Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julien, un garçon discret — Chapitre 3 · "T'as kiffé, non?"
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julien, un garçon discret
Chapitre 3 · "T'as kiffé, non?"
Les semaines passèrent. Julien et Alexandre se voyaient plus souvent. Au fil des soirées, une complicité étrange s'était installée. Ils passaient des heures à discuter, assis sur leurs lits, une boisson à la main, parfois une manette dans l'autre. Quelquefois, Terence passait une heure ou deux, balançait des blagues graveleuses avant de filer rejoindre « une meuf », comme il disait.
Sympathique, le jeune métis parlait peu et lorsqu'il discutait, c'était surtout pour se lancer avec Alexandre dans de longues conversations sur le sport, auxquelles Julien ne comprenait rien. Sans la moindre pudeur, les deux sportifs parlaient aussi de sexe, avec une obscénité qui mettait Julien très mal à l'aise. Le plus souvent, celui-ci éprouvait une sorte de jalousie : il enviait les moments que Terence et Alexandre pouvaient passer ensemble, sans lui. Il vivait leur étrange complicité comme une exclusion. Et puis, la présence de Terence le dérangeait également, parce qu'alors, le tête-à-tête avec Alexandre devenait impossible.
Il faut dire que la simple présence de Terence, très masculin, emplissait la pièce de toute sa force brute. Aussi musclé qu'Alexandre, ses mains larges semblaient capables de bien plus que soulever des poids. Lorsque Julien se trouvait coincé entre ces deux sportifs, l'air vibrait, chargé d'une tension palpable, presque électrique. Mais ce n'était pas qu'une question de muscles : leur assurance attirait le jeune historien et l'intimidait tout à la fois. Un jour, alors qu'il baissait la tête, nerveux, Terence avait posé une main sur son épaule. Ce contact, si simple, avait envoyé une vague de chaleur dans tout son corps. « Hé mec… t'es chaud non ? », avait alors murmuré le sportif, avec un sourire qui déjouait toute méfiance. Ce petit geste, à la fois protecteur et possessif, réveilla en Julien un désir qu'il n'avait pas anticipé et souleva des questions : qu'avait bien pu vouloir dire Terence, avec cette formule énigmatique ?
Néanmoins, à de nombreuses occasions, Julien et Alexandre se retrouvaient seuls. L'étudiant en STAPS était d'un naturel désarmant. Il se baladait régulièrement torse nu, quelle que soit l'heure, indifférent à la présence de Julien. Il allait ainsi, d'une chambre à l'autre, en caleçon ou simplement vêtu d'une serviette à peine nouée, s'asseyait tranquillement pour discuter comme si de rien n'était. Julien faisait de son mieux pour ne pas trop regarder, mais ses yeux glissaient parfois, happés par les courbes du torse, le creux des hanches, la peau pâle légèrement mouillée.
Alexandre parlait sans filtre. Il racontait ses coups d'un soir, ses expériences et ses conquêtes avec une franchise déconcertante, comme s'il commentait un match de foot. Il détaillait ce qu'il aimait, ce qu'il n'aimait pas, parfois en riant, parfois très sérieusement. Il posait aussi des questions à Julien, des questions directes, frontales. « T'as déjà baisé ? », « Tu te touches souvent ? », « T'aimes quoi chez une meuf ? » Sa voix était calme, presque détachée, mais ses mots étaient crus. Julien appréciait ces moments, même s'il riait parfois par politesse, tentant de cacher le malaise qui lui serrait l'estomac. Il rougissait, fuyait la conversation, ou répondait à demi-mot. Il avait grandi avec plus de tabous, une gêne ancrée dans le corps, comme si désirer était déjà un peu fautif. Alexandre le chambrait parfois, doucement, sans méchanceté. « Faudrait t'décoincer un jour, mon vieux », disait-il avec un sourire taquin.
Et Julien souriait, embarrassé, sans savoir s'il était plus dérangé par les questions… ou par ce qu'elles faisaient naître en lui.
— Franchement, l'autre soir, elle m'a sauté dessus comme une affamée, raconta un soir Alexandre, les yeux brillants d'un éclat amusé. Elle voulait que je la prenne direct... T'y crois, toi ?
Julien haussa les épaules, avala une gorgée de bière trop vite. Il toussa légèrement.
— T'as déjà essayé un truc un peu chelou, toi ? demanda Alex, l'air innocent.
Julien rougit. Il détourna le regard, fit semblant de fixer le menu du jeu sur l'écran.
— J'suis pas trop… Enfin, j'suis pas très… expérimenté, tu vois.
Alexandre se tourna vers lui, un demi-sourire aux lèvres.
— Ça viendra. T'es pas moche, t'as juste besoin de lâcher prise.
Julien sentit une chaleur étrange monter en lui. Était-ce la bière ? La lumière tamisée ? Le ton de cette voix ? Il n'aurait su le dire. Comme d'habitude, Alexandre avait retiré son t-shirt — il faisait chaud — et Julien avait du mal à ne pas contempler le corps massif et musclé du jeune homme.
— Franchement, j'comprends pas pourquoi t'es toujours seul, reprit Alexandre d'un ton doux. T'es même plutôt… attendrissant.
Julien déglutit. Il sentit ses joues chauffer.
— J'sais pas. J'ai pas confiance. Je me sens pas… à la hauteur.
Alex hocha la tête, pensif.
— T'as juste jamais eu quelqu'un pour te faire sentir bien dans ta peau.
Il s'était approché, avait posé sa main sur l'épaule de Julien, amicale, mais suffisamment lente pour que le geste laisse un frisson derrière lui.
— Tu devrais essayer de te lâcher un peu. Juste faire confiance.
Julien resta immobile. Il n'osa pas répondre. Il rit nerveusement et changea de sujet.
Et ainsi les soirées se suivaient, ainsi rythmées par la même routine : bières fraîches, coca, jeux vidéo, confidences. Un jeudi de novembre, Julien rentrait de cours plus tard que d'habitude. Il n'avait pas croisé Alexandre de la journée. Lorsqu'il passa devant sa chambre, il crut entendre de la musique. Il hésita à frapper, mais se déroba au dernier moment. C'est Alexandre qui vint à lui, une demi-heure plus tard, simplement vêtu d'un pantalon de jogging.
Et ainsi les soirées se suivaient, ainsi rythmées par la même routine : bières fraîches, coca, jeux vidéo, confidences. Un jeudi de novembre, Julien rentrait de cours plus tard que d'habitude. Il n'avait pas croisé Alexandre de la journée. Lorsqu'il passa devant sa chambre, il crut entendre de la musique. Il hésita à frapper, mais se déroba au dernier moment. C'est Alexandre qui vint à lui, une demi-heure plus tard, simplement vêtu d'un pantalon de jogging.
— Hey, t'as mangé ? J'ai pris des wraps. Mais j'en ai trop… Tu veux te poser cinq minutes ?
Julien accepta, le cœur battant et suivit son ami jusqu'à sa chambre à peine éclairée. Alexandre referma doucement la porte derrière lui. Une lumière chaude, tamisée. L'écran de son ordi était posé sur le bureau et affichait en pause l'image d'une série Netflix. Les deux garçons grignotèrent, assis sur le lit, appuyés contre le mur, jambes croisées. Alexandre ouvrit deux bières, puis relança la série sans trop prévenir. Ils regardèrent vaguement, en mangeant, en discutant, l'esprit ailleurs.
— Elle, elle me fait trop penser à une actrice de film de cul, dit soudain Alexandre, sur un ton qui se voulait banal.
Julien sourit, acquiesça.
— Tu regardes beaucoup de films de cul, toi ? interrogea l'étudiant blond, de façon anodine.
— Euh… Oui… pas mal… bredouilla Julien.
— Moi aussi, j'avoue.
— Euh… Oui… pas mal… bredouilla Julien.
— Moi aussi, j'avoue.
Le sportif sourit. La discussion fut alors lancée sur les films pornographiques. C'était visiblement un sujet qu'Alexandre maîtrisait, et Julien ne semblait pas novice non plus ! Insensiblement, ce dernier était amené à parler de sexualité. L'alcool aidant, les deux étudiants évoquaient ce qu'ils aimaient, les actrices, les positions, les scènes qui les faisaient fantasmer. Julien, enfermé dans son armure d'hétéro, enjolivait, n'avouant pas que les films qu'il regardait le plus mettaient en scène des garçons.
— T'as déjà maté du porno avec quelqu'un d'autre ? Genre avec un pote ? demanda, brutalement Alexandre, le sourire aux lèvres.
Julien haussa les sourcils, pris de court.
— Euh… non, jamais.
— Ah ouais ? Moi ça m'est arrivé. À plusieurs, même. C'était bizarre au début, puis on s'y habitue. Après, chacun fait sa vie.
— Ah ouais ? Moi ça m'est arrivé. À plusieurs, même. C'était bizarre au début, puis on s'y habitue. Après, chacun fait sa vie.
Il rit doucement. Il avait dit cela sur de manière parfaitement naturelle. Julien sentit sa gorge se nouer.
— Vous… vous faisiez quoi, exactement ?
Alexandre le regarda avec un sourire en coin.
— Bah à ton avis ?… On regardait. On parlait de ce qu'on kiffait. Y a même eu des fois où… enfin bref. On se tapait des branles quoi… Mais tu serais trop coincé pour ça, toi, non ?
Il partit d'un éclat de rire. Julien protesta faiblement, plus pour la forme que par conviction. L'étudiant en sport le regarda d'un air de défi.
— Tu veux tester ?
Julien ne voulut pas passer pour un ringard. Se donnant une assurance, il répondit « Pourquoi pas... ». Et sans rien dire d'autre qu'un « OK » lapidaire, Alexandre pianota sur le clavier de son ordinateur. L'écran afficha un site porno de vidéos en ligne. L'étudiant en STAPS lança une scène : une petite black, petit corps, petits seins, petit cul, taillait une pipe à un mec costaud. Julien sentit immédiatement ses joues chauffer. Il osa à peine regarder l'écran. Alexandre, lui, ne semblait pas gêné le moins du monde. Il s'installa juste à côté de Julien sur le lit et commenta son choix à voix basse.
— J'aime bien, dans ce style là… Tu veux que je change ?
Julien secoua la tête. Il était mal à l'aise, mais terriblement intrigué. Il sentait son entrejambe réagir doucement, malgré lui. L'image du corps d'Alexandre, vu sous la douche, remontait dans sa mémoire. Les minutes passèrent. Sur l'écran, les gémissements s'intensifiaient : la jeune fille black suçait avec application, bavant et salivant sur une queue disproportionnée. Alexandre, sans détour, glissa la main dans son jogging, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Il ne dit rien. Ses yeux restaient fixés sur l'écran. Julien sentit sa gorge se nouer, n'osait plus bouger.
— Tu trouves ça bizarre ? demanda Alexandre soudain, sans détourner le regard des images obscènes.
Julien ouvrit la bouche mais ne sut que dire. Un silence tendu flotta. Puis Alexandre tourna enfin la tête vers lui, le fixa d'un regard mi-sérieux, mi-provocateur.
— Ça t'excite, toi aussi ?
— Oui, ça va, avoua-t-il tout bas.
— Oui, ça va, avoua-t-il tout bas.
Sans un mot, Alexandre se mit à se caresser, d'abord lentement, presque nonchalamment. Doucement. Comme s'il était seul. Son sexe commença à se dessiner sous le tissu. Julien sentit son cœur battre. Son attention hésitait entre la scène diffusée sur l'ordinateur et l'attitude d'Alexandre, la manière dont il se détendait, la main plongée dans le jogging. La poitrine massive et nue du jeune homme blond se soulevait, au rythme d'une respiration haletante. Une chaleur nouvelle envahit Julien, un mélange d'excitation et d'embarras. Il ne savait plus où regarder. Il avait envie de fuir. Et en même temps, de rester. De voir. Il détourna les yeux vers ses mains, mais elles étaient déjà posées sur ses cuisses. Elles se déplacèrent avec hésitation sous son propre pantalon. Il bandait très fort. La sensation de voyeur se mêlait à un désir intense.
— Putain… mate-moi ça ! s'exclama Alexandre.
À l'image, la petite salope se lançait des des gorges profondes. Les yeux du jeune sportif ne quittaient pas l'écran. Ses joues étaient devenues rouges. Sa main bougeait lentement sous le tissu. Puis il glissa le caleçon un peu plus bas. La base de sa queue apparut. Blanche, épaisse. La gorge de Julien, assis juste à ses côtés, se noua. Sans attendre sa réponse, Alexandre souleva ses fesses, descendit un peu son jogging. Il sortit sa grosse bite, Julien la reconnut, ému de la voir de si près.
Alexandre ferma les yeux. Il gémit doucement. Il branlait sa queue en grandes coulées lentes, bien grasses. Sa peau brillait dans la lumière bleutée. Le bruit était humide. Julien regardait, hypnotisé. Il n'en pouvait plus. Il glissa une main dans sa poche, sous son jean, toucha son sexe durci. Il aurait voulu lui aussi se branler. Là, maintenant. Mais il avait peur. De se trahir. D'être vu. Ou peut-être voulait-il qu'Alexandre le voie. Celui-ci devina le désir et la frustration de son camarade.
Alexandre ferma les yeux. Il gémit doucement. Il branlait sa queue en grandes coulées lentes, bien grasses. Sa peau brillait dans la lumière bleutée. Le bruit était humide. Julien regardait, hypnotisé. Il n'en pouvait plus. Il glissa une main dans sa poche, sous son jean, toucha son sexe durci. Il aurait voulu lui aussi se branler. Là, maintenant. Mais il avait peur. De se trahir. D'être vu. Ou peut-être voulait-il qu'Alexandre le voie. Celui-ci devina le désir et la frustration de son camarade.
— Tu peux te branler aussi, si tu veux, proposa-t-il.
Julien déglutit. C'était comme une autorisation qu'il espérait. Ses mains tremblaient, tandis qu'il ouvrait son pantalon, découvrant enfin sa propre verge, chaude et tendue. Guidé par l'assurance d'Alexandre, il commença à se caresser, d'abord maladroitement, puis avec plus de confiance. Ses doigts glissaient sur sa peau sensible.
Les deux amis finirent par se branler franchement, l'un à côté de l'autre. Leurs regards lourds de sous-entendus glissaient parfois vers le bas-ventre du voisin. Julien n'osait trop appuyer ses coups d'œil. L'étudiant en histoire était fasciné par l'aisance avec laquelle Alexandre se caressait, par la beauté crue de ce corps qui ne semblait avoir peur de rien. La verge épaisse du jeune sportif se dressait fièrement, difficilement contenue dans la main puissante qui la masturbait. Les gémissements d'Alexandre se mêlaient à ceux de Julien et peu à peu celui-ci se perdit dans cette vague de plaisir et de honte mêlés. Chaque mouvement amplifiait son excitation, jusqu'à ce que son souffle se fasse court, haletant.
Sans la moindre gêne, Alexandre regardait le sexe dressé de Julien avec un mélange d'admiration et de désir, et ne put s'empêcher de lui lancer :
— Pas mal du tout, ta bite. T'es bien monté…
L'excitation de Julien monta d'un cran. Oubliant un peu la jeune black de l'écran, qui se faisait baiser en poussant des hurlements de plaisir exagérés. Puis, Alexandre finit par suggérer, d'un ton assuré :
— On ferait mieux de se mettre à poil, comme ça on sera plus à l'aise.
Julien rougit encore plus, mais la curiosité et le désir prenaient le dessus. Il déboutonna lentement son pantalon, sentant l'air frais caresser sa peau sensible. Il glissa ses vêtements jusqu'au sol, laissant pleinement apparaître sa verge dure. De son côté, Alexandre avait abandonné son caleçon et son jogging. Ils étaient à présent nus, côte à côte, assis contre le mur, les jambes à demi repliées sur le lit en désordre. Leurs épaules se touchaient par moments, mais aucun des deux ne bougeait pour s'écarter. La lumière projetait sur leurs torses des reflets dorés, soulignant les différences frappantes entre leurs corps. Un contraste saisissant — l'un irradiant d'assurance, l'autre vibrant d'un trouble plus intérieur. Alexandre, massif, sculpté par des années de sport, la peau tendue sur des pectoraux fermes, se branlait avec une nonchalance maîtrisée, les doigts fermes et sûrs, le poignet souple.
Il semblait savourer chaque mouvement, comme s'il ne doutait jamais de ce qu'il était, de ce qu'il provoquait ; Julien, plus fin, presque frêle, les côtes visibles, le ventre un peu creux, éprouvait une gêne mêlée d'excitation, conscient de leur différence, fasciné par la masculinité brute qui débordait de son ami.
Son corps sec frémissait à chaque frottement contre celui d'Alexandre, plus chaud, plus dense, plus fort. Celui-ci laissa sa cuisse puissante et velue peser doucement contre celle de Julien. Un frisson les parcourut. Mais le contact resta. Ni l'un ni l'autre ne s'écartèrent. Au contraire, leurs peaux commencèrent à se chercher. Ils continuaient à se masturber, les regards brûlants d'intensité. Et dans ce silence rythmé par leurs respirations haletantes, quelque chose avait changé : ils n'étaient plus seulement côte à côte. Ils étaient ensemble.
Puis, Alexandre se pencha vers Julien, la voix grave et pleine de promesse :
— Tu veux que je te branle ?
La proposition frappa Julien au cœur comme un uppercut. Sonné par cette demande, il mit plusieurs secondes avant de réaliser ce que son ami lui proposait. Tremblant et empli de désir, il émit un petit « oui... » Alors, Alexandre fit glisser ses mains sur la verge de Julien, la découvrant avec une lenteur presque cérémonieuse. Il la caressa d'abord du bout des doigts, effleurant chaque veine, chaque courbe, laissant ses paumes explorer cette peau tendue, brûlante, parcourue de frissons.
— Putain… tu bandes bien ! T'es super dur là !
Il enserra la queue dans sa main chaude, moite, et commença à branler doucement. Le gland gonflé brillait d'un peu de mouille, et Alexandre s'en servit pour lubrifier le va-et-vient. Il descendit sa main jusqu'à la base, puis remonta lentement, les yeux fixés sur les réactions de Julien. Son souffle chaud effleurait le cou de son ami, provoquant des frissons que ce dernier ne pouvait plus retenir. Julien croisa le regard profond et assuré d'Alexandre, un mélange d'appétit et de contrôle qui le troubla au plus haut point.
Les doigts d'Alexandre s'animèrent, plus rapides, plus sûrs, tandis qu'il prenait le rythme, alternant caresses lentes et pressions fermes. Julien sentit sa respiration s'accélérer, son corps se tendre et vibrer sous ce toucher précis, comme si chaque mouvement était une promesse de plaisir intense.
Les doigts d'Alexandre s'animèrent, plus rapides, plus sûrs, tandis qu'il prenait le rythme, alternant caresses lentes et pressions fermes. Julien sentit sa respiration s'accélérer, son corps se tendre et vibrer sous ce toucher précis, comme si chaque mouvement était une promesse de plaisir intense.
— T'aimes ça ? demanda Alexandre.
Les lèvres entrouvertes, le souffle court, Julien souffla simplement « Oui… oui... » Il était incapable de répondre autre chose, trop occupé à suivre la montée inexorable de son plaisir. Alexandre accéléra un peu, changeant de rythme, de pression. Il jouait avec la bite de Julien comme avec un jouet précieux. Parfois il pressait fort, écrasant doucement le gland dans sa paume, parfois il ralentissait au point de le rendre fou. Il s'attarda sur la couronne, la massa du bout du doigt, la chatouilla, puis fit coulisser sa main d'un geste plus sec, plus animal.
Julien gémit en réponse, ses reins se soulevant, son ventre se contractant à chaque mouvement. Alexandre ralentit un instant, le regardant avec une tendresse rare, avant de reprendre sa danse experte sur cette bite tendue entre ses doigts. Il alternait les gestes brusques et lents, ajoutant parfois la deuxième main pour intensifier la pression. Il massa légèrement les couilles de Julien. Celui-ci sentit le plaisir monter à son paroxysme, chaque mouvement l'emmenant plus loin, vers un dénouement qu'il n'avait jamais osé imaginer.
— Tu vas jouir ? interrogea Alexandre.
Sur l'écran de l'ordinateur, la scène arrivait presque à sa conclusion. À genoux, la jeune fille branlait la queue contre son visage. Les muscles de Julien se raidirent soudain. Il lâcha un râle profond, incontrôlé, alors que sa verge tressaillit violemment dans la main d'Alexandre.
— Vas-y… crache tout ! encouragea le jeune homme blond, masturbant avec la dernière énergie.
— Aaaahhh !!
— Aaaahhh !!
Julien poussa un nouveau soupir, long et accompagnant sa jouissance. Un premier jet épais jaillit, chaud, puissant, atterrissant sur son ventre. Puis un deuxième, un troisième, chaque spasme projetant du sperme avec une force animale. Alexandre ne s'arrêta pas, continuant à branler sa queue encore dure, récoltant chaque goutte, la faisant dégouliner entre ses doigts.
— Bordel, t'en avais besoin… murmura-t-il en regardant le sperme couler sur sa paume.
Un silence pesant s'abattit sur les deux garçons. La pièce semblait rétrécir autour d'eux, le monde s'effaçait, il n'y avait plus que cette intimité électrique, ces corps qui parlaient sans mots. Julien haletait. Alexandre s'écarta légèrement, le regard brillant de défi et de malice.
— À ton tour, dit-il, la voix grave.
Julien sentit son cœur s'emballer. Il n'avait jamais été aussi proche de quelqu'un comme ça, jamais aussi exposé, mais une urgence brûlante le poussait à répondre. Les mains un peu tremblantes mais déterminées, il attrapa la queue d'Alexandre, dure comme un bâton, chaude, palpitante, bandée à bloc. Sa peau tendue brillait d'un rose profond, presque violacé, chaque veine bombée semblait pulser sous ses doigts avides. Avec une lenteur presque cérémonielle, Julien commença à remonter la verge. Le membre vibrant frissonnait sous son toucher, réagissait à chaque mouvement, durcissant encore davantage. L'odeur masculine, âcre et brute, emplissait la pièce et enflammait davantage ses sens.
— Vas-y… putain, vas-y ! supplia Alexandre. Branle-moi !
Son désir était évident, ses respirations plus profondes, presque rauques, rythmaient la caresse maladroite mais sincère de Julien. Sur l'ordinateur, la petite black recevait le foutre sur son visage. Elle souriait, la face barbouillée de liquide crémeux, s'en pourléchait.
Alexandre laissa échapper un grognement grave, les muscles de ses cuisses se contractant sous l'intensité du plaisir. Julien sentit le sperme qui perlait déjà au bout de la bite, chaud, épais, prêt à jaillir. Il pressa un peu plus fort, mordillant sa lèvre inférieure, complètement absorbé par cette verge qui lui semblait immense, presque violente dans sa puissance. Il accéléra, ses mains devenant plus brutales, remontant rapidement et descendant en claquant contre le pubis d'Alexandre, sa peau frémissant sous la caresse rude. Le souffle d'Alexandre s'emballa, ses hanches bougèrent presque toutes seules, cherchant un contact, un soutien. Sa tête bascula en arrière, ses muscles se tendant sous le plaisir qui montait. Julien n'était plus dans la retenue, ses gestes devenaient plus sûrs, plus pressants, chaque caresse plus précise, plus déterminée.
— Ouais ! Putain… ouais, plus vite ! Plus vite ! grogna Alexandre, la voix cassée par l'excitation.
Julien ne se fit pas prier. Il prit la bite à pleine main, la branlant fort, la massant, la torturant de plaisir, jusqu'à ce qu'il sente la boule de feu monter dans le ventre d'Alexandre. Le premier jet de sperme jaillit brutalement, éclaboussant la paume de Julien, glissant sur ses doigts et coulant entre eux. Alexandre gueulait son plaisir, avec une force qui effrayait son ami. Celui-ci continuait à masturber le gros sexe, qui lâchait des giclées de jus crémeux. Il continua, sans ralentir, sentant la verge se durcir encore, pulser à nouveau, prête à repartir pour un nouveau round. Le visage d'Alexandre était marqué par le plaisir, les yeux mi-clos, la bouche entrouverte dans un souffle rauque.
Leur jouissance passée, ils restèrent un moment comme ça, nus contre l'un contre l'autre, immobiles, la respiration lourde. Ils ne se regardaient pas dans les yeux, semblant craindre de croiser le regard de l'autre. Le silence dans la pièce semblait s'étirer, chargé de cette tension douce-amère, où chaque battement de cœur résonnait plus fort que les mots qu'ils n'osaient pas prononcer.
Alexandre fut le premier à bouger. Il se leva lentement, avec cette assurance tranquille qui le caractérisait, sans la moindre précipitation. Il marcha jusqu'à la table, prit un rouleau de sopalin et s'essuya. Puis il remit son caleçon en place avec un petit soupir satisfait. Tout semblait d'une simplicité désarmante, comme s'ils venaient juste de partager un moment banal, sans arrière-pensée. Il tendit le rouleau à Julien, avec une bienveillance contenue, presque complice.
— Tiens, dit-il d'un ton détendu. Pour te nettoyer…
Pour Alexandre, ce geste paraissait naturel, presque mécanique, comme une routine.
Julien, en revanche, était profondément troublé. Sa main trembla en prenant le sopalin. Sans mot dire, il s'essuya vite, maladroitement, les yeux fuyants, les joues en feu. Il détourna le regard, puis le releva lentement, croisant celui d'Alexandre, qui attendait patiemment, calme et posé.
Julien, en revanche, était profondément troublé. Sa main trembla en prenant le sopalin. Sans mot dire, il s'essuya vite, maladroitement, les yeux fuyants, les joues en feu. Il détourna le regard, puis le releva lentement, croisant celui d'Alexandre, qui attendait patiemment, calme et posé.
— Alors ? Ça fait du bien, non ? lâcha Alexandre en s'étirant, comme après une bonne séance de sport. On en avait envie, on en a foutu partout !
Julien ne répondit pas. Il venait à peine de remonter son jean. Il se leva, prêt à quitter la chambre. Il se sentait vide, confus, le ventre encore traversé d'un courant étrange. Il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il éprouvait. Alexandre s'aperçut de son malaise.
— Sérieux, faut pas flipper, ajouta-t-il, comme pour désamorcer le silence. C'est rien, t'inquiète.
Il lança un regard à Julien, franc, presque rassurant.
— On s'est juste branlé. On a rien fait de mal. T'as kiffé, non ?
Julien leva les yeux vers lui, abasourdi par la désinvolture d'Alexandre. Il le trouvait d'un naturel désarmant, d'une assurance presque brutale.
— J'sais pas, murmura Julien, la voix éraillée.
— Bah… tu t'es vidé, rigola doucement Alexandre. T'en fais pas : ça reste entre nous.
— Bah… tu t'es vidé, rigola doucement Alexandre. T'en fais pas : ça reste entre nous.
Julien se sentait rouge jusqu'aux oreilles. Il avait envie de disparaître dans le sol, de fuir, de tout oublier. Mais en même temps, quelque chose, en lui, brûlait encore. Alexandre se leva, se passa une main dans les cheveux, attrapa son téléphone posé sur le bureau.
— Bon… je vais me caler une série, là. J'suis claqué. Si t'veux rester, tranquille. Sinon, on se capte demain ?
Julien hocha la tête sans répondre. Il avait l'impression de flotter. Comme si son corps n'était plus tout à fait le sien. Il regarda Alexandre s'installer sur le lit, l'air détendu, presque heureux. Et lui, restait là, incapable de dire ce qu'il ressentait. Seulement le silence, la chaleur, et le souvenir du plaisir, encore inscrit dans sa peau. Il retourna piteusement dans sa chambre.
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