Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julien, un garçon discret — Chapitre 2 · Terence
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julien, un garçon discret
Chapitre 2 · Terence
Les jours suivants, Julien croisa Alexandre à plusieurs reprises. C'étaient parfois de simples bonjours furtifs, des sourires au coin des lèvres, parfois une phrase ou deux échangées dans l'ascenseur ou à la sortie du bâtiment. Rien de plus. Mais Julien éprouvait toujours une chaleur légère, presque imperceptible, qui lui grimpait dans la poitrine. Comme si la présence d'Alexandre l'aimantait sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Ils s'invitèrent également plusieurs soirs l'un chez l'autre, pour partager un repas ou simplement pour discuter. Mais ce n'était pas systématique, car Alexandre sortait souvent, alors que Julien restait cloîtré dans sa chambre.
Par ailleurs, l'étudiant en histoire espérait à nouveau surprendre Alexandre dans les douches. Il épiait le moment où celui-ci se rendait au vestiaire. Mais c'était en vain : il n'eut plus l'occasion de contempler la nudité parfaite du jeune homme blond au sourire charmeur. En revanche, à plusieurs reprises, Alexandre traversa le couloir torse nu, une serviette simplement enroulée autour des hanches, les cheveux trempés. Il sortait ainsi des douches communes et croisait Julien. Le faisait-il exprès ? Cela semblait évident. Sa peau brillait encore d'eau, ruisselante sur les muscles de ses bras, de son ventre. Sa serviette était toujours nouée bas, très bas, laissant apparaître les poils blonds de son pubis et, de dos, le haut de sa raie. Il passait devant Julien d'un pas tranquille, lui souriant, l'effleurant presque son épaule nue. Julien sentait une odeur de savon chaud mêlée à quelque chose de plus personnel : un parfum de peau, presque animal, qui lui donnait le vertige.
Il clignait des yeux, déglutissait. Le corps d'Alexandre l'hypnotisait. Large, solide, tout en puissance contenue. Son cœur s'emballait. Il baissait les yeux, comme pris en faute, le sexe déjà tendu dans son jean trop serré. Sa bite réagissait avant même qu'il ne comprenne ce qu'il ressentait vraiment. Était-ce du désir, de la honte, de la fascination ? Un peu de tout, sans doute. Il bandait, oui. Juste pour un torse. Juste pour cette foutue serviette. Et, revenu à la solitude de sa chambre, il se masturbait frénétiquement, revoyant la goutte d'eau qui glissait sur les abdos d'Alexandre.
Et puis, un mardi, en fin d'après-midi, Julien fit la connaissance d'un ami d'Alexandre. Il remontait lentement les étages, un sac de courses dans les bras. Les écouteurs enfoncés dans les oreilles, mais sans musique. Par habitude. Les couloirs étaient presque déserts, à peine éclairés par la lumière blafarde des néons. Il leva les yeux en entendant des voix. Devant la porte de la chambre voisine de la sienne, deux individus. Il reconnut tout de suite la silhouette massive d'Alexandre, qui s'appuyait contre l'encadrement de la porte. L'autre, il ne l'avait encore jamais vu.
Grand, peau cuivrée, cheveux noirs très courts, presque ras, une mâchoire bien dessinée. Comme Alexandre, son corps semblait taillé pour le sport : épaules larges, bras musclés, dos droit. Il était vêtu d'un tee-shirt ajusté et d'un jean délavé et déchiré avec soin et de baskets de marque. Une carrure imposante, mais quelque chose dans son regard et son sourire disait qu'il n'avait rien à prouver. Alexandre et lui riaient franchement, et leurs voix portaient.
Julien ralentit à mesure qu'il approchait. Alexandre leva les yeux, son visage s'éclaira.
— Hey, Julien, ça va ?
Julien s'arrêta à leur hauteur, un peu surpris d'être interpellé.
— Ouais, ça va…
Alexandre posa une main amicale sur l'épaule de l'autre garçon.
— Je te présente Terence, un pote à moi... On est en STAPS ensemble.
Terence se tourna vers Julien, lui tendit la main. Celui-ci la serra, surpris par la poigne ferme mais brève. Mais lorsque Terence croisa le regard du jeune historien, il y eut un frisson, quelque chose d'indéfinissable dans les yeux des deux garçons. C'était au-delà de la curiosité, une sorte de promesse silencieuse, un défi lancé l'un à l'autre.
— Salut, fit Terence d'une voix grave, posée.
Julien répondit par un petit « salut » à peine audible. Il sentit ses genoux fléchir un instant. Terence souriait, comme s'il lisait en Julien plus que celui-ci ne voulait bien montrer. Alexandre poursuivit les présentations.
— Terence est en deuxième année, précisa Alexandre. Spé entraînement sportif. Un vrai coach.
— Ouais... Pas encore, corrigea le garçon noir avec un petit sourire. Mais on y travaille.
Julien sourit à son tour, vaguement intimidé. Terence dégageait une aisance tranquille. Tout en lui semblait parfaitement à sa place : peau brune, muscles, voix, regard. Tout flottait. Julien, lui, avait l'impression d'avoir deux pieds gauches et un corps mal accordé.
— Et toi, t'es en quoi ? demanda Terence, les yeux posés sur lui, sans agressivité, mais avec une curiosité tranquille.
— Euh... en histoire, répondit Julien. Rien à voir.
Il y eut un flottement dans l'air, un instant un peu gêné, qu'Alexandre finit par rompre :
— On allait se poser pour une soirée... genre pizza et conneries en streaming.
— OK... Le programme parfait, commenta Julien.
— Tu veux te joindre à nous ? proposa Alexandre, comme s'il le disait sans trop y penser.
Julien baissa les yeux vers son sac de courses. Il hésita. L'idée était tentante, mais la présence de Terence le rendait un peu nerveux. Il aurait adoré passer une autre soirée en compagnie d'Alexandre. Mais il sentait une dynamique entre les deux étudiants en sport, quelque chose de fluide, de complice qui lui échappait encore.
— Bah... une autre fois, dit-il finalement. Là, j'ai un truc à rendre pour demain.
Mensonge.
— Dommage, dit Alexandre sans insister. À bientôt alors.
Julien esquissa un sourire et hocha la tête. Il fit quelques pas vers sa chambre. Juste avant de refermer la porte de sa chambre, il jeta un regard discret vers celle d'Alexandre. Elle venait de se refermer. Les deux étudiants en sport avaient disparu mais un bruit de rires lui parvint malgré tout. Il resta un instant immobile, les clés en main.
Seul dans sa chambre, Julien posa son sac et demeura un moment debout dans le silence. Il se sentait à la fois frustré, curieux et vaguement exclu. Il ne savait pas ce qui l'avait troublé. L'assurance de Terence ? La familiarité entre les deux garçons, qui faisait poindre en lui – peut-être – un début d'envie ? Ou ce « dommage » glissé par Alexandre, si léger mais si ambigu ?
Il passa la soirée à se demander ce qui pouvait se tramer dans la chambre d'en face. Il avait essayé de réviser, sans vraiment réussir à se concentrer. Bien plus tard, vers minuit, il fut pris par une envie d'aller aux toilettes. En pyjama, il sortit de sa pièce. La résidence semblait plongée dans un silence presque absolu. Le couloir était vide, à peine éclairé par la lumière blafarde d'un néon grésillant. Julien avança à pas lents, l'esprit un peu ailleurs.
Devant la chambre 216, il ralentit. Celle d'Alexandre. Un rai de lumière tamisée s'échappait par le bas de la porte, dessinant une mince bande dorée sur le linoleum froid. Julien allait passer son chemin lorsqu'il perçut des bruits. D'abord discrets, presque furtifs. Un rire étouffé, complice. Puis des chuchotements. Sa curiosité fut piquée, il s'arrêta et se fit plus attentif.
Des murmures indistincts, entrecoupés de petits bruits légers — le froissement d'un tissu, le crissement d'un matelas. Julien resta figé quelques secondes, surpris par sa propre réaction : ce n'était rien, juste deux potes, qui discutaient, qui riaient. Il n'avait rien à en penser.
Puis il y eut un grincement, léger, comme un lit qu'on déplace à peine. Julien sentit son cœur accélérer sans raison valable. Il n'entendait pas distinctement Juste des sons, des souffles, des froissements. Les grincements se répétaient. Et il perçut des soupirs.
Il retint son souffle, pris entre la curiosité et une gêne soudaine : il savait ce que ces bruits évoquaient, sans vraiment vouloir l'admettre. Il savait qu'il devait s'éloigner. Respecter l'intimité. Ne pas écouter. Il fit un pas en arrière, puis un autre, s'éloignant comme une ombre. Pourtant, il était incapable de détacher son regard de cette porte.
Il retint son souffle, pris entre la curiosité et une gêne soudaine : il savait ce que ces bruits évoquaient, sans vraiment vouloir l'admettre. Il savait qu'il devait s'éloigner. Respecter l'intimité. Ne pas écouter. Il fit un pas en arrière, puis un autre, s'éloignant comme une ombre. Pourtant, il était incapable de détacher son regard de cette porte.
Alors, comme appelé par cette chambre et ce qu'elle dissimulait, il s'approcha et colla presque son oreille… Le lit grinçait plus fort par intermittence ; les soupirs étaient plus étouffés ; les voix étaient à peine audibles mais semblaient se perdre dans des râles. Et puis il y avait des bruits que Julien n'identifiait pas. Alors son imagination s'emballa. Il ferma les yeux et, dans sa tête, la scène prit forme. Il imaginait Alexandre, nu, allongé sur le dos, ses abdominaux contractés sous l'effort. Terence penché sur lui, ses mains puissantes glissant lentement sur la peau du torse. Leurs bouches qui se cherchent, haletantes. Des râles, lourds, saccadés. Le rythme d'un corps qui en pénètre un autre. Julien voyait tout. Le gros sexe d'Alexandre devait disparaître entre les cuisses de Terence.
Il glissa une main sous la ceinture de son pyjama. Sa queue était déjà raide, douloureuse. Il se caressa lentement, en silence. Une goutte de plaisir lui échappa. Son corps se tendait vers un fantasme impossible : il voulait les voir, il voulait être eux, être entre eux. Ce qu'il entendait par la porte n'était qu'un prétexte, son esprit dessinait le reste, sans retenue. Les bruits de la chambre se mélangeaient à ses propres respirations, à ce battement sourd dans ses tempes. Il imaginait la peau moite et pâle d'Alexandre collée à celle, sombre, de Terence. Leurs corps qui se frottaient, se prenaient, se donnaient sans retenue. Lequel des deux sportifs devait être en train de pénétrer l'autre ? De le prendre à pleines mains ? Il imaginait leurs grosses queues, l'un qui baisait l'autre, à tour de rôle, les râles d'Alexandre, sa voix grave, un peu rauque, qui poussait un gémissement étouffé quand Terence accélérait la cadence.
Sa main accéléra son mouvement, presque à son insu. Sa verge palpitait, gonflée. Il suffoquait à demi, crispé comme s'il allait jouir là, debout collé à cette porte fermée, derrière laquelle se jouait, peut-être, son fantasme le plus brûlant. Le couloir lui semblait irréel, comme s'il était suspendu entre deux mondes — celui de ses fantasmes, et celui, inaccessible, de Terence et d'Alexandre.
Les soupirs se turent d'un coup. Puis, après quelques secondes, Julien perçut des rires. Il se força à s'arrêter, retira brusquement sa main, haletant. La honte le frappa de plein fouet. Il jeta un regard à droite, à gauche. Il se sentait minable, voyeur, prisonnier d'un fantasme qui l'écrasait. Il reprit sa marche, ses pensées embrouillées par cette scène à peine devinée. Le silence était dense et lourd. Son cœur était un peu serré, entre malaise et excitation. Une fois dans les toilettes, il constata en pissant que sa queue ne débandait pas.
De retour dans sa chambre, il claqua la porte derrière lui, s'y adossa, ferma les yeux. Sa queue était toujours dure. Les bruits étouffés qu'il avait entendus ne cessaient de tourner dans sa tête. Il sentait ses tempes pulser, sa peau le brûlait de l'intérieur. Il n'avait pas besoin d'interpréter. Son corps avait compris avant lui. Il était excité à en crever.
Il se déshabilla d'un geste fébrile, balança son t-shirt sur la chaise, tira son pantalon, s'allongea sur le lit, nu. Ses doigts cherchèrent sa bite qui bandait, humide et gonflée, dressée contre son ventre. Il glissa sa main droite autour, soupira de soulagement en sentant la chaleur de sa propre paume. Se branler devenait une nécessité.
Il laissa ses fantasmes reprendre le contrôle, les yeux ouverts dans la pénombre. Cette fois, il n'y avait plus rien à retenir. Il se mit à se masturber. Gémissant sous le plaisir qui venait, il songeait aux corps de Terence et d'Alexandre, à leurs bites. Mais ce soir, ce n'était pas comme d'habitude. Quelque chose grondait plus profond. Son excitation réclamait plus.
Il n'avait jamais osé cela. Mais ce soir, son cul aussi éprouvait le désir d'un homme. Il remonta les genoux, ouvrit les cuisses. Il porta son index à la bouche, l'humecta bien de salive épaisse. Puis, tandis que sa main moite coulissait le long de sa verge rouge et palpitante, son autre main, un peu hésitante, descendit plus bas, vers la courbe de ses fesses. Un frisson le parcourut lorsque son doigt mouillé effleura l'entrée serrée de son anus.
Il pensa à Terence, à sa carrure de roc, à ses bras solides. Il l'imagina derrière lui, le tenant fermement, le prenant sans ménagement. Un frisson nerveux le traversa, il retint son souffle. Le bout de son doigt caressa le pourtour de son anus, doucement d'abord, puis plus franchement, en rythme avec les images qui envahissaient son esprit. Il s'imaginait à poil, entre Alexandre et Terence. Alexandre serait là. Devant lui. Nu. Magnifique. Ses lèvres charnues et roses souriraient, il aurait le regard brûlant, les abdominaux tendus, la queue rigide. Quant à Terence, Julien le voyait se tenir derrière lui, massif, ses mains puissantes posées sur ses petites fesses, les écartant pour mieux le voir, le goûter, le prendre.
Alors, l'index trempé s'enfonça dans le cul serré. « Aaaah…. » Julien gémit, tremblant. Mais le doigt appuya doucement, s'enfonçant juste un peu. Il força, sentit son muscle se tendre, se refermer, puis céder lentement. Il geignait à mi-voix, sans s'en rendre compte. Il se caressait la verge de l'autre main, sa paume glissant sur le gland humide. Son doigt tourna, poussa plus loin. Passée la douleur, un choc de plaisir sale remonta dans ses reins.
Julien poussa un nouveau gémissement, plus long. Ses deux mains étaient désormais en action. Il se sentait vicieux, surexcité, vivant. Il se prit à crier le prénom d'Alexandre, puis celui de Terence, comme s'ils étaient là, réels, autour de lui. Il s'imagina Terence entrer en lui, d'un seul coup de bassin, brutal, irrésistible. Alexandre le regarderait dans les yeux pendant que le jeune noir le pilonnerait par-derrière. Alexandre lui tiendrait la tête, lui dirait des mots, sales ou tendres, qu'il ne comprenait même pas, mais qui l'enflammaient. « Vas-y, Julien… t'es trop bon comme ça. » Alors, Julien ouvrirait sa bouche, offrirait sa langue, avalerait la queue de son voisin, tandis que Terence le baiserait avec force.
Il se doigta plus profondément, la verge en feu dans sa main. Un deuxième doigt s'ajouta. Il haleta, le visage rougi et les reins cambrés. Chaque poussée le faisait délirer davantage. Il pouvait sentir la sueur sur le torse de Terence, le parfum chaud d'Alexandre, la violence douce de leurs corps contre le sien. Il était pris, possédé, soumis et adoré. Il était leur chose.
Sa jouissance monta d'un coup, violente, inévitable. Son corps se raidit, ses doigts toujours en lui, sa main sur sa queue qui glissait à toute vitesse. « Aaaahhhh !… » Il gémit longuement, le souffle saccadé, et éjacula en secousses, la bouche entrouverte, les yeux humides. Il resta là, pantelant, le ventre couvert de sperme, ses doigts encore enfoncés en lui. Il avait honte. Il avait joui comme jamais. Et il voulait recommencer. Mais il s'endormit dans son foutre chaud, des images érotiques de corps pales ou bruns peuplant ses rêves.
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