Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les douze travaux de Mathilde — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les douze travaux de Mathilde
Chapitre 3
Quand je suis descendue par la porte de service, il était trois heures et demie du matin. La petite ruelle derrière l'hôtel était encore plus calme que d'habitude. Une berline noire aux vitres teintées attendait un peu plus loin, garée en double file. Je me suis approchée après avoir vérifié la plaque d'immatriculation. La vitre passager s'est abaissée pendant que je contournais la voiture par l'arrière.
— Mustafa ? j'ai dit en me penchant par la fenêtre.
Il a hoché la tête et je me suis installée sur la banquette arrière. Il a démarré avant même que j'ai mis ma ceinture de sécurité. Ça devait être une voiture électrique parce qu'elle n'ajoutait aucun bruit au silence de la nuit parisienne. La voix féminine et robotique du GPS susurrait à voix basse ses consignes que mon chauffeur suivait distraitement.
On s'est éloigné rapidement du centre-ville.
En transports en commun, mon appartement était situé à une quarantaine de minutes de l'hôtel, mais en voiture, surtout quand le trafic était aussi fluide, c'était beaucoup plus rapide.
De temps en temps, je voyais les yeux du chauffeur qui se levaient dans le rétroviseur. Il ne me regardait pas moi, il regardait le trafic derrière lui. Il conduisait sans un heurt. Il avait des bagues sur ses doigts. La ville était mouillée de pluie, ce qui démultipliait les reflets.
On s'est éloigné rapidement du centre-ville.
En transports en commun, mon appartement était situé à une quarantaine de minutes de l'hôtel, mais en voiture, surtout quand le trafic était aussi fluide, c'était beaucoup plus rapide.
De temps en temps, je voyais les yeux du chauffeur qui se levaient dans le rétroviseur. Il ne me regardait pas moi, il regardait le trafic derrière lui. Il conduisait sans un heurt. Il avait des bagues sur ses doigts. La ville était mouillée de pluie, ce qui démultipliait les reflets.
— C'est une voiture électrique ? j'ai dit comme ça, pour briser le silence.
Il a hoché la tête. Je n'ai pas insisté et on a continué à rouler en silence. Machinalement, j'ai porté la main à mon cou, que décorait un petit médaillon en or orné d'une seule perle.
On a passé le périph au niveau de la porte des Lilas. Puis on s'est perdu dans les petites rues aux maisons en pierre de Romainville.
On a passé le périph au niveau de la porte des Lilas. Puis on s'est perdu dans les petites rues aux maisons en pierre de Romainville.
— C'est ici ?
C'était les premiers mots qu'il prononçait depuis qu'il m'avait embarquée dans sa voiture.
— Juste un peu plus loin. Vous pouvez vous garer là-bas.
J'ai envoyé un SMS au numéro que j'avais tout récemment enregistré : Tu peux mettre cinq étoiles au chauffeur, il a été très gentil.
Presque instantanément, j'ai vu les points suspension de l'appli de messagerie s'agiter, indiquant qu'il était à son tour en train de rédiger un message – qui n'a pas tardé à apparaître sur mon écran.
Presque instantanément, j'ai vu les points suspension de l'appli de messagerie s'agiter, indiquant qu'il était à son tour en train de rédiger un message – qui n'a pas tardé à apparaître sur mon écran.
Tu es arrivée ?
J'ai répondu que oui, avec un smiley.
Dans la cage d'escalier, j'ai regardé mon courrier puis j'ai monté les deux étages à pied. J'ai tourné doucement la clé dans la serrure. L'appartement était plongé dans la pénombre, mais je n'ai pas eu besoin d'appuyer sur l'interrupteur pour m'y mouvoir, parce que la pièce principale profitait du halo jaunâtre diffusé par le lampadaire sur le trottoir d'en face. J'ai attrapé un verre sur l'égouttoir et je me suis servi de l'eau du robinet.
J'ai répondu que oui, avec un smiley.
Dans la cage d'escalier, j'ai regardé mon courrier puis j'ai monté les deux étages à pied. J'ai tourné doucement la clé dans la serrure. L'appartement était plongé dans la pénombre, mais je n'ai pas eu besoin d'appuyer sur l'interrupteur pour m'y mouvoir, parce que la pièce principale profitait du halo jaunâtre diffusé par le lampadaire sur le trottoir d'en face. J'ai attrapé un verre sur l'égouttoir et je me suis servi de l'eau du robinet.
Dans le couloir, la porte de la chambre de ma coloc était entrouverte. Je me suis approchée à pas prudents. J'ai entendu sa respiration régulière qui signalait qu'elle dormait. J'ai refermé doucement la porte. Dans ma poche, mon portable a vibré plusieurs fois.
Toujours sans allumer la lumière, je suis passée à la salle de bain. Je pouvais apercevoir ma silhouette dans le miroir, mais je ne voyais pas distinctement les traits de mon visage. J'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour réussir à dézipper ma robe qui, une fois mes hanches passées, est tombée sur le carrelage, légère comme de l'eau noire. Pendant que je retirais mon soutien-gorge, mon téléphone a vibré sur la margelle du lavabo. C'était encore monsieur Machin. Vous ne dormez pas ? Je lui ai envoyé. J'ai retiré le string que je portais et je l'ai balancé dans le bac à linge sale. Une odeur de sperme a commencé à flotter dans la salle de bain. J'ai passé mes doigts sur ma vulve et je les ai portés à mon nez. Ça sentait le sperme et la cyprine. J'ai senti un frisson dans mon bas-ventre en repensant à la façon dont j'avais mouillé, dont je m'étais conduite, dont je m'étais sentie. Dans le miroir, mes fesses étaient cramoisies.
Comme je l'avais promis à monsieur Machin, je les ai prises en photo dans le miroir et j'ai envoyé l'image à monsieur Machin. Vous n'y êtes pas allé de main morte, j'ai ajouté, et je suis passée sous la douche.
Je me sentais épuisée, mais une étrange euphorie, inédite, parcourait mes veines tandis que je badigeonnais ma peau de gel douche à la pomme amère.
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Commentaires ()
J'espère que vous avez volontairement passé sur l'action que tout le monde attendait... Et que nous aurons droit au flashback au chapitre suivant.
Si c'est le cas, c'est un coup de maître...SSE !
Perso, j'aime bien !