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✦ El'Macho Le Cycle de Gorka XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le Cycle de Gorka — Chapitre 3 · Livre 1er (chap.7-9)

19 minutes
990
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Le Cycle de Gorka

Chapitre 3 · Livre 1er (chap.7-9)

Livre 1er (chap.7-9) (Fin du 1er Livre)
(Lecture ~30 min)
Chapitre 7 - Le prince des vices
La petite protégée de Damarion n'eut aucun mal à se faire une place dans ce palais des plaisirs. Gorka, avec sa peau mate, son regard sauvage et son corps de poupée sauvageonne, incarnait un exotisme irrésistible pour tous ces nobles en quête de sensations inédites. Tulipe, la matrone en chef, eut bien du mal à canaliser les demandes de ceux qui voulaient "voir" la petite Urk — ou, plus honnêtement, la posséder. Une perle brute dans un écrin raffiné, une créature indomptée qu'ils rêvaient de dompter.
Au début, Gorka était heureuse. Flattée. Soulagée. Après la rudesse des ports et la crasse des tavernes, elle découvrait un univers de parfums rares, de draps soyeux et de regards brûlants. Les autres filles, à sa grande surprise, furent aimables. L'ambiance était bienveillante, presque douce, et Tulipe, ancienne guerrière devenue maîtresse des lieux, veillait au respect de chacune.
Mais ce havre dissimulait une faille.
Les riches marchands, les seigneurs, les héros bardés de gloire, les généraux tout en médailles... tous défilaient dans les appartements de la petite Gorka. Ils venaient s'essayer aux plaisirs "sauvages" — comprendre : brutaux, primaires, obscènes. La jeune Urk incarnait ce fantasme des terres éloignées et des corps soumis. Elle n'était plus une fille de Marlamara. Elle était devenue leur caprice exotique.
Gorka mit du temps à s'en rendre compte même si, elle le savait déjà au fond d'elle-même. Un soir, tout bascula.
Ce fut un noble, un homme superbe, aux cheveux noirs comme l'ébène et à la voix de velours. Il la traita de "petite souillonne", comme d'autres avant lui — mais cette fois, ce fut différent. Il la prit à l'arrière, violemment, sans même un mot doux, comme s'il l'avait achetée, comme si elle n'avait pas d'âme. Il ne cherchait pas son plaisir, encore moins le sien. Il voulait s'imposer, la réduire, la salir. Et il y parvint.
Le plaisir qu'elle avait encore cru possible s'évapora. Une image fugitive du Druide lui passa devant les yeux.
Quand il fut parti, elle resta un long moment prostrée. Puis, les larmes jaillirent.
Tulipe l'écouta sans un mot. Assise en tailleur, elle fumait lentement une pipe aux senteurs boisées. Gorka, nue et tremblante, avait vidé son cœur. La matrone se leva, déposa calmement la pipe, et s'approcha. Elle posa ses lèvres sur celles de la jeune Urk, sans violence ni doute, et l'embrassa comme on console une enfant perdue.
— Tu n'es pas une esclave, dit-elle. Et je vais te le prouver.
Elle l'allongea sur la couche moelleuse, et commença une lente caresse de tout son corps. Sa bouche, chaude et douce, descendit lentement le long du cou, effleura les seins, s'attarda sur le ventre, puis s'égara plus bas, bien plus bas... Gorka frissonna, écartant les jambes sans même s'en rendre compte.
La langue de Tulipe glissa contre ses lèvres intimes avec une tendresse maîtrisée, avant de se faire plus audacieuse. Chaque mouvement, chaque soupir, chaque pression était une offrande. Gorka redécouvrait un plaisir simple, sans contrainte, sans humiliation, fait de respect et de feu, comme avec Lui...
Puis Tulipe la retourna doucement, et s'attarda sur son petit anus, si souvent malmené. Cette fois, c'était différent. L'ancienne guerrière savait y faire. Elle le caressa, l'embrassa, y introduisit un doigt, puis deux, lubrifiés d'une huile tiède aux effluves de jasmin. Gorka gémit, surprise de découvrir que ce point si douloureux pouvait devenir un centre de plaisir intense. Elle haletait, secouée de spasmes, incapable de retenir les vagues qui montaient.
Tulipe la fit jouir plusieurs fois, de manière délicieuse et dévastatrice.
Quand vint son tour, Gorka n'eut qu'un désir : rendre hommage. Elle explora le corps fort et musclé de la matrone, embrassa les seins lourds et couvert de cicatrices, lécha l'intérieur des cuisses, et goûta ce sexe mûr et parfumé comme un fruit d'été. Elle osa même, timidement, glisser la langue dans l'intimité arrière de Tulipe, découvrant une sensation inattendue de pouvoir, et de plaisir partagé.
Elles s'endormirent nues, collées l'une à l'autre, le cœur apaisé.
Quand Gorka se réveilla, un parfum de musc flottait dans l'air. Damarion était là, assis sur un fauteuil, les bras croisés.
— Tulipe m'a dit que tu avais un coup de mou, dit-il sans détour.
Gorka ne répondit pas. Il n'attendait pas de mots, seulement des actes.
— J'espère que la matrone t'a montré qu'il te restait encore beaucoup à découvrir... à expérimenter.
Elle hocha la tête. Le souvenir des caresses de Tulipe l'envahit encore, entre tendresse et feu.
— J'ai un client pour toi, reprit-il. Un prince. Assez… particulier.
Il marqua une pause.
— Il ne te traitera pas comme une esclave. Mais tu entreras dans sa collection. Il a couché avec des femmes, des hommes, des êtres de toutes races… même des créatures. Mais jamais une Urk. Il veut une Gorka.
Elle voulut se lever, mais ses muscles encore brûlants l'en empêchèrent.
— Il viendra demain matin.
— Bien, murmura-t-elle, dans un souffle.
Damarion s'approcha du lit. Il la contempla longuement. Puis il se déshabilla sans un mot.
Ils firent l'amour. Lentement, au début. Leurs souffles se cherchaient, leurs mains se retrouvaient. Mais très vite, le feu reprit. Damarion avait besoin d'extérioriser quelque chose. Gorka aussi. Elle redevint la sauvageonne de Marlamara, et lui, le pirate impitoyable.
Il la plaqua contre le mur, la pénétra sans douceur, la mordit, la griffa. Elle riposta. Ils roulèrent sur le sol, se battant comme deux fauves. Elle lui cracha au visage, il lui tira les cheveux, elle le griffa jusqu'au sang — et ils jouirent ainsi, comme des possédés.
Ils continuèrent longtemps, jusqu'à l'épuisement.
À la fin, leurs deux corps nus et meurtris s'effondrèrent sur le lit, l'un contre l'autre. En silence, ils fixèrent le plafond. Puis, sans prévenir, ils éclatèrent de rire. Un rire sauvage, incontrôlable, comme deux damnés ivres de plaisir et de folie.
Ils rirent longtemps.
Et dans ce rire, il n'y avait plus ni maître, ni esclave. Il n'y avait que deux âmes perdues, liées par la nuit.
Chapitre 8 - Le Collectionneur
Le matin venu, Gorka se réveilla dans des draps froissés, son corps encore endolori des assauts de la veille. L'odeur mêlée de sueur, de jouissance et de musc flottait autour d'elle, et elle y trouva une forme étrange de réconfort. Tulipe était déjà passée — elle avait laissé sur la table une carafe de vin fruité, un plateau de fruits et une longue robe de soie verte, fendue haut sur la cuisse. Une robe faite pour séduire sans dire un mot.
Gorka se lava longuement, s'enduisit le corps d'huiles parfumées et attacha ses cheveux en une natte lâche. Elle se regarda dans le miroir. Elle avait les traits tirés, les cuisses marquées, la poitrine encore sensible. Mais dans ses yeux, il y avait une étincelle. Une envie. Peut-être même une excitation nouvelle.
Elle attendait ce prince avec une curiosité mêlée d'appréhension.
À la troisième heure, il arriva.
Il ne frappa pas.
La porte s'ouvrit en silence, et il entra comme s'il était chez lui. Il n'était pas vêtu comme un noble, ni comme un prince — du moins pas selon les codes de la cour. Il portait une tunique noire aux broderies d'argent, un pantalon moulant de cuir souple, et une cape légère flottant derrière lui. Pas de bijoux, pas d'épée, pas d'arrogance.
Juste lui.
Il était grand, très grand, élancé, la peau pâle, les yeux d'un gris cendré presque irréels. Ses cheveux, longs, noirs, retenus en une queue basse, encadraient un visage au charme inquiétant, presque trop parfait. Il ne souriait pas. Ne parlait pas. Mais son regard... ce regard... c'était une lame nue posée sur la gorge de Gorka.
Il referma la porte d'un geste lent.
— C'est toi, Gorka ?
Sa voix était douce. d'un ton grave électrisant. Comme un bourdonnement sourd au creux de l'oreille.
Elle hocha la tête.
— Tu es plus intrigante que ce qu'on m'a dit.
Il s'approcha. Lentement. Et sans crier gare, posa deux doigts sous son menton. La toucha à peine. Gorka frémit. Tout son corps se tendit. Ce simple contact suffisait déjà à l'enflammer. Il la regardait comme on observe une œuvre d'art, ou une bête rare.
— Je ne suis pas venu te posséder, dit-il. Je suis venu te découvrir.
Puis il s'assit dans le fauteuil. Croisa les jambes. Ouvrit un petit carnet qu'il tira de son veston.
— Approche. Déshabille-toi.
Gorka avança, d'un pas lent, félin. Et sans un mot, elle fit tomber la robe. Elle resta là, nue, devant lui. Il ne bougea pas. Il notait. Chaque détail. Chaque mouvement.
— Tourne-toi. Écarte les jambes. Laisse-moi voir où l'on t'a déjà usée.
Elle s'exécuta, sans honte, sans gêne. Mieux encore : elle y prit un plaisir trouble. Être ainsi observée, cataloguée, étudiée par cet homme au silence pénétrant, c'était comme être mise à nu d'une manière toute nouvelle.
Il se leva, enfin.
Il s'approcha d'elle par-derrière, posa ses mains sur ses hanches. Elle s'attendait à ce qu'il la prenne tout de suite, là, brutalement.
Mais non.
Il se contenta de l'embrasser dans la nuque, doucement, longuement, puis la guida jusqu'au lit.
— Je vais te montrer quelque chose que tu n'as jamais connu.
Ce qu'il lui fit ensuite n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait vécu jusque-là.
Il ne l'utilisa pas. Il ne la dompta pas. Il l'explora.
Il la caressa pendant de longues minutes sans la pénétrer, frôlant à peine ses tétons, effleurant la courbe de ses fesses, traçant de petits cercles sur son ventre avec ses doigts froids. Il faisait tout lentement, à l'extrême, comme s'il voulait qu'elle implore qu'il aille plus loin. Elle gémit, se cambra, l'implora — en vain.
Il continuait.
Puis, sans prévenir, il plongea sa langue dans son sexe, sans brutalité, mais avec une précision déroutante. Il savait exactement où appuyer, où lécher, où souffler. Gorka aurait juré que la langue du collectionneur se déployait en elle comme un serpent infini, glissant au plus secret de ses profondeurs. Pourtant, emportée par cette cascade de frissons et l'éclat d'une extase trop vaste, elle ne savait plus distinguer la réalité de l'illusion. Il jouait avec son bouton comme un musicien avec son instrument. Gorka cria. Ses jambes tremblaient. Elle jouit une première fois, avec la violence d'un orage éclatant. Son corps, frêle et puissant à la fois, trembla comme une feuille emportée par la tempête, tandis que de son sexe jaillissaient des éclats de source vive, saccadés, brûlants. Cela lui arrivait rarement, et jamais avec une telle fulgurance, comme si le désir lui avait arraché son secret trop vite.
Avec le Collectionneur, Gorka posa le pied dans un autre monde.
Elle avait connu la rudesse brutale du servage, la douceur lumineuse du druide, les plaisirs aventureux de sa vie de fille de joie, et même la violence salée des marins aux désirs extrêmes. En arrivant dans l'une des cités les plus puissantes du monde, elle pensait avoir une vision claire de ce que l'existence pouvait lui offrir. Mais dans l'antre de cet homme à la voix calme et pourtant grondante comme un orage d'été, elle se découvrit plus encore.
Là, d'autres femmes et d'autres créatures vivaient sous son joug, toutes au service de ce maître qui n'était peut-être plus tout à fait un homme.
Au début, Gorka fit l'amour presque chaque jour avec le Collectionneur. Ses nuits étaient des tourbillons, mêlant la violence et la tendresse, la possession et la liberté. Mais un soir, il ne vint pas seul. Il l'accompagna d'une créature cuirassée, à l'aura étrange : un Kalkatta, membre d'une race presque éteinte. Sa silhouette sculptée de chitine luisait sous les flammes, et sa force semblait née pour briser les corps.
Le Collectionneur la fixa de ses yeux brûlants et dit :
— On m'a dit que tu avais une résistance hors du commun.
— C'est vrai ! répondit Gorka avec un sourire fier. Sans hésiter, elle s'avança vers le colosse, avide de l'épreuve qu'il représentait. Elle ignorait s'il était vraiment là pour elle, mais, dans son ventre, un désir sauvage hurlait de le confronter.
La créature la prit sans douceur. Son corps, fait de roc et de feu, se déchaîna sur elle. Et lorsqu'elle découvrit qu'il possédait trois sexes dressés, serrés les uns contre les autres, son esprit vacilla. Les trois phallus s'enfoncèrent en elle, sans précaution, sans retenue, choisissant leurs chemins comme des rivières furieuses creusant la pierre. Gorka ne sut jamais distinguer les passages qu'ils empruntaient, tant les vagues de plaisir l'engloutissaient, irradiant entre ses cuisses jusqu'à ses entrailles.
Pourtant, plus que la brutalité du titan, son plus grand vertige naissait du regard du Collectionneur. Derrière son masque impassible, il observait, en silence, comme s'il écrivait en elle une page de son œuvre secrète. Gorka s'abandonna, ivre de jouissance et d'orgueil, offerte à ce double plaisir : être possédée par un monstre et se savoir désirée par un homme qui paraissait mystique, presque inhumain.
Les nuits se succédèrent, et le Collectionneur revint sans cesse avec d'autres étrangetés : bêtes oubliées, femmes envoûtées, créatures des confins. Chaque fois, les sensations de Gorka se brisaient et renaissaient, voyageant aux quatre coins d'un monde qu'elle ne reconnaissait plus. Peu à peu, elle se déconnecta de la réalité, comme si son corps n'était plus qu'un instrument voué à recueillir l'infini.
Puis vint le jour des adieux. Cette fois, il revint seul. Ils firent l'amour, avec une intensité nouvelle, plus lente, presque sacrée. Ses mains étaient des chaînes, sa bouche une bénédiction, son corps une tempête contenue. Quand enfin ils se séparèrent, il la regarda longuement et dit :
— Tu es une créature fascinante et splendide. Il est temps pour moi d'aller explorer plus loin. Quand je t'observe, je ne vois pas une conquête exotique de plus, mais mon égale… une collectionneuse. Tu as mon respect infini. Adieu.
Les mots du Collectionneur résonnèrent longtemps en elle, comme une marque invisible, un sceau ardent gravé dans sa chair et dans son âme.
Chapitre 9 - Un pas de trop
Après être passée entre les mains du Collectionneur, Gorka avait gagné en expérience, et elle imposait désormais le respect des petites bites qui espéraient tester en elle quelque plaisir exotique. Forte de cette ascendance nouvelle, elle n'avait pas mis longtemps à franchir la porte du cercle restreint des Favorites : ces femmes que les hauts seigneurs aimaient s'approprier, non seulement pour leur plaisir, mais aussi comme monnaie d'échange, comme gage ou pot-de-vin.
Sous la tutelle d'un prince — cinquième fils de l'Empereur — Gorka connut un autre monde. C'était un homme de guerre, brutal, rude, mais qui savait pourtant être avec les femmes d'une délicatesse insoupçonnée. Entre ses bras, elle se sentait reine, traitée comme une amante et non comme une simple catin. Mais derrière ses élans de force et ses gestes précis, elle pressentait une ombre tapie. Parfois, au détour d'un baiser ou d'une étreinte, elle croyait effleurer cette noirceur logée au cœur de son âme.
Les Favorites n'étaient pas seulement des compagnes : elles étaient les témoins et parfois les actrices d'un théâtre politique caché. Car si les seigneurs se rencontraient dans les châteaux pour parler de royaumes et d'armées, ils se retrouvaient aussi ici, au bordel, entourés de leurs maîtresses. Là, les masques tombaient. Les corps se mêlaient. Et dans l'ivresse des orgies, les langues se déliaient. Des secrets changeaient de mains au détour d'un coït, des alliances se scellaient dans la sueur d'un va-et-vient ou au gré d'une bourrade anale des plus grossières. Les Favorites, entre deux soupirs, savaient influencer, modeler les décisions de ces hommes ivres de chair et de pouvoir.
Un soir, Gorka comprit que ce jeu avait ses ombres. Clinadira, une de ses confidentes les plus proches, disparut. Elle était la Favorite d'un vieux duc à l'élégance froide, mais son absence passa sous silence. On n'en parlait pas. On ne l'attendait pas. Comme si elle n'avait jamais existé. De fil en aiguille, Gorka découvrit que d'autres favorites s'étaient ainsi volatilisées. Pas rétrogradées, non. Effacées. Avalées par le silence.
Et bientôt, son tour vint.
Un soir, elle but le verre que lui tendait son prince et sombra dans un sommeil épais. Elle s'éveilla dans une cave humide, enfermée dans une cage de fer. Autour d'elle, des seigneurs du cercle privilégié riaient, le regard brillant de cruauté. Son prince, assis sur un trône plus flamboyant que celui de l'empereur, la fixait d'un regard glacé et pervers.
On ouvrit la cage. On y fit entrer un Graks mutant, hybride monstrueux, porteur d'un membre gigantesque, presque inhumain. Gorka avait jadis eu besoin de potions pour accueillir les sexes démesurés de ces créatures, mais celui-ci… celui-ci semblait né du croisement de deux abominations. Une verge si énorme qu'elle aurait pu la briser de l'intérieur.
Un instant, elle vacilla. Mais son expérience et sa fierté la sauvèrent. Elle choisit l'audace. Plutôt que de se montrer soumise, elle s'avança, insolente, un sourire carnassier aux lèvres.
— Tu as une belle queue, mon héros… Voyons si elle peut encore gonfler.
La salle se figea, surprise et terriblement excitée par sa témérité. Le monstre lui-même parut troublé. Gorka caressa la verge titanesque, la lécha, goûtant à sa saveur de terre et de métal. Elle utilisa les herbes qu'elle dissimulait toujours sous sa culotte — dernières armes secrètes — et les introduisit en elle pour préparer son corps à l'épreuve.
Le Graks, loin d'être une brute stupide, se révéla étrangement sensible. Ses yeux brillaient d'une intelligence animale, d'une douceur presque déplacée dans ce lieu de cruauté. Rapidement, Gorka entra en résonance avec lui. Quand enfin il la pénétra, ce fut comme si son corps s'ouvrait en deux. Son cul s'élargit au-delà du supportable, les herbes agissant à peine, et la douleur se mêla à un plaisir incandescent. Le membre monstrueux remonta si loin qu'elle sentit ses entrailles se déplacer, son ventre gonfler jusqu'à l'estomac. Elle crut suffoquer, mais parvint à le faire jouir avant qu'il n'atteigne sa gorge. Son estomac se remplit d'un flot brûlant, tendu comme un ballon sur le point d'éclater.
Rejetée à terre, le corps dégoulinant de jouissance, Gorka sombra dans un délire qui dura des jours. Elle erra entre jouissance et larmes, entre extase et folie. Elle avait frôlé la mort, et goûté à un plaisir si violent qu'il en devenait terrifiant. Comme une lame de fond, la marée noire de l'extase menaçait d'emporter son esprit.
Et alors qu'elle dérivait, elle Le vit.
Le Druide.
Son visage apparut au creux de sa fièvre, apaisant, lumineux. Et tout devint clair. Ici, elle finirait par mourir, broyée par les perversions des seigneurs. Mais auprès de lui, elle pouvait renaître. C'était une évidence. Un appel brûlant.
La nuit suivante, elle s'enfuit. Tulipe l'attendait à la porte. Les deux femmes se fixèrent longuement. Tulipe comprit sans un mot. Elle ne chercha pas à la retenir. Dans son regard, Gorka lut de la fierté.
Merci, Tulipe. Je te dois la vie, souffla-t-elle en silence, avant de disparaître dans la nuit.
À Brath, le Druide rangeait son échoppe. La lumière du soir tombait sur les étals, les paniers d'herbes et les bocaux de verre où la sève du monde semblait encore palpiter. Tout était calme, ordinaire. Mais dans cette banalité, il y avait une force immuable : la patience du sol, le rythme des saisons, la paix des racines.
Et soudain, Gorka apparut.
Un instant, elle crut vaciller. Devant elle, rien n'avait changé : le même homme, la même boutique, le même regard tranquille. Elle, pourtant, n'était plus la même. Ses entrailles avaient été labourées par des monstres, son esprit traversé par des tempêtes d'extase et de douleur. Elle revenait marquée, brisée et pourtant debout, comme une lame forgée mille fois dans le feu.
Le Druide leva les yeux vers elle.
Dans ses prunelles, aucun jugement. Pas de questions. Juste la clarté profonde d'un lac ancien. Dans ce regard, elle se sentit accueillie, non comme une pécheresse ou une revenante, mais comme une part du monde revenu à sa place.
— Prends les corbeilles accrochées, veux-tu ? Je vais préparer le souper pendant que tu termines.
Ces mots simples, posés comme une pierre sur l'eau, dissipèrent en elle les dernières ombres. Toute la cruauté du prince, tout le tumulte des Favorites, tout le sang et le sperme des épreuves s'effacèrent. Il ne restait plus que la présence d'un homme, d'un foyer, d'un instant suspendu.
Elle prit les corbeilles. Ses mains tremblaient encore, mais son souffle se calma. Et dans ce silence ordinaire, elle comprit que sa mue était achevée.
Elle n'était plus la fille de joie, ni la Favorite des seigneurs, ni même la proie des monstres.
Elle était Gorka.
Et elle revenait au monde, par lui.
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