus le moindre doute : c'était Terence. Et puis ce pseudonyme : Prince_972... 972, comme la Martinique ? Julien croyait se souvenir qu'Alexandre lui avait dit que Terence était originaire de cette île…
Au fil des soirées, le jeune homme se mettait à attendre, à espérer ces discussions sur le net avec une impatience presque douloureuse. Dès la fin des cours, une partie de son esprit était déjà tournée vers son téléphone. Il rentrait précipitamment à la résidence et s'enfermait dans sa chambre comme dans un refuge. Alexandre, que du reste il ne croisait presque plus, sortait peu à peu de ses pensées. Il vivait désormais au rythme des notifications. Chaque soir, vers 23 h, il sentait son ventre se nouer. Prince_972 serait-il en ligne ? Allait-il répondre rapidement ? Ou allait-il le laisser mariner, comme la veille, pendant plus d'une heure ? Car, parfois, celui qu'il prenait pour Terence mettait du temps à répondre. Julien restait alors planté devant son écran, les yeux fixés sur la mention « en ligne », puis « hors ligne », puis de nouveau « en ligne ». Cette attente le rendait fou. Incapable de se concentrer sur ses révisions, il rafraîchissait l'application toutes les deux minutes, le pouce tremblant, le cœur battant trop fort. Il imaginait Terence dans sa chambre, peut-être en train de discuter avec d'autres mecs en même temps. En train de faire « des trucs ». Peut-être même avec Alexandre à côté. Cette pensée le rendait malade de frustration.
Et lorsqu'enfin les messages arrivaient, Julien éprouvait un soulagement presque ridicule, mêlé à une grande joie qu'il avait honte de ressentir. Il savait alors que le dialogue durerait longtemps et c'était comme si, pendant quelques heures, il existait vraiment pour quelqu'un. Ils parlaient d'abord de choses simples. De musique — Terence aimait le rap US et le zouk – , de solitude, d'ennui, de la fac. Terence parlait de ses études de sport : il était très bon, très ambitieux. Julien, derrière son faux profil, osait dire qu'il se sentait invisible, qu'il avait du mal à se connecter aux autres.
Ils glissaient parfois, presque naturellement, sur des pentes plus sensuelles, plus floues. Plus excitantes aussi. Un compliment, une question un peu joueuse, une remarque sur le corps. Les messages devenaient plus lourds, plus chargés. C'était un terrain sur lequel les deux garçons semblaient se plaire à s'entraîner l'un l'autre. Chaque mot de Terence avait sa propre musique : direct, un peu arrogant, provocateur. Il ne tournait jamais vraiment autour du pot.
Et Julien sentait alors le désir grossir lentement entre ses cuisses. Il était fasciné par cette capacité qu'avait Terence à l'exciter. Chaque message un peu cru faisait naître en lui une chaleur sensuelle. Il se touchait alors presque sans s'en rendre compte, une main glissée dans son pyjama, se caressant lentement pendant qu'il lisait les réponses. Insensiblement, ses doigts trouvaient sa verge durcie, au bout de laquelle fuyait déjà un peu de liquide clair. Prince_972 et lui finissaient toujours par parler de cul, et, excités par les mots de l'autre et le jeu de séduction qui s'installait, ils se branlaient, chacun devant son écran. Du moins, c'est ce que Julien imaginait. Chaque soir, il jouissait plus fort que la veille, gémissant le prénom de Terence dans le silence de sa chambre. Il était devenu complètement accro à ces sessions secrètes. L'excitation était d'autant plus forte qu'il savait que c'était bien lui à qui il parlait, Terence, le mec viril, le pote d'Alexandre, celui qui riait avec lui dans le couloir quelques semaines plus tôt.
Ces discussions continuèrent ainsi plusieurs soirées. Julien n'avait presque plus rencontré Alexandre, n'avait plus cherché à le revoir ; apaisé en somme, il n'avait plus songé à ce qui s'était passé entre eux. Toute son attention se concentrait sur Prince_972. Un jeudi matin pourtant, en sortant de sa chambre, le jeune homme se figea. Dans le couloir, Alexandre se tenait là, adossé contre sa porte, seulement vêtu d'un caleçon gris qui moulait ses cuisses musclées et la forme lourde de son sexe. À ses côtés, une fille aux cheveux bruns emmêlés, portant simplement un t-shirt trop grand qui lui couvrait à peine les fesses – probablement celui d'Alexandre. Elle riait doucement, la main posée sur le torse nu du blond, tandis que ce dernier lui murmurait quelque chose à l'oreille avec ce sourire nonchalant et satisfait que Julien connaissait trop bien.
— Salut mec, lança Alexandre avec son sourire habituel, mais un peu troublé. Ça va comme tu veux ?
Julien déglutit, la gorge serrée.
— Euh… Ouais… j'allais partir.
La jeune fille prêta à peine attention à ce garçon laid et sans intérêt, dont l'arrivée impromptue l'agaçait. Quel était ce drôle de type, cette espèce de geek boutonneux qui venait interrompre son moment ? Sans un regard vers lui, elle réajusta le t-shirt sur ses cuisses. Un instant de gêne s'installa entre les trois jeunes gens.
Julien ne bougeait pas, les bras ballants, conscient d'être de trop dans ce moment intime. Le contraste était cruel : Alexandre, beau, musclé, et lui, pâle, maigre et, comme toujours, invisible. Il se sentit soudain ridicule dans son sweat informe et son jean trop large, face à cette fille à moitié nue qui devait sortir du lit d'Alexandre. Finalement, le jeune sportif passa nonchalamment un bras autour des épaules d'elle et tenta des présentations :
— Julien… C'est Chloé. On a un peu trop picolé hier soir, expliqua-t-il en riant. Du coup on s'est réveillés tard.
— Salut… marmonna Julien.
— ‘Lut… répondit froidement la jeune fille, lui jetant un œil méprisant.
— T'as cours ce matin ? Reprit Alexandre, qui s'efforçait de lancer une conversation.
— Ouais… histoire médiévale, répondit Julien.
Le silence tomba. Ils n'avaient rien à se dire. Rien, à ce moment là.
— Ah merde, bonne chance, mec, fit Alexandre, avec un sourire embarrassé que Julien trouva niais. Nous on va juste traîner un peu. Faut que je la raccompagne après.
Chloé donna un petit coup de hanche contre Alexandre.
— T'es con… Allez, je vais m'habiller.
Bousculant Alexandre, elle retourna dans la chambre du jeune sportif, sans un mot ni un regard pour Julien. Celui-ci la regarda faire ; puis, d'un coup de menton en guise d'au revoir, il salua son ami, qui eut un dernier sourire fatigué. D'un pas traînant, il longea le couloir obscur de la résidence. La jalousie lui vrilla le ventre comme un coup de poignard. Il enviait cette fille avec une force qui l'étonnait lui-même. Pas seulement pour le sexe, mais pour cette facilité avec laquelle elle pouvait toucher Alexandre, le faire rire, dormir dans son lit. Une tristesse lourde, presque nauséeuse, lui serra la gorge. Il avait beau se répéter que c'était logique ; il ne découvrait rien, il savait qu'Alexandre était hétéro, qu'il couchait à droite et à gauche avec des filles. Mais cette intimité brute, cette complicité entre son ami et cette fille lui faisait mal. Il s'en voulait d'être resté planté là, forcé d'assister aux œillades amourachées entre Alexandre et cette connasse qu'il avait dû baiser toute la nuit. Chaque mot banal, chaque sourire, chaque geste complice entre eux lui donnait l'impression de recevoir une gifle : voir Alexandre si détendu près de cette Chloé stupide lui rappelait cruellement qu'il ne serait jamais si près de ce garçon.
La journée fut douloureusement longue et dépourvue d'intérêt. Julien se trouvait nul ; pathétique. Il enviait l'assurance qu'avait Alexandre, cette facilité à plaire, à être désiré. Tout au contraire, Chloé avait porté sur lui le même regard méprisant que toutes les autres filles lui avaient adressé, un mélange de pitié et de dédain. Un gros naze. Un garçon transparent, maigre, sans charisme. Il n'était rien pour elles, il ne méritait pas leur attention.
Une fois rentré dans sa chambre, le soir venu, il claqua la porte derrière lui et s'adossa au battant, les yeux fermés. Sa gorge était serrée. Une tristesse lourde et une frustration mauvaise, presque nauséeuse, lui comprimaient la poitrine. Il avait besoin d'oublier, besoin de se soulager.
Il se déshabilla fébrilement. Une fois en slip, il s'affala sur son lit et se connecta à l'appli. Il respirait. Ses doigts allaient vite, presque trop nerveux. Il voulait retrouver Terence. Tout de suite. Prince_972 était en ligne. Julien éprouva un soulagement immense. La frustration de la journée, la jalousie envers Alexandre, tout remontait d'un coup et se transformait en un désir presque animal. Il avait urgence à lire les mots de Terence, surtout les plus obscènes. Alors, ce soir-là, à l'initiative de Julien, après quelques banalités sur la fac, les messages devinrent plus crus :
Terence, remarquant sans doute l'empressement de son interlocuteur, ne mit pas longtemps à se lancer dans ce jeu :
Cet aveu cloua Julien, qui se mordit la lèvre. Les mots suffisaient à déclencher cette chaleur familière dans le bas-ventre. Son sexe durcit presque instantanément dans son petit slip. Il pianota :
Julien sentit son souffle s'accélérer. Ce simple échange le mettait déjà dans un état second. Il cala le téléphone contre l'oreiller, ferma les yeux, et laissa son autre main descendre.
Julien empoigna sa verge déjà humide de précum. Chaque message faisait palpiter son membre un peu plus fort.
Une pause. Les trois points de suspension apparurent, puis disparurent. Ces quelques secondes d'attente parurent une éternité pour Julien !
Julien, le cœur battant, éprouvait un mélange de timidité et d'excitation grandissante. Après quelques instants d'hésitations brefs, il baissa son slip. Il prit une photo de sa main serrée autour de sa queue tendue, le gland luisant, sous l'angle le plus flatteur possible. Sans réfléchir, il l'envoya, le cœur tambourinant.
Naïvement, Julien sentit une vague de fierté le traverser. Il continua à se caresser, attendant la suite qui ne tarda pas à apparaître sur l'écran du téléphone.
Une photo accompagna le message. Julien mit quelques secondes avant d'oser l'ouvrir, le cœur battant à tout rompre. Il devinait bien ce qu'il allait voir ! Terence montrait son sexe : une grosse queue noire, coudée mais bien bandée, reposant lourdement contre son bas-ventre. Des veines étaient bien visibles, donnant à l'ensemble une impression de puissance brute. Elle semblait lourde, vivante. On apercevait deux couilles rondes couvertes d'un léger duvet crépu. Julien resta figé, la bouche légèrement ouverte. Julien sentit le feu lui monter au visage. Ses doigts tremblaient sur l'écran. Il zooma instinctivement sur le gland, puis sur la base épaisse. Il était fasciné, presque intimidé. « Putain… c'est vraiment la sienne… », pensa-t-il, le souffle coupé. Il resta plusieurs secondes à fixer la photo, incapable de détacher son regard, le cerveau saturé d'images interdites. Une notification le ramena à la réalité :
Julien répondit dans l'instant :
L'image de cette queue dans sa bouche, dans sa main traversa l'esprit de Julien comme un éclair. Il se représentait cette grosse bite noire s'approchant de son visage, frottant contre ses lèvres, forçant doucement l'entrée de sa bouche. L'odeur, la chaleur, le poids sur sa langue. Il se mit à saliver malgré lui. Il serra sa propre verge, une goutte perla au bout de son gland et coula sur ses doigts.
C'était une supplique : oui, Julien voulait pomper cette queue énorme, l'avaler entière, l'enfoncer dans sa gorge !
Julien fut à la fois excité et choqué par la crudité des mots. Il gémit tout haut dans sa chambre, tandis que sa main accélérait le mouvement sur son propre sexe dressé. Quelques secondes plus tard, d'autres photos arrivèrent. Terence avait zoomé sur son gland. Large, d'un rose foncé brillant, il luisait d'une goutte épaisse de pré-sperme. Les autres clichés n'étaient pas moins osés : les abdos luisants de sueur, les cuisses écartées. Chaque photo faisait monter la température. Julien se branlait d'autant plus fort.
Julien tremblait d'excitation mais, sans réfléchir, il s'exécuta. Tremblant, il filma une vidéo de quinze secondes de sa main glissant sur sa tige, où l'on entendait clairement le bruit humide et rapide de sa main. Il l'envoya.
Une vidéo de Terence arriva. Sa main puissante montait et descendait rapidement sur sa grosse bite noire. On entendait son souffle rauque et sa voix chaude : « Ouais… comme ça… continue de te branler pour moi. J'ai trop envie que tu balances ton jus. » C'était bien la voix de Terence.
Julien accéléra, haletant. Les deux garçons se branlaient maintenant en rythme, séparés par leurs écrans, mais complètement connectés dans leur excitation. Les messages devenaient de plus en plus obscènes.
Julien accéléra, haletant. Les deux garçons se branlaient maintenant en rythme, séparés par leurs écrans, mais complètement connectés dans leur excitation. Les messages devenaient de plus en plus obscènes.
Julien rougit mais il filma une nouvelle vidéo, plus longue, où l'on entendait clairement le bruit humide de sa branlette. La réponse arriva presque immédiatement :
Julien était choqué par la violence des mots, mais terriblement excité. Il n'avait jamais entendu quelqu'un lui parler aussi salement. Son cœur battait à tout rompre, sa main allait de plus en plus vite sur sa verge dégoulinante. Il se contenta de répondre par un simple
Julien, rouge de honte et fou d'excitation, filma une nouvelle vidéo plus osée, écartant les jambes, montrant tout. Montrant ce que jamais personne n'avait vu. Il l'envoya dans la foulée, entraîné par la frénésie de sa pulsion.
Et soudain, Prince_972 demanda :
Julien se figea, terrifié à l'idée d'être reconnu. La proposition fit monter dans son échine un frisson de panique. C'était une chose d'envoyer des photos et des petites vidéos… c'en était une autre de se montrer en direct. Il resta plusieurs secondes sans répondre, la main encore serrée autour de sa bite palpitante. L'excitation retombait lentement, remplacée par une peur froide. Et si c'était vraiment Terence ? Et s'il le reconnaissait ? Ses doigts tremblants tapèrent fébrilement :
Il verrouilla son téléphone et le jeta à l'autre bout du lit, le souffle court. Son sexe était encore dur, mais le désir avait été brutalement coupé par l'angoisse. Il venait de réaliser à quel point il était en train de perdre le contrôle. Mais il n'eut pas le temps de méditer plus longuement sur cet incident : un claquement sec le fit revenir à lui. La porte venait de s'ouvrir. Alexandre se tenait sur le seuil, nonchalamment, en short et t-shirt, un sac de sport sur l'épaule, ignorant qu'il venait de briser le fil oppressant des pensées de Julien. Il s'arrêta net en voyant son ami, le regard perdu.
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