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✦ Vivi75 Julien, un garçon discret XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Julien, un garçon discret — Chapitre 1 · Résidence U

22 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Vivi75
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Julien, un garçon discret

Chapitre 1 · Résidence U

Résidence universitaire, 2e étage. Julien traînait sa valise dans le couloir du bâtiment. Septembre. La rentrée venait à peine de commencer. L'étage résonnait des bruits de portes qui claquaient, de rires un peu forcés d'étudiants qui, comme lui, cherchaient leur chambre et s'installaient. Des remugles de friture froide et de détergent traînaient dans l'air. Au loin, quelqu'un testait des basses sur une enceinte mal réglée.
Sa chambre était la 217. Il tourna la clé, entra, inspira. Odeurs mélangées de neuf et de vieux, des murs blancs, un lit une place, un bureau bancal. Une légère lassitude s'empara de Julien. Mais il se fit une raison. Il repensa aux vacances : deux mois d'ennui passés dans sa famille, parmi les siens mais si seul. Mélancolique, il déballa tranquillement ses affaires. Ses cartons s'ouvrirent sur des bouquins et des fringues mal pliées.
Julien avait 21 ans. Il commençait sa deuxième année de licence d'histoire. Discret, un peu raide, lunettes en permanence, souvent dans ses livres et ses coures, c'était un étudiant qui passait inaperçu. Un garçon solitaire, qui n'avait que peu de contacts avec les autres. Ses principales relations étaient des geeks, comme lui, avec lesquels il échangeait sur des sites internet ou des forums en ligne.
Soudain, la porte d'à côté claqua. Un bruit sourd, puis une voix grave, un rire bref. Curieux, Julien jeta un œil par l'œilleton. Il découvrit son voisin : le mec d'en face était grand, très grand. Il portait un débardeur noir, un jogging, des baskets usées. Blond, charismatique, les épaules larges, le genre à qui tout semble facile. Une serviette sur l'épaule. Il parlait au téléphone en riant, le regard vif.
Julien le revit le lendemain matin, puis les jours suivants. Les deux étudiants se croisaient dans le couloir. Ils se saluaient de la tête, mais sans plus.
Un soir, alors que Julien lisait un bouquin d'histoire, on frappa à sa porte. Trois petits coups rapides. Il sursauta. Posa le livre. Ouvrit. Justement, c'était ce voisin, le garçon blond et costaud. Spatule de cuisine à la main, torse saillant sous un t-shirt gris clair qui le moulait. Corps d'athlète, regard tranquille, voix grave, il s'expliqua :
— Salut mec, désolé de te déranger... T'aurais pas un peu de sel par hasard ? J'ai cramé mes pâtes.
Julien resta figé une seconde. Son cœur cogna. Le voisin précisa :
— Et là, bah j'ai pas envie de me taper un plat nature …
Après quelques secondes, Julien bredouilla :
— Euh… ouais, attends, j'vais voir…
Il se retourna, fouilla fébrilement dans un tiroir, attrapa un petit pot de sel, les doigts tremblants.
— Tiens. Tu peux le garder si tu veux.
L'étudiant sourit et remercia Julien.
— Merci, t'assures. Faudra que je te rende ça. Ou que je t'invite à goûter un jour, histoire de compenser.
Julien hocha la tête, trop vite. Petit silence. Il était raide, un peu mal à l'aise, mais l'autre semblait détendu. Quand leurs doigts se frôlèrent, il sentit une chaleur étrange courir le long de son bras. Une décharge douce, presque irréelle. Il sentit ses jambes mollir, son ventre se crisper. Il recula d'un pas infime, comme si ce contact l'avait électrisé, mais resta planté là, incapable de formuler un mot clair. Le garçon costaud ne retira pas sa main tout de suite. Il laissa le contact durer, imperceptiblement. Un quart de seconde de trop. Assez pour faire vaciller Julien. Était-ce voulu ?
— Je suis dans la chambre d'en face, la 216… Alexandre, dit l'étudiant blond, un sourire éclairant son visage.
Il tendit la main. Julien hésita une seconde, puis la serra. La paume était chaude, large, ferme. Julien la relâcha vite, un peu troublé.
— Julien. En histoire.
— Ah ouais ? Moi je suis en STAPS. Enfin, en théorie. Là, j'ai juste mal partout après la reprise des entraînements.
Alexandre resta là un instant, pot de sel en main. Un demi-sourire aux lèvres. Comme s'il attendait une réaction.
— Bon… Ben je vais te laisser… Encore merci pour le sel.
Sa voix était plus basse. Il s'éloigna. Julien ferma la porte doucement, le cœur battant, les jambes un peu molles. Ce soir-là, Julien ne lut pas. Il s'allongea, main sur le ventre, la tête pleine d'images. Alexandre torse nu, en cuisine. Alexandre qui frappait à sa porte. Alexandre qui entrait…
Depuis qu'il était adolescent, Julien se sentait attiré par les garçons. Mais c'était des fantasmes qu'il gardait pour lui, qu'il n'assumait pas. Encore vierge, il n'avait jamais connu d'histoire amoureuse, ni avec un garçon, ni avec une fille. Mais ses pensées étaient emplies de corps de jeunes hommes, de sexes tendus, de culs pénétrés, de torses caressés. Il faisait une grande consommation de porno. Mais dans la réalité, il demeurait un étudiant pâle et fragile, maigre et mal dans sa peau, incapable de vivre ses désirs.
Les jours qui suivirent, il recroisa plusieurs fois Alexandre. L'étudiant en sport avait des lèvres épaisses, il adressait à chaque fois un sourire très chaleureux à Julien, et les deux garçons échangeaient quelques mots. Julien, moins à l'aise, n'osait pas vraiment parler, bredouillait. Mais le soir, il y pensait. Il s'imaginait des scènes. Alexandre qui entrait par erreur dans sa chambre. Alexandre qui se penchait, qui lui souriait, qui l'embrassait peut-être. Ou plus. Julien se touchait parfois en silence, dans le noir, en pensant à son voisin. Son souffle se coupait, rien qu'à imaginer ses mains, son odeur, ses bras qui l'enserraient.
Un soir d'octobre, il entendit frapper à sa porte. Il savait déjà qui c'était, il avait entendu Alexandre passer dans le couloir, s'arrêter juste devant sa chambre. Il ouvrit précipitamment. Sous le tissu noir, les muscles des bras du jeune homme blond semblaient vibrer à chaque geste. Sa clavicule saillait, la peau brillante d'un peu de sueur.
— Salut Julien. T'as faim ? J'ai fait trop de pâtes, et j'me suis dit que tu voudrais peut-être partager. Enfin, sauf si t'as prévu un truc.
Julien rougit jusqu'aux oreilles. Il portait un vieux sweat et un jogging informe. Il n'avait évidemment rien prévu du tout. Il suivit Alexandre dans sa chambre. Elle était identique à la sienne, mais le lit était un peu en bordel. Une enceinte crachait une playlist douce en fond. Une affiche de match était accrochée au mur, un sac de sport ouvert par terre. Ça sentait le gel douche mentholé et le linge propre. Une raquette de tennis et des baskets traînaient sur le sol, une pile de vêtements était posée sans soin sur une chaise. Sur le bureau : deux bols fumants. Pâtes à la sauce tomate, avec du gruyère râpé par-dessus. Une bouteille de bière entamée. Deux verres.
— Bon… C'est pas de la haute gastronomie, hein. Mais c'est mangeable.
Julien sourit, un peu crispé, mais touché. Alexandre s'assit sur le bord du lit et l'invita à faire pareil. Il s'étira, son t-shirt remontant un peu sur un ventre ferme et glabre. Julien détourna les yeux. Il avait vu, pourtant. Le pli des abdos, la ligne de peau qui descendait sous le jogging. L'étudiant en histoire sentait son cœur battre jusque dans sa gorge. Même sa respiration lui paraissait trop bruyante. Sa main tremblait un peu en tenant son verre. Il la recula discrètement, honteux d'être si nerveux. Ils mangèrent en silence quelques secondes, puis Alexandre lança :
— Alors, l'histoire, c'est pas trop dur ? Moi j'ai jamais été fichu de rester concentré plus de dix minutes devant un bouquin.
Julien rit doucement.
— Non, ça va. Enfin ça me plaît quoi…
— C'est vrai. Chacun son truc.
— Mais toi, tu fais quoi comme sport ?
— Natation. Enfin… je mange, je cours, je dors. Et parfois je vais en cours.
Julien sourit à nouveau, malgré lui. Alexandre le regarda, l'air surpris, presque amusé de l'avoir fait rire. Ils discutèrent un moment. De la fac, des profs, de la bouffe du RU. Alexandre était cool, détendu, pas du tout con comme Julien l'avait redouté. Il raconta des anecdotes sur son équipe, sur son coloc de l'an dernier, sur une fille qui l'avait harcelé pour une photo de ses abdos. Julien rit, imagina cette fille, et s'imagina à sa place. L'étudiant en sport menait la conversation :
— T'as pas l'air d'un gros fêtard.
— Pas vraiment, non.
Julien se sentit un peu ridicule. Il craignit de passer pour un ringard, un mec sans intérêt. Il tâcha de se donner une contenance.
— Des fois je vais un peu au cinéma, dit-il, d'un air de s'excuser.
— Tu mates quoi comme films ? demanda Alexandre.
Julien haussa un sourcil, surpris par la question. Alexandre le fixait un peu trop profondément. Son regard ne semblait pas juger, mais sonder. Comme s'il cherchait quelque chose derrière les mots.
— Euh… des vieux trucs. Kubrick, Chabrol, Bergman…
— Putain. Moi c'est plus « Fast & Furious », mais OK, j'essaierai ces films-là un jour.
Julien se détendit un peu. Alexandre le fixait toujours, tranquille.
— T'as une tête à aimer les trucs compliqués.
— Tu veux dire chiants ?
— Non. Juste… profonds. Intellos. Le genre de mec qui pense beaucoup avant de parler. Moi c'est plutôt l'inverse !
Alexandre eut un petit éclat de rire. Julien baissa les yeux. Alexandre inclina la tête. Puis dit, plus doucement :
— Et sinon ? T'as une meuf ?
— Euh… non, pas en ce moment, mentit Julien, sentant le rouge lui monter aux joues.
Il avait du mal à soutenir ce regard clair, franc, un peu trop proche.
— Et toi ? osa-t-il, d'une voix qu'il voulait sûre.
Alexandre eut un sourire blasé.
— Non, moi c'est fini. Les histoires d'amour compliquées, c'est bon. Ras le bol.
Il baissa les yeux une seconde, comme si un souvenir douloureux venait de traverser son esprit, puis se reprit avec un sourire en coin :
— Pour l'instant, je baise juste… Après, ça va. Ici c'est pas les salopes qui manquent !
Il partit d'un éclat de rire. Julien l'imita, mais il était un peu choqué par ce ton très macho. Il se demanda si Alexandre jouait un rôle. Ou si cette vulgarité assumée n'était qu'une façade pour masquer autre chose.
La soirée se poursuivit pendant une petite heure. Leurs jambes se frôlèrent sur le lit. Un effleurement. Léger. Mais Julien le ressentit comme une brûlure. Il n'osa pas bouger. Il pria pour que ça recommence. Il sentait la chaleur du corps d'Alexandre à travers le tissu de son jogging. Alexandre, lui non plus, ne bougea pas. Pire : il sembla appuyer légèrement. À peine. Comme s'il avait oublié qu'ils se touchaient. Ou pas. À côté de lui, Julien avait l'impression d'être un enfant. Son corps mince, ses poignets trop fins, sa peau pâle trahissaient sa vie passée dans les livres, pas dans les stades. Il se trouvait minuscule, fragile face à Alexandre. Mais un peu excité aussi.
Le soir, dans la solitude retrouvée de sa chambre, il repensa à ce repas pris ensemble sur le lit d'Alexandre. Allongé sur le dos, la lumière éteinte, il fixait le plafond, dans une obscurité que rayaient les néons des lampadaires de la rue. Le silence était presque total. Seuls quelques bruits étouffés s'échappaient des chambres voisines, musique basse, éclats de rire.
Les draps remontés jusqu'à la taille, il songea à Alexandre. À son corps massif sur le lit, pendant qu'ils mangeaient. À ses bras musclés, à ses mains larges, à son rire rauque. À la manière dont leurs jambes s'étaient touchées, brièvement. Ses doigts, moites, frôlèrent la peau de son ventre, descendirent lentement, comme s'il n'osait pas encore, sous l'élastique de son caleçon. Sa queue était déjà semi-dure, comme si elle n'attendait que ça.
Il ferma les yeux. Se laissa envahir par l'image d'Alexandre. Il entendait sa voix, revoyait son sourire charmeur, ses yeux rieurs, son torse puissant et ses muscles virils. Il l'imaginait nu, recréait dans sa tête les pectoraux, les abdos, puis les cuisses. Et un sexe, qu'il devinait gros, lourd, se balançant avec insolence.
La main de Julien saisit sa verge bandée et s'activa, doucement. Il étouffa un soupir. Il était tendu, les muscles du ventre contractés, la tête brûlante de désir. Il visualisait une scène : Alexandre qui s'approchait. Qui le regardait. Qui souriait d'un air amusé. Il s'imaginait à genoux devant lui. Relevant les yeux. Tendant la langue. Goûtant cette peau chaude. Il accéléra, ses reins se tendaient, son souffle s'échappait par saccades. Il était sur le fil. Suspendu. Son corps entier appelait.
Il se branlait vite à présent. Ses doigts serraient plus fort. Il imaginait la main d'Alexandre à la place de la sienne. Grande, ferme, qui l'empoignait, qui le guidait. Peut-être même qu'il parlerait. D'une voix grave, moqueuse. « T'as envie de moi, hein ? Petite salope... » Julien haleta. Il mordit sa lèvre pour ne pas gémir trop fort. Son corps se tendit, se contracta, et dans un spasme étouffé, il jouit, le souffle court. Il éjacula en saccades. Son sperme jaillit, tacha les draps. Julien resta là, les yeux encore clos, le cœur battant fort. Il s'endormit avec Alexandre dans ses rêves.
Durant les jours qui suivirent, ils se croisèrent à diverses occasions, discutèrent. Ils mangèrent également l'un chez l'autre, plusieurs soirs. Quand Alexandre était là, il semblait remplir toute la pièce. Sa voix, ses gestes, même son silence. L'odeur d'Alexandre flottait dans la chambre : un mélange de lessive, de déo, et de peau chaude. Ses t-shirts gris collaient souvent à ses pectoraux. Quand il s'étirait, ses abdos se dessinaient sous le tissu. Chaque geste semblait lent, presque paresseux. Comme un chat qui s'exhibe sans y penser. Julien s'amusait à distinguer les contours de ses muscles. Il observait les détails de ce corps superbe : une veine bleue serpentait le long de l'avant-bras, jusqu'au poignet fort, des doigts larges, nerveux, couverts d'un léger duvet blond.
Chaque fois qu'ils parlaient, Julien avait l'impression d'être réduit à une pensée flottante. Il se tenait un peu plus droit, inconsciemment. Comme s'il voulait plaire à son voisin. Ou au moins ne pas paraître trop petit. Il se troublait face à la facilité d'Alexandre. Il lui enviait cette manière de rire sans gêne, de marcher torse nu sans y penser. D'exister sans se poser la moindre question.
Un soir, après une journée de cours maussade, Julien prit sa trousse de toilette et se rendit aux douches communes, qui se trouvaient au bout du couloir. L'eau chaude, l'odeur de gel douche, le ronron du vieux chauffe-eau : c'était devenu un petit rituel de fin de journée. Il aimait cette bulle de vapeur, cet entre-deux impersonnel où, parfois, il laissait son imagination dériver.
Il avait attendu que le couloir soit désert pour sortir. Il savait qu'à cette heure, il n'y aurait plus grand monde. Du moins, c'était ce qu'il croyait. Il entra dans les douches des hommes sur la pointe des pieds, serviette sur l'épaule, claquettes aux pieds. Mais à peine eut-il pénétré dans la pièce carrelée, qu'il entendit l'eau couler. La vapeur stagnait dans l'air saturé d'humidité, les murs recouverts de faïence blanc cassé étaient tapissés d'une pluie de gouttes. Le son régulier, apaisant de la douche glissait entre les murs. Quelqu'un était là. Julien ralentit le pas. Ennuyé par cette présence importune, il allait faire demi-tour, mais quelque chose l'arrêta. Il déposa ses affaires de toilettes dans le vestiaire et s'approcha discrètement de la pièce d'eau. Les douches, ouvertes, sans rideaux ni cabines, formaient une enfilade de jets alignés le long du mur.
Julien s'arrêta net. Le cœur battant. Un regard rapide lui suffit. Il reconnut immédiatement la carrure.
Alexandre.
Debout. Sous le jet brûlant de la douche la plus au fond. Nu.
Le jeune sportif n'avait ni aperçu ni entendu Julien. Celui-ci recula d'un pas et se dissimula derrière la cloison d'entrée. Juste assez pour voir sans être vu.
Alexandre était de dos, le corps entièrement exposé sous le néon blafard. L'eau coulait en nappes sur son dos musclé, ses omoplates larges, ses reins fins. Sa peau était pâle. Chaque mouvement faisait danser les muscles sous sa peau. Ses fesses, fermes, hautes, ruisselaient, recouvertes de mousse. Alexandre se lavait lentement. Il se cambra un peu, et fit glisser sa main savonneuse entre ses fesses, en profondeur. Julien vit ses doigts s'attarder, remonter lentement la raie, puis glisser avec méthode, sans aucune gêne. L'eau s'accrochait à la courbe de ses cuisses, puis tombait en filets le long de ses mollets nerveux.
Julien ne respirait presque plus, son ventre se contractait. Il hésita mais il resta là, immobile, retenant son souffle. Alexandre se retourna. Alors Julien distingua un corps puissant, viril, sculpté par les entraînements. Un corps de dieu grec. Une statue vivante. Alexandre était tout simplement magnifique. Ses épaules étaient massives, ses bras noueux de muscles ronds, secs. Torse large, bombé de pectoraux bien dessinés, blancs et sans poils, marqués par deux mamelons rosés. Son ventre offrait un dessin net de tablettes, tracées comme au couteau, la ligne oblique des abdos qu'il frottait généreusement de savon. Les yeux mi-clos, Alexandre se lavait tranquillement, sans hâte. Ses bras se levaient pour frotter ses cheveux. L'eau perlait sur son torse, filait sur ses muscles, descendait sur son ventre pour disparaître vers l'intérieur de ses cuisses, où pendait un sexe de belle taille.
Cette vision accrocha le regard de Julien. C'était une masse de chair d'une bonne quinzaine de centimètres, épaisse et indolente, au dessus d'une paire de couilles recouvertes de poils blonds. Alexandre versa un peu de gel sur son ventre, le fit glisser entre ses cuisses. Sa main entoura son membre, qu'il lava mécaniquement. Un sexe lourd, d'une virilité tranquille, à demi au repos. Il le souleva, savonna les bourses, remonta vers le gros gland, frotta, repassa.
Julien sentit sa propre bite réagir, brutalement. Dure, douloureuse, tendue dans son caleçon. Il se recula dans l'ombre. Il avait envie de se toucher, là, maintenant. De le regarder encore. De s'approcher. Juste un pas. Juste observer. Le corps d'Alexandre était fascinant. Viril. Brut. Vivant. Chaque muscle semblait danser sous la peau, chaque mouvement avait quelque chose de félin. Sous l'eau, lorsqu'il pencha légèrement la tête en arrière, exposant sa gorge, son torse se souleva dans une respiration lente. Ses doigts glissèrent sur son corps, étalaient le gel douche, d'un geste naturel. Puis revinrent sur son sexe, qu'il lava plus longuement.
Le souffle de Julien s'accélérait. Il n'osait pas bouger, le cœur battant, étourdi. Son excitation montait, sourde, impossible à contenir, lui cognait dans le bas-ventre. Il restait prisonnier de cette vision. Il ne voyait plus que ce corps. Sa main tremblante descendit le long de son ventre. Il défit le cordon de son pantalon, glissa sa main à l'intérieur, libéra sa queue, déjà dure, chaude. Il se branla doucement, dans le bruit du jet de la douche.
Il jeta encore un œil. Alexandre se nettoyait la bite. Vigoureusement. Il faisait glisser ses mains entre ses cuisses, sans pudeur, remontait jusqu'à la verge. Sous le jet brûlant, ses doigts englobèrent le sexe déjà tendu, massèrent la peau lisse et humide sous l'eau. Chaque mouvement était lent, calculé, une danse intime où le jeune sportif explorait la texture et la chaleur de sa propre chair. Son souffle s'échappait en soupirs rauques, rythmé par le plaisir croissant. Sous cette caresse, la bite grossit, se mit à bander, bien dure. Alexandre se mit à masturber sa queue savonneuse.
Dans l'ombre, Julien ne retenait plus ses gestes. Il s'agrippait à sa propre bite, tout aussi dure, vibrante de tension. Son gland coulait déjà de pré-sperme, brillant sous ses doigts. Sa main tremblante suivait le contour de son propre sexe, dur et palpitant sous ses doigts, chaque caresse envoyant des décharges de plaisir. Il se laissait emporter par cette vision, le rythme de sa branle s'accélérant peu à peu. La chaleur de la pièce, la sensation de l'eau, et la silhouette d'Alexandre nourrissaient son plaisir croissant. Leurs gestes, bien que séparés, formaient une étrange complicité, un ballet intime entre leurs deux membres masturbés. Leurs souffles s'entremêlaient dans l'air chargé de vapeur, de plus en plus sonores. Le même désir brûlait, lourd, presque palpable, dans l'intimité de ce moment volé et dans l'attente de la satisfaction imminente.
Alexandre gémissait. Sa main s'accéléra, fluide, décidée, comme s'il cherchait à extirper le plaisir. L'eau chaude dégoulinait sur sa peau tendue, soulignait les creux de ses muscles, découpait sa silhouette avec une précision presque cruelle. Son torse se levait par à-coups, ses abdos se contractaient à chaque respiration plus haletante. Il ferma les yeux, la tête légèrement penchée en arrière, les lèvres entrouvertes. Il se branlait franchement, sa main droite enserrant sa queue tendue, rosée et luisante de savon. Ses doigts la pressaient avec précision, glissaient du gland gonflé jusqu'à la base, la paume heurtant doucement ses couilles gonflées. Chaque va-et-vient faisait battre sa verge comme une bête impatiente, gonflée de sang, nerveuse.
De son recoin, à moitié dissimulé, Julien sentait son propre corps bouillir. Il n'était plus qu'un souffle court et une main tremblante, fébrile, qui suivait le rythme du plaisir de l'autre. Ses doigts serraient sa bite avec avidité, pressés d'atteindre un point de rupture. L'excitation montait, par vagues. Il se branlait comme s'il n'y avait plus rien d'autre : ses reins cognaient contre le mur, sa main glissait vite, humide de moiteur, le poing serré sur sa queue palpitante.
Alexandre laissa échapper un souffle rauque. Tout le corps puissant de l'étudiant en STAPS était en tension. Son ventre se crispa, ses cuisses se durcirent, et son visage se figea dans une expression d'abandon. « Aaaahh…. » L'instant était suspendu. Julien sut qu'il atteignait le point de non-retour. Et dans une secousse à peine contenue, Alexandre lâcha prise. Le plaisir le traversa comme une vague, visible dans le relâchement soudain de ses épaules. Un frisson lui parcourut la colonne, dans l'éclat de la jouissance. Son gland rose gicla : un premier jet partit comme une fusée, suivi d'un second, blanc et crémeux, puis de trois autres. Le sperme répandu se perdit au sol, dans l'eau et la mousse.
Julien, en sueur, emporté par le même vertige, sentit son souffle s'étrangler. Son corps se tendit, son plaisir éclata, violent, irrépressible. Il dut se mordre la lèvre pour ne pas gémir à son tour. Son sperme jaillit en longs jets denses, comme une crème chaude expulsée sous pression. Chaque giclée traçait une ligne blanche sur le carrelage du mur, puis s'étalait en nappes laiteuses, lustré par la lumière blafarde du néon.
Un long silence suivit. L'odeur âcre et familière du sperme montait, se mêlant au gel douche et à l'humidité. La vapeur s'épaississait autour d'eux, presque complice. Julien, encore haletant comme après une course, se sentait vidé, exalté. Le sexe dur, la tête brûlante, haletant, il ferma les yeux. Il avait franchi un seuil invisible. Alexandre se rinça, passa une main dans ses cheveux, puis coupa l'eau. Il prit une serviette, s'essuya le corps.
Julien était sonné. Il eut à peine le temps de remettre sa queue encore humide de plaisir dans son slip lorsqu' Alexandre le rejoignit dans le vestiaire. L'étudiant en sport, très à l'aise, lui sourit, le salua. Julien rougit violemment. Il sursauta, fit semblant qu'il venait d'entrer dans la pièce. Alexandre, serviette autour de la taille, torse ruisselant, passa devant lui sans remarquer la rougeur de ses joues, ni sa respiration encore saccadée. Ou peut-être feignit-il de ne pas les remarquer. Cependant, désignant d'un coup de menton les coulures de sperme qui souillaient le carrelage du mur des vestiaires, il dit d'un air ironique.
— Apparemment, y en a un qui s'est lâché !...
Épais, visqueux, le liquide se détachait lentement, filant en cordons collants qui glissaient le long des parois. Julien fut mortifié. Il aurait voulu disparaître. Quelques secondes plus tard, la porte des douches se refermait, Alexandre le laissait seul dans la pièce. Mais juste avant de tourner, il lança un regard en arrière et un sourire entendu. Julien resta figé, la bouche sèche. Il ne savait pas si Alexandre avait vu quelque chose. Il demeura pensif, pris entre l'excitation et une honte absolue. Il saisit un kleenex et entreprit d'effacer sur le mur les traces de sa jouissance. Il savait déjà qu'il se branlerait encore en rentrant dans sa chambre.
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Winch
2 août 2026 à 04:43
Quel bon début de récit si bien écrit. La douche des vestiaires : de si bons souvenirs!
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Mec-xl
24 août 2025 à 14:47
Ça m’à rappelé un souvenir d'ado en colonie de vacances
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CAMELEON13
21 août 2025 à 20:25
Délicieuse entrée en matière, bravo, c'est doux et vrai ...
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CAMELEON13
21 août 2025 à 20:24
Délicieuse entrée en matière, bravo, c'est doux et vrai ...
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biloute60
21 août 2025 à 11:48
Oui belle écriture on attend la suite
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Photo de profil de lelivredejeremie
lelivredejeremie
20 août 2025 à 16:40
Une histoire qui s'installe tranquillement, des personnages attachants, une très belle écriture, hopopop, favoris!
Soyez respectueux
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